LA GOUVERNANCE DES PEUPLES ET DES CITOYENS

NON CELLE DES ETATS/NATIONS

LE DROIT A L'AUTODETERMINATION

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A propos de :

L'UKRAINE

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& LA RÉPUBLIQUE AUTONOME DE CRIMÉE

 

Source : Wikipedia

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République populaire de Donetsk

République populaire de Lougansk

 

Novorossia

Union des Républiques populaires de nouvelle Russie

 

L'Ukraine est un pays d'Europe de l'Est, le 2e plus grand d'Europe. Elle a un débouché sur la mer Noire au sud, et des frontières avec la Russie à l'est, la Biélorussie au nord et la Pologne, la Slovaquie, la Roumanie, la Hongrie et la Moldavie à l'ouest.

Géographie

L'Ukraine partage ses frontières terrestres avec sept pays limitrophes : à l'ouest la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie; au sud-ouest la Roumanie et la Moldavie; à l'est et au nord-est la Russie; au nord la Biélorussie. Le pays mesure 1 316 kilomètres d'est en ouest et 893 kilomètres du nord au sud, pour une superficie totale de 603 550 km².
C'est un pays relativement plat, avec des terres fertiles dans son centre, ce qui lui permet d'avoir une agriculture productive. Les montagnes de l'Ukraine sont en fait les parties terminales des reliefs d'Europe centrale et de la Méditerranée.
Les Carpates, avec le Hoverla qui culmine à 2.061 mètres, ce qui en fait le plus haut sommet de la division carpatienne.
La Crimée possède un massif impressionnant, culminant à plus de 1.500m, et se jetant directement dans la Mer noire.
La montagne ukrainienne est composée des Carpates en Ukraine occidentale et des montagnes Criméennes/mont. Hoverla, le point culminant d'Ukraine, atteint 2 061 mètres.
La majeure partie du centre du pays est une plaine fertile, partie de celle qui couvre l'Europe de l’Est.
L’Ukraine bénéficie également d'un réseau fluvial étendu, composé principalement par le Dniepr (Dnipro), le Dniester (Dnister), le Boug occidental, Boug méridional, et le Donets à l'est. Le Danube (Dounay) marque la frontière entre l'Ukraine et la Roumanie, à l'extrême sud-ouest.
Le climat de la majeure partie de l'Ukraine est continental avec des hivers froids et des étés chauds (méditerranéen seulement sur la côte sud de la Crimée). Les températures moyennes à Kharkov en Ukraine orientale sont d'environ 7°C en janvier et 20°C en juillet. Les précipitations vont d'environ 750 mm par an dans le nord à environ 250 mm dans le sud.
Villes principales : Kiev (Kyiv; 2,6 millions d'hab.), Kharkiv (1,5 million), Dnipropetrovsk (1,2 million), Odessa (1,2 million), Donetsk (1,1 million), Lviv (0,8 million), Zaporijjya (0,7 million).
Autres villes : Vinnitsa (335 000 habitants) Kherson (303 900 habitants), Stakhanov (120 000 habitants).

Economie

L'Ukraine a une économie diversifiée, mais encore tributaire des industries établies à l'époque soviétique. C'est un marché libre émergent, où la croissance fut à 2 chiffres durant ces dernières années, jusqu'à la "Révolution Orange". Ses ressources naturelles tournent beaucoup autour de l'agriculture (tournesol, noix, betteraves sucrières...) et les ressources minières (fer, acier, uranium, potasse...). L'économie est caractérisée par une hyperinflation et des rendements économiques encore un peu faibles.
Du point de vue commercial, son principal partenaire économique reste la Russie (économie de la Russie), même si l'Ukraine s'efforce de se tourner vers les pays de l'Union européenne géographiquement proches d'elle. Le pays joue un rôle important dans la distribution gazière européenne.
La monnaie nationale, la hryvnia, a été introduite en 1996 et a permis de réduire l'hyperinflation qui régnait alors, permettant au pays de finalement retourner dans une phase de croissance du PIB dans les années 2000, après 8 années consécutives de déclin suivant l'éclatement de l'URSS.
En 2001, le gouvernement prit la décision d'accélérer le processus d'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), cependant les résultats ne furent pas aussi bons que prévus. L'objectif était d'entrer dans l'OMC en février 2007 (le seul pays s'y opposant étant le Kirghizistan), entrée qui fut effective le 5 février 2008.
La crise politique de 2006, suite à la longue désignation du premier ministre, aurait pu affecter l'économie ukrainienne. Les investisseurs ne furent pas vraiment effrayés et l'économie résista bien. La croissance du PIB en juillet 2006 était de 9 % comparé à juillet 2005, la production industrielle a augmenté, le secteur bancaire s'est étendu, grâce à l'arrivée de banques européennes.


Environnement

Le pays a été marqué par la catastrophe de Tchernobyl, même si les retombées ont essentiellement concerné la Biélorussie.
En tant que centre nodal énergétique pour l'Europe de l'Est, le risque d'accident lié à une infrastructure énergétique reste élevé.

Démographie

Population (2006) : 46 710 816 hab. 80 hab./km²

Population (recensement 2001, il s'agit d'une répartition ethnique, sur une base déclarative qui ne correspond ni à la nationalité possédée, ni aux langues maternelles, dans les «autres» se trouvent aussi des minorités religieuses et non ethniques comme les juifs) :
«Ukrainiens» : 77,8 %
«Russes» : 17,3 %
«autres» : 4,9 %
Les Ruthènes sont en Ukraine considérés comme Ukrainiens, et ne sont par conséquent pas répertoriés comme une nationalité séparée. Il y aurait donc 75,8 % d'Ukrainiens et environ 2 % de Ruthènes, selon les estimations. Plus d'un million d'Ukrainiens ont quitté leur pays depuis 1991 avec pour destinations privilégiées : États-Unis, Canada, Israël, Union européenne (notamment Portugal). Le pays compte aussi une importante communauté musulmane estimée à 1,5 millions de personnes.

L'ukrainien est la langue officielle mais treize autres langues minoritaires sont reconnues — dont le russe dominant à l'est du pays, à Odessa et en Crimée et compris par la plupart des Ukrainiens. L'Université d'État Tarass-Chevtchenko est la principale université du pays.

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État de «Novorossia»

par Alain Benajam


Réseau Voltaire, 10 septembre 2014 - La présentation des événements à Donestsk et Lougansk par la presse atlantiste passe sous silence les revendications des populations. Or, il ne s’agit pas d’un simple soulèvement contre le pouvoir de Kiev, mais bien de l’affirmation d’un idéal particulier. Alain Benajam, qui a sillonné ce pays depuis quarante ans, explique ici les symboles du nouvel État de «Novorossia».

«Novorossia» dont la dénomination exacte est : «Union des Républiques populaires de Novorossia» ou mieux en français «Union des Républiques populaires de nouvelle Russie» est une nouvelle venue parmi les États constitués démocratiquement, bien qu’il ne soit pas reconnu par la communauté internationale il existe et fonctionne. L’existence même de l’«Union des Républiques populaires de Nouvelle Russie» est une petite révolution, voyons pourquoi.

L’ensemble des termes et symboles de cette nouvelle Russie ont été soigneusement choisis et présentent tous une signification profonde.

La nouvelle Russie, Novorossia, se détermine russe de culture et de langue, pourtant elle ne revendique pas d’être intégrée dans la Fédération de Russie. La Fédération de Russie est un État fédéral multiethnique s’étendant de la mer Baltique à l’océan Pacifique et comprenant un grand nombre de républiques autonomes et de peuples non culturellement russes.

Comment peut on définir une appartenance nationale ?

Les frontières des États sont issues de l’histoire et de ses conflits et ne tiennent pas toujours compte des frontières culturelles et linguistiques. Les États modernes sont définis par autre chose que l’ethnie ou la culture, si l’ethnie est peu précise dans ses descriptions et n’est valide que pour décrire des peuples isolés comme des groupes tribaux, la culture désigne essentiellement une communauté de langue et de référence historique. L’État moderne se définit lui par un territoire borné par des frontières reconnues mutuellement et internationalement. Comme chacun sait le premier traité de reconnaissance mutuelle de frontières fut le traité de Westphalie en 1648 suite à la terrible guerre de trente ans qui ravagea l’Europe. Sur le territoire des États reconnus internationalement, s’appliquent à chacun un corpus de lois, un droit spécifique. La définition de l’État moderne se recoupe avec celle de la nation, on parle aujourd’hui d’État-nation, donc l’appartenance nationale est définie par une légalité et rien d’autre.

L’appartenance à un espace culturel et linguistique et l’appartenance à un État-nation sont aujourd’hui parfaitement disjoints. De nombreux États intègrent des populations de culture et de langue différentes, comme en Europe la Suisse, la Belgique, l’Espagne, le Royaume Uni, la Finlande. En Afrique et en Orient, la colonisation a façonné des États sans tenir compte des différences historiques et culturelles pourtant chacun a accepté ces frontières devenues légales et chacun y tient, composant ainsi de nouvelles nations décalquées sur de nouveaux États.

Des populations possédant une même culture et une même langue peuvent aussi constituer des États différents, comme par exempte l’État français et la province du Québec appartenant à l’État fédéral canadien. Les populations anglophones d’origines européennes de l’ancien empire britannique forment plusieurs États distincts comme les États-unis, l’Australie, la Nouvelle Zélande, il en va de même pour le monde hispanique, d’Amérique latine. L’Allemagne a aussi compté deux États durant plusieurs années.

Cette existence d’États mutuellement reconnus par la communauté internationale ne signifie pas pour autant que des peuples puissent se reconnaître nationalement à l’intérieur d’États qui les ignorent culturellement et linguistiquement. Par exemple nombre de peuples colonisés par d’autres États durent combattre pour accéder à la possibilité de former un état autonome comme l’Algérie qui s’est séparée de la France. La charte de l’ONU a défini après-guerre un droit à l’autodétermination des peuples voulant se constituer en États indépendants généralement par referendum. Ce droit des peuples à disposer d’eux mêmes, cher au général De Gaulle, est un aspect important du droit international. Ainsi chaque État-nation mutuellement reconnu par la communauté internationale ne peut en aucun cas être définitif, mais doit toujours être soumis à la volonté de ceux qui le composent.

Pour en revenir à notre nouvelle Russie c’est bien d’un nouvel État russe qu’il s’agit. S’il est culturellement russe, il se veut légalement différent de la Fédération de Russie un peu comme si la province canadienne du Québec accédait à l’indépendance formant un nouvel État français, ne parlerait-on pas de «nouvelle France», comme de «nouvelle Russie».

Que signifie «République populaire» ?

La nouvelle Russie (Novorossia) est un État fédéral intégrant des Républiques populaires. Pour le moment et provisoirement elle n’intègre que deux Républiques ; la République populaire de Donetsk et la République populaire de Lougansk dont les délimitations suivent celles des anciens oblasts ukrainiens possédant les mêmes noms. La nouvelle Russie aura pour vocation de rassembler dans le cadre d’une autodéterminations d’autres oblasts de l’ex-Ukraine qui choisiront en toute démocratie et après référendum de constituer leur République populaire et d’adhérer à l’Union des Républiques populaires de nouvelle Russie.

Rappelons que l’ex-Ukraine qui fut de toujours une province russe, lieu même ou fût fondée la Russie, la Rus, cette ex-Ukraine fut arbitrairement délimitée par l’URSS sans qu’aucun avis ne soit jamais demandé aux populations fort disparates qui peuplaient cette région. Aujourd’hui, le temps de la démocratie revenu, il est parfaitement conforme au droit international de demander leur avis aux différents peuples qui composent cet État artificiel et récent.

Les fondateurs des Républiques populaires de Donetsk et de Lugansk insistent sur ce terme de « populaire ». Il a été utilisé historiquement par des États ayant été sous influence soviétique après la Seconde Guerre mondiale, États se définissant comme construisant le socialisme. Le socialisme selon sa définition marxiste-léniniste est régi par la propriété sociale des moyens de production et d’échange. Le socialisme n’est surtout pas le communisme, selon toujours cette définition marxiste-léniniste, car dans le communisme, décrit par le Manifeste Communiste de Marx et Engels de 1848 il n’y a plus de propriété, donc plus de propriété sociale, il n’y a plus d’État, ni de salariat. Le mot « communiste » pour qualifier ces États était issu de la propagande états-unienne. Aucun État jusqu’à ce jour n’a revendiqué d’être communiste.

Dans sa conférence de presse, donnée par Skype le samedi 6 septembre à Paris, Pavel Gubarev, l’un des initiateurs de la République populaire de Donetsk et ex-gouverneur « populaire », a bien spécifié que le règne des oligarques était terminé en Novorossia et qu’ainsi la Novorossia allait accomplir une des importantes revendications de « Maidan ». Qui sont ces dénommés oligarques qui sévissent en Ukraine, en Russie et dans d’autres pays ayant abandonné la voie socialiste ? Ces gens sont pour la plus part d’anciens apparatchiks des États précédents issus de leur nomenklatura, mais aussi des criminels mafieux qui se sont accaparés par la force et illégalement les industries publiques et en sont devenus immensément riches. Ce phénomène a été un peu freiné en Russie et les oligarques qui avaient mis en danger l’État russe sous Boris Elstsine ont été mis au pas par Vladimir Poutine qui en a emprisonné certains et soumis d’autres. En Ukraine, le phénomène oligarchique a été particulièrement dévastateur, d’immenses fortunes ont été accumulées par un petit nombre d’individus tandis que le peuple s’appauvrissait. L’Ukraine était devenu le pays d’Europe ou les salaires étaient les plus bas (plus bas qu’en Chine).

