Rêve Planétaire 2010 : 8 rêveurs

Un groupe des huit Rêveurs du RP AN 10,
comme dans l’image d’induction:
la Peinture aborigène par Edna Watson
(Source : le blog d’Aurélia et Michaël)
2010_aboriginal_Edna Watson

Pour voir les rêves, allez à :
http://www.oniros.fr/reves10.html

Colloque régional IASD-QUEBEC

Email de Claude Desloges du 8/6/10

Bonjour M. Ripert,

Encore une fois merci pour l’annonce du Colloque régional IASD-Québec mise sur le site Oniros. Vous trouverez ci-joint un bref compte rendu du colloque qui a connu un vif succès si on en juge par la salle comble de 250 personnes et les commentaires reçus des participants.
Nous prévoyons récidiver l’an prochain, au début avril et je vous ferai parvenir les détails dès qu’ils seront disponibles.
Merci de votre collaboration

Claude Desloges
Représentant régional IASD

Email : claude.desloges@videotron.ca
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Compte rendu du colloque

Colloque régional de l’IASD
Association internationale pour l’étude des rêves
RÊVE ET CONSCIENCE
Puiser à la source de sagesse en soi
Montréal, Québec, Canada – 10 avril 2010

C’est devant une salle comble de 250 personnes réunies au Centre Saint-Pierre de Montréal, le 10 avril 2010, que s’est tenu le premier colloque régional de l’IASD au Canada. Au cours de cette journée bien remplie, dix conférenciers ont abordé différents facettes du thème : Rêve et conscience, puiser à la source de sagesse en soi. Voici un aperçu des présentations.

Ces rêves qui transforment. Daniel Deslauriers, Ph.D. Professeur Agrégé, Programme «East-West Psychology» du California Institute of Integral Studies, à San Francisco.
L’étude du rêve démontre que certains rêves ont un impact important sur notre vie. A la source de prises de conscience souvent profondes, ces rêves donnent l’occasion aux rêveurs de faire de nouvelles expériences qui demandent à être intégrées. Puisant dans les découvertes récentes en recherche ainsi que dans l’expérience directe des rêveurs, nous tenterons de répondre à cette importante question: Comment doit-on concevoir le rôle du rêve dans le développement de la personne?

Les rêves en fin de vie. Monique Séguin. Infirmière auxiliaire en soins palliatifs.
Dans cette présentation seront abordés différents scénarios de rêves qui ont contribué à faciliter un accompagnement en fin de vie. De nombreux témoignages recueillis permettent de démontrer à quoi un scénario de rêve peut ressembler et comment le rendre accessible dans une situation d’accompagnement.

Les hommes et la part oubliée d’eux-mêmes. Julien Blackburn. L’Arc-en-ciel, Centre de réalisation de soi.
Pour plusieurs hommes, le monde du ressenti, des rêves, du féminin (l’anima) attire et fait peur tout à la fois. Mon expérience des ateliers et des groupes d’hommes, révèle que les rêves s’avèrent un moyen privilégié pour les hommes d’apprivoiser leur monde intérieur, de rencontrer la part oubliée d’eux-mêmes et de s’ouvrir à l’autre. Ultimement, la part oubliée de nous-mêmes, c’est l’expérience de notre essence, de notre Être et certains rêves nous ouvrent la voie.

Rêves créatifs : comment trouver des solutions en dormant. Nicole Gratton. École internationale de rêve Nicole Graton.
Lorsque qu’une complicité s’installe entre la conscience de veille et la conscience onirique, des rêves créatifs émergent afin de solutionner les problèmes quotidiens, trouver matière à création et stimuler l’évolution intérieure. Grâce à la programmation de nos rêves nous pouvons profiter davantage des cadeaux de la nuit. Il suffit d’avoir une intention claire au coucher, de l’inscrire dans une forme concise et directe. Le lendemain, l’inspiration et la mémoire des rêves en seront amplifiées.

Rêves et quête de sens. Claude Desloges. L’Arc-en-ciel, Centre de réalisation de soi.
… « Je me retrouve face à un ours noir dressé sur ses pattes arrières avec lequel j’engage un duel de grognements … et qui se transforme en un magnifique ours blanc ». Ce rêve fait à une époque où je me questionnais sur le sens de ma vie, allait marquer le début d’une quête qui me porte encore trente ans plus tard. Au cours de ma présentation, j’utiliserai quelques rêves personnels pour illustrer comment nos rêves peuvent nous guider pour trouver un sens à notre vie et mieux répondre aux défis qu’elle nous présente.

Sur les traces de nos rêves. Angela DuPont. Psychologue.
Utiliser de jour ce que les rêves nous enseignent la nuit. Grâce aux nouvelles technologies, les chercheurs en neuropsychologie suivent la trace des rêves et nous confirment scientifiquement leur richesse. À nous maintenant de voir l’importance d’honorer nos rêves, de suivre leurs traces en appliquant concrètement dans nos vies, leurs messages, solutions, inspiration et sagesse.

Le rêve de la raison et la raison du rêve. Germain Beauchamp, philosophe et conférencier.
Qui ne connaît pas la phrase : «Je pense donc je suis» du philosophe René Descartes (1637)? Pour Descartes, seule l’intuition du Cogito (je pense – je suis) est indubitable. Le rêve étant une illusion, ne pouvait pas être reconnu comme étant utile à la connaissance de soi-même. C’est encore le cas aujourd’hui chez beaucoup de gens qui se disent «cartésiens». Mais un secret se cachait sous les affirmations de Descartes. Un texte posthume nous l’apprend. Le 10 novembre 1619, le jeune philosophe français reçut trois rêves qu’il a dit venir d’en haut. Ce fait changea sa vie. Le rêve de la raison claire et distincte prenait sa source dans les mystérieuses raisons du rêve. Comment et pourquoi?

Rêves d’éveil de la conscience. Laurette Dupuis. Productrice et réalisatrice de films documentaires d’intérêt social.
Certains rêves émergent de l’inconscient avec clarté et force témoignant d’un cheminement spirituel et marquant les étapes de l’éveil de la conscience. Quatre rêves sur une période de deux ans dévoilent un cheminement, guident le rêveur, et le soutiennent. C’est en contemplant de tels rêves et en décodant leurs images symboliques que le rêveur peut saisir la signification de chaque nouvelle étape qui s’ouvre devant lui et appréhender les défis qui l’attendent. L’étude de ces rêves révèle la sagesse du Soi. Le rêveur constate qu’il n’est plus seul. Il sait maintenant qu’il est accompagné.

