LA GOUVERNANCE DES PEUPLES ET DES CITOYENS

NON CELLE DES ETATS/NATIONS

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A propos de :

LE DANEMARK

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Des Danois veulent condamner leur Premier ministre pour l'intervention en Irak

COPENHAGUE (AFP) - 11/10/5 - Des citoyens danois ont assigné en justice le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen mardi, estimant qu'il a violé la Constitution en engageant leur pays dans la guerre contre l'Irak.
Les plaignants ont déposé une assignation de 74 pages devant le tribunal de grande instance de Copenhague, a indiqué à l'AFP l'un de leurs avocats, Bjoern Elmquist.

Ils souhaitent "traduire en justice le chef du gouvernement, en tant que représentant de l'Etat, pour la décision illégale du gouvernement et du parlement, du 21 mars 2003, de mener une guerre d'agression contre l'Irak", a-t-il expliqué.

Le gouvernement libéral-conservateur, allié des Etats-Unis, s'est engagé dans la guerre en Irak en 2003, avec le seul soutien du Parti du peuple danois (extrême droite). Quelque 530 soldats sont présents en Irak, essentiellement dans la région de Bassorah (sud) sous commandement britannique.

Le groupe des plaignants, au nombre de vingt-quatre, compte des citoyens anonymes ou connus, comme le professeur Bent Soerensen, membre influent du Conseil international de réhabiliation des victimes de la torture (IRCT).

Ils invoquent notamment la violation de l'article 19 de la Constitution révisée de 1953, qui n'autorise qu'une guerre défensive contre un Etat étranger ou un engagement dans un conflit légitimé par les Nations unies.

"Le Danemark n'avait pas été attaqué en 2003 et aucun de ses alliés de l'Otan ne l'avait été non plus. Et l'argument d'armes de destruction massive qui auraient pu frapper l'Europe de l'Ouest en 45 minutes est faux pour justifier une telle intervention", a affirmé M. Elmquist.

Le ministre danois des Affaires étrangères, Per Stig Moeller, a déclaré, en l'absence du Premier ministre actuellement en visite en Afrique, que cette demande de procès n'avait pas de raison d'être.

"Les tribunaux doivent décider s'ils veulent traiter cette affaire. Mais plusieurs juristes ne s'attendent pas à ce qu'ils (les tribunaux) le fassent. Et dans tous les cas, la décision d'engagement du Danemark a été prise par une majorité au Parlement", a-t-il souligné, rapporte l'agence de presse Ritzau.

Les députés ont également enfreint l'article 20 de la Constitution, a fait valoir Christian Harlang, l'autre avocat des plaignants. Ce paragraphe stipule "qu'un transfert de souveraineté du Danemark à une organisation internationale doit être adopté par les 5/6 du parlement ou par référendum", a-t-il précisé à l'AFP.

Or, "l'engagement du Danemark a été adopté par une majorité étroite du parlement avec 61 voix pour, et 50 contre tandis que 68 étaient absents lors d'un vote aussi crucial, et il n'y a pas eu de consultation populaire alors que le Danemark a cédé sa souveraineté et celle de ses troupes non à une organisation internationale, mais à un commandement suprême américain", a-t-il constaté.

"Il est essentiel que la justice affirme que les parlementaires sont tenus de respecter la Constitution, d'autant qu'ils ont signé une déclaration en ce sens avant leur entrée au Parlement", a-t-il ajouté.

S'ils étaient déboutés par le tribunal de grande instance, les plaignants comptent faire appel devant la Cour suprême, ont-ils assuré. "Notre intérêt n'est pas politique, mais de veiller au respect de la Constitution que nous avons votée (lors du référendum de 1953), et que nos gouvernants ont foulé aux pieds en nous engageant dans cette guerre illégitime" selon un de leurs porte-parole Kaj Lemberg.

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Photo Kristian Saederup (AFP/Scanpix)

A la demande d'une secte chrétienne fondamentaliste,
le gouverment danois du sieur Anders Fogh Rasmussen, libéral-conservateur, ordonne l'expulsion des Alternatifs

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Nettoyage de la "racaille" au karcher, façon Sarkozy :
évacuation d'une maison de "jeunes marginaux" [sic] secoue Copenhague !


Par Slim ALLAGUI

COPENHAGUE (AFP) - 1/3/7 - Un quartier populaire de Copenhague a été secoué jeudi par l'évacuation d'une maison de jeunes, foyer depuis 25 ans de la culture "underground" [alternative], entraînant des heurts violents entre forces de l'ordre et manifestants en colère.
Plus de 75 personnes ont été arrêtées à la suite de cette opération musclée qui a suscité frustration et colère dans le quartier de Noerrebro, favori des rebelles et des squatters depuis les années 80.