Ce terme de « populaire » ne signifie pas pour autant que ce qui avait cours au temps de l’URSS où toutes les activités économiques étaient étatisées serait reproduit. Ce terme signifie que seules les grandes industries comme celles de l’énergie, l’industrie lourde et l’importante industrie d’armement seront sous le contrôle du peuple constituant les États fédéraux. L’Union des Républiques populaire de nouvelle Russie ne cherche pas à reconstituer une URSS qui était anti démocratique sous le contrôle d’un seul et unique parti, mais elle reconnaît certains aspects positifs de l’URSS où chacun avait le droit à la santé, à un logement, à un travail.

La devise et le drapeau de Novorossia

D’ailleurs la devise de l’Union des Républiques populaires de nouvelle Russie c’est « Liberté et Travail » ce qui marque bien une volonté de garantir la liberté de chacun et d’avoir une considération particulière pour les travailleurs dont ne font pas partie les oligarques.

Ces valeurs de Liberté et de Travail sont aussi symbolisées par son drapeau, qui est le drapeau rouge des travailleurs, celui de la Commune de Paris où sur l’un d’eux repose Lénine en son mausolée, drapeau rouge frappé de la croix de Saint-André. Ce saint est le patron de la Russie car il est le fondateur de l’Église de Constantinople qui fut à l’origine de son évangélisation, il est symbolisé par une bannière blanche frappée d’une croix bleue (dite de Saint-André rappelant son supplice).

Ce drapeau peut être, mais non obligatoirement, aussi frappé des armes de Novorossia. Celles-ci présentent, l’aigle à deux têtes symbole des anciennes monarchies slaves, mais couronné par une maçonnerie au caractère industriel, ce qui indique le caractère slave et russe de cette nouvelle Russie. En son cœur, en médaillon, figure un cosaque rappelant que cette région est aussi le pays des cosaques. Sous sa serre de gauche, un marteau, celui des travailleurs de la métallurgie. Sous l’autre serre, une ancre marine, car la nouvelle Russie possède le port maritime de Marioupol, sur la mer d’Azov, qui accède à la mer Noire par le détroit de Kerch. Dans sa serre droite, il enserre un épis de blé, symbole de paix et dans sa serre gauche, un faisceau de flèches, symbole de guerre indiquant que cette nouvelle Russie veut vivre en paix, mais saura se défendre en cas de besoin comme elle a pu le démontrer. Au dessus de la couronne maçonnée figure une banderole en bannière sur laquelle est inscrit « Novorossia » en caractères cyrilliques et sous cet aigle la devise « Travail et Liberté » en russe.

Le syncrétisme des valeurs de Novorossia

Ainsi le drapeau de l’Union des Républiques populaires de nouvelle Russie compose un syncrétisme ou s’expriment deux valeurs.

Celle du travail, des travailleurs et de leurs organisations politiques passées et présentes voulant débarrasser le monde du système capitaliste, cette valeur symbolisée par le drapeau rouge. Puis la croix de Saint-André qui symbolise les valeurs traditionnelles et historiques auxquelles les Russes sont attachés et sans lesquels un peuple ne peut vivre.

Histoire passée marquée par le christianisme orthodoxe, mais aussi souvenir des combats acharnés de la Grande Guerre patriotique contre le nazisme et ses collaborateurs ukrainiens emmenés par Stepan Bandera. Ces combats contre le fascisme ukrainien et le nazisme allemand est symbolisé par le ruban de Saint-Georges, qui est celui du souvenir de l’immense sacrifice russe consenti pour sauvegarder la mère patrie. Il est maintenant porté par les soldats de Novorossia qui se retrouvent aujourd’hui à combattre cette junte de Kiev mise au pouvoir par les USA suite à un coup d’État particulièrement sanglant. Ce coup d’État utilisa des groupes et partis néo-nazis comme Pravy Sector,(Secteur droit) et Svoboda ex-Parti national-socialiste ukrainien. Ces partis arborant ostensiblement des symboles nazis, formulant bruyamment leur antisémitisme et qualifiant les Russes comme les qualifiaient les nazis de « sous-homme » (untermenshen) se sont accaparé l’État en dépit de leurs faible score aux élections. Leurs nervis composent l’essentiel des bataillons combattants les Forces armées de Novorossia (FAN) comme le bataillon Azov qui possède le même sigle que celui de la division SS Das Reich de triste mémoire en France. Ces groupes se prétendent nationalistes alors qu’ils n’œuvrent que pour les USA, un État étranger qui ne veut en rien le bien de l’Ukraine, mais qui ne cherche qu’à imposer son pouvoir économique et politique dans cette région. Cette qualification de « nationalistes » dont ils aiment s’affubler ne leur convient en rien, celle de « collaborateur avec l’ennemi » que fut leur mentor Stepan Bandera leur conviendrait beaucoup mieux. Ces néo-nazis, violents, assassins et racistes, sont bruyamment soutenus par l’élite médiatique et politique des pays soumis aux USA qui, il y a peu, condamnaient l’humoriste Dieudonné pour un geste de « quenelle » y voyant ridiculement un salut nazi inversé.

La résistance à l’impérialisme

Ce qui caractérise le peuple de Nouvelle Russie c’est justement sa volonté de ne pas être intégré au système euro-atlantique dominé par les USA par l’intermédiaire de l’Otan et de l’Union Européenne. Ce système a largement démontré son inefficacité et sa nocivité. Les nations qui s’y soumettent ne cessent de décliner et de plonger dans le marasme économique et la décadence morale.

C’est historiquement la première fois qu’un peuple européen prend les armes pour ne pas être intégré au système imposé à d’autres par les USA ne voulant pas à la fois de son système économique, mais également de ses valeurs morales.

Ce refus catégorique est similaire à celui d’un nombre croissant de Français et d’autres peuples européens qui, face au désastre cherchent à se débarrasser de ce poids infamant et à récupérer la maîtrise de leur destin.

Dans ce combat des peuples pour le recouvrement de leur indépendance, les notions de droite et de gauche ne présentent plus de signification, des forces politiques se réclamant de la gauche et de la droite soutiennent le système de dépendance aux USA via l’Union Européenne et l’Otan, d’autres qualifiées par les médias d’« extrémistes » de gauche ou de droite militent pour le retour à l’indépendance. Il en est de même pour la soumission au système capitaliste qui a perdu son caractère industriel d’antan pour n’être plus que financier et mondialiste. Des forces politiques de droite comme de gauche s’y opposent, celles-ci sont évidemment diabolisées par les médias officiels et une presse largement subventionnée par l’État.

Alors parmi ces médias, l’Union des Républiques populaires de nouvelle Russie n’est pas en odeur de sainteté car elle réussit fort justement à faire la synthèse entre la nécessaire révolution anti-capitaliste, qui est sans conteste également une révolution anti-globalisation, avec la volonté des peuples qui veulent recouvrer leurs spécificités leurs traditions a contrario du système culturel mondialiste. Celui-ci ne peut plus offrir à chacun qu’un plus petit dénominateur avec l’hédonisme à la place des valeurs de travail, d’effort et de don de soi.

Alors cette Union des Républiques populaires de nouvelles Russie est-elle un exemple pour d’autres et le début de quelque chose de nouveau qui va changer le monde ?

 

 

Espoirs européens de la Première ministre
(par www.ukraine-europe.org)


L'Ukraine et l'Union européenne examineront prochainement la possibilité d'abolir le régime des visas pour les Ukrainiens désireux de se rendre dans l'UE, a déclaré la Première ministre ukrainienne Youlia Timochenko.
"Afin d'intensifier notre coopération, nous avons mis au point un paquet de 23 nouvelles mesures", a-t-elle déclaré mercredi lors d'une réunion ministérielle, ajoutant que l'annulation des visas était envisagée.
Depuis le 1er janvier, la procédure simplifiée de délivrance des visas Schengen est simplifiée en Ukraine [?].

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Vladimir Ogryzko avait en outre déjà déclaré que son ministère comptait entamer en 2008 les négociations avec Bruxelles sur l'instauration du régime sans visa pour les Ukrainiens.
L'Ukraine s'est fixé comme objectif stratégique d'intégrer l'Union européenne, cette perspective jouissant d'un soutien beaucoup plus fort au sein de la population que l'adhésion à l'OTAN. Cependant, Bruxelles ne se presse pas de présenter à Kyiv une perspective même lointaine d'adhésion et s'efforce de limiter la coopération à la politique de voisinage.
Kyiv et Bruxelles envisagent de signer un nouvel accord de coopération en septembre 2008. L'Ukraine, qui compte obtenir le statut de membre associé, espère que le document mentionnera la perspective d'adhésion à l'Union européenne, alors que Bruxelles considère que le meilleur format est pour l'instant la politique de voisinage.

Par ailleurs, la Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko a appelé mercredi à organiser des élections municipales anticipées à Kyiv, justifiant son initiative par la corruption omniprésente dans la capitale.
"Les habitants de Kyiv [Kiev] s'insurgent depuis longtemps contre la corruption et le mépris flagrant des intérêts de leur ville. Ils s'attendent à ce que l'équipe démocratique annonce des municipales anticipées", a-t-elles déclaré en conseil des ministres.
Le limogeage du maire de Kyiv, Leonid Tchernovetski, faisait partie des promesses électorales du Bloc Youlia Timochenko lors de la campagne des législatives de 2007.

Sources: RIA Novosti 12/03/2008


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L'Ukraine marque le 22e anniversaire de la catatastrophe nucléaire de Tchernobyl

KIEV (AFP) - 26/4/8 - L'Ukraine rendait hommage samedi aux victimes de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, un drame "planétaire", selon Kiev, 22 ans après cet incident.

Dans la nuit de vendredi à samedi (25 au 26 avril 2008), une centaine d'Ukrainiens, dont le président Viktor Iouchtchenko et d'autres hauts responsables nationaux ont déposé des gerbes devant un monument aux victimes de Tchernobyl à Kiev et allumé des cierges lors d'un office religieux consacré à cette tragédie, a indiqué son service de presse.

A Slavoutitch, une petite ville à 50 km de la centrale accidentée et dans laquelle vit une bonne partie de son personnel, des commémorations nocturnes étaient également prévues.

"La catastrophe de Tchernobyl est devenue planétaire et continue jusqu'à maintenant d'influer sur la santé des gens et l'environnement", a souligné le ministère de la Santé dans un communiqué.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a marqué vendredi le 22e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, en promettant une aide de l'ONU à la reconstruction de la région dévastée.

Dans une déclaration marquant l'anniversaire, samedi, de l'accident, il a relevé que l'Assemblée générale de l'ONU avait proclamé 2006-2016 la "décennie de la reconstruction et du développement durable" pour la région de Tchernobyl.

"L'ONU fera tout son possible pendant la 'décennie de la reconstruction' pour appuyer les efforts en vue du renouveau complet de la région", a dit M. Ban, appelant la communauté internationale à "continuer avec générosité à soutenir la restauration des zones affectées par Tchernobyl."

Le 26 avril 1986, à 1 H 23 le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl situé dans le nord de l'Ukraine, près de la frontière russe et bélarusse, a explosé, contaminant une bonne partie de l'Europe, mais surtout ces trois pays, alors républiques de l'URSS.

Plus de 25.000 "liquidateurs" de la catastrophe, essentiellement Russes, Ukrainiens et Bélarusses qui ont effectué divers travaux, dont la construction d'un sarcophage autour du réacteur accidenté, sont décédés, selon des estimations officieuses.

Un bilan de l'Onu en septembre 2005 avait estimé à 4.000 le nombre de décès avérés ou à venir en Ukraine, au Bélarus et en Russie par suite de cancers, mais il avait été très contesté par de nombreuses ONG.

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Des manifestants communistes le 23 février 2009 à Kiev devant une maquette d'avion
avec le slogan "Yushchenko-Valise-Amérique"


Copyright © 2009 AFP

 

Ukraine : manifestation anti-présidentielle à Kiev

AFP - 23/2/9 - Plus de 2.000 Ukrainiens ont manifesté lundi dans le centre de Kiev contre la politique du président Viktor Iouchtchenko, qu'ils jugent pro-américain, a constaté un photographe de l'AFP.

Les manifestants se sont réunis à l'appel de l'opposition pro-russe (partis communiste et socialiste-progressiste) sur la place de l'Indépendance, haut lieu de la Révolution orange, ce soulèvement populaire de fin 2004 qui avait porté M. Iouchtchenko, alors opposant, au pouvoir.

Une maquette d'avion portant l'inscription "Iouchtchenko. Valise. Amérique" a été installée sur la place pour symboliser, selon les manifestants, leur "intention d'envoyer Iouchtchenko aux Etats-Unis et débarrasser l'Ukraine de sa gouvernance nulle".

La popularité du président Iouchtchenko est au plus bas et moins de 3% des Ukrainiens sont prêts à soutenir sa candidature à la prochaine présidentielle, selon un récent sondage.

Le mandat présidentiel de ce pro-occidental a été terni par de nombreuses crises politiques qui ont profondément déçu la population, de même que l'absence de réformes promises.

La prochaine présidentielle en Ukraine est attendue début 2010 mais M. Iouchtchenko n'a pas encore dit s'il allait y participer. Les candidats les mieux placés semblent être ses rivaux, le leader du Parti des régions (opposition pro-russe) Viktor Ianoukovitch, bête noire de la Révolution orange, et le Premier ministre Ioulia Timochenko, ancienne alliée du chef de l'Etat.

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Ukraine : plusieurs milliers de manifestants réclament de rétablir l'union avec la Russie

SIMFEROPOL, 14/3/9 - RIA Novosti. Au moins 2.500 manifestants se sont rassemblés samedi devant le Conseil suprême de Crimée, à Simferopol (Ukraine), pour réclamer le rétablissement de l'union avec la Russie et la Biélorussie, ainsi que le départ du président, du premier ministre et du gouvernement ukrainiens, selon la police.