Le rêve lucide : science, expérience et pratique. Craig W. Web. Animateur et conférencier .
Comprendre et profiter des rêves peut être un défi parce qu’il est parfois difficile durant le rêve d’accéder à notre état de conscience d’éveil. Les rêves lucides sont différents puisque le rêveur devient non seulement un acteur conscient dans le rêve, mais peut aussi participer comme producteur et directeur, explorant des mondes extraordinaires limités presque uniquement par son imagination.

Pièges à éviter dans l’interprétation des rêves. Françoise Aline Cloutier, Psychanaliste jungienne.
Après avoir été en contact avec plus de 5000 rêves dans le contexte de l’analyse jungienne, j’ai observé chez les nouveaux clients des attitudes et des comportements courants ne favorisant pas l’accès au message de leurs rêves. Je présente mes observations ici comme les cinq principaux pièges à éviter dans l’interprétation des rêves.

Le mot de la fin : Il appartient à une participante rencontrée à la sortie du colloque et qui traduisait le sentiment de plusieurs : « Cette journée m’a redonné le goût de m’intéresser à mes rêves et de les utiliser».

Dormir favoriserait l’apprentissage

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Par Zigonet – Dimanche 2 mai 2010

Massachusetts,  États-Unis – Selon les scientifiques, les individus qui rêvent d’une tâche qu’ils viennent d’effectuer sont meilleurs au réveil pour l’effectuer à nouveau que ceux qui ne dorment pas ou ne font pas de rêves liés à cette tâche.

Un groupe de 99 personnes a dû étudier un labyrinthe en trois dimensions sur un ordinateur afin de pouvoir retrouver un point de repère, un arbre. Cinq heures plus tard, chaque individu a été placé dans un autre endroit du labyrinthe virtuel. Ceux qui avaient été autorisés à faire une sieste et qui se souvenaient d’avoir rêvé du labyrinthe ont retrouvé plus rapidement l’arbre que ceux qui n’ont pas eu l’autorisation de dormir ou qui ont rêvé d’autre chose.
Selon le professeur Stickgold de l’université médicale de Harvard, qui a dirigé la recherche, les résultats mettent fin à un débat de plus de 100 ans sur la connexion entre les rêves et le cerveau. Cette étude démontrerait clairement que les rêves sont un moyen pour le cerveau « de traiter, intégrer et comprendre une nouvelle information ». Les rêves n’amélioreraient pas la mémoire mais seraient simplement le signe que le cerveau humain travaille dur pour se souvenir du chemin du labyrinthe. Le professeur Stickgold espère que des études plus poussées permettront de répondre à la question : « pourquoi rêve-t–on ?

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Dreams Tell Us That the Brain Is Hard At Work On Memory Functions

A new study in which subjects were asked to navigate this 3D computer maze is helping BIDMC scientists better understand the important roles that sleep and dreams play in memory functions and learning new information.
Date: 4/22/2010

BOSTON – It is by now well established that sleep can be an important tool when it comes to enhancing memory and learning skills. And now, a new study sheds light on the role that dreams play in this important process.

Led by scientists at Beth Israel Deaconess Medical Center (BIDMC), the new findings suggest that dreams may be the sleeping brain’s way of telling us that it is hard at work on the process of memory consolidation, integrating our recent experiences to help us with performance-related tasks in the short run and, in the long run, translating this material into information that will have widespread application to our lives. The study is reported in the April 22 On-line issue of Current Biology.

“What’s got us really excited, is that after nearly 100 years of debate about the function of dreams, this study tells us that dreams are the brain’s way of processing, integrating and really understanding new information,” explains senior author Robert Stickgold, PhD, Director of the Center for Sleep and Cognition at BIDMC and Associate Professor of Psychiatry at Harvard Medical School. “Dreams are a clear indication that the sleeping brain is working on memories at multiple levels, including ways that will directly improve performance.”

At the outset, the authors hypothesized that dreaming about a learning experience during nonrapid eye movement (NREM) sleep would lead to improved performance on a hippocampus-dependent spatial memory task. (The hippocampus is a region of the brain responsible for storing spatial memory.)

To test this hypothesis, the investigators had 99 subjects spend an hour training on a “virtual maze task,” a computer exercise in which they were asked to navigate through and learn the layout of a complex 3D maze with the goal of reaching an endpoint as quickly as possible. Following this initial training, participants were assigned to either take a 90-minute nap or to engage in quiet activities but remain awake. At various times, subjects were also asked to describe what was going through their minds, or in the case of the nappers, what they had been dreaming about. Five hours after the initial exercise, the subjects were retested on the maze task.

The results were striking.

The non-nappers showed no signs of improvement on the second test – even if they had reported thinking about the maze during their rest period. Similarly, the subjects who napped, but who did not report experiencing any maze-related dreams or thoughts during their sleep period, showed little, if any, improvement. But, the nappers who described dreaming about the task showed dramatic improvement, 10 times more than that shown by those nappers who reported having no maze-related dreams.

“These dreamers described various scenarios – seeing people at checkpoints in a maze, being lost in a bat cave, or even just hearing the background music from the computer game,” explains first author Erin Wamsley, PhD, a postdoctoral fellow at BIDMC and Harvard Medical School. These interpretations suggest that not only was sleep necessary to “consolidate” the information, but that the dreams were an outward reflection that the brain had been busy at work on this very task.

Of particular note, say the authors, the subjects who performed better were not more interested or motivated than the other subjects. But, they say, there was one distinct difference that was noted.

“The subjects who dreamed about the maze had done relatively poorly during training,” explains Wamsley. “Our findings suggest that if something is difficult for you, it’s more meaningful to you and the sleeping brain therefore focuses on that subject – it ‘knows’ you need to work on it to get better, and this seems to be where dreaming can be of most benefit.”