La maison de quatre étages, Ungdomshuset, un des symboles de Noerrebro, était mise à la disposition des jeunes depuis plus de vingt ans par la mairie de Copenhague. Mais elle a été vendue à une "secte chrétienne fondamentaliste" qui a ordonné l'expulsion de ses locataires.

Unité d'élite de la police déposée par hélicoptère sur le toit de l'immeuble, canons à eau, grues, véhicules blindés et des centaines de policiers anti-émeutes mobilisés, les autorités n'ont pas lésiné sur les moyens pour mener à bien leur opération suscitant l'indignation des riverains.

On aurait dit qu'il "s'agissait de démanteler un réseau terroriste", s'est insurgé Ole, un voisin du quartier.

Les locataires refusant l'évacuation s'étaient préparés depuis des mois à cet assaut et avaient emmagasiné pavés et cocktails Molotov. Leurs parents s'étaient même relayés jour et nuit devant la maison pour faire barrage aux policiers.

Mais l'effet de surprise a été total jeudi à l'aube : 35 jeunes ont été arrêtés à l'intérieur et des dizaines d'autres dans les rues environnantes.

Par le passé, ce quartier avait déjà été le théâtre d'émeutes sanglantes en mai 1993 à la suite du "oui" au référendum sur le traité de Maastricht.

"Pourquoi n'a-t-on pas le droit d'avoir une maison de jeunes différente ?", interroge Sophie, 18 ans, style punk, en regardant au loin les policiers se transformer en éboueurs pour dégager les restes d'une barricade fumante.

La jeune fille et sa copine Kyra, 17 ans, expliquent qu'elle se rendaient à Ungdomshuset pour "assister à des concerts, à du théâtre underground, ou lorqu'elles étaient fâchées" avec leurs parents.

Au rond-point de Noerrebro Rundel, à quelques dizaines de mètres de Ungdomshuset, gardé par un impressionnant cordon policier, de nombreux jeunes, bière ou boisson chocolatée à la main, narguent les policiers devant les caméras des chaînes de télévision qui transmettent en direct les événements.

Guidant son fils de 3 ans, Falkal, sur son vélo, Kristina Ilsoe, enseignante à l'université de Roskilde, se dit "triste, comme la plupart des riverains, de voir ce Danemark soi-disant tolérant ne pas laisser de place à ceux qui sont hors normes".

Anthropologue, Eric, la soixantaine, "craint le pire, car beaucoup sont en colère à cause de l'agressivité de la police", en voulant "aux politiques à l'esprit étriqué qui ont provoqué cette évacuation qui n'est pas nécessaire".

Nombre de banques et de magasins du quartier ont choisi de barricader leurs devantures ou de fermer appréhendant de nouvelles manifestations violentes dans les heures et jours à venir.

La police est préparée à toutes les éventualités et a établi le contrôle aux frontières afin d'empêcher l'arrivée de sympathisants des Autonomes, notamment d'Allemagne.

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Manifestations violentes à Copenhague contre l'éviction d'un squat, 250 interpellations

COPENHAGUE (AP) - 2/3/7 - Plus de 250 personnes ont été arrêtées jeudi lors de violentes manifestations à Copenhague provoquées par l'éviction des occupants d'un squat par la police antiterroriste danoise, a annoncé la police.

Les manifestants ont lancé des pavés, des bouteilles et de la peinture sur les forces de l'ordre. Trois personnes ont été hospitalisées, dont un Allemand touché à la tête, selon une porte-parole d'un hôpital de la capitale danoise. Les deux autres, des citoyens danois, souffraient de blessures légères.

De premiers affrontements ont opposé jeudi matin les spectateurs de l'éviction à des centaines de policiers. Peu après 7h, un hélicoptère de la "brigade antiterroriste" [sic] avait atterri sur le toit de l'ancien théâtre du centre de Copenhague, considéré depuis plusieurs années comme un bâtiment ouvert au public par les squatters et d'autres jeunes qui fréquentent les lieux.

La police ignorait combien de personnes se trouvaient à l'intérieur de l'ancien théâtre.

Dans l'après-midi, environ 1.000 manifestants se sont heurtés aux forces de l'ordre dans les rues avoisinantes, lançant des pavés, des bouteilles de bière et de la peinture sur les policiers, qui ont usé de gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Les manifestants ont également érigé des barricades avec des poubelles, allumé des feux et renversé plusieurs voitures.