"Il y a déjà 5 millions de chômeurs en Ukraine, les gens n'ont pas assez d'argent pour combler leurs besoins fondamentaux. La situation ne s'améliorera pas en Ukraine sous le diktat des États-Unis. L'Ukraine est perdue. L'union avec la Russie et la Biélorussie est le seul moyen de survivre", a déclaré Natalia Vitrenko, présidente du Parti socialiste progressiste d'Ukraine, pendant la manifestation organisée à l'occasion du 18e anniversaire du Référendum soviétique sur le maintien de l'URSS (17 mars 1991).

Samedi à midi, les manifestants portant des banderoles "On ne peut plus vivre ainsi", "A bas les cochons oranges, vive l'unité slave !" et "Vivre en amitié avec notre frère russe et pas à la botte de l'OTAN !" se sont dirigés vers la place Lénine, la plus grande à Simferopol. Ils ont scandé "Renversons le pouvoir orange !", "A bas Iouchtchenko" et "Valise-gare-Amérique" en passant devant la représentation du président ukrainien en Crimée.

"Les habitants de l'Ukraine ont voté pour la conservation de l'Union soviétique en mars et en décembre 1991. Aucun président ou fonctionnaire n'a le droit d'annuler le résultat d'un référendum. Les autorités cherchent à nous faire oublier que nous n'avons pas renoncé à l'union avec la Russie et la Biélorussie", a indiqué Mme Vitrenko.

Des manifestations se déroulent samedi à Lougansk, à Zaporojie, à Nikolaïev et à Kharkov dans le cadre de l'action ukrainienne "On ne peut plus vivre ainsi".

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Élections en Ukraine : échec de la «révolution orange»
Victoire de Viktor Ianoukovitch : la fin des stragégies atlantistes du "refoulement" ?

 

par Jean-Marie Chauvier

Mondialisation.ca - 13/2/10 - Basculement politique en Ukraine, et géostratégique au plan international : l’équipe favorite du camp euro-atlantiste est défaite. Pas plus qu’en 2004, ce n’est une «révolution», où la couleur blanc-bleue du probable nouveau président Viktor Ianoukovitch se substituerait à celle, orange, du président sortant Viktor Iouchtchenko. Mais c’est un tournant politique, dans un pays en proie à une crise économique et sociale extrême. Et l’échec d’une certaine «stratégie de la tension»…

Avec plus de 48% des voix au second tour des présidentielles, le 7 février, le leader du Parti des Régions Viktor Ianoukovitch l’emporte de peu sur la dite «Egérie» (on dit aussi : «icône») de la dite «Révolution orange» Ioulia Timochenko – 45%. Si on y ajoute qu’au premier tour, le président actuel et leader des "oranges" Viktor Iouchtchenko, principal activiste de l’adhésion ukrainienne à l’OTAN et de la réhabilitation des mouvements des années 30-40 impliqués dans la collaboration nazie, fut éliminé avec moins de 6%, on peut conclure à une défaite historique de la "révolution orange" et de ses soutiens ultranationalistes et occidentaux. Ce tournant, pas moins capital que celui des présidentielles de 2004, est largement passé sous silence dans nos médias jadis unanimement mobilisés pour soutenir la «révolution orang» : cette fois, pas de caméras du monde entier convoquées sur la célèbre Place Maidan à Kiev, pas de mobilisation non plus des fondations étasuniennes et de « leurs » ONG sur le terrain. Étrange mais significative discrétion… M. Iaoukovitch, tout comme sa rivale « Ioulia » et « le bon Viktor » Iouchtchenko appartiennent aux divers clans politico-affairistes qui ont profité des opportunités de la libéralisation économique depuis la chute de l’URSS. Est-ce une raison pour injurier celui des trois « qui ne nous plaît pas » et caricaturer la moitié de l’Ukraine qui vote pour lui ? Ce mépris occidental, et finalement typiquement « colonial », n’est pas nouveau, et il persiste dans les commentaires grinçants de nos journaux. Ainsi, « Le Monde » qui a qualifié Viktor Ianoukovitch de «chef de file des conservateurs russophones» [1], ou «Le Soi» de Bruxelles qui, traitant le vainqueur de «malfrat ordinaire» et autres amabilités [2], interprète le résultat comme une «revanche de l’Ukraine russophone», un régistre certes familier aux journalistes habitués à cataloguer les Ukrainiens en «pro-russes» et «pro-occidentaux», répartis entre l’Est russophone et l’Ouest ukraïnophone. Ce clivage binaire hollywoodien, sans être totalement faux (une caricature peut appuyer les traits du réel) n’est pas à même de rendre compte de la complexité et des nuances d’un pays très « pluriel » et très évolutif. Comment expliquer, par exemple, les succès de Viktor Ianoukovitch dans plusieurs régions de l’Ouest où il a convaincu un quart à un tiers des électorats. Mais qui sait- chez nous - que son « Parti des Régions » est présent partout en Ukraine où il draine des millions d’ukraïnophones qui n’ont rien de «pro» russe, ni d’ «anti» du reste, oh ! la, la, que c’est compliqué la vie !

La victoire de Ianoukovitch : pas un renversement décisif. L’écart de 3% entre les deux gagnants est trop faible pour parler de « nette victoire » de Ianoukovitch. Si Ioulia Timochenko refuse d’admettre sa défaite, la voie serait ouverte à de nouvelles confrontations, mais ni l’état d’esprit intérieur ni la mobilisation internationale ne sont plus ce qu’ils furent en 2004, le leadership étasunien des « agents oranges » ayant pavillon bas ! Vu la contestation des résultats qui a lieu et pourrait à nouveau plonger le pays dans le chaos [3], et compte tenu de l’absence de majorité parlementaire pour le nouveau Président, on peut s’attendre à une période de confusion. La division moitié-moitié du corps électoral (du pays) est de nature à prolonger la paralysie politique qui dure depuis 2004 et que la majorité des Ukrainiens déplorent, à l’heure où des solutions urgentes sont nécessaires : dégradation économique et sociale, hausse du chômage sont autrement importants, pour le commun des mortels, que les querelles de clans au sommet. Les résultats n’en indiquent pas moins des évolutions intéressantes et nous ne sommes plus dans le même scénario de polarisation qu’avec Viktor Iouchtchenko, dont les causes de « l’identité nationale » et de l’hostilité à la Russie sont en perte de vitesse et ont montré leur nuisance aux intérêts des populations de tout le pays.

Ianoukovitch fait une percée à l’Ouest

Ianoukovitch et son Parti remportent leurs plus grands succès dans les régions à majorité russophone de l’Est et du Sud : 90% à Donetsk (Donbass), 88% à Lugansk, 71% à Kharkov, 71% à Zaporoje, 73% à Odessa, 79% à Simferopôl (Crimée), 84% à Sebastopol. Le leader «régionaliste» avait reçu l’appui du Parti Communiste et d’autres formations de gauche, en très net recul au premier tour. Mais Ianoukovitch remporte également de substantiels succès dans l’Ouest ukraïnophone : 36% à Jitomir, 24% à Vinnitsa, 18% à Rovno, 41% en Transcarpatie… La Transcarpatie, la région occidentale la plus méridionale, est voisine de la Pologne, de la Slovaquie, de la Hongrie et de la Roumanie. Elle est multiethnique. Ianoukovitch l’a emporté au premier tour. Sur vérification de la carte régionale des résultats, il reste majoritaire au second tour dans plusieurs arrondissements du sud, là où il y a le plus de villages hongrois. Signe de tensions ? C’est seulement dans les régions de Galicie (Lvov, Ternopol, Ivano-Frankovsk) , traditionnels bastions du nationalisme radical antirusse et antisémite, que ses scores sont les plus faibles : inférieurs à 10%. [4]

Et Ioulia obtient également des succès à l’Est

Une remarque symétrique s’impose pour les résultats de Ioulia Timochenko. Majoritaire à l’Ouest ( de 85 à 88% dans les régions galiciennes, 81% à Lutsk, 76% à Rovno, 71% à Vinnitsa, mais seulement 51% en Transcarpatie), elle remporte également des succès remarquables à l’Est (29% à Dniepropetrovsk, 34% à Kherson, 22% à Kharkov). Les 29% à Dniepropetrovsk ne sont pas le fruit du hasard : Ioulia en est originaire, et le clan industriel de cette région est rival de celui de Donetsk que domine Ianoukovitch. Comme quoi, là non plus, le clivage « est-Ouest » ou « Russophones contre ukraïnophones ne joue pas. La ville de Kiev se partage entre 65% pour Ioulia et 25% pour Viktor Ianoukovitch, alors que cette capitale est très majoritairement russophone. Le leader de l’Est industriel et ouvrier n’y est pas reconnu par une bourgeoisie et une « classe moyenne » pourtant très attachée à la langue et à la culture russes. Ces résultats montrent qu’il faut relativiser le clivage Est-Ouest et russophone-ukraïnophone dont nous sommes coutumiers en Occident. (Russes et Ukrainiens savent très bien qu’il en va autrement !) Les Ukrainiens ont fait un vote encore partiellement motivé par les différences Est-Ouest et linguistiques (les russophones obtiendront peut-être la reconnaissance du russe comme deuxième langue officielle) mais surtout déterminé par la situation économique et sociale désastreuse du pays, la faillite de la « stratégie Iouchtchenko » et sans doute l’envie de normaliser les relations avec la Russie.

L’échec de la stratégie de «Zbigniew Brzezinski»

On a bien remarqué que, contrairement à 2004, ni les États-Unis, ni l’Union Européenne ne se sont engagés spectaculairement ni n’ont mobilisé leur puissance médiatique pour appuyer l’un ou l’autre candidat « orange ».

L’OSCE a reconnu sans tarder la validité des résultats. Le Kremlin lui-même s’est montré réservé quoique réjoui : heureux de voir gagner Ianoukovitch, il était prêt à reconnaître sa rivale, avec laquelle les relations se sont améliorées.

C’est que le rapport des forces mondiaux s’est sensiblement modifié, la question du gaz est devenue très sensible pour l’Europe, et la carte de l’orangisme et de la russophobie s’est avérée finalement contre-productive.

Ce qui est mis en échec, c’est toute la «stratégie de la tension» et du «refoulement de la Russie» qu’avaient mis en œuvre les concepteurs de la «révolution orange» Zbigniew Brzezinski («Zbig»), Madeleine Albright, Vaclav Havel, Georges Soros et les puissantes fondations américaines (dont NED) qui continuent de financer un vaste réseau d’ONG en Ukraine comme dans le reste de l’ex-URSS pour y promouvoir les «révolutions démocratiques».

Les États-Unis, très affaiblis sur d’autres fronts, en Irak et en Afghanistan, se sont abstenus cette fois d’intervenir via leurs fondations et ONG pour «mobiliser» des «orangistes» profondément désemparés. Ils paraissent momentanément hors course. Et le projet OTAN est provisoirement remisé. La mainmise sur la Crimée, position clé stratégique pour la maîtrise de la Mer Noire et du « Grand Moyen Orient » s’avère pour l’heure chimérique : la Russie a montré, face à l’attaque géorgienne d’août 2008, ce dont elle était capable. En cas d’ « otanisation » de l’Ukraine, la Crimée à majorité russe demanderait son rattachement à la Russie. C’est Moscou qui « freine » le séparatisme criméen et non la population locale.

La majorité des Ukrainiens a compris qu’en poussant au conflit avec la Russie, Viktor Iouchtchenko et ses conseillers américains faisaient courir à l’Ukraine le risque d’une désagrégation. Le «patriotisme» bien compris de l’Ukraine n’est donc pas du côté d’un nationalisme radical tel qu’inspiré par les post (et néo) fascistes galiciens. Washington ne peut d’ailleurs se permettre (financièrement, politiquement) d’ouvrir un nouveau front.

L’Administration Obama, bien que toujours «conseillée» par Zbigniew Brzezinski, a sensiblement modifié sa politique envers la Russie, dont les «services» sont indispensables dans la crise en Iran et pour la poursuite de la guerre en Afghanistan.

D’une façon plus générale, la crise économique mondiale, ses conséquences fâcheuses pour les États-Unis et dramatiques pour l’Ukraine, ne permettent plus de jouer à la «révolution démocratiqu» en ex-URSS.

C’est l’Union Européenne qui apparaît désormais comme l’interlocutrice occidentale privilégiée. Une interlocutrice certes divisée, avec un pôle favorable à la coopération avec la Russie, où l’Allemagne occupe une position en flèche, et un autre pôle incarné par la Pologne, l’ancien président tchèque Havel et les milieux intellectuels et médiatiques français qui semblent être «en retard d’une guerre américaine», ou plus proches de ce que tenta Bush que de ce que peut Obama.

Ianoukovitch, indépendamment de sa personnalité, peu charismatique, représente de fait la majorité du grand capital industriel de l’Ukraine, intéressé tant par les investissements occidentaux que par le resserrement des liens avec la Russie et la réalisation d’une zone commerciale commune des républiques slaves et du Kazakhstan. C’est sur cette double ouverture, vers l’UE et vers l’ensemble Russie-Biélorussie-Ukraine-Kazakhstan, que va se jouer le débat postélectoral.

Le 1er janvier 2012 entrera en vigueur l’Espace économique commun Russie-Biélorussie-Kazakhstan impliquant la liberté de circulation des capitaux et des travailleurs. L’Ukraine est invitée à s’y joindre ou, du moins, à s’en rapprocher. Les Russes insistent sur « l’intérêt pour l’Europe » d’encourager la formation de ce nouveau «marché commun» opérant une sorte de trait d’union entre les parties orientales (principalement la Chine) et occidentale (Union Européenne) de l’Eurasie.

Les enjeux géostratégiques restent ce qu’ils étaient : maîtrise des ressources, principalement des bassins pétroliers de la Caspienne et de Sibérie, contrôle et développement des corridors énergétiques, contrôle de la mer Noire, association ou dissociation entre la Russie et l’Ukraine – Zbigniew Brzezinski avait bien vu que là était le test principal de l’expansion de l’hégémonie étasunienne sur l’Eurasie.