Furthermore, this memory processing was dependent on being in a sleeping state. Even when a waking subject “rehearsed and reviewed” the path of the maze in his mind, if he did not sleep, then he did not see any improvement, suggesting that there is something unique about the brain’s physiology during sleep that permits this memory processing.

“In fact,” says Stickgold, “this may be one of the main goals that led to the evolution of sleep. If you remain awake [following the test] you perform worse on the subsequent task. Your memory actually decays, no matter how much you might think about the maze.

“We’re not saying that when you learn something it is dreaming that causes you to remember it,” he adds. “Rather, it appears that when you have a new experience it sets in motion a series of parallel events that allow the brain to consolidate and process memories.”

Ultimately, say the authors, the sleeping brain seems to be accomplishing two separate functions: While the hippocampus is processing information that is readily understandable (i.e. navigating the maze), at the same time, the brain’s higher cortical areas are applying this information to an issue that is more complex and less concrete (i.e. how to navigate through a maze of job application forms).

“Our [nonconscious] brain works on the things that it deems are most important,” adds Wamsley. “Every day, we are gathering and encountering tremendous amounts of information and new experiences,” she adds. “It would seem that our dreams are asking the question, ‘How do I use this information to inform my life?’”

Study coauthors include BIDMC investigators Matthew Tucker, Joseph Benavides and Jessica Payne (currently of the University of Notre Dame).

This study was supported by grants from the National Institutes of Health.

BIDMC is a patient care, teaching and research affiliate of Harvard Medical School, and consistently ranks in the top four in National Institutes of Health funding among independent hospitals nationwide. BIDMC is a clinical partner of the Joslin Diabetes Center and a research partner of the Dana-Farber/Harvard Cancer Center. BIDMC is the official hospital of the Boston Red Sox.

Michel Onfray déboulonne Freud et fait grincer des dents

Voila.fr 14/04/2010

Après avoir cogné dur sur Dieu dans un précédent ouvrage, le philosophe Michel Onfray s’attaque à Freud dans une « psycho-biographie » de 600 pages où il l’accuse entre autres maux d’être partisan des régimes autoritaires, cupide et menteur.
Le seul titre de ce pavé divisé en cinq parties, « Le Crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne » (Grasset), à paraître le 21 avril, résume la thèse de l’auteur.
Selon lui, Freud, le père de la psychanalyse, « n’a jamais soigné ni guéri ses patients ». Il légitime « la misogynie et l’homophobie » et se révèle « un compagnon de route du césarisme fasciste autoritaire de son temps », dit-il à l’AFP. « Il a fait par exemple une dédicace élogieuse à Mussolini ».

Les spécialistes du grand Sigmund (1856-1939) s’étranglent. « Cette anecdote est connue de tous les historiens », explique à l’AFP la philosophe et psychanalyste Elisabeth Roudinesco, qui mène la contre-offensive.
En 1933, un disciple italien de Freud lui présente une de ses patientes. Le père de celle-ci, ami de Mussolini, demande à Freud de dédicacer un de ses livres pour le Duce. Le psychanalyste choisit « Pourquoi la guerre? », co-écrit avec Einstein, et note: « A Benito Mussolini, avec le salut respectueux d’un vieil homme qui reconnaît en la personne du dirigeant un héros de la culture ».
« Il faut replacer cela dans le contexte. Ce n’est pas du tout que Freud adhère au fascisme et jamais il n’a fait l’apologie des régimes autoritaires », affirme Mme Roudinesco.
Le livre d’Onfray est « un brûlot truffé d’erreurs et traversé de rumeurs », poursuit-elle. « Il prétend révéler des choses que tout le monde connaît et fait des amalgames ».
« Michel Onfray y traite les Juifs, inventeurs du monothéisme, de précurseurs du nazisme et Freud d’abuseur sexuel, admirateur du régime de Mussolini et complice du régime hitlérien par sa théorisation de la pulsion de mort », s’insurge Mme Roudinesco. « Il fait de la psychanalyse une science fasciste fondée sur l’adéquation du bourreau et de la victime ».
Faux, rétorque Michel Onfray: « Je n’ai jamais dit que Freud était antisémite. Comment pourrais-je dire une telle bêtise, c’est dérisoire et c’est n’importe quoi ! », s’exclame-t-il.
Les quatre soeurs de Freud ont été tuées par les nazis.
« Ce livre est une psycho-biographie nietzschéenne, dans laquelle je croise les faits, les dates et l’oeuvre. Tout est vérifiable », poursuit l’auteur.
« J’ai lu les 6.000 pages de l’oeuvre complète de Freud et sa correspondance. Il y a des notes et une bibliographie à la fin de mon ouvrage. Mais dès qu’on touche à Freud, certains partent au combat pour entretenir les mythologies », ajoute le philosophe.
Michel Onfray se propose, explique-t-il, de penser la psychanalyse comme « une hallucination collective appuyée sur une série de légendes » ainsi qu’il l’a fait avec la religion dans son « Traité d’athéologie » (Grasset, 2005), vendu à plus de 220.000 exemplaires.
Un large pan du livre parle de sexualité. Selon Michel Onfray, si Freud assure avoir choisi de renoncer aux rapports sexuels et de « sublimer », il a en fait « cessé de coucher avec son épouse mais a couché avec sa belle-soeur… ». Entre autres.
Dans cette tempête autour de Freud, « les lecteurs seront les juges de paix », conclut Michel Onfray.
( »Le Crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne » – Michel Onfray – éditions Bernard Grasset – 612 p. – 22 euros)

Café des rêves à Lille (suite)

Direct Lille, 26/1/10

Le Café des rêves pour mieux les comprendre

Des heures passées à dormir… et beaucoup aussi remplies de rêves dont on ne se souvient pas toujours. Jeudi soir, l’heure sera à l’interprétation des songes à Lille, le temps d’un nouveau Café des rêves.