D'autres manifestations sont attendues dans les jours à venir. Selon le porte-parole de la police Per Larsen, des renforts du reste du pays sont en route pour Copenhague, et les autorités danoises surveillent les frontières, les squatters ayant appelé leurs homologues suédois et allemands à venir les aider.

L'éviction du squat était planifiée depuis l'année dernière pour remettre le bâtiment à son propriétaire, qui l'a acquis il y a six ans.

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Les manifestations contre l'éviction brutale d'un squat se poursuivent à Copenhague

COPENHAGUE (AP) - 3/3/7 - Les violentes manifestations provoquées par l'éviction d'un squat à Copenhague se poursuivaient pour la deuxième nuit consécutive, tôt samedi. Les manifestants ont érigé des barricades avec des poubelles auxquelles ils ont mis le feu, et incendié au moins quatre voitures dans le centre de la capitale danoise, alors que des affrontements ont opposé certains d'entre eux aux forces de l'ordre.

Des centaines de policiers anti-émeute ont usé de gaz lacrymogènes pour disperser la foule, repoussant les manifestants et les badauds afin de permettre aux pompiers de maîtriser les incendies de rue. L'odeur de la fumée se répandait pendant la nuit sur l'ensemble du centre-ville.

Selon la police, un manifestant a été blessé lors d'affrontements avec la police dans le quartier de Noerrebro dans le centre-ville. Il était impossible de vérifier son état de santé dans l'immédiat.

Au moins 170 personnes ont par ailleurs été arrêtées tôt samedi, a déclaré la police dans un communiqué. Le porte-parole de la police de Copenhague, Flemming Steen Munch, n'était pas en mesure de confirmer des informations de presse selon lesquelles de nombreux Allemands se trouvaient parmi les personnes interpellées.

Vers 4h samedi matin, un feu de rue à Noerrebro s'est propagé à un bâtiment abritant une crèche et une maison de deux étages voisine, selon la police, qui a précisé que les sinistres ont été rapidement circonscrits et n'ont fait aucun blessé. On ignorait si les édifices étaient occupés.

Dans d'autres quartiers, des groupes de manifestants ont également mis le feu à des poubelles, et plusieurs sources faisaient état d'affrontements entre jeunes et forces de l'ordre. Un groupe aurait investi une école et lancé des chaises, des bureaux et des ordinateurs par les fenêtres.

Mais selon M. Munch, la situation semblait "se calmer" à l'approche de l'aube.

"Ce fut une soirée dramatique", a-t-il concédé. "Ce fut une nuit plutôt chargée et plutôt triste".

Il s'agissait de la deuxième nuit consécutive de manifestations dans plusieurs secteurs de la ville, après l'éviction d'un squat jeudi. Dans la soirée, les manifestants avaient lancé des pavés sur les forces de l'ordre et incendié des voitures. Les affrontements avaient fait 25 blessés, et 219 personnes ont été arrêtées.

Craignant une prolongation des violences, la police danoise a emprunté 20 camions à ses collègues suédois, vendredi.

Trente-cinq personnes se trouvaient dans l'ancien théâtre du centre de Copenhague évacué jeudi matin. Le bâtiment était considéré depuis plusieurs années comme ouvert au public par les squatters et d'autres jeunes qui fréquentaient les lieux.

L'éviction du squat était planifiée depuis l'année dernière pour remettre le bâtiment à son propriétaire, qui l'a acquis il y a six ans.

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La police danoise craint de nouvelles émeutes à Copenhague

Par Slim ALLAGUI

COPENHAGUE (AFP) - 2/3/7 - La police danoise craignait de nouvelles émeutes vendredi à Copenhague après l'expulsion la veille des occupants d'une maison de jeunes à Noerrebro, symbole depuis de 25 ans de la culture "underground" [alternative], qui a entraîné émeutes et manifestations d'une rare violence.

"Nous avons été surpris par l'ampleur des troubles et la violence sauvage des manifestants (...) que je préfère appeler des bandits qui ne respectent rien" [sic], a déclaré à l'AFP Flemming Steen Munch, porte-parole de la police.

A l'origine de ces affrontements, l'évacuation d'Ungdomshuset, maison de quatre étages, qui a accueilli des talents de la musique "underground" ainsi que des vedettes pop comme l'islandaise Björk.

Mise à la disposition des jeunes depuis plus de vingt ans par la mairie de Copenhague, elle a été vendue à Faderhuset (La maison du Père), une communauté chrétienne libre, jugée fondamentaliste et non reconnue par l'Eglise officielle. Cette dernière avait obtenu l'été dernier une ordonnance d'expulsion des occupants.