On mesure à quel point, depuis les théories de Zbig sur «le grand échiquier» et le «vrai choix» (années 90 et début des années 2000) , la situation s’est modifiée, à la faveur de la montée en puissance de la Chine et des réactions « souverainistes » de la Russie, qui a su limiter son «refoulement» de l’espace caspien-caucasien et bloquer la tentative américaine de prise de contrôle des pétroles sibériens, via l’opération «Youkos- Exxon Mobil» en 2003.

Les succès remportés par la stratégie de Vladimir Poutine, y compris le nouveau tournant ukrainien, signifient aussi une défaite pour les oppositions russes – oligarchiques et politiques, de gauche comme de droite- qui soutenaient les "oranges" ukrainiens, en espérant qu’ils fassent contagion en Russie.

Que l’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, le tournant ukrainien est un nouveau signe du «retour de la Russie» sur la scène internationale et, singulièrement, dans l’espace voisin «post-soviétique» où elle cherche, sans état d’âme, à faire jouer tant les dures «lois du Marché» (dans le commerce avec les anciennes républiques soviétiques) que les vieilles recettes de la politique de force.

Reste qu’on ne voit pas très bien quelles solutions peut apporter le nouveau président ukrainien à la crise économique et sociale très profonde dans laquelle se débattent les citoyens, lassés des querelles politiques et électorales.

Aucune «révolution» n’a eu lieu en 2004, aucune réforme importante, et on serait bien en peine de trouver, dans les programmes des candidats, des différences fondamentales de choix de stratégie économique et de société.

Quel que soit le gouvernement, il devrait imposer «des mesures impopulaires» d’austérité et de restrictions des dépenses publiques, alors que le chômage et l’inflation augmentent. Les perspectives de l’Ukraine sont rien moins que riantes. Et toute opposition intelligente ou démagogique pourrait profiter de ce marasme.

Notes

[1] Marie Jego, «Le Monde», 19 janvier 2010

[2] Mathilde Goannec, «Le Soir», 10 février 2010

[3] La section de Lviv (Lwow) du «Bloc Timochenko» exige non seulement l’annulation du deuxième tour mais rien moins que « l’interdiction du Parti des Régions » de Ianoukovitch.

[4] C’est dans ces régions, notamment, que sont réhabilités et célébrés la Division Waffen SS «Galitchina» et les armées de Bandera, avec le soutien actif du président Iouchtchenko.

 

L'opposition ukrainienne a pris d’assaut la centrale nucléaire de Rovno !

 

Par La Voix de la Russie - 20/2/14 19 h. Des «manifestants pacifiques» ont pris d’assaut l’un des sites stratégiques d’Ukraine, la centrale nucléaire de Rovno.
Après la prise d’assaut de la station, ils ont occupé le bâtiment de l’administration de la centrale, ont mis le feu aux archives et endommagé le serveur informatique du site.
Ayant désormais le contrôle de la principale centrale de la région, il appartient aux manifestants de décider ce qu’ils doivent faire par la suite.

NdR : information sans suite et non confirmée...

Ukraine : Jusqu’où Vladimir Poutine peut-il aller ?

20 minutes.fr - 3/3/14

INTERVIEW - Philippe Migault, directeur de recherche à l’Iris et spécialiste de la Russie, clarifie les rôles de chacun…

Entre menaces d'isolement et main tendue, l'Occident cherchait ce lundi une solution diplomatique au conflit émergent avec Moscou. La Russie, se retrouve accusée par l'Ukraine d'avoir choisi la guerre, alors que des commandos armés pro-russes ont pris le contrôle de la Crimée. Moscou a désormais un «contrôle opérationnel complet» sur la Crimée, estime à Washington un responsable américain. Les Etats-Unis ont annoncé ce lundi qu'ils demandaient l'envoi «immédiat» en Ukraine d'observateurs de l'OSCE pour tenter de «veiller au respect de l'intégrité territoriale». Philippe Migault, directeur de recherche à l’Iris et spécialiste de la Russie, explique à 20 Minutes qui a les cartes en main pour faire évoluer pacifiquement la situation…

La situation actuelle en Crimée peut-elle dégénérer ?

Pour l’instant, les événements sont circonscrits à la Crimée, une zone russophone. Beaucoup de choses vont dépendre des autorités ukrainiennes en place à Kiev dans les semaines à venir. Si les néonazis et les ultranationalistes continuent de maintenir l’ordre dans les rues et les bâtiments officiels et si le gouvernement n’a pas d’autorité, alors les populations du Sud et de l’Est vont prendre peur. Au vu du nombre d’Hôtels de ville qui arborent d’ores et déjà le drapeau russe, on est déjà au-delà du seul cas de la Crimée. Soit le gouvernement fait le ménage, notamment sur le Maidan et offre des garanties, soit ça va s’agiter chez les pro-russes et les forces armées russes pénètreront en Ukraine, au-delà de la Crimée.

Le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, outrepasse-t-il ses prérogatives ?

Il y a eu dans le monde des précédents très regrettables, comme nos interventions en 1999 au Kosovo, l’entrée des Etats-Unis en 2003 en Iraq ou encore aujourd’hui l’utilisation de drones au Yémen ou en Somalie. Il faut d’abord commencer par respecter soi-même les principes de souveraineté nationale avant de demander à la Russie de les appliquer. En l’occurrence, cela me paraît difficile de la part des Etats-Unis de demander cela à Vladimir Poutine. Mais le président russe n’a aucun intérêt à aller plus loin qu’en Crimée. Il avance ses pions, mais il a accepté le dialogue avec la chancelière allemande Angela Merkel. La situation est sous-contrôle, en attendant un signe fort du gouvernement ukrainien.

Vladimir Poutine risque-t-il l’isolement ?

Quel isolement ? La Russie a dans son camp les Bricas (Afrique du Sud, Brésil, Russie, Inde et Chine). Au contraire, elle est loin d’être isolée économiquement. A-t-on même les moyens de cet isolement? D’éventuelles sanctions de la part des Européens reviendraient quasiment à se tirer une balle dans le pied. Enfin, la situation est compliquée car l’Ukraine n’est ni un membre de l’Otan ni de l’Union européenne (UE) et il faut bien respecter le «droit des peuples à disposer d’eux-mêmes».

La Crimée annonce qu'une brigade d'aviation s'est rangée de son côté


Par La Voix de la Russie - 3/3/14 - Le gouvernement de Crimée a annoncé que la 204e brigade d'aviation de chasse des forces aériennes d'Ukraine dotée d'avions de chasse MiG-29 et d'avions d'entraînement L-39 s'était rangée du côté des autorités régionales.

Il a été communiqué que 800 militaires déployés sur la base étaient passés dans le camps du « peuple de Crimée ». Au total 45 avions de chasse et 4 avions d'entraînement se trouvent sur l'aérodrome de Belbek, cependant seuls 4 MiG-29 et un L-39 sont en service.

Précédemment les autorités de Crimée avaient annoncé que plus de 5 000 militaires des troupes de l'Intérieur, du service de garde-frontière et des forces armées d'Ukraine étaient passés sous leur commandement.

Le nouveau pouvoir ukrainien empiète sur les droits de l'homme (Lavrov)

 

Par La Voix de la Russie - 3/3/14 - Le pouvoir ukrainien nouveau veut jouir des fruits de sa victoire pour déclencher une offensive contre les droits de l'homme et les libertés fondamentales, a déclaré le ministre des Affaires étrangères de Russie Sergueï Lavrov au cours d'une session du Conseil de l'ONU pour les droits de l'homme.

«La Rada a adopté des décisions limitant les droits des minorités linguistiques, a limogé les juges de la Cour constitutionnelle et exige que des poursuites judiciaires soient engagées à leur encontre. Des exigences ont été formulées de punir pour l'usage du russe, d'interdire les partis politiques indésirables. Toutes ces décisions ont provoqué l'indignation dans l'Est et le Sud de l'Ukraine», a dit le ministre.

Source : Stop the War Coalition

 

10 things to remember about the crisis in Ukraine and Crimea

Lindsey German

Stop the war coalition - 2/3/14 - The situation in Ukraine and the Crimea is developing into a new cold war, says Lindsey German, and the rivalry between the west and Russia threatens to explode into a much larger war than has been seen for many years.

1. Who is the aggressor ? The obvious answer seems to be that it is Russia, but that is far from the whole picture. At the end of the Cold War, as agreed with the western powers, Russia disbanded the Warsaw Pact, its military alliance. But the United States and NATO broke their word to Russia, by adding most of Eastern Europe and the Balkan states to their own military alliance, and by building military bases along Russia's southern border. Ever since the end of the Cold War in 1991, the European Union (EU) and NATO have been intent on surrounding Russia with military bases and puppet regimes sympathetic to the West, often installed by 'colour revolutions'. In military expenditure, the US and its NATO allies outspend and outgun the Russian state many times over.

2. The war in Afghanistan, now in its thirteenth year, was fought after the West lost control of its erstwhile Taliban allies, who the US had supported in order to bring down a pro-Russian regime.

3. US secretary of state John Kerry has made strong statements condemning Russia, and British prime minister David Cameron has argued against intervention and for national sovereignty. No one should take lessons from people who invaded Afghanistan and Iraq and bombed Libya. Last year, these war makers wanted to launch their fourth major military intervention in a decade, this time against Syria. They were only stopped from doing so by the unprecedented vote against military action in parliament, with MPs undoubtedly influenced by the widespread anti-war sentiment amongst the British public. Nor should we place any value on concerns for national sovereignty and international law expressed by people like Obama and Kerry, who launch illegal drone attacks against civilians in Yemen, Somalia, Pakistan and beyond.

4. United Nations secretary-general Ban Ki-moon's statement that Russia is threatening the peace and security of Europe ignores a number of questions, such as the role of western imperialism in the region -- including direct intervention in the formation of the latest Ukrainian government -- and the role of fascists and far right parties in Kiev and elsewhere in the country. As in all these situations, we need to look at the background to what is going on.

5. The European Union is not an impartial observer in this. It too has extended its membership among the east European states, expressly on the basis of a privatising, neoliberal agenda which is closely allied to NATO expansion. Its Member State foreign ministers, and its special representative Baroness Ashton, have directly intervened, seeking to tie Ukraine to the EU by an agreement of association. When this was abandoned by the former president Yanukovich, the EU backed his removal and helped put in place a new government which agreed to EU aims.

6. The United States is centrally involved. It oversaw the removal of Yanukovich, and its neocons are desperately trying to develop an excuse for war with the Russians. Neocon former presidential candidate John McCain visited Ukraine and addressed the demonstrations in Kiev. As did Victoria Nuland, assistant secretary of state for European and Eurasian affairs in the US state department. Nuland is most famous for her recently leaked phone conversation about micromanaging regime change in Ukraine, in which she declared "fuck the EU". Her husband is neocon Robert Kagan, who was co-founder of the Project for the New American Century, the ideological parent of the Bush/Blair war on Iraq.

7. The talk of democracy from the west hides support for far right and fascist forces in the Ukraine. They have a direct lineage from the collaborators with the Nazis from 1941 onwards who were responsible for the murder of hundreds of thousands of Jews. Jewish sources in Ukraine today express fear at the far right gangs patrolling the streets attacking racial minorities. Yet the western media has remained all but silent about these curious EU allies.

8. The historical divisions within Ukraine are complex and difficult to overcome. But it is clear that many Russian speakers, there and in the Crimea, do not oppose Russia. These countries have the right to independence, but the nature of that independence is clearly highly contested. There is also the reality of potential civil war between east and west Ukraine. The very deep divisions will only be exacerbated by war.

9. Those who demand anti-war activity here in Britain against Russia are ignoring the history and the present reality in Ukraine and Crimea. The B52 liberals only oppose wars when their own rulers do so, and support the ones carried out by our governments. The job of any anti-war movement is to oppose its own government's role in these wars, and to explain what that government and its allies are up to.

10. The crisis in Ukraine has much to do with the situation in Syria, where major powers are intervening in the civil war. The defeat for intervention last year has infuriated the neocons. They are determined to start new wars. After the US failures in Afghanistan, Iraq, Libya and Syria, the neocons are looking for a defeat of Russia over Ukraine, and by extension, China too. The situation is developing into a new cold war. The rivalry between the west and Russia threatens to explode into a much larger war than has been seen for many years.

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Photo : RIA Novosti

 

Ukraine : la Russie diabolisée

 

Par La Voix de la Russie - 4/3/14 - La grande masse des médias occidentaux s'accordent à dire que c’est la Russie qui provoque la guerre en Ukraine. «Les Occidentaux sont pris de court par l'agressivité du Kremlin, son mépris de la souveraineté ukrainienne», écrit Pierre Avril dans Le Figaro du 2 mars dans une habituelle tirade anti-russe bien connue à la rédaction.

BHL et maintenant le fils de Glucksmann occupent le terrain médiatique durant des heures pour convaincre les Français que la Russie est le pays qui est l'agresseur. Rares sont les experts sur la Russie qui viennent mettre un poids dans la balance de la propagande médiatique. En Ukraine, tout s'enchaîne très rapidement. Un même peuple est poussé par l'Otan, l'Union européenne, les USA dans une guerre fratricide. L'Europe est menacée par le changement de peuple et les élites ne pensent qu'à en découdre avec Moscou en poussant des Européens à s'entre-tuer. Les Français, qui ne veulent plus de cette Europe, doivent être solidaires de la Russie et ne pas prendre pour argent comptant les informations de leurs médias.

