LA GOUVERNANCE DES PEUPLES ET DES CITOYENS

NON CELLE DES ÉTATS/NATIONS

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A propos de :

LE BRÉSIL

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Source : WIKIPEDIA

Système politique

Le Brésil est une république fédérative présidentielle, composée de vingt-six États et d'un district fédéral. Sa Constitution a été adoptée le 5 octobre 1988.

Le président est élu pour un mandat de quatre ans, et peut être réélu une fois. Le président actuel est Jair Bolsonaro, né le 21 mars 1955, officiellement investi le 1er janvier 2019. Il a succédé à Michel Temer.

Le vote est obligatoire pour les citoyens alphabétisés âgés de 18 à 70 ans ; il est facultatif pour les analphabètes et ceux âgés de 16 à 18 ans ainsi que pour les plus de 70 ans.

Le pouvoir législatif est exercé par la Chambre des députés, composée de 513 sièges, et le Sénat qui compte 81 membres.

Les Églises exercent une forte influence dans la politique brésilienne49. Elles interviennent dans les débats des campagnes électorales. Plusieurs partis politiques ont un nom qui évoque une religion : Parti social-chrétienParti social-démocrate chrétien ou encore Parti travailliste chrétien. Au Parlement brésilien, le groupe évangélique (pt) (bancada evangélica) est composé de 92 députés (sur 513) et deux sénateurs (sur 81.

 


 

«Film d’horreur» : au Brésil, des cimetières creusent des fosses communes pour les morts du Covid


RTFrance - 24 avr. 2020

 

Une excavatrice lors d'un enterrement collectif de personnes décédées en raison de la maladie des coronavirus, au cimetière Parque Taruma à Manaus, Brésil, le 23 avril 2020.

 

Hôpitaux saturés, cadavres entassés dans des camions frigorifiques, fosses communes dans les cimetières : la capitale de l'Etat d'Amazonas, au nord du Brésil, est plongée dans le chaos à cause de l'épidémie de coronavirus.

Au Brésil, l’épidémie de coronavirus prend de l'ampleur et dans certains secteurs, surtout les plus éloignés des villes, la situation sanitaire est devenue chaotique. A Manaus, dans la région amazonienne, elle est en train de devenir catastrophique. Là-bas, les autorités sont submergées par le nombre de morts : les hôpitaux sont dépassés, les cadavres entassés dans des camions arrivent par dizaines dans des cimetières débordés où l'on creuse désormais des fosses communes comme en attestent ces images qui ont choqué les Brésiliens.

«Nous sommes à la limite de la barbarie», s’est effondré en larmes le maire de Manaus Arthur Virgilio Neto qui évoque des scènes de «film d’horreur». «On ne peut plus parler d'état d'urgence, c'est un état de calamité absolue», insiste-t-il auprès de l'AFP. Dans l’urgence, il a décidé que les enterrements se tiendraient désormais avec un maximum de cinq personnes. La capitale amazonienne concentre la plupart des cas de contamination de la région et le personnel soignant manque cruellement de matériel de protection. La ville ne compte qu’une cinquantaine de lits de soins intensifs, un chiffre dérisoire pour une population de 1,7 million d'habitants. Les hôpitaux manquent aussi cruellement d'équipements de protection, de médicaments et d'appareils de radiographie. «Beaucoup de gens meurent chez eux, certains n'ont pas pu bénéficier d'une assistance médicale», déplore le maire. 

Au niveau du personnel du cimetière aussi, c'est l'hécatombe. «Plusieurs fossoyeurs sont tombés malades et certains sont même morts du coronavirus», révèle l'édile, qui a réclamé des fonds supplémentaires au gouvernement fédéral. Les besoins sont tels qu'il envisage même de lancer un appel pour obtenir de l'aide d'autres pays.