En dépit d'un calme apparent vendredi matin, les forces de l'ordre appréhendaient de nouveaux troubles dans les heures et jours à venir.

"Nous serons présents dans les rues le temps qu'il faudra et avec autant d'hommes que nécessaire pour maintenir l'ordre", a-t-il affirmé.

La police de Copenhague a "amené des renforts de toutes les autres régions du royaume", a-t-il dit, sans préciser le nombre des policiers mobilisés pour parer aux troubles à venir.

La plupart des hommes politiques, Premier ministre en tête, ont condamné ces violences.

"Il est profondément déplorable que quelques fauteurs de troubles continuent à semer le désordre" [sic], a déclaré Anders Fogh Rasmussen, en "condamnant [réprimant] vigoureusement" ces émeutes.

La ministre de la Justice, en charge de la police, Lene Espersen, s'est dite, de son côté, "choquée", par "la violence des manifestants".

"Guerre de rues", "Nuit de la haine", "Guerre sauvage entre les jeunes et la police", les titres de la presse danoise reflétaient l'atmosphère de batailles de rue de jeudi à Noerrebro qui rappelaient les émeutes sanglantes de mai 1993, dans ce même quartier, après le "oui" au référendum du traité de Maastricht.

Les émeutes de jeudi se sont poursuivies tard dans la nuit dans le quartier de Noerrebro, théatre principal des affrontements, où une centaine de jeunes ont occupé une école abandonnée avant d'en être délogés par la police après de nouveaux combats de rue et des arrestations.

Elles se sont ensuite étendues à d'autres quartiers comme Christianshavn, près de la communauté de Christiania, un "repaire de marginaux" [sic].

Des manifestants ont incendié des voitures, érigé des barricades et jeté pavés et cocktail Molotov sur les forces de l'ordre. Un policier a été brûlé légèrement par l'explosion d'un engin incendiaire.

Selon le porte-parole de la police, "217 personnes ont été arrêtées au total ces dernières 24 heures, dont 17 étrangers": ressortissants allemands, français, norvégiens, polonais, lituaniens, américains et zélandais.

Des manifestations de protestation ont eu lieu devant les représentations diplomatiques danoises à Oslo, Stockholm, Göteborg, Berlin, Hambourg, Hanovre, Flensbourg et Vienne, selon le ministère danois des Affaires étrangères.

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Des "jeunes marginaux" aux Autonomes allemands d'extrême gauche...


Copenhague toujours secouée par les émeutes nocturnes et les manifestations

Par Slim ALLAGUI

COPENHAGUE (AFP) - 3/3/7 - La police craignait de nouveaux troubles samedi à Copenhague face à des manifestants menés par un noyau dur des Autonomes d'extrême gauche, après une deuxième nuit d'émeutes qui a abouti à près de 300 arrestations.

Près de 300 personnes ont été arrêtées, au cours de nouvelles émeutes dans la nuit de vendredi à samedi et lors de perquisitions menées samedi par la police dans différents endroits de la capitale danoise afin de retrouver des étrangers ayant participé aux violences de ces derniers jours.

Ces violences ont été déclenchées par l'évacuation forcée jeudi dernier d'une maison de jeunes à Copenhague.

De nombreux ressortissants étrangers, dont des Allemands du groupuscule des Autonomes sont venus à Copenhague soutenir leurs camarades danois, en dépit de contrôles sévères aux frontières avec l'Allemagne pour empêcher l'arrivée de sympathisants de pays européens.

Les autorités ont été surprises par la poursuite des violences et redoutaient de nouvelles manifestations prévues samedi après-midi, malgré l'arrestation de 500 personnes au total depuis le début des événements.

"Il y a un noyau dur de casseurs qui provoquent les troubles", a reconnu le porte-parole de la police de Copenhague, Flemming Steen Munch.

A la manifestation de vendredi soir, de nombreux manifestants, filles et garçons, étaient âgés de moins de 18 ans.

"On dit que c'est la faute d'une minorité, les Autonomes. C'est insensé. Nous avons tous l'esprit de révolte et de solidarité internationale des Autonomes", a confié Per, un punk de 16 ans.

"Si nous érigeons des barricades ou mettons le feu aux poubelles, c'est pour crier notre désespoir face à un pouvoir qui ne laisse pas de place à ceux qui sont hors normes", a-t-il clamé.

Les Danois interloqués s'interrogent sur l'état d'esprit de ces jeunes, parfois à peine sortis de l'enfance -- certains ont 12 ans -- qui ont pris la rue comme champ de bataille contre la police et l'ordre établi.