Depuis une douzaine d’années, les rêves habitent les carnets de Marius. « C’est un peu comme un journal intime avec uniquement des rêves », raconte le Lillois. Qui n’est pas le seul à faire cette démarche : l’écrivain Bernard Werber, par exemple, note aussi les rêves qui lui sont venus pendant la nuit. De quoi donner des inspirations parfois à ses écrits.
A Lille, l’inspiration est en tout cas à la rencontre. « Après autant de temps, j’ai voulu trouver un endroit pour discuter de tout cela et échanger des expériences », ajoute Marius, qui s’est aussi penché sur les analyses de Freud et Jung. Depuis le mois de septembre donc, plusieurs rendez-vous ont été donnés au Café des rêves… sur les tables lilloises du Café de Paris. Toutes les trois semaines, deux heures sont consacrées en groupe à un thème particulier, avant d’échanger sur les expériences et les vécus de chacun. En évitant « le ton d’une conférence » mais en laissant toute la place au dialogue, le Café des rêves a déjà ses habitués… comme ses curieux séduits par l’idée d’une autre découverte. « La proposition surprend, mais elle peut concerner tout le monde, soutient Marius. En soixante ans, on en passe cinq à rêver, et il y a des choses à en sortir ».
Découverte jeudi. P. Tib.
Jeudi à 19 heures, Café de Paris, rue de Paris à Lille. Entrée libre. myspace.com/aucafedesreves.

Posté par Roger R.

Café des rêves (suite)

Le café des rêves se cache au coin de la rue de Paris…

Nord-Eclair, le 8 février 2010

MariusCDR

Le café de Paris accueille toutes les trois semaines environ le café des rêves, l’occasion de discuter de ses songes autour d’un maître de cérémonie passionné par le sujet.

Exemple avec la soirée sur les arts et le rêve.

Dix-neuf heures, au fond du café de Paris, un petit groupe prend forme autour de l’énigmatique Marius, à l’origine du rendez-vous.
« Mais qui êtes-vous ? » interroge une participante. «Peu importe qui est qui, l’important ici est qui rêve quoi», répond-il poliment. Avant de concéder : « J’ai eu l’occasion a une période de ma vie de me pencher sérieusement sur mes rêves, et depuis c’est quelque chose qui me passionne et dont j’aime discuter ».

D’où ce Café des rêves qui a lieu toutes les trois semaines depuis septembre, avec à chaque fois un thème particulier. « La fois dernière c’était le cauchemar, cette fois-ci les arts et le rêve. Comment les rêves influencent les arts, et vice-versa. » Marius évoque donc l’histoire des relations étranges, de l’Antiquité où le récit de soi-disant rêves était utilisé pour faire passer une vision politique, au XXe siècle marqué par le mouvement surréaliste. On apprend ainsi qu’en musique, la Sonate des trilles du diable de Tartini comme Yesterday des Beatles auraient été soufflées à leurs auteurs dans leurs rêves. Rousseau, Voltaire, Goethe ou encore Gérard de Nerval auraient eux aussi été inspirés, sinon par leurs rêves, par leurs rêveries. Plus surprenant, moins artistique, l’inventeur de la machine à coudre, un dénommé Howe, aurait lui aussi eu l’idée d’une aiguille percée faisant l’aller-retour, au coeur de ses songes !
Mais c’est bel et bien des artistes comme Dali, André Breton et plus récemment David Lynch qui incarnent l’art directement inspiré par les rêves, à défaut d’en être des retranscriptions exactes. « Dali allait jusqu’à s’endormir sous une lampe pour s’assurer de faire des rêves emprunts d’une belle lumière ! » nous apprend Marius, avant de passer un extrait de Mulholland Drive de Lynch.
Place ensuite à la discussion, et là, mieux vaut ne pas être timide : chacun est incité à raconter un de ces rêves. 21 heures arrivent, le petit groupe s’évapore. Comme un songe.

BRUNO DECOTTIGNIES (correspondant local)

http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/2010/02/08/le-cafe-des-reves-se-cache-au-coin-de-la.shtml

Prochains rendez-vous Au Café des Rêves :

- jeudi 25 février – Rêve et paranormal (la prémonition notamment)
- jeudi 18 mars – Le rêve chez les aborigènes d’Australie
- jeudi 8 avril – Le rêve lucide

Passer une bonne nuit de sommeil serait le meilleur des petits plaisirs de la vie

ZIGONET, 4/1/10

http://www.zigonet.com/

Grande-Bretagne – Selon une étude réalisée auprès de 3000 Britanniques, dormir serait le meilleur des petits plaisirs de la vie.

Passer une bonne nuit de sommeil après une dure journée dépasserait donc tous les autres petits plaisirs que la vie peut offrir. C’est la société « Cup-a-soup, spécialisée dans la soupe lyophilisée » [sic] qui a commandé ce sondage. Les trois meilleurs moments apparaîtront ainsi sur l’emballage de ses produits. A la seconde place, c’est la découverte d’argent dans le fond de sa poche, viennent ensuite les câlins sous la couette et pleurer de rire. Top 20 des meilleurs petits plaisirs de la vie :

1 : Une bonne nuit de sommeil [et de bons rêves !]

2 : retrouver de l’argent dans le fond de sa poche

3 : faire un câlin dans son lit

4 : pleurer de rire

5 : faire la grasse matinée

6 : dormir dans des draps propres

7 : faire une bonne affaire

8 : faire sourire quelqu’un

9 : reprendre contact avec un ancien ami

10 : rire d’événements passés

11 : avoir un repas dominical avec sa famille

12 : être complimenté par quelqu’un

13 : se blottir dans le canapé avec une boisson chaude

14 : s’apercevoir qu’on a perdu du poids

15 : prendre son petit déjeuner au lit

16 : se réveiller pensant qu’on doit aller travailler et réaliser qu’on est en week-end

17 : croiser le sourire d’un inconnu dans la rue

18 : feuilleter un ancien album photo

19 : prendre de la nourriture à emporter

20 : regarder les premières neiges de l’année

Rêve Planétaire 2009

L’Association Oniros a organisé un Rêve Planétaire au moment du solstice d’hiver 2009.
Pour voir le thème et les rêves des participants:
http://www.oniros.fr/reves09.html

Rêves lucides (suite de mon message du 17 octobre)

Bonjour,

Je vous remercie d’avoir publié mon témoignage, ainsi que pour les commentaires reçus. Le peu que j’ai lu sur la présentation de votre site montre que j’ai fait des expériences assez semblables aux vôtres, même si le regard que j’y porte est assez différent.