Rare expert. John Laughland disait en janvier 2014 que «L'Europe et les États-Unis ont allumé le feu en Ukraine. Je ne vois absolument pas où est le chantage de la Russie dans cette affaire. La Russie n'a fait aucune pression sur l'Ukraine dans quelques sens que ce soit. C'est plutôt le contraire, c'est l'Union européenne qui a fait du chantage sur l'Ukraine. On a parlé de menaces et de chantage russes, je voudrais bien que vous me donniez un exemple. Je pense au contraire que la position de la Russie est une position de non ingérence. Il serait très souhaitable que l'Europe pratique aussi une telle politique. La raison de la radicalisation en Ukraine est cette ingérence européenne et américaine ». John Laughland faisait déjà un parallèle entre la guerre en Syrie et la situation en Ukraine en expliquant que les États-Unis ont soutenu des forces extrêmement violentes qui leur échappent.

D'autres exemples du passé. Pour supprimer l'influence russe dans les anciens territoires de l'Union soviétique, Bruxelles a recours à la collaboration avec les partis politiques néo-nazis. Vaira V??e-Freiberga l'ex-présidente de la Lettonie de 1999 à 2007, a soutenu les défilés des anciens soldats SS lettons à Riga. Vaira V??e-Freiberga a été soutenue par l'Union européenne et a été récompensée en 2007 par les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne qui l'ont nommée vice-présidente du groupe de réflexion sur l'avenir de l'Europe 2020-2030. Ce groupe doit proposer des recommandations pour l'avenir du projet européen à l'horizon 2020 dans le cadre institutionnel du traité de Lisbonne. Dans les pays baltes, l'Histoire est réécrite. Dans les musées sur la Seconde Guerre mondiale, l'Union soviétique est présentée comme l'agresseur et le colonisateur tandis que troupes du Reich allemand sont encensées. Le but était de chasser les Russes du pays. A la suite de la chute de l'URSS, un vaste mouvement pro-Bruxelles avec des drapeaux européens a investi les pays baltes. Les monuments à la gloire de l'Armée rouge ont été démontés. L'Union européenne a financé les mouvements séparatistes et soutenu les lois interdisant aux russophones d'occuper des emplois dans l'administration. « La Russie n'a agressé personne sur une période de 25 ans et surtout refusé de mener des guerres pour le compte de l'Otan. L'Ouest a utilisé de manière ignoble et avec agressivité sa supériorité soudaine avec la fin de l'Union soviétique en menant des guerres », explique Christoph Hörstel, conseiller politique et reporter de guerre. Christoph Hörstel a démissionné de la télévision allemande ARD, considérant que la rédaction l'empêchait de faire son travail journalistique et participait à désinformer les auditeurs.

Contradictoire. Depuis 2001, le Bundestag tente d'interdire le NPD. Son interdiction a été à deux reprises un échec car parmi les chefs du NPD se trouvaient des agents des services secrets allemands. Dans les cas du NPD et du parti néo-nazi ukrainien, nous avons la preuve que les officines occidentales sont infiltrées dans les mouvements néo-nazis pour manipuler les gens et surtout des jeunes et des patriotes en mal d'avenir. Pendant que Berlin s'est efforcé d'interdire le NPD, la capitale allemande et Bruxelles ont maintenu leur soutien aux mouvements néo-nazis dans les pays baltes dans le but de chasser les Russes. Aujourd'hui, c'est la même stratégie qui est employée en Ukraine. Les néo-nazis ukrainiens qui sont soutenus par Bruxelles ne cachent pas leur affiliation aux divisions SS comme la division Vicking en ressortant au grand jour les symboles et les revendications de la guerre. L'Union européenne et les États-Unis condamnent fermement la réaction russe mais pas les milices néo-nazies qui se revendiquent du chef nazi Stepan Bandera. N

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Photo : EPA


Personne n'a annulé le droit des peuples à l'autodétermination (Lavrov)

 

Par La Voix de la Russie -15-3-14 - Le secrétaire d'État des États-Unis John Kerry n'a formulé aucune menace envers la Russie lors des négociations avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ce vendredi à Londres. C’est ce qu’a affirmé le chef de la diplomatie russe aux journalistes, en soulignant que les partenaires de la Russie comprennent le fait que ces sanctions sont contre-productives.

En commentant les résultats attendus du référendum en Crimée, le ministre a indiqué : « Il est inutile de continuer de spéculer. Il faut attendre les résultats. Personne n’a annulé le droit des peuples à l'autodétermination. C’est mentionné dans la Charte des Nations Unies.»

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Un drone américain a été intercepté en Crimée

Photo : EPA

Par La Voix de la Russie -14-3-14 - Un drone de reconnaissance et de frappe américain a été intercepté dans le ciel de Crimée, a rapporte ce vendredi la société Rostech.

«Le drone MQ-5B, à en juger par l'étiquetage sur les côtés, faisait partie du groupe de la brigade américaine numéro 66 des renseignements militaires américains, déployée principalement en Bavière», précise le site Internet de la société.

Selon certaines sources, la brigade a été transférée dans la ville ukrainienne de Kirovograd, d’où les drones américains réalisent des missions de reconnaissance en Crimée et dans les régions frontalières de la Russie.


La russie aurait intercepté un drone américain


Le groupe russe d'armements Rostec a affirmé vendredi qu'un appareil américain de reconnaissance avait été intercepté à haute altitude au-dessus de la Crimée.


Lessentiel.lu/AFP- 14-3-14- La Russie a indiqué vendredi avoir intercepté un drone militaire américain au-dessus de la Crimée.

«Le drone volait à environ 4 000 mètres d'altitude et était pratiquement invisible du sol. Il a été possible de rompre la liaison avec ses opérateurs américains grâce à un complexe de lutte radio-électronique Avtobaza», a précisé le groupe public russe d'armement Rostec. L'appareil a effectué une descente et «est tombé pratiquement intact entre les mains des forces d'autodéfense» de Crimée, ajoute Rostec, qui indique être le constructeur du système de lutte électronique utilisé, mais ne précise pas qui l'a utilisé.

«Le drone MQ-5B faisait partie, à en juger par son numéro d'identification, de la 66e brigade américaine de reconnaissance militaire, basée en Bavière», indique encore Rostec, qui a publié une photo de l'appareil sur son site. Le communiqué n'était cependant plus disponible en début de soirée. La photographie montrait un drone en vol en gros plan, armé de deux petits missiles, et non les débris de l'appareil au sol après son interception présumée. Le communiqué présentait l'appareil comme un drone de «reconnaissance et de frappe».

La Crimée héberge à Sébastopol la flotte russe de la mer Noire. Des milliers d'hommes en armes, présumés être des militaires russes, se sont déployés fin février dans ce territoire où Moscou soutient la tenue d'un référendum dimanche sur le rattachement à la Russie, après l'arrivée au pouvoir à Kiev d'une coalition pro-occidentale.

 

 

Échec et mat : Les protestations de Washington et de l’UE
contre le référendum en Crimée sont indécentes et pathétiques

 

Par François Asselineau


Agoravox - 17/3/14 - La journée du 16 mars 2014 a été marquée par la tenue sans encombres du référendum en Crimée. Environ 1,515 million d'électeurs étaient invités à choisir entre deux options :

"Souhaitez-vous le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie en qualité de sujet fédéral ?"
ou "Êtes-vous pour le rétablissement de la Constitution de la République de Crimée de 1992 et du statut de la Crimée au sein de l'Ukraine ?".
Cette question double - passée sous silence par les grands médias occidentaux - faisait référence à une série de faits méconnus par nos concitoyens et qui sont pourtant d'une grande importance pour bien comprendre la situation dans sa globalité.

À savoir :

a) - que la Crimée, qui était russe depuis la Grande Catherine au XVIIIe siècle, avait été donnée par la République Socialiste Soviétique de Russie à la République Socialiste Soviétique d'Ukraine en 1954 par une décision de Khrouchtchev ;
b )- qu'après le démantèlement de l'URSS en 1991, la Crimée était restée au sein de la nouvelle Ukraine indépendante, mais y avait reçu le statut de république autonome. Conformément à sa première Constitution de 1992, la Crimée définissait ses relations avec l'État ukrainien sur la base d'accords bilatéraux.
c) - que la Rada suprême (parlement ukrainien) avait aboli en mars 1995 la Constitution de 1992, supprimant ainsi de facto l'autonomie de la Crimée.
Les résultats du référendum montrent que le rattachement à la Russie a fait l'objet d'un raz-de-marée, avec 96,6 % des votants en sa faveur et 83,71% de participation, conformément d'ailleurs à ce que tous les observateurs et spécialistes de la région anticipaient.

Ce sont ainsi 80% des électeurs inscrits en Crimée qui ont fait la démarche active d'aller voter en faveur du rattachement de la Crimée à la Russie, et cela alors même que certaines organisations tatares avaient appelé à l'abstention.

Ce résultat attendu - qui semble avoir été obtenu dans des conditions électorales non sujettes à caution - a suscité une réaction immédiate de la Maison Blanche. Le porte-parole de l'exécutif américain Jay Carney a indiqué dans un communiqué que les États-Unis «rejettent ce référendum qui a eu lieu aujourd'hui», qui «était contraire à la Constitution ukrainienne, et organisé sous des menaces de violences de la part de la Russie.»

[http://www.romandie.com/news/n/_Crimee_Washington_rejette_le_referendum_denonce_l_attitude_de_Moscou18160320141956.asp?]

Cette déclaration officielle de la présidence des États-Unis est l'occasion de rappeler quelle fut l'attitude de Washington dans des cas semblables antérieurs.

Je ne rappellerai pas ici les cas du démantèlement de la Yougoslavie, et notamment de l'indépendance du Kosovo, car ils sont assez bien synthétisés dans un article récent publié sur le site du Huffington Post. Je me contente donc d'y renvoyer les lecteurs [http://www.huffingtonpost.fr/2014/03/16/referendum-crimee-histoire_n_4950521.html]

En revanche, je crois utile de rappeler ici ce que fut l'attitude de Washington dans l'affaire - d'ailleurs bien plus récente - du référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan, organisé en janvier 2011, voici 3 ans.

Ce rappel est d'autant plus intéressant à faire que John Kerry, à l'époque Sénateur démocrate du Massachusetts et président la Commission des affaires étrangères du Sénat, était sur le devant de la scène pour apporter tout le soutien des États-Unis au... référendum organisé dans la seule province sécessionniste du Sud-Soudan.

Janvier 2011 : JOHN KERRY APPORTE TOUT LE SOUTIEN DES ÉTATS-UNIS AU RÉFÉRENDUM SUR LA SÉCESSION DU SUD-SOUDAN DU SOUDAN

Ce soutien américain au référendum des sécessionnistes du Sud-Soudan a été bien retracé dans le reportage consacré par le très sérieux journal américain "Boston Globe" au voyage de John Kerry au Sud-Soudan en janvier 2011, que je présente ci-après :

[Attention ! La traduction de l'article américain a été faite par mes soins et je la présente donc avec les réserves d'usage. Je renvoie le lecteur intéressé au texte original :

http://www.boston.com/news/world/africa/articles/2011/01/10/kerry_hails_peaceful_independence_vote_in_southern_sudan]

Kerry salue le vote pacifique pour l'indépendance du Sud-Soudan
— Article du Boston Globe du 10 janvier 2011 —

Le sénateur John Kerry, qui a travaillé pendant des mois pour empêcher qu’éclate une nouvelle guerre civile au Soudan, est allé dans le sud du Soudan constater les files de millions de personnes attendant de voter pour la création d'un pays indépendant, dans le cadre d’un référendum largement pacifique - et historique.

Kerry, qui préside la Commission des affaires étrangères du Sénat, a déclaré dans d'un entretien téléphonique qu’« être présent à la naissance potentielle d'une nation et voir l'exubérance, l'émotion et la gratitude des gens du terrain, c'est très spécial ». « Vous ne pouvez pas m'empêcher d'être touché par cela. Cela m'a rendu fier de ce que notre pays a fait pour que cela se produise. »

Le démocrate du Massachusetts a voyagé trois fois au Soudan depuis octobre, relayant les messages soigneusement formulés de l'administration du président Obama visant à conjurer une nouvelle flambée de violence. Un conflit vieux de plusieurs décennies entre le nord et le sud a déjà coûté la vie à près de 2 millions de personnes.

Jusqu'à présent, il semble que les efforts de Kerry - avec le travail d'autres émissaires venus des États-Unis, d’Europe et d’Afrique - ont marché. Malgré quelques escarmouches dans la ville frontalière d'Abyei, les terribles mises en garde sur une possible explosion des tensions ethniques semblent avoir été exagérées.

Le référendum prévu pour durer une semaine a commencé, malgré les affirmations de certains analystes sur son insuffisance de préparation.

«Ils ont eu tout faux» a déclaré Kerry par téléphone depuis Jérusalem, où il s'est arrêté pour dîner avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sur son chemin de retour à Washington.

Une grande partie des efforts de Kerry au Soudan ont porté sur la présentation de mesures incitatives offertes par l'administration Obama aux dirigeants arabes du nord ; lesquelles comportent le retrait de l'État soudanais de la liste des États soutenant le terrorisme, afin de les encourager à accepter la perte d'un tiers de leur territoire et une partie importante de leur pétrole. Hier, Kerry envisageait avec optimisme que la possibilité de reprise de la guerre ait été évitée.

« Je pense que le jugement fondamental à la fois du Nord et du Sud est que la guerre ne profitera à aucun des deux » a-t-il dit. Mais il a reconnu que des questions épineuses demeurent, comme la délimitation des frontières, la fixation des critères de citoyenneté, et le partage des revenus du pétrole.

« Il y a des risques de malentendu, d’erreurs, de mauvaises politiques », a-t-il dit.

Kerry a dit que le succès du référendum dans le sud est en mesure de changer la dynamique de toute la région déchirée par la guerre, de même qu’au Darfour, cette région de l'ouest du Soudan où une insurrection séparatiste contre Khartoum a été écrasée par les milices arabes, soutenues par le gouvernement qui a lancé des campagnes d'extermination largement assimilables à un génocide.

Il a déclaré que le vote pacifique dans le sud pourrait renforcer la paix au Darfour, donner un élan aux négociations de paix, et aider la communauté internationale à isoler ceux qui traînent les pieds pour signer un accord de paix.