En temps normal, entre 20 et 30 personnes meurent chaque jour à Manaus, une ville étendue dont plusieurs centaines de milliers d'habitants vivent dans des habitations précaires sur pilotis au bord de l'Amazone. Mais le nombre de décès a explosé à cause de la pandémie, à raison de plus de 100 par jour, selon la mairie. Le taux de mortalité est le plus haut des 27 capitales d'Etats du Brésil. La région amazonienne, au nord du Brésil, est extrêmement vaste (près de trois fois la taille de la France métropolitaine) et rurale. Les transports se faisant souvent par les fleuves, cela complique l'organisation des soins. Quand un patient venant d'une autre localité parvient, après plusieurs heures de bateau, à rejoindre Manaus en vie, «il se trouve souvent dans un état déplorable, sans aucune garantie de pouvoir être soigné. C'est une situation dramatique», alarme le maire.

Manaus a entamé la construction d’un hôpital de campagne et lancé un appel de détresse aux médecins de tout le Brésil. Un autre hôpital destiné aux populations indigènes doit être construit prochainement avec des fonds fédéraux.

Selon les chiffres officiels, le Brésil a dépassé le 23 avril les 3 300 morts et les 50 000 cas de contamination. Mais beaucoup ne croient pas à la réalité de ces chiffres. Débordées, les autorités ne testent ni les malades ni les morts, et certains décès dus au Covid-19 seraient enregistrés avec 20 jours de retard. Selon des estimations divulguées par la presse brésilienne, le nombre de morts pourrait avoir déjà dépassé le nombre de 15 000 alors que le pic n’est prévu que pour mai ou juin.

 


 

«Irresponsable» : un manifeste tacle Jair Bolsonaro pour sa gestion de la crise du coronavirus

30 mars 2020 - RTFrance

En savoir plus sur RT France : 
https://francais.rt.com/international/73377-manifeste-contre-jair-bolsonaro-juge-irresponsable-crise-coronavirus

 

Le président brésilien, Jair Bolsonaro, est la cible de nombreuses critiques pour sa gestion de la crise du Covid-19. Dans un manifeste, des personnalités politiques de gauche lui demandent de démissionner.

«Ça suffit ! Bolsonaro est plus qu'un problème politique, il est devenu un problème de santé publique [...] Il devrait démissionner» : tels sont les mots que l'on peut lire dans un texte rédigé lundi 30 mars contre le chef d'Etat brésilien. Parmi les signataires figurent Fernando Haddad et Ciro Gomes, arrivés respectivement deuxième et troisième de la présidentielle d'octobre 2018.

En raison de son traitement de la crise du Covid-19, Jair Bolsonaro s'est mis à dos une grande partie des personnalités politiques du pays, à commencer par le parti de gauche. A l'instar de l'ancien président du pays, Luiz Inacio Lula da Silva, qui a accusé le gouvernement de «jouer avec la vie de millions de personnes».

Mais le président brésilien actuel ne l'entend pas de cette oreille. Dans sa dynamique de minimisation de la pandémie, il ne cesse de critiquer les mesures de confinement. Selon lui, les emplois détruits par de telles mesures pourraient entraîner le «chaos» en raison de leur impact économique. 

Le 29 mars, il est même allé à la rencontre de Brésiliens, au mépris des consignes de distanciation sociale. Le chef d'Etat avait déclaré qu'il fallait affronter le virus «comme un homme, pas comme un gamin», avant de lancer : «C'est la vie, on va tous mourir un jour.» [sic]

D'après le dernier bilan du ministère de la Santé, le Brésil, pays de 210 millions d'habitants, comptait 4 256 cas de coronavirus, dont 136 décès.

 


 

Halte au génocide du peuple indigène d'Amazonie

Paulo Paulino était membre de la tribu Guajajara et des Gardiens de la forêt.REUTERS/Ueslei Marcelino

 

Au Brésil, un défenseur de la forêt assassiné en territoire indigène

Par   Publié le 04-11-2019

 

Au Brésil, le meurtre d’un militant indigène provoque de très nombreuses réactions. Ce défenseur de la forêt amazonienne a été assassiné dans une embuscade.