Vous m’excuserez pour mon vocabulaire, n’ayant pas l’habitude de celui que vous employez, mais je pense que mon expérience, qui n’a absolument pas été influencée par votre enseignement (que je respecte tout à fait) peut apporter un peu de lumière à quelques questions ou difficultés qui pourraient être rencontrées.

Voici encore l’essentiel des autres découvertes ou essais que j’avais pratiqués. C’est long mais à peu près complet, sauf pour une ou deux expériences que je ne souhaite pas aborder. Elle font partie de mon intimité à laquelle je désire mettre des limites. Dès lors, je n’écrirai probablement rien de plus, sauf pour répondre à d’éventuelles questions.

Jusque vers 13 ans, je n’ai souhaité que de belles aventures durant ces rêves lucides, et je n’ai jamais été déçu, car notre imagination a un pouvoir créatif incroyable. Je volais avec aisance, parfois parmi des éléments déchaînés. J’étais souvent emmené dans des aventures qui évoluaient très vite, devenant généralement un justicier invincible genre super-héros. Il y avait cependant quelques fois des situations curieuses, parfois très symboliques. Voici quelques constatations :

Concernant la sensation du toucher :

Elle est assez bien reproduite, même si mon imagination n’a pas la volonté de me créer de douleur insupportable. Une exception « limite » toutefois :
Je me battais en rêve à l’épée sur un navire contre un pirate mais c’est comme si les coups étaient prévisibles, ce qui fait qu’ils étaient parés et le combat s’éternisait. J’ai compris que je n’y arriverais pas vu que c’était mon imagination qui créait mes coups comme les siens. Finalement, j’ai écarté les bras en disant « De toute façon tu ne peux rien contre moi car je rêve et je ne peux pas mourir ». Il m’a transpercé le ventre et je peux dire que non seulement j’ai senti l’épée passer, mais en plus la peur, face à cette situation, a été à l’origine d’une douleur tout juste supportable. En tout cas, j’ai vraiment été surpris que ça puisse être aussi vif.
J’ai encore rêvé un jour que je me promenais dans un village avec un groupe de personnes. Il y avait un miroir contre un mur, alors j’ai laissé les autres continuer et me suis arrêté devant. J’ai voulu voir ce qu’il y avait de l’autre côté, sachant que c’était un rêve. J’ai croisé les mains et j’ai passé la tête à travers. Derrière, tout était froid et rigide. J’ai senti la résistance du miroir, un peu comme si j’étais passé à travers un mur de glace. J’ai trouvé que c’était un endroit terrible, où on ne pouvait pas vivre, où tout semblait voué à finir figé.

Concernant les couleurs :

J’ai très peu fait attention aux couleurs. Je me rappelle juste du seul cauchemard que j’aie fait, durant lequel j’étais crucifié sur une sorte de bûcher, et ma famille, au pied, me regardait et me parlait avec un grand mépris. Tout était rouge et noir. Tout à coup, je me suis rendu compte que je rêvais. Je me suis dit que je ne voyais pas pourquoi je resterais là plus longtemps et je suis descendu de la croix. A ce moment, le ciel est redevenu bleu, et la nature a repris ses teintes normales.
En passant devant ma famille, je leur ai dit, en montrant le bûcher : c’est à vous d’y aller, pas à moi. Puis, je suis parti à l’aventure, sans me retourner, n’ayant pas envie de perdre le temps si précieux du rêve lucide.

Concernant la force des sentiments :

Ce que je garde encore du rêve précédent, c’est qu’il m’a montré que les sentiments y étaient pleinement développés. Malheureux, j’étais « complètement » malheureux. En revenant à l’aventure, joyeux, je l’étais aussi complètement. J’ai compris que les sentiments, dans le rêve, sont à l’état pur. Ils semblent avoir une « force » incroyable. La joie, ou n’importe quel état sentimental tiré dans la vie réelle (moment plaisant, livre, film, remarque), sont en quelque sorte toujours « pollués » par notre environnement et nos préjugés. Dans le rêve, il n’y a rien qui leur fasse barrière.

Concernant la musique :

La première fois que je me souviens avoir rêvé en musique, c’était avec la musique de Chi Mai (du film le Professionnel). Cela remplissait tout mon rêve, avec une pureté de son incroyable. C’était en fin de nuit et j’ai fini par me réveiller, tout en gardant en mémoire ce que je venais d’entendre. Je me suis levé et j’ai ouvert la porte de ma chambre. Soudainement, j’ai eu l’impression de continuer de l’entendre parmi les bruits ambiants. Je me suis assis et, en me concentrant, j’ai effectivement pu percevoir cette musique. C’était un voisin qui l’écoutait mais, à travers les murs, c’était à peine audible. Mon imagination avait amplifié dans le rêve ce son à peine capté tout en éliminant les bruits ambiants de l’immeuble et de la circulation. Je pense que cela s’opère ainsi parce que ce n’est pas notre volonté d’entendre ou de conserver ce qui est « moche ». Par la suite, j’ai essayé, à 2 reprises durant des rêves lucides, de faire attention si je rêvais en musique. Du moment que j’y faisais attention, il y avait effectivement une musique de fond, sans savoir si elle était venue pour l’occasion ou si elle faisait partie de l’environnement du rêve, comme elle fait partie des films qu’on regarde à la tv sans toujours y faire attention.