« Je crois que le Darfour peut être résolu », a déclaré Kerry, qui s'est rendu dans la région troublée vendredi.

Hier, Kerry a souligné ce moment historique dans un discours où il a cité les Saintes Écritures dans la cathédrale bondée de Juba, capitale du Sud-Soudan, cette région de la taille du Texas qui est en passe de devenir le plus jeune pays du monde.

«En tant que catholique et personne de foi, et en tant que personne impliquée dans la vie publique, je ne peux pas m'empêcher de penser à la pertinence de ce qui nous amène ici , à ce lieu de culte, et ce qui nous amène à relever le défi de la construction d'une nation» a-t-il lancé devant la foule toute entière debout.

Kerry est arrivé au Soudan mardi et a passé deux jours avec les dirigeants de Khartoum, la capitale du nord essentiellement arabe, qui a essayé d'imposer la loi islamique sur le Sud principalement chrétien et animiste. Toujours diplomate, Kerry a rendu hier hommage aux dirigeants du nord, en déclarant : « Dans une certaine mesure, le nord a su rester à l’écart du chemin critique ».

Hier matin, Kerry a visité le mausolée de John Garang, le chef rebelle du sud qui avait développé un projet démocratique pour le Soudan et qui fut tué dans un accident d'avion en 2005, à Juba. Puis il a visité les bureaux de vote, et parlé aux gens qui avaient fait la queue toute la nuit pour voter. À la cathédrale Kator, il s'est assis à côté de Salva Kiir, le président du Sud-Soudan, et lui a donné un chapeau de cow-boy.

« Bonne chance à vous tous et bon vent sur le voyage à venir » a-t-il dit à l'auditoire.

Mars 2014 : JOHN KERRY ANNONCE QUE LES ÉTATS-UNIS CONDAMNENT LE RÉFÉRENDUM SUR LA SÉCESSION DE LA CRIMÉE DE L'UKRAINE, ET QU'ILS N'EN RECONNAÎTRONT PAS LES RÉSULTATS

Trois ans après, le changement de posture du Tartuffe John Kerry - devenu secrétaire d'État américain entretemps - est complet.

Il ne s'agit plus du Sud-Soudan mais de la Crimée. Mais il s'agit, dans un cas comme dans l'autre, d'un référendum sécessionniste décidé par une partie du territoire d'un État souverain contre la volonté de ses autorités centrales.

Or, cette fois-ci, cette procédure, que John Kerry approuvait si hautement «en tant que catholique et personne de foi, et en tant que personne impliquée dans la vie publique» dans la cathédrale de Jouba lorsqu'elle survenait au Sud-Soudan, ne trouve soudain plus du tout grâce à ses yeux.

Vendredi 14 mars, il a en effet précisé publiquement depuis Londres, où il rencontrait le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov, que :

«les États-Unis qualifient d'illégitime le référendum sur le statut politique de la république ukrainienne de Crimée prévu pour le 16 mars et promettent de sanctionner la Russie en cas de tenue.

Les États-Unis ont une position claire concernant ce référendum : nous considérons qu'il est contraire à la Constitution, aux normes internationales et qu'il est illégitime. Nous ne reconnaîtrons pas les résultats du référendum.»

Arrêtons-nous un instant sur ces deux affirmations, qui rendraient «illégitime» le référendum en Crimée :

a) Le référendum en Crimée serait «contraire aux normes internationales» ?
Venant de Washington, cet argument est aussi risible qu'odieux d'hypocrisie.

En quoi le référendum d'indépendance au Kosovo (indépendance ardemment soutenue par Washington) - province serbe que la moitié des États de la planète continuent de refuser de reconnaître diplomatiquement - était-il davantage compatible avec les « normes internationales » ?
En quoi la guerre en Irak, décidée par Washington en 2003 sans l'accord du Conseil de Sécurité des Nations-unies, et sur le motif mensonger de la détention d'armes de destruction massive par Saddam Hussein, était-elle davantage compatible avec les « normes internationales » ?
En quoi la détention de prisonniers dans la prison américaine de Guantanamo, sans jugement depuis 12 ans, est-elle davantage compatible avec les « normes internationales » ?
En quoi l'espionnage généralisé du monde entier, que ce soit les gouvernements et leurs administrations ou des centaines de millions d'êtres humains, est-il davantage compatible avec les « normes internationales » ?
Etc.
b) Le référendum en Crimée serait « contraire à la Constitution [ukrainienne] » ?

Là aussi, l'argument de Washington est d'une hypocrisie révoltante.

Rappelons que le coup d'État organisé à Kiev par Washington, avec les activistes néo-nazis de Svoboda et de Pravy Sektor, était totalement inconstitutionnel. Le renversement du président ukrainien Viktor Ianoukovich a violé l'article 111 de la Constitution ukrainienne, qui prévoit que la Cour Constitutionnelle doit se prononcer sur les accusations de haute trahison. En outre, la majorité des 3/4 est requise.

En vertu de quoi les dirigeants de Washington - qui ont violé au passage le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un autre État posé par l'article 2 de la Charte des Nations-unies - peuvent-ils avoir l'audace de demander aux autorités de la Crimée de se conformer à des règles de droit constitutionnel qu'ils ont eux-mêmes pris l'initiative de piétiner ?

LE "2 POIDS - 2 MESURES" DE WASHINGTON ET DE L'UE N'EST FONDÉ QUE SUR LE CYNISME ET L'HYPOCRISIE

Bien entendu, le "2 poids 2 mesures" de John Kerry sur le référendum au Sud-Soudan et sur le référendum en Crimée a des explications. Des explications où les intérêts géopolitiques les plus cyniques prennent évidemment le pas sur les leçons de morale odieuses derrière lesquelles elles tentent de se dissimuler.

S'agissant du Sud-Soudan, Washington voulait absolument obtenir la partition du Soudan, le plus grand pays d'Afrique, depuis que le régime d'Omar El-Bechir s'était proclamé islamiste et représentait une menace potentielle pour la sécurité d'Israël, à la manœuvre derrière (Ce n'est pas un hasard si l'article du Boston Globe, rapporté ci-dessus, souligne que John Kerry était revenu du Sud-Soudan en passant par Jérusalem). À cette stratégie régionale s’ajoutait un intérêt énergétique majeur puisque la partition du Soudan permettait au nouvel État du Sud-Soudan d'hériter d'environ 70%, des gisements de pétrole. Comme ce nouvel État ne devait sa naissance qu'à la volonté américaine, le calcul de Washington était de mettre la main sur cette manne pétrolière.
On notera au passage que les prophéties idylliques faites par John Kerry en 2011 au Sud-Soudan se sont transformées en sinistre cauchemar.

Trois ans après, le Sud-Soudan est en train de sombrer dans la guerre civile et le désastre total. Depuis la mi-décembre 2013, des centaines de personnes ont été tuées dans les combats qui opposent la rébellion de l'ancien vice-président Riek Machar, limogé en juillet, et l’armée sud-soudanaise et des dizaines de milliers de civils ont fui les violences.

Un désastre récent et peu connu de la diplomatie américaine. Comme le titre cet article du Monde du 20 décembre 2013, « Le Soudan du Sud est au bord de la guerre civile ». C'est une bonne illustration de ce que valent les prophéties lyriques et les leçons de morale de Washington, qui ne recouvrent généralement que des calculs du cynisme le plus sordide.

S'agissant de l'Ukraine et de la Crimée, Washington veut poursuivre sa stratégie d'encerclement de la Russie que j'ai maintes fois expliquée dans mes conférences et qui est expliquée sans ambages dans le livre de Zbigniew Brzezinski intitulé Le Grand Échiquier.
Les dirigeants américains voulaient absolument préserver l'unité de l'Ukraine - et s'indignent ici de l'idée d'une partition, qu'ils ont au contraire organisée au Soudan ! - dans l'espoir qu'une Ukraine unifiée, entrée dans l'UE et dans l'OTAN, finirait par chasser la Russie de la Crimée. Ce qui serait revenu à priver à terme la flotte militaire russe de facilités stratégiques et d'installations essentielles puisque le port de Sébastopol constitue le seul accès maritime de la Russie aux mers chaudes.

CONCLUSION : LE RÉFÉRENDUM EN CRIMÉE EST UN NOUVEAU SIGNE DU DÉCLIN RELATIF DE LA TOUTE PUISSANCE AMÉRICAINE (ET DE L'UE)

En fait, le référendum en Crimée - et l'annonce immédiate du rattachement effectif de la Crimée à la Russie dès lundi 17 mars - témoigne à la fois du triomphe de la diplomatie russe et de l'échec cinglant des plans mirobolants édifiés par les demi-dingues du Pentagone et du Département d'État américain.

Bien entendu, Washington a laissé entendre, dès les résultats connus, que l'on allait voir ce que l'on allait voir. Et ses satellites otanisés, ligotés dans la prétendue « construction européenne », ont poussé des cris d'orfraie impuissants, à la manière d'un sérail d'eunuques tombant en pâmoison devant une maladie de leur maître.

Tout ce petit monde nous annonce des mesures de rétorsion à grand son de trompe. Mais la montagne a de bonnes chances d'accoucher d'une souris, tant les mesures de contre-rétorsion russes qu'elles provoqueraient risqueraient d'avoir un impact bien plus fort contre une Europe déjà en pleine débandade. Et cela d'autant plus que le score de 95% de votants en faveur du rattachement à la Russie, doublé d'une forte participation, sont quand même des données du monde réel qu'il est difficile de passer par pertes et profits...

En bref, le masque est en train de tomber : l'Occident, complètement dominé par une oligarchie atlantiste demi-folle et plombé par une crise économique, sociale, financière et morale sans précédent, a joué. Et l'Occident a perdu. Échec et mat.

Les protestations de Washington et de ses larbins européistes contre le référendum en Crimée sont a la fois indécentes - par leur cynisme et leur hypocrisie -, et pathétiques, par la fureur impuissante qu'elles trahissent.

C'est un nouveau symptôme du déclin relatif - mais irrésistible - de la toute puissance américaine.

François ASSELINEAU

Crimée : Non ! La Communauté Internationale n’est pas unanime


Par Le Kergoat

 

Agoravox - 19/3/14 - Suite à la réunification de la Russie qui vient de récupérer la Crimée, territoire donné pour des raisons que seul Karl Marx connaît à l'Ukraine en 1954, nous entendons matin midi et soir moult experts nous expliquer que la condamnation de la "Communauté Internationale" est unanime !
Et de repasser en boucle les réactions de MM. Obama, Hollande et Cameron et de Mme Merkel.
Qu'en est-il vraiment ? Que pense réellement la Communauté Internationale ?

N'en déplaisent aux bienpensants, la Communauté Internationale ne se résume pas à l'ensemble Union Européenne-Etats Unis, plus quelques satellites douteux comme la Turquie.

L'Union Européenne plus les Etats-Unis plus leur allié d'Ankara représentent grosso-modo 900 millions d'habitants.

C'est pas mal, mais dans un monde de 7 milliards d'habitants, cela représente environ 12 ou 13% de la population mondiale.

12 ou 13% de la population de la Terre, celà ne fait pas une "Communauté Internationale" !

Alors comment réagit, réellement, à la Crise Ukrainienne, à la réunification de la Russie, la communauté internationale ?

Eh bien... pas si mal que ça ! En tout cas, on est plutôt assez loin des positions occidentales !

A tout seigneur tout honneur, commençons par la Chine. Ah ! Ce n'est pas une démocratie me dira-t-on... certes. La Chine n'est peut être pas une démocratie, mais elle ne s'est pas répandue en mensonges grotesques pour envahir l'Iraq ! Au niveau de la Politique Internationale, la Chine est tout... sauf un va-t-en-guerre.

Dans l'affaire ukrainienne, la Chine est très sévère... avec l'Occident. La Chine considère que la responsabilité de l'Occident est lourde. Non pour ne pas avoir contrer la Russie mais pour avoir clairement magouillé là bas, comme en Syrie pour des résultats au final... désastreux.

Bref, la Chine, qui, Tibet et Sin Kiang (ouest turcophone et musulman de la Chine) obligent, serait plutôt tentée de sacraliser, non l'intégrité territoriale, mais les frontières internationalement reconnues des états, ne soutient pas du tout l'Occident.

La Chine, à l'ONU, s'est abstenu lors d'un vote condamnant l'indépendance de l'Ukraine. Sachant qu'elle n'a jamais reconnu le Kosovo, cette astention, contrairement à ce que claironnent nos media est plutôt bienveillante vis à vis de la Russie. Pékin aurait été tout à fait dans son bon droit, et dans une logique irréprochable en disant : "Nous condamnons les indépendances de la Crimée comme du Kosovo".

La Chine 1 milliard et demi d'habitants ne suit pas l'Occident dans sa condamnation de la Russie.

Vous avez dit Communauté Internationale ?

Mais c'est pas fini !

L'Inde, 1 milliard d'habitants, plus peuplée, une fois et demi que l'ensemble UE-Etats Unis soutient... la Russie.

Nous en sommes à 2 milliards 500 millions d'êtres humains qui appartiennent à des pays qui ne soutiennent pas l'Occident dans l'affaire ukrainienne.

Et là, manque de chance pour les champions de la démocratie qui villipendent Russie et Chine, l'Inde est incontestablement une démocratie !

Vous avez dit Communauté Internationale ?

Plus loin, nombreux sont les autres pays émergeants ou comptant, qui adoptent une attitude plutôt neutre, citons : l'Afrique du Sud, qui ne prend pas parti, l'Amérique du Sud où les réactions sont très mitigées. L'Indonésie, petit pays de 250 millions d'habitants et de 2 millions de kilomètres carrés (quatre fois la France) a été félicitée par la Russie, pour sa retenue dans la crise.