"Il est illusoire de croire que les troubles sont l'oeuvre d'une minorité de jeunes. Car on n'a jamais arrêté et emprisonné autant d'adolescents de 14 à 18 ans que ces dernières 48 heures, et il y encore des milliers de protestataires dans les rues", affirme Rasmus Willig, président de l'association des sociologues du royaume.

"Les politiques devraient se demander si ce nombre record d'arrestations de jeunes n'est pas un signe de malaise de la jeunesse", a-t-il déclaré.

Pour lui, "les autorités de Copenhague n'ont aucune idée de ce qui se passe dans une frange de leur jeunesse".

Il a rejeté la responsabilité de la crise sur la mairie de Copenhague qui "a enlevé à ces jeunes marginaux une maison qui était leur point d'attache".

"Ces jeunes représentent un groupe de marginaux qui ont besoin d'un endroit à eux, où ils peuvent vivre selon leurs propres règles", a-t-il ajouté.

Selon lui, "on les a déracinés et jetés à la rue. Il n'y a rien de surprenant à ce qu'ils se révoltent".

"C'est irresponsable d'autant que (la maison de jeunes) d'Ungdomshuset a été l'offre culturelle la plus variée et la moins chère du Danemark (...) grâce au bénévolat de ses occupants", a-t-il estimé.

Selon lui, la disparition d'Ungdomshuset "signifie dans le milieu de la culture +underground+ en Europe la destruction d'un de ses grands symboles, ce qui explique la présence d'un aussi grand nombre d'étrangers à Copenhague".

"La crise ne sera résolue que politiquement et non par la force policière", affirme ce sociologue.

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Biographie du sieur Anders Fogh Rasmussen


Au Danemark, on n’a pas honte d’être libéral. Anders Fogh Rasmussen le sait. Le Président du Parti libéral, élu en 2001, a démantelé l’Etat providence et transformé le Danemark sous les vivats de l’opinion publique. Grandes mesures d’un homme convaincu.

En devenant Premier ministre, Rasmussen met fin à la participation des sociaux-démocrates au pouvoir et abolit un règne socialiste qui dure depuis 1920. Désormais, libéraux et conservateurs s’allient contre la gauche. C’est l’ère de « l’arrêt de la taxe » : propriétaires, industriels et travailleurs voient les premiers bénéfices du gel des augmentations d’impôts, alors que l’Etat augmente ses dépenses publiques.
Une solution : la « recentralisation ». Le passage de 13 comtés à cinq régions danoises et la suppression de 173 municipalités réduisent le train de vie de l’Etat, même si le secteur de la santé en pâtit largement.

C’est aussi une politique étrangère atlantiste. Rasmussen suit Bush dans sa guerre en Irak, et l’opinion se divise sur la crise. Les armes de destruction massive ? Le Premier ministre élude la question avec brio. Enfin, l’immigration : le Danemark ferme ses frontières, limite les réfugiés et le regroupement familial.

Admirateur de Tony Blair, Anders Fogh Rasmussen s’est longtemps dit libéral, avant d’adopter les principes de la troisième voie. Pour la déréglementation, les privatisations et la fin de l’Etat providence, son livre De l’Etat socialiste à l’Etat minime lui permet de recevoir le prix Adam Smith de la société Libertas.

Fragilisé par l’affaire des caricatures de Mahomet, lors de laquelle il fait preuve d'une maladresse qui choque l’opposition, Rasmussen reste néanmoins convaincu qu’il œuvre pour le bien du peuple danois. La preuve : les électeurs le réélisent en 2005 et Rasmussen perd seulement quatre sièges au Parlement. Lancé, "le Sarkozy danois" ne compte pas s’arrêter en si bon chemin !
Personnalités associées à Anders Fogh Rasmussen
Inspirations : Tony Blair
Collaborations : Marguerite II de Danemark

Source : http://politique.fluctuat.net/anders-fogh-rasmussen.html

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A l'instar ses amis sionnistes, le sieur Rasmussen s'engage
dans la politique du bulldozer contre les jeunes alternatifs !

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Les équipes de démolition s'attaquent à la Maison de la jeunesse de Copenhague

COPENHAGUE (AP) - 5/3/7 - Les équipes de démolition ont commencé lundi la destruction de la "Maison de la jeunesse", ce squat culturel de Copenhague dont la fermeture contestée a donné lieu à trois nuits de violences.

La chaîne TV2 a montré des images d'une grue équipée d'une masse a entamé la démolition du bâtiment de briques rouges recouverts de graffiti dans le quartier de Nörrebro d'où la police avait évacué les squatters jeudi dernier.