Essai sur le développement personnel :

Toujours à l’âge de 14 – 15 ans, n’ayant pas une très bonne mémoire, je me suis dit que j’avais une chance de développer ça en rêve. Les sentiments, comme dit plus haut, étant à l’état pur, je pensais pouvoir trouver le moyen de développer mon intelligence en cherchant, lors d’un rêve lucide, un professeur qui représenterait les besoins de mon être, qui m’expliquerait comment faire, comment me comporter pour m’améliorer au mieux. De plus, en recevant un tel enseignement que je pourrais alors inscrire et travailler dans mes rêves, je pensais vraiment que j’allais pouvoir influencer la réalité. Cette idée m’a beaucoup enjoué et j’y ai concentré mon attention pour que le prochain rêve lucide, je parte à la recherche de ce « professeur ». La nuit suivante, j’y étais déjà. Autant j’ai eu parfois des difficultés pour voler, faire de la magie, ou faire apparaître des gens que mon imagination ne voulait parfois pas produire, autant mon « professeur » est arrivé avec facilité. On aurait dit qu’il m’attendait depuis toujours, qu’il était là en moi. Il m’est apparu comme un vieux sage de l’antiquité, dans une sorte de robe blanche, très calme et très gentil. Il m’a dit de le suivre car il était nécessaire de trouver un endroit tranquille et agréable pour son enseignement. Je voulais presser le pas car j’avais peur que tout se termine trop vite. Mais ce sage au contraire m’invitait à être tranquille, à prendre du temps pour comprendre les choses. Nous sommes arrivés au bord d’une rivière où il a continué de me parler. Il me conseillait surtout d’évoluer avec calme et sérénité, et cherchait à éveiller mon intérêt sur des sujets que je n’ai pas gardé en mémoire. Après un moment, j’ai perdu la lucidité et suis parti sur d’autres rêves. Ce qui est sûr, c’est qu’au matin j’avais envie de me souvenir de tout, de m’intéresser à tout. J’ai vraiment eu l’impression que c’était efficace, que j’avais commencé à graver cette sagesse au fond de moi, même si on pourrait croire que c’était peut-être dû au fait que j’étais persuadé que ça devait fonctionner.
Trop pris par les autres expériences que je faisais en même temps, j’ai remis la suite de celle-ci à plus tard. Ayant entretemps arrêté ces pratiques, je n’ai jamais revu mon « professeur ».

Concernant la sexualité :

Les essais qui suivent vont sans doute vous faire sourire, mais il sont à replacer dans le contexte de leur époque et de mon âge.
Il faut bien que j’en parle, d’autant plus que j’ai perçu un certain danger dans cette pratique.
Tant que j’étais enfant, le rêve lucide n’était qu’amusement. Adolescent, j’étais très timide. Il devenait impossible de ne pas tenter l’expérience en rêve, sachant que je pourrais avoir n’importe quelle fille et que je n’avais pas besoin de son consentement.
Je me suis mis donc à « programmer » que je voulais rêver à telle ou telle fille, et lorsque j’arrivais au rêve lucide suivant je cherchais la demoiselle. Si je n’arrivais pas à la faire apparaître (ce qui arrivait souvent), je me promenais en rêve jusqu’à ce que je voie une jeune femme et profitais de l’occasion, juste par sport, pour pouvoir me dire que je me l’étais faite.
Je dois cependant admettre que, dans le rêve, je n’avais aucun besoin sexuel, c’était juste pour l’exploi. La « chair » n’y est pas bien représentée, en tout cas elle n’y est pas attirante. Les choses, observées de près en rêve, deviennent floues et semblent perdre leur substance. Se concentrer sur elles tend même à les faire disparaître. Je suis d’ailleurs persuadé que les sexe n’est pas le but du rêve, même si certains veulent absolument dire que le sexe est le moteur de toute chose. Par contre, la mémoire de mes propres sensations se reproduisait de mieux en mieux, à tel point qu’il m’est arrivé de « mouiller » mon lit en vrai. C’est surtout par « sport » que j’ai continué, pensant que je ne risquais rien. Dans le rêve, c’était toujours la même chose : elles ne disaient rien, se laissaient faire à contrecoeur, mais m’observaient d’un regard qui semblait toujours dire « tu le regretteras ». D’un côté cette expression me faisait un peu rire, puisqu’il n’y a plus de lois en rêve, mais d’un autre côté j’avais un doute, sans savoir vraiment quoi.

Le danger :

C’est lorsque j’ai revu ces mêmes personnes dans la réalité que j’ai compris l’erreur : dans le fond de moi-même, en forçant en rêve des actes sexuels sur des personnes sans demander leur consentement, j’avais brisé une bonne partie des barrières de ma conscience, et j’ai dû me forcer pour me dire que je ne devais pas le faire en vrai lorsque j’avais la personne devant moi! Je tiens à préciser que j’ai toujours pu m’y tenir, car ma volonté réelle n’a jamais été d’agresser quelqu’un.
Imaginons maintenant que j’en veuille énormément à une personne qui m’aurait fait du mal dans la réalité, et que je me retienne déjà pour ne pas me venger. Que pour rester dans une action innocente je décide de lui faire du mal lors de mon prochain rêve lucide. Je pense que je n’aurais plus guère de retenue par la suite, étant déjà habitué à commettre cet acte.
Même si, au départ, ce sont des difficultés aux frontières du réveil (voir plus loin) qui m’ont obligé à mettre un temps d’arrêt, c’est essentiellement par crainte de modifier mon comportement, surtout mon agressivité réelle, que je ne suis jamais revenu à l’entraînement qui permet de réactiver les rêves lucides.

Les rêves prémonitoires :

Sur le nombre de rêves que je me suis souvenus, je dois admettre que quelques uns, bien qu’assez rarement, étaient curieusement prémonitoires. Ce n’était jamais des rêves lucides. Il s’agissait généralement de personnes que je n’avais pas vues depuis longtemps. Je rêvais d’elle et comme par hasard elles téléphonaient le lendemain, ou alors je les voyais dans les 2-3 jours qui suivaient. Un peu comme des gens de qui on parle et que, subitement, ils se pointent. Alors on se contente de dire : quand on parle du loup…
Parmi ces rêves, en voici 2 qui ont été particulièrement précis :
-J’ai rêvé que je travaillais dans une entreprise en été, pour gagner de l’argent, et que ma soeur allait y être employée de façon fixe en même temps. C’est effectivement arrivé un an plus tard.
-Un autre jour, j’ai rêvé d’un collègue qui disait devoir m’opérer des amygdales le lendemain à 16h00 (on travaille dans l’administration et on est pas du tout médecin). Le lendemain à 17h00 (1h de différence), ce collègue se suicidait avec une arme à feu dans sa voiture.
J’ai beaucoup cherché la signification de mes rêves pour deviner l’avenir et… je me suis toujours trompé ! Finalement, je me suis rendu compte que ces rêves prémonitoires ne m’ont jamais servi à rien, alors, depuis de nombreuses années, j’ai totalement abandonné la recherche de leur signification, préférant être plus attentif à mes proches en temps réel.