Paulo Paulino faisait partie des Gardiens de la forêt. Ce groupe, formé par les Guajajara, une tribu qui compte environ 14 000 personnes dans l'État du Maranhao (nord-est), se donne pour mission de défendre les territoires indigènes menacés par l'exploitation illégale du bois et l'expansion agricole. Ils transmettent notamment les données GPS de zones où sont retrouvés des troncs découpés et viennent en aide aux pompiers lors d'incendies de forêt.

Vendredi 1er novembre, alors qu'il chassait avec un ami dans la réserve indigène d'Arariboia, Paulo Paulino a été assassiné par plusieurs hommes armés. Son compagnon, touché par balle dans le dos, a quant à lui pu s'enfuir, a indiqué l'ONG Survival International.

La police fédérale a annoncé l’ouverture d’une enquête. Le ministre de la JusticeSergio Moro a annoncé sur Twitter que la police n’économiserait ses efforts pour retrouver les responsables de ce crime.

Mais pour l'ONG Greenpeace, les deux hommes « sont les dernières victimes d'un État qui se refuse à respecter ce que stipule la Constitution ».

Selon l'enquêtrice de Survival International, Sarah Shenker, qui s'est rendue en avril sur place, « le gouvernement brésilien doit accepter que protéger ces terres relève de sa responsabilité. Le fait qu'il ne le fasse pas, son absence là-bas, est la raison qui pousse les Gardiens à assumer cette défense, un travail très dur et dangereux ».

Le peuple Guajajara est la victime répétée d’agressions, et d’assassinats ciblés, indique notre correspondant à Rio de Janeiro, François Cardona. L’un de leurs chefs a été retrouvé mort l’année dernière, sans que l’enquête ne permette de retrouver les coupables.

?À lire Brésil: un chef indigène, défenseur de l’environnement, assassiné en Amazonie

Avec l’arrivée au pouvoir il y a un an de Jair Bolsonaro, le président d’extrême droite favorable au développement économique de l'Amazonie, la pression sur les terres indigènes n’a cessé d’augmenter.

L’année dernière, 20 leaders indigènes ont été assassinés.


 

 

 

 

 

© Rodolfo Buhrer - Source : Reuters

L'ex-président brésilien Lula à sa sortie de prison, le 8 novembre.

 

RTFrance - 8-11-19 - Après un arrêt rendu dans la soirée du 7 novembre par la Cour suprême, un juge brésilien a autorisé la libération de l'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, incarcéré depuis plus d'un an et demi pour corruption.

Un juge brésilien a autorisé, le 8 novembre, la sortie de prison de l'ex-président Lula, après un arrêt rendu la veille par la Cour suprême, selon l'ordre de libération consulté par l'AFP. Luiz Inacio Lula da Silva, 74 ans, figure historique de la gauche brésilienne, a ainsi été libéré dans la soirée plus d'un an et demi après son incarcération à Curitiba pour corruption. 

Dans son ordre de libération, le juge a expliqué qu'il n'y avait plus «aucun fondement pour l'exécution de la peine» en raison de la décision de la Cour suprême de mettre fin à une jurisprudence permettant l'emprisonnement dès une première condamnation en appel, même si tous les recours ne sont pas épuisés.

Incarcéré depuis avril 2018, Lula a commencé à purger une peine de huit ans et dix mois pour corruption, mais dispose encore d'autres recours auprès d'instances supérieures. 

Lula a été accusé d'avoir bénéficié d'un triplex dans une station balnéaire proche de Sao Paulo en échange de l'octroi de contrats à une compagnie du BTP [sic]. Depuis sa cellule de la Police fédérale à Curitiba, il n'a cessé de clamer son innocence, se disant victime d'un complot pour l'empêcher de revenir au pouvoir.

Lire aussi : «J'ai décidé de résister» : l'ex-président brésilien Lula se confie à RT


 

 

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