Les ouvriers portaient des masques sous leurs casques et les logos de leurs sociétés étaient recouverts pour empêcher toute identification par peur d'éventuelles représailles.

La police anti-émeutes a repoussé les jeunes manifestants qui tentaient de s'approcher du site et lançaient des obscénités en direction des forces de l'ordre, procédant à six nouvelles interpellations.

Ruth Evensen, responsable de la petite congrégation [secte] chrétienne qui a acheté la Maison de la Jeunesse en 2001, la structure de quatre étages n'était pas récupérable. "Cela nous aurait coûté une fortune de la faire rénover", a-t-elle déclaré, se refusant à expliquer quels étaient les projets de son groupe pour le site...

Une manifestation était prévue plus tard lundi devant la prison de Copenhague où nombre des émeutiers ont été incarcérés.

Depuis le début des troubles jeudi, 643 personnes ont été arrêtées, dont 140 ressortissants d'autres pays d'Europe et des Etats-Unis, dont 20 Suédois, 20 Norvégiens et 25 Allemands, selon la police. Quinze personnes ont été remises en liberté et 218 ont été inculpées pour participation aux émeutes, les autres attendant toujours leur comparution.

Dimanche, les habitants des quartiers touchés par les violences avaient appelé à la fin des troubles, après une troisième nuit d'émeutes et une nouvelle vague d'arrestations.

Les derniers affrontements de cette ampleur au Danemark remontent au 18 mai 1993, quand la police avait tiré dans la foule lors d'émeutes contre la victoire du "oui" à un référendum sur l'Union européenne. Dix manifestants avaient été blessés.

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Danemark : destruction du bastion de la culture "underground" [alternative] à Copenhague
sous les yeux attristés de milliers de jeunes

La maison des jeunes de Copenhague démolie

 

Euronews - 5/3/7 - Son évacuation "musclée" [violente] la semaine dernière avait entraîné plusieurs jours de manifestations dans la capitale danoise. La tristesse et la colère se lisent sur les visages des anciens occupants.
Les ouvriers ont du travailler à visage couvert et protégés par un important cordon policier.
Le bâtiment était le refuge depuis 25 ans de "jeunes marginaux" [sic] de divers horizons.
Ungdomshuset était considéré comme l'un des bastions de la culture alternative en Europe.
Sa vente en 2001 à une communauté fondamentaliste chrétienne avait provoqué la colère des occupants qui malgré plusieurs recours juridiques ont fini par être expulsés la semaine dernière.
Les affrontements entre jeunes et policiers ont atteint leur paroxysme ce week-end. Plusieurs milliers de jeunes ont alors défilé dans les rues de Copenhague. Les forces de l'ordre ont procédé à plus de 600 interpellations. Environ un quart de ces personnes venaient d'autres pays européens, principalement l'Allemagne.

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Le Danemark essuie sa première perte au combat en Afghanistan...

COPENHAGUE (Reuters) - 3/5/7 - Le Danemark a signalé sa première perte militaire au combat en Afghanistan après le décès d'un soldat qui a succombé à ses blessures dans un hôpital de Copenhague.

Le "commandement central de l'armée danoise" [sic] a annoncé jeudi que le militaire avait été visé par des tirs dimanche dans la province de Helmand. Il a été transféré par hélicoptère dans un dispensaire local puis au Danemark, où il est décédé mercredi soir.

Le Danemark compte environ 400 soldats en Afghanistan dans le cadre du dispositif militaire sous commandement américain et entend porter ce nombre à 600 quand il aura retiré ses forces terrestres d'Irak, en août.

En 2002, trois soldats danois avaient péri en Afghanistan dans une explosion accidentelle survenue alors qu'ils tentaient de désamorcer une mine.

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Sixième nuit d'émeute et de vandalisme dans des villes danoises

COPENHAGUE (Reuters) - 16/2/8 - Des groupes d'émeutiers ont mis le feu vendredi à des voitures et des camions-bennes dans le nord de Copenhague, au cours de la sixième nuit consécutive d'une vague de violences et de vandalisme qui s'est étendue à d'autres villes danoises, a-t-on appris samedi de source policière.

Cinq jeunes ont été arrêtés vendredi dans la capitale après l'incendie de 28 voitures et de 35 camions de ramassage d'ordures, et plusieurs autres dans le reste du pays.

Un grand nombre de véhicules et plusieurs écoles ont été vandalisés ou brûlés au cours de la semaine écoulée, la police avouant ne pas connaître les raisons de ces violences.