Les frontières du réveil :

Comme précisé dans ma première lettre concernant ce langage bizarre du sommeil profond que j’avais tenté de « ramener à la surface », il est assez facile de se réveiller volontairement lors d’un rêve lucide. C’est même plutôt le fait de continuer de rêver, lorsque le repos est accompli et qu’on arrive au moment du réveil, qui est plus difficile à maintenir. Je pense n’être parvenu, tout au plus, à maintenir que de quelques instants le sommeil lorsque la nuit était finie. Seulement, en plein rêve lucide où « tout est permis », on a généralement pas envie de se réveiller.

Il m’est pourtant arrivé l’expérience intéressante suivante :
Je me trouvais au chalet de mes parents lorsque je me suis rendu compte une nouvelle fois que je rêvais. C’est une maison entourée de grands prés en pente. J’ai tenté de m’envoler mais je n’y arrivais pas vraiment. Par contre, je pouvais faire d’immenses bonds et j’ai appelé ma soeur pour qu’elle fasse la même chose que moi. On s’élançait en riant et c’était très amusant.
A un moment, je me suis rendu compte que j’allais atterrir dans les barbelés. Dans la panique, j’ai décidé de me réveiller le temps de passer de l’autre côté de la barrière, puis de continuer le rêve.
Ça peut paraître bizarre, mais en rêve lucide on sait ce qu’il faut faire pour se réveiller et se rendormir si c’est dans l’immédiat. C’est ce que j’ai fait. Je pense que je n’étais que somnolent avant de refaire le chemin inverse. J’ai pu reprendre le rêve mais mon sommeil était perturbé et je n’ai pu continuer que quelques instants ce rêve avant de me réveiller à nouveau, cette fois tout à fait.

Je me suis dit que c’était un exercice qui pourrait être extraordinaire si je pouvais garder en mémoire le « mécanisme » qui m’a permis de me rendormir de force. Je me voyais déjà m’endormir à volonté tout en restant lucide. Par la même occasion, j’ai commencé à tenter de rester lucide chaque soir le plus longtemps possible, pour m’approcher toujours plus du moment de l’endormissement. Sur la même période, j’ai forcé le réveil pour me rendormir à plusieurs reprises, mais non seulement cette technique était impossible à garder en mémoire une fois tout à fait réveillé, mais en plus ça a grandement perturbé mon sommeil et j’avais tendance à prendre l’habitude de me réveiller lors de rêves lucides. D’un autre côté, je suis assez rapidement arrivé à rester lucide jusqu’au moment où je sombrais dans le sommeil.
Le mot « sombrer » est plus que justifié car, lorsque j’ai commencé à rejoindre la phase de l’endormissement en restant lucide, j’ai eu l’impression de tomber dans un trou, dans le néant, presque de mourir. J’ai recommencé beaucoup de fois mais je n’ai jamais pu m’y abandonner et ça me réveillait en sursaut. L’ennui, c’est que même lorsque j’ai compris que je n’y arriverais pas, cette habitude de rester lucide était incrustée, et chaque soir je faisais de nombreux « sursauts » avant de m’endormir enfin. Ca a même duré plusieurs mois, m’occasionnant des insomnies. C’est à ce moment que j’ai décidé d’arrêter toutes ces expériences, pour permettre à mon sommeil de retrouver un état « normal ». Je pensais reprendre après deux ans. Ensuite, étant entré en apprentissage, j’ai compris qu’il fallait que je donne la priorité à la vie « active » et que j’attende encore un ou deux ans de plus avant de revenir aux rêves lucides.

Pour couper court à mon « autosuggestion » qui me tentait encore beaucoup, j’ai réussi à « embrouiller » la phrase que je m’étais répétée des milliers de fois pour accéder aux rêves lucides, en utilisant d’autres mots, en mélangeant d’autres verbes, remettant en cause la signification des mots utilisés, jusqu’à ce que je ne sache vraiment plus la phrase de base. Ce ne serait pas vraiment dur d’en refaire une le temps voulu. Le temps a passé et je me suis vraiment plongé dans la vie active, qui nous propose elle-même tant de défis. Je réserve maintenant ce retour pour le cas où je me trouverais un jour handicapé, ou trop vieux pour me déplacer. Les rêves lucides ont continué d’arriver par habitude, et frisent maintenant l’arrêt total.

A l’heure actuelle, le retour aux rêves lucides ne me tente plus, sauf peut-être pour aller retrouver le « sage ». J’ai l’impression qu’il m’attend toujours, au bord de sa rivière. Les rares rêves lucides que je fais encore (2 très courts durant l’année écoulée)ne sont plus très motivés, vu que je n’y tiens plus trop et ne programme plus rien à l’avance.

Voilà, je crois avoir à peu près tout décrit. Je souhaite encore insister un peu sur ce qui concerne le « délai d’intégration onirique » comme vous le définissez. Je crois que chacun peut, en notant ses rêves au matin, trouver son « délai d’incubation » pour assimiler les grands changements, comme par exemple trouver combien de temps on rêve encore régulièrement de l’ancien appartement après avoir déménagé. C’est le temps qu’il lui faudra pour qu’un exercice régulier prenne pied dans un rêve non lucide.

Avec mes meilleures salutations, en espérant vous avoir été utile,

Miguel

Posté par Plazmi sur « onirama » le 23/10/9

A propos des rêves lucides

Bonjour,

Au hasard d’une recherche sur internet, j’ai découvert seulement ce soir votre association et les explications sur le rêve lucide.

C’est une pratique que j’ai exercée déjà très jeune, très intensément et durant des années. Cependant je n’en parlais pas car les rares fois que j’ai essayé d’aborder le sujet, j’ai eu l’impression de passer pour un « dérangé », et j’avais fini par me demander si j’étais seul au monde à faire cette expérience si fabuleuse! Ca me paraissait pourtant évident que, dans les rêves, on fait des raisonnements, donc on peut se poser la question de savoir si on rêve !