Par charité chrétienne pour les "défenseurs du Droit International" made in USA, je passe sur les réactions de l'Iran ou d'alliés fidèles de la Russie comme l'Arménie.

Alors où est-elle la Communauté Internationale ?

La vérité est que la Fédération de Russie est dans son bon droit en récupérant son territoire historique qui lui fut ôté on ne plus arbitrairement par Krouchtchev, et que, le monde n'étant pas peuplé d'imbéciles, la plupart des pays comprennent celà très bien.

L'Histoire aussi a ses Droits. Les Chinois le savent bien qui récupèreront un jour l'île de Taïwan aussi inaliénable à la Chine que la Crimée à la Russie nonobstant les états d'âmes des Occidentaux !

Les Chinois peuvent voir l'affaire de la Crimée comme une répétition de ce qui se passera à Taïwan...

Les Occidentaux sont trop occupés par leurs propres problèmes intérieurs, ce qui explique leur attitude très agressive, et très isolée quoiqu'ils en disent, vis à vis de la Russie.

Les délires idéologiques mondialistes auxquels s'oppose la Russie sont là ; ainsi que leur expression politique et économique : ce vaste Traité de libre échange transatlantique, négocié derrière notre dos en toute opacité sans aucun débat ni vote pendant que nos gouvernements nous abreuvent jusqu'à la lie de discours pontifiants et à vrai dire un peu ridicules, sur la Démocratie !

Détacher la Russie de l'Allemagne, son partenaire traditionnel, renforcer l'emprise des Etats-Unis sur l'îlot occidental de la planète, là sont les véritables motivations des réactions anti-russes (russophobes ?) d'un Occident qui ne représente certaiement pas la Communauté Internationale, mais seulement lui-même.

Nous regretterons juste que par ce comportement très égoïste et à courte vue, l'Occident divorce encore une fois de ses frères Orthodoxes, de ces Chrétiens d'Orient qui partagent son Histoire.

Commentaires

Par Wesson (19/3/14)

De toute manière, au train ou vont les choses, le gouvernement de Maidan ne sera même plus approchable dans à mon avis quelques semaines à peine.

Car pendant que on fait voter le peuple en Crimée, on force les patrons de chaine à démissionner en Ukraine, à coup de gnons. (et en plus, mon lien c’est pas du RT, c’est du Euronews qui fait partie du poutine-bashing médiatique)

C’est donc le député responsable de la liberté d’expression au parlement Ukrainien (ça ne s’invente pas) et membre du parti Svoboda qui s’est invité avec quelques amis dans le bureau du directeur de la télévision publique Ukrainienne, lui reprochant d’avoir diffusé la veille au soir un reportage montrant la cérémonie de la signature par Poutine du traité reconnaissant la Crimée comme faisant partie de la Russie.

Après lui avoir distribué quelques torgnoles, ces grands démocrates l’assoient sur son siège et lui présentent rageusement une feuille blanche sur laquelle il est sommé d’écrire sa lettre de démission. Puis, notre amoureux de la démocratie exhibe fièrement cette démission spontanée sur son Facebook.

Et petit à petit on prends la mesure du progressisme du gouvernement de Kiev à l’aune des décisions qu’ils prennent :
* rétablissement de la peine de mort pour les ennemis de l’état
* Interdiction du parti communiste et du parti socialiste progressiste d’Ukraine
* Rupture des relations diplomatiques avec la Russie et avec quelques autres états
* Interdiction de diffusion de toute chaine étrangère (50% des chaines Russophones ont été contrainte à cesser d’émettre, les autres doivent suivent)
* Demande officielle de rejoindre l’OTAN et demande de soutient militaire et d’envoi d’armes

Et il y a une mesure qui me fait tout particulièrement sourire :
* Multiplication par 12 du montant du droit de passage du gaz Russe, sous la menace de couper purement et simplement la fourniture de gaz à l’Europe

Si ils font seulement mine de vouloir sérieusement mettre en œuvre cette dernière mesure, je crois que ça en sera fini de leur ambitions Européennes, et pour un très très long moment.

Par Anaxandre (19/3/14)

Les ventriloques sont tout simplement le camp atlanto-sioniste auto-proclamé « communauté internationale » dont le porte-étendard est Washington.

Le camp libéral a besoin d’ennemis pour se survivre à lui-même et ne pas succomber bientôt à son essence mortifère (et éviter ainsi de se transformer en dictature franche) : ici un islam radical savamment développé et entretenu, là une Russie qui représente de plus en plus une quatrième voie (schématiquement : une liberté circonscrite autour de valeurs supérieures), nouveaux ennemis d’un monde occidental sans but et sans âme entièrement voué au Dieu Marché.

Par Tartine et Voltaire

Annexion est le leitmotiv !! Jamais je n’ai entendu pareille supercherie !! annexion malgré le referendum ! c’est grave quand même ! La gauche de Fabius n’a pas vieilli d’un iota, on se croirait en pleine première guerre du golfe, sauf que là, on a ni le poivrot d’eltsine en face et moins encore l’ex« dictacteur pendouillé par la dynastie bushienne » ! Quelle honte ces journaleux !! j’espère après çà un ras de marée de dépôts de bilan parce qu’à mon avis, leur chiffres d’affaires va encore prendre une de ces dégringolade !

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Photo : EPA

 

Allocution du Président Vladimir Poutine sur l’intégration de la Crimée à la Russie

 


Par La Voix de la Russie -18 mars 2014 – Kremlin, Moscou

Vladimir Poutine s’est adressé aux députés de la Douma, aux membres du Conseil de la Fédération, aux délégués des régions russes et aux représentants de la société civile au Kremlin.


Président Vladimir Poutine : Bonjour, chers membres du Conseil de la Fédération et députés de la Douma ! Les représentants de la République de Crimée et de la municipalité de Sébastopol sont ici parmi nous, citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol ! (Standing ovation)