Des travailleurs sociaux ont néanmoins estimé que la réimpression dans la presse danoise d'une des caricatures du prophète Mahomet qui avaient fait scandale dans des pays musulmans en 2006, pouvait avoir alimenté ces émeutes.

La police avait arrêté mardi deux Tunisiens et un Danois d'origine marocaine soupçonnés de préparer le meurtre du dessinateur auteur de cette caricature, et 15 journaux avaient décidé mercredi de publier à nouveau son dessin en signe de solidarité.

Plusieurs centaines de milliers de musulmans s'étaient réunis vendredi à Copenhague pour protester contre cette publication, arguant que pour la plupart des croyants, la représentation du prophète Mahomet est bannie.

Kim McLaughlin, version française Jean Décotte

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Les troubles se poursuivent au Danemark

EuroNews - Dimanche 17/2/8 - La nuit dernière une école de la capitale a été incendiée. Plusieurs salles ont été entièrement détruites par les flammes. Ailleurs les actes de vandalismes sur des voitures, les feux de poubelles et autres dégradations se sont poursuivis.

Pour la police les auteurs sont toujours plus ou moins les mêmes :

"Ce sont quelques-uns des mêmes groupes qui ont errés ces dernières nuits, déclare ici un chef de la police. Nous ne pouvons pas encore les indentifier, mais nous pouvons pour l'instant les définir comme des jeunes excités. Voilà ce que nous pensons."

Les causes de ces tensions qui ont commencé il y a une semaine à Copenhague ne sont pas clairement identifiées par les autorités [sic].

Parmi les hypothèses avancées, un sentiment de harcèlement par la police qui a été autorisée récemment à effectuer des fouilles aléatoires même sans indices ou soupçons. Il s'agit par ailleurs d'une période de vacances scolaires [sic].

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La «nouvelle invasion viking»


Posted By no-media.info, 5/10/2007

 

Le Nouvel Observateur de cette semaine traite de … la “nouvelle invasion viking” illustrée par la banque de sperme danoise, Cryos, plus grande banque de sperme d’Europe. Cette PME livre partout dans le monde, sous 48 heures, en Suède, Norvège, Belgique, Allemagne, Grande-Bretagne, mais aussi en France, en Australie, en Corée, au Koweït…
Près de 15 000 enfant seraient déjà nés du sperme des jeunes donneurs danois, garantis tous “purs Scandinaves”.

“Je voulais rendre service aux gens”, explique Ole Schou, 53 ans, fondateur de Cryos. “Et puisqu’ils rêvent tous de petits Aryens blonds aux yeux bleus, Ole Schou les comble.” Le catalogue - bientôt accessible aux particuliers - précise même le poids, la taille, la couleur des cheveux, la couleur des yeux, les études, la race… des donneurs. Aux accusations d’eugénisme, Ole Schou répond que : “toute notre société est fondée sur la sélection naturelle”. “Il est normal que des parents puissent choisir un géniteur selon leurs critères.”

Cryos reçoit chaque semaine une centaine de nouvelles demandes de sperme des pays qui en “manquent”, notamment ceux qui ont levé l’anonymat du donneur (Suède, Grande-Bretagne, Finlande, Norvège…) et ceux qui reconnaissent le droit de connaître ses origines (comme l’Allemagne ou la Suisse).

Mais, à l’heure où chacun revendique le droit à connaître ses origines, Ole Schou s’avoue parfois pris de vertiges, en imaginant les 15 000 enfants de Cryos qui frappent à sa porte. Pour se rassurer, il dit qu’il ne fait que répondre à la demande… Il envisage aussi de fonder un club de retrouvailles pour réunir les enfants nés d’un même donneur et tente de recruter davantage de donneurs non anonymes.

Article printed from no-media.info: http://www.no-media.info

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Cryos International - Denmark is a sperm bank that services clinics all over the world. Our main activity is supply of high quality frozen tested semen from a wide selection of sperm donors. Since 1991 we have achieved more than 12,000 pregnancies in more than 60 countries all over the world. Always more than 250 sperm donors on stock free of quarantine ready to deliver. We are also a sperm bank for cancer patients, before vasectomy (sterilisation) or whatever the reason is. We are a part of the Cryos International network of sperm banks.
We also supply a range of sperm related clinical products...

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La guerre des gangs angoisse Copenhague

La bataille de la drogue prend un tournant racial


Par ANNE-FRANCOISE HIVERT



Libération - 9/3/9 - Des fleurs, quelques bougies et des lettres de condoléances ont été déposées dans les jardinières, devant le Café Våren. L’établissement, situé au rez-de-chaussée d’un petit immeuble de briques jaunes, dans le quartier résidentiel d’Amager, dans le sud de Copenhague, est fermé jusqu’à nouvel ordre.