Je reconnais parfaitement, dans quelques descriptions de ceux qui ont fait cette expérience comme dans les techniques décrites, la véracité de leurs dires quant ils décrivent ces sentiments si forts tout au long des rêves, ce bouillonnement de joie et de victoire au moment où on réussi et aussi les difficultés quand on arrive pas toujours à traverser une matière ou à s’envoler très haut. J’ai maintenant 45 ans et voici des années que j’ai abandonné cette pratique pour diverses raisons. Cependant il m’arrive encore, bien que très rarement, d’être soudaienment lucide en rêve. Le reste du temps, j’ai tellement pratiqué cette méthode que, lorsque je me souviens d’un rêve, j’ai encore un fond de conscience qui reste, qu’on ne peut rien contre moi quand il arrive quelque chose, ce qui est fort pratique car je ne connais pas le cauchemard !

N’ayant pas suivi de méthode, j’ai inventé la mienne qui se rapproche assez de la vôtre, avec quelques précisions en plus que j’aimerais partager, ou plutôt donner, même si dans la pratique je ne souhaite plus reprendre ces exercices, du moins pas pour le moment.

Voici donc mes petites « découvertes » et leur histoire :

Ayant fait quelques rêves fabuleux étant petit, je trouvais désolant qu’on s’en souvienne si peu, surtout que je traversais une période difficile (décès de mon père, remariage catastrophique de ma mère,changements fréquents d’école etc.)Quelqu’un m’a dit un jour que, si je faisais très attention au réveil, je pouvais m’entraîner à les remémorer. C’est ce que j’ai fait avec assiduité. Après deux ans, je pouvais me souvenir chaque nuit d’au moins un rêve, parfois 3. Seulement, j’ai fait des découvertes capitales pour la suite :

-la 1ère, (que vous ne semblez pas connaître) : il y a un temps entre un changement dans la réalité et son adaptation définitive dans le rêve. Par exemple, si vous faites connaissance d’un ami avec qui vous allez passer ensuite presque toutes vos journées, il faut plusieurs mois pour qu’il fasse partie du « paysage » de vos rêves (sauf en cas d’une grande inquiétude qui peut perturber un rêve dès la nuit suivante). Chez moi, il fallait 6 bons mois pour « assimiler » les grands changements (déménagements, changement d’école, nouveaux amis), avec une régularité frappante.
-la 2e, c’est que le souvenir des sentiments qui traversaient mes rêves me montraient bien que je pouvais réfléchir, et donc me poser la question de savoir si je rêve, en vérifiant par exemple si je pouvais discrètement essayer de m’envoler.
-la 3e, bêtement en lisant une BD humoristique où j’ai appris ce qu’était la méthode « Coué », j’ai compris que je pouvais faire une sorte d’autosuggestion pour y arriver.

J’avais alors résolu comment y arriver et en combien de temps. Il suffisait de trouver une phrase du genre « je dois vérifier si je rêve en essayant de m’envoler », la répéter un moment chaque jour jusqu’à ce que cette « autosuggestion » fasse partie de mes rêves, soit dans un temps évalué à au moins 6 mois. Je m’étais juré de faire ça au moins 10 min par jour et de ne pas abandonner avant un an.
Encore maintenant, je suis particulièrement fier de ce calcul puisque c’est exactement après 7 mois qu’un jour (ou plutôt une nuit), je me suis dit comme d’habitude « ah oui, il faut que je fasse mon autosug… »
Je n’ai pas eu besoin de penser plus loin, je me suis tout de suite rendu compte que c’était un rêve et ça a vraiment été une explosion de joie et de fierté. Puis je suis monté sur une chaise et j’ai montré à tout le monde que je pouvais voler. Ca n’a pas duré longtemps mais je crois que Christophe Colomb lui-même n’a pas dû avoir un sentiment plus fort lorsqu’il a enfin vu la terre.
Evidemment, après j’ai augmenté la cadence de « l’autosuggestion » (excusez-moi le terme, je n’en ai jamais utilisé d’autre). La fois suivante est arrivée après 2 mois, ensuite 1 mois, pour descendre à chaque semaine et enfin chaque jour. Après j’ai arrêté mais les rêves lucides ont fini par remonter à moins d’une fois par semaine. Au début de l’adolescence j’ai repris à fond pour arriver, à l’âge de 15 ans, à un pic de 3 à 5 rêves lucides par nuit.

Jusqu’à la fin de mon adolescence, j’ai cru que c’était un truc réservé aux grandes personnes, jusqu’à ce que je finisse par voir que personne ne semblait être au courant

J’ai découvert pas mal de choses qui pourraient vous intéresser. Par exemple, l’habitude d’essayer de me souvenir des rêves au réveil m’a permis de me rendre compte qu’à tout moment je pouvais ramener un « morceau » de rêve juste avant le réveil, quelle que soit la profondeur du sommeil. S’il est vrai qu’on se souviendra généralement des rêves dans le sommeil léger, ceux qu’on fait en sommeil plus profond semblent plus « réels », à tel point qu’il arrivait parfois que je me pose la question mais que, pris d’un doute, je préférais ne pas y donner suite par peur du ridicule. Pourtant, c’est tellement évident quand on est réveillé qu’on ne rêve plus! En ce qui me concerne, je suis même persuadé qu’on rêve durant tout notre sommeil, n’en déplaise à ceux qui ne peuvent capter, avec leur machine, que les ondes du sommeil léger ! Si la pensée devait vraiment s’arrêter, je ne crois pas qu’on puisse être autre chose que mort.
Autre découverte du sommeil profond (celle-là, je ne l’ai faite qu’une fois) : je suis passé d’un sommeil très profond à un sommeil moyen tout en étant lucide. A ce moment, je me suis rendu compte que le langage n’était pas le même. Dans le sommeil profond, c’était des intonations et dans le moyen, le langage « parlé » était utilisé. Dans le moyen, je me souvenais encore des intonations et de leur traduction en une phrase que j’ai essayé de ramener en forçant mon réveil. Hélàs, ça devenait de plus en plus dur de garder cette phrase à mesure que je me réveillais, et je l’ai tout à fait oubliée une fois complètement réveillé. Je me souviens juste qu’il s’agissait d’intonations ou d’exclamations un peu comme du chinois…

Posté sur la mailing liste « onirama » par Plazmi,  le 17/10/9

plazmi@yahoo.fr

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