Dans la nuit de dimanche à lundi, il y a une semaine, deux hommes armés, d’origine étrangère, sont entrés dans le bar peu après minuit. Ils ont d’abord demandé aux clients s’ils appartenaient au AK81, un groupe de soutien des Hells Angels. Puis, ils se sont mis à tirer. Bilan : un mort et trois blessés. Trois jours plus tôt, un Irakien de 25 ans avait été abattu dans sa voiture, dans le quartier de Nørrebro. Le lendemain, c’était un Danois des îles Féroé qui y avait été grièvement blessé. Selon la police, aucune des victimes n’avait de relation avec les bandes rivales qui s’affrontent depuis sept mois dans la capitale danoise. Mais toutes ont fait les frais de la guerre des gangs qui a entraîné jusqu’ici la mort de trois personnes et fait plusieurs dizaines de blessés, au cours d’une cinquantaine de fusillades.

Représailles. La violence aurait atteint un tel niveau que les stocks de la banque du sang de l’hôpital de Copenhague seraient proches de l’épuisement, selon le quotidien Jyllands-Posten. Le conflit a débuté avec la mort d’un jeune de 19 ans, d’origine turque, abattu le 14 août devant une pizzeria. Un membre d’AK81 a été interpellé, avant d’être relâché, faute de preuves. «C’est une guerre qui a commencé pour le contrôle du marché de la drogue à Copenhague et le partage du territoire, mais nous sommes désormais dans une logique de représailles», explique Henrik Svindt, chef de l’unité spéciale de la police, chargé de la lutte contre la criminalité des bandes. Les affrontements opposent «des groupes de motards liés aux Hells Angels à plusieurs bandes de jeunes délinquants d’origine étrangère», comme les Black Cobra ou Blågårds Plads Gruppen.

Pour les Danois, le conflit n’est pas sans rappeler celui qui avait opposé les Hells Angels aux Bandidos, au milieu des années 90, faisant une dizaine de morts. Les deux bandes de motards en étaient sorties affaiblies, laissant la voie libre à de nouveaux groupes. Le démantèlement de Pusher Street, dans le quartier de Christiania, où la vente de cannabis était plus ou moins tolérée par les autorités, a mis le feu aux poudres, selon Mikkel Warming, adjoint au maire en charge des Affaires sociales. «La vente de drogue n’a pas diminué, mais elle s’est propagée dans toute la ville», constate-t-il.

A Nørrebro, un quartier à forte concentration d’immigrés, où la plupart des coups de feu ont été tirés, «les gens ont peur de sortir dans la rue», confie Khalid Alsubeihi, de l’association Norrbronx. En fin d’après-midi, les cafés de Blågårds Plads, au centre du quartier, restent à moitié vides. Une affiche sur la porte de la bibliothèque informe les visiteurs que l’endroit ne sera plus ouvert le week-end et fermera à 18 heures en semaine, «en raison des fusillades et de l’insécurité». Plusieurs crèches ont demandé à être équipées de fenêtres blindées. Vendredi, 300 personnes sont descendues dans la rue, exigeant «le droit à une enfance sûre». Désormais, la priorité est de dissuader les habitants de Nørrebro de déménager hors du quartier.

Recrues. Le conflit est en train de prendre une nouvelle dimension. «A force de parler de l’origine des membres des bandes, la guerre a pris un tournant racial», observe Jacques Royal, qui travaille avec les ex-membres des gangs. Sur le site web des Hells Angels, les messages appellent à «libérer le Danemark».

Des deux côtés, les recrues affluent, prêtes à en découdre. La police parle de 700 personnes chez les motards et 300 en face. Khalid Alsubeihi craint que ce ne soit qu’un début : «Les jeunes trouvent que ce qui se passe est cool. Ça ressemble aux films américains. Ils veulent en faire partie.»

Selon Tøger Seidenfaden, rédacteur en chef du quotidien Politiken, la coalition libérale, qui gouverne avec le soutien de l’extrême droite, a sa part de responsabilité.

Jeudi, le ministre de la Justice, Brian Mikkelsen, a annoncé une série de mesures «extraordinaires», destinées à enrayer la violence, parmi lesquelles l’expulsion des membres des gangs d’origine étrangère condamnés à de la prison. «Non seulement cette mesure ne concerne qu’une minorité d’entre eux et sera inefficace , remarque Tøger Seidenfaden, mais c’est comme si on disait qu’on était pour les Blancs et contre les Noirs.» L’extrême droite applaudit.

 

Voir : Communauté de Christiana

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