Chers amis,

Nous sommes réunis ici aujourd’hui au sujet d’une question d’une importance vitale, d’une portée historique pour nous tous. Un référendum a été organisé en Crimée le 16 mars, dans le plein respect des procédures et des normes démocratiques internationales en vigueur.
Plus de 82% de l’électorat a pris part au vote. Plus de 96% des votants se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. (Applaudissements)
Pour comprendre la raison d’un tel choix, il suffit de connaître l’histoire de la Crimée et ce que la Russie et la Crimée ont toujours signifié l’une pour l’autre.
Tout en Crimée évoque notre histoire et notre fierté communes. Là s’y situe l’ancienne Chersonèse Taurique, où le Grand-prince Vladimir Ier a été baptisé. Son exploit spirituel, à savoir l’adoption du christianisme orthodoxe, a prédéterminé les bases globales de la culture, de la civilisation et des valeurs humaines qui unissent les peuples de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie. Les tombes des soldats russes, dont la bravoure a permis l’intégration de la Crimée à l’Empire russe, se trouvent également en Crimée. La Crimée, c’est aussi Sébastopol, une ville légendaire ayant une histoire exceptionnelle, une forteresse qui constitue le lieu de naissance de la Flotte russe de la mer Noire. (Applaudissements). La Crimée, c’est Balaklava et Kertch, Malakhov Kurgan et le mont Sapoun. Chacun de ces lieux est cher à nos cœurs, symbolisant la gloire de l’armée russe et sa bravoure exceptionnelle.
La Crimée est un mélange unique de cultures et de traditions de différents peuples. Elle est en cela similaire à la Russie dans son ensemble, où pas un seul groupe ethnique n’a été perdu au cours des siècles. Russes et Ukrainiens, Tatars de Crimée et autres groupes ethniques ont vécu côte à côte en Crimée, en conservant leurs propres identités, leurs traditions, leurs langues et leurs confessions.
Il faut noter que la population totale de la péninsule de Crimée est aujourd’hui de 2,2 millions de personnes, dont près d’1,5 million sont Russes, 350 000 sont des Ukrainiens qui considèrent majoritairement le russe comme leur langue maternelle, et environ 290 000-300 000 sont des Tatars de Crimée, qui, comme le référendum l’a montré, sont eux aussi favorables à un rapprochement avec la Russie.
Certes, il fut un temps où les Tatars de Crimée étaient traités injustement, tout comme un certain nombre d’autres peuples de l’URSS. Il n’y a qu’une seule chose que je puis dire ici : des millions de personnes de différentes ethnies ont souffert durant ces répressions, et principalement des Russes.
Les Tatars de Crimée retournèrent dans leur patrie. J’estime qu’il est de notre devoir de prendre toutes les décisions politiques et législatives nécessaires afin de finaliser la réhabilitation des Tatars de Crimée, de les restaurer dans leurs droits et de rétablir pleinement leur renom. (Applaudissements)
Nous avons énormément de respect pour les membres de tous les groupes ethniques vivant en Crimée. C’est leur foyer commun, leur patrie, et il serait juste – je sais que la population locale y est favorable – que la Crimée ait trois langues nationales sur un même pied d’égalité : le russe, l’ukrainien et le tatar. (Applaudissements)
Chers collègues,
Dans les cœurs et les esprits des gens, la Crimée a toujours été une partie inséparable de la Russie. Cette conviction profonde, fondée sur la vérité et la justice, a été transmise de génération en génération, au fil du temps, en toutes circonstances, malgré tous les changements dramatiques que notre pays a connus tout au long du XXème siècle.
Après la révolution, les bolcheviks, pour diverses raisons – que Dieu les juge – ont ajouté de grandes sections du Sud historique de la Russie à la République d’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le Sud-Est de l’Ukraine. Puis, en 1954, il a été décidé que la région de Crimée serait transférée à l’Ukraine, ainsi que Sébastopol, en dépit du fait qu’il s’agissait d’une ville fédérale. Ce fut là l’initiative personnelle du chef du Parti communiste Nikita Khrouchtchev. Déterminer ce qui a motivé sa décision – un désir de gagner le soutien de l’establishment politique ukrainien ou d’expier les répressions de masse des années 1930 en Ukraine – est la tâche des historiens.
Ce qui importe maintenant, c’est que cette décision avait été prise en violation flagrante des normes constitutionnelles qui étaient en vigueur à l’époque. La décision avait été prise dans les coulisses. Naturellement, puisque cela se passait dans un Etat totalitaire, personne n’avait pris la peine de demander l’avis des citoyens de Crimée et de Sébastopol. Ils ont été mis devant le fait accompli. Les gens, bien sûr, se sont demandés pourquoi tout d’un coup, la Crimée devenait une partie de l’Ukraine. Mais dans l’ensemble – et nous devons le dire clairement, car nous le savons tous – cette décision a été considérée comme une simple formalité parce que le territoire de Crimée était transféré à l’intérieur des limites d’un seul et même État [l’URSS]. À l’époque, il était impossible d’imaginer que l’Ukraine et la Russie pourraient se séparer et devenir deux États distincts. Cependant, c’est ce qui s’est produit.
Malheureusement, ce qui semblait impossible est devenu une réalité. L’URSS s’est effondrée. Les choses ont évolué si rapidement que peu de gens ont réalisé à quel point ces événements et leurs conséquences allaient prendre des proportions véritablement dramatiques. Beaucoup de gens en Russie et en Ukraine, ainsi que dans d’autres républiques, espéraient que la Communauté des États indépendants qui a été créée à ce moment deviendrait la nouvelle forme commune de l’Etat. On leur a dit qu’il y aurait une monnaie unique, un espace économique unique, des forces armées conjointes ; mais tout cela n’a pas dépassé le stade des promesses vides, alors que le grand pays avait disparu. Ce n’est que lorsque la Crimée a fini en tant que partie d’un autre pays que la Russie s’est rendue compte qu’elle n’était pas simplement spoliée, mais bel et bien pillée.
Dans le même temps, nous devons reconnaître qu’en lançant le mouvement des souverainetés, la Russie elle-même a contribué à l’effondrement de l’Union soviétique. Et lorsque cet effondrement a été légalisé, tout le monde a oublié et la Crimée, et Sébastopol, base principale de la Flotte de la mer Noire. Des millions de personnes se sont couchées dans un pays et se sont réveillées dans d’autres, devenant du jour au lendemain des minorités ethniques dans les anciennes républiques de l’Union, tandis que la nation russe est devenue l’un des plus grands, sinon le plus grand groupe ethnique au monde à être divisé par des frontières.
Maintenant, des années plus tard, j’ai entendu des résidents de Crimée dire qu’en 1991, ils ont été abandonnés comme un sac de pommes de terre. Il est difficile d’être en désaccord avec cette affirmation. Qu’a fait l’Etat russe ? Qu’a fait la Russie ? Elle a accepté humblement la situation. Ce pays traversait alors des temps si difficiles qu’il était alors absolument incapable de protéger ses intérêts. Cependant, les gens ne pouvaient pas se résigner à cette injustice historique scandaleuse. Durant toutes ces années, des citoyens et de nombreuses personnalités sont revenus sur cette question, affirmant que la Crimée est une terre historiquement russe et que Sébastopol est une ville russe. Oui, nous le savions tous dans nos cœurs et dans nos esprits, mais nous devions agir selon la réalité existante et construire nos relations de bon voisinage avec l’Ukraine indépendante sur une nouvelle base. Durant toutes ces années, nos relations avec l’Ukraine, avec le peuple ukrainien frère ont toujours été et resteront de toute première importance pour nous. (Applaudissements)
Aujourd’hui, nous pouvons en parler ouvertement, et je voudrais partager avec vous quelques détails concernant les négociations qui ont eu lieu au début des années 2000. Le Président de l’Ukraine d’alors, M. Koutchma, m’a demandé d’accélérer le processus de délimitation de la frontière russo-ukrainienne. À ce moment, le processus était pratiquement à l’arrêt. La Russie semblait avoir reconnu la Crimée comme une partie de l’Ukraine, mais il n’y avait pas de négociations sur la délimitation des frontières. Malgré la complexité de la situation, j’ai immédiatement donné des instructions aux organismes gouvernementaux russes afin d’accélérer leur travail pour documenter les frontières, de sorte que tout le monde ait une compréhension claire du fait qu’en acceptant de délimiter la frontière, nous admettions de facto et de jure que la Crimée était un territoire ukrainien, mettant ainsi un terme à cette question.
Nous avons donné satisfaction à l’Ukraine non seulement en ce qui concerne la Crimée, mais aussi sur une question aussi complexe que les frontières maritimes en mer d’Azov et dans le détroit de Kertch. Les considérations qui motivaient alors nos actions étaient qu’avoir de bonnes relations avec l’Ukraine était primordial pour nous et que cela ne devait pas être compromis par une impasse dans des conflits territoriaux. Toutefois, nous nous attendions à ce que l’Ukraine reste un bon voisin, et nous espérions que les citoyens russes et russophones d’Ukraine, en particulier le Sud-Est et la Crimée, vivent dans un Etat ami, démocratique et civilisé qui protégerait leurs droits, conformément aux normes du droit international.
Cependant, ce n’est pas la manière dont les choses ont évolué. Maintes et maintes fois, des tentatives ont été faites pour priver les Russes de leur mémoire historique et même de leur langue, et pour les soumettre à une assimilation forcée. En outre, les Russes, tout comme d’autres citoyens de l’Ukraine, souffrent de la crise politique et institutionnelle constante qui a secoué le pays depuis plus de 20 ans.
Je comprends pourquoi le peuple ukrainien voulait un changement. Il en a eu assez des autorités au pouvoir durant les années d’indépendance de l’Ukraine. (Applaudissements) Les présidents, les Premiers ministres et les parlementaires changeaient, mais leur attitude à l’égard du pays et de ses habitants restait la même. Ils ont dépouillé le pays, se sont battus entre eux pour obtenir du pouvoir, des actifs et des liquidités et ne se sont guère souciés des gens du quotidien. Ils ne se sont pas demandés pourquoi des millions de citoyens ukrainiens ne voyaient aucune opportunité chez eux et partaient dans d’autres pays pour travailler comme journaliers. Je tiens à souligner ceci : ils n’ont pas fui en direction d’une quelconque Silicon Valley, mais pour devenir journaliers. Rien que l’an dernier, près de 3 millions de personnes ont trouvé de tels emplois en Russie. Selon diverses sources, en 2013, leurs revenus en Russie ont totalisé plus de 20 milliards de dollars, ce qui représente environ 12% du PIB de l’Ukraine.
Je tiens à répéter que je comprends ceux qui sont venus sur la place Maïdan avec des slogans pacifiques contre la corruption, la mauvaise gestion de l’Etat et la pauvreté. Le droit à la manifestation pacifique, à des procédures démocratiques et à des élections pacifiques existe dans le seul but de remplacer les autorités qui ne donnent pas satisfaction au peuple par d’autres. Cependant, ceux qui étaient derrière les derniers événements en Ukraine avaient un ordre du jour différent : ils préparaient un nouveau renversement du gouvernement ; ils voulaient s’emparer du pouvoir et ne reculaient devant rien. Ils ont eu recours à la terreur, à l’assassinat et aux pogroms. Des nationalistes, des néo-nazis, des russophobes et des antisémites ont exécuté ce coup d’Etat. Ils continuent à donner le ton en Ukraine jusqu’à ce jour.
Les nouvelles soi-disant autorités ont commencé par introduire un projet de loi de révision de la politique linguistique, qui était une violation directe des droits des minorités ethniques. Cependant, ils ont été immédiatement « rappelés à l’ordre » par les bailleurs de fonds étrangers de ces soi-disant politiciens. Il faut admettre que les mentors de ces autorités actuelles sont intelligents et savent bien à quoi ces tentatives de construire un Etat purement ukrainien peuvent conduire. Le projet de loi a été mis de côté, mais clairement gardé en réserve pour l’avenir. Aujourd’hui, pratiquement plus aucune mention n’est faite de cette tentative, probablement sur la présomption que les gens ont la mémoire courte. Néanmoins, nous pouvons tous clairement percevoir les intentions de ces héritiers idéologiques de Bandera, le complice d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.
Il est également évident qu’il n’y a pas d’autorité exécutive légitime en Ukraine à présent, il n’y a personne à qui parler. De nombreux organismes gouvernementaux ont été saisis par les imposteurs, mais ils n’ont aucun contrôle sur le pays, alors qu’eux-mêmes – et je tiens à le souligner – sont souvent contrôlés par des radicaux. Dans certains cas, vous avez besoin d’un permis spécial des militants de la place Maïdan pour rencontrer certains ministres de l’actuel gouvernement. Ce n’est pas une plaisanterie : c’est la réalité.
Ceux qui se sont opposés au coup d’Etat ont été immédiatement menacés de répression. Bien entendu, la première ligne a été la Crimée, la Crimée russophone. Face à ces événements, les habitants de Crimée et de Sébastopol se sont tournés vers la Russie pour qu’elle les aide à défendre leurs droits et leurs vies et à empêcher la propagation des événements qui se déroulaient et sont toujours en cours à Kiev, Donetsk, Kharkov et dans d’autres villes ukrainiennes.
Naturellement, nous ne pouvions pas laisser cet appel sans réponse ; nous ne pouvions pas abandonner la Crimée et ses habitants en détresse. Cela aurait été une trahison de notre part. (Applaudissements)
Tout d’abord, nous avons dû les aider à créer des conditions telles que les habitants de la Crimée puissent, pour la première fois dans l’histoire, exprimer pacifiquement leur libre arbitre quant à leur propre avenir. Cependant, qu’entendons-nous aujourd’hui de la part de nos collègues en Europe occidentale et en Amérique du Nord ? Ils disent que nous violons les normes du droit international. Tout d’abord, c’est une bonne chose qu’ils se souviennent enfin, au moins, qu’il existe une telle chose, à savoir le droit international, mieux vaut tard que jamais. (Applaudissements)
Deuxièmement, et plus important encore, qu’est-ce que nous violons exactement ? Certes, le président de la Fédération de Russie a reçu l’autorisation de la Chambre haute du Parlement d’utiliser les forces armées en Ukraine. Cependant, à proprement parler, personne n’a encore donné suite à cette autorisation. Les forces armées russes ne sont jamais entrées en Crimée ; elles étaient déjà là, conformément à un accord international. Certes, nous avons rehaussé nos forces en présence, mais – c’est quelque chose que je voudrais que tout le monde entende et sache – nous n’avons pas dépassé la limite en personnel pour nos forces armées en Crimée, qui est fixée à 25 000 hommes, parce qu’il n’y avait pas besoin de le faire.
Point suivant. Lorsqu’il a déclaré son indépendance et décidé d’organiser un référendum, le Conseil suprême de Crimée s’est référé à la Charte des Nations Unies, qui parle du droit des nations à l’autodétermination. A ce propos, je tiens à vous rappeler que lorsque l’Ukraine a fait sécession de l’URSS, elle a fait exactement la même chose, presque mot pour mot. L’Ukraine a utilisé ce droit, mais les habitants de la Crimée se le voient dénié. Pourquoi donc ?
En outre, les autorités de Crimée se sont référées au précédent bien connu du Kosovo – un précédent que nos collègues occidentaux ont créé de leur propre fait dans une situation très semblable, quand ils ont convenu que la séparation unilatérale du Kosovo d’avec la Serbie, exactement ce que la Crimée est en train de faire en ce moment, était légitime et n’avait pas besoin d’une quelconque autorisation des autorités centrales du pays. Conformément à l’article 2 du chapitre 1 de la Charte des Nations Unies, la Cour internationale de l’ONU a approuvé cette approche et a fait le commentaire suivant dans sa décision du 22 juillet 2010, et je cite: « Aucune interdiction générale ne peut être déduite de la pratique du Conseil de sécurité en ce qui concerne les déclarations d’indépendance ». Et encore : « Le droit international général ne contient aucune interdiction contre les déclarations d’indépendance. » Clair comme de l’eau de roche, comme ils disent.
Je n’aime pas à recourir à des citations, mais dans ce cas, je ne peux pas faire autrement. Voici une citation extraite d’un autre document officiel : l’exposé écrit des Etats-Unis d’Amérique du 17 avril 2009, soumis à la même Cour internationale des Nations Unies dans le cadre des audiences sur le Kosovo. Encore une fois, je cite : « Les déclarations d’indépendance peuvent – et c’est souvent le cas – violer la législation nationale. Toutefois, cela n’en fait pas des violations du droit international. » Fin de citation. Ils ont écrit cela, ils l’ont disséminé partout dans le monde, ils ont obtenu l’accord de tous, et maintenant, ils sont scandalisés. Qu’est-ce qui les rend si outrés ? (Applaudissements)En l’occurrence, les actions du peuple de Crimée sont tout à fait conformes à ces instructions. Pour une raison quelconque, des choses que les Albanais du Kosovo (et nous avons beaucoup de respect pour eux) ont été autorisés à faire, les Russes, les Ukrainiens et les Tatars de Crimée ne sont pas autorisés à le faire. Encore une fois, on se demande pourquoi.
Nous ne cessons d’entendre de la part des États-Unis et de l’Europe occidentale que le Kosovo est une sorte de cas particulier. Qu’est-ce qui le rend si spécial aux yeux de nos collègues ? Il s’avère que c’est le fait que le conflit au Kosovo ait donné lieu à tant de pertes en vies humaines. Est-ce là un argument juridique ? La décision de la Cour internationale ne dit rien à ce sujet. Ce n’est même pas un « deux poids deux mesures » ; c’est du cynisme brutal, primitif, colossal. Il ne faut pas essayer aussi crûment de tout adapter à ses intérêts particuliers, qualifiant une même chose de « blanche » aujourd’hui et « noire » demain. Selon cette logique, nous devrions faire en sorte que tous les conflits conduisent à des pertes en vies humaines.
Je vais l’affirmer clairement : si les forces locales d’auto-défense de Crimée n’avaient pas pris la situation en main, il aurait également pu y avoir des victimes. Heureusement, cela n’est pas arrivé. Il n’y a pas eu la moindre confrontation armée en Crimée et il n’y a eu aucune victime. (Applaudissements) D’après vous, pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? La réponse est simple : parce qu’il est très difficile, pratiquement impossible, de lutter contre la volonté du peuple. Ici, je tiens à remercier l’armée ukrainienne – et il s’agit de 22 000 militaires portant les armes. Je tiens à remercier les membres des forces de sécurité ukrainiennes qui se sont abstenus de répandre le sang et qui n’en ont pas tâché leurs uniformes. (Applaudissements)
D’autres réflexions viennent à l’esprit à cet égard. Ils n’arrêtent pas de parler de quelque intervention russe en Crimée, d’une sorte d’agression. Il est étrange d’entendre cela. Je ne connais pas un seul cas dans l’histoire où une telle intervention se soit produite sans un seul coup de feu et sans faire de victimes.
Chers collègues,
Comme un miroir, la situation en Ukraine reflète ce qui se passe et ce qui s’est passé dans le monde au cours des dernières décennies. Depuis la dissolution de la bipolarité sur la planète, nous n’avons plus de stabilité. Les principales institutions internationales ne sont pas renforcées ; au contraire, dans de nombreux cas, elles se dégradent gravement. Nos partenaires occidentaux, menés par les États-Unis d’Amérique, préfèrent ne pas être guidés par le droit international dans leurs politiques concrètes, mais par la force des armes. Ils en sont venus à croire en leur exclusivité et à leur caractère exceptionnel, à croire qu’ils peuvent décider eux-mêmes ce que doivent être les destinées du monde, à croire qu’ils sont les seuls à être toujours dans leur bon droit. Ils agissent à leur guise : ici et là, ils utilisent la force contre des États souverains, créant des coalitions sur la base du principe « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. » Afin de donner un semblant de légitimité à leurs agressions, ils forcent les organisations internationales à adopter les résolutions nécessaires, et si pour quelque raison cela ne fonctionne pas, ils ignorent tout simplement le Conseil de sécurité de l’ONU et même l’ONU dans son ensemble.
Cela s’est produit en Yougoslavie ; nous nous souvenons très bien de l’année 1999. Il était difficile de croire, même en le voyant de mes propres yeux, qu’à la fin du XXe siècle, l’une des capitales de l’Europe, Belgrade, était soumise à une attaque de missiles pendant plusieurs semaines, avant que l’intervention réelle n’ait lieu. Y a-t-il eu une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question, autorisant de telles actions ? Rien de tel. Puis ils ont frappé l’Afghanistan, l’Irak, et ils ont franchement violé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, quand, au lieu d’imposer la zone dite d’exclusion aérienne au-dessus de ce pays, ils ont également commencé à le bombarder.
Il y a eu toute une série de révolutions « colorées » contrôlées depuis l’extérieur. De toute évidence, les populations de ces pays, dans lesquels ces événements ont eu lieu, en avaient assez de la tyrannie et de la pauvreté, de leur manque de perspectives ; mais ces sentiments ont été cyniquement mis à profit. Des normes qui ne correspondaient en aucune façon aux modes de vie, aux traditions ou aux cultures de ces peuples leur ont été imposées. En conséquence, au lieu de la démocratie et de la liberté, il y a eu le chaos, les flambées de violences et une série de bouleversements dramatiques. Le « Printemps arabe » s’est transformé en « Hiver arabe ».
Des événements similaires se sont déroulés en Ukraine. En 2004, pour faire passer leur candidat aux élections présidentielles, ils ont concocté une sorte de troisième tour qui n’était pas prévu par la loi. C’était un simulacre absurde, un détournement grossier de la Constitution. Et maintenant, ils ont jeté au pouvoir une armée de militants organisés et bien équipés.
Nous comprenons parfaitement ce qui se passe ; nous comprenons que ces actions ont été dirigées contre l’Ukraine et la Russie et contre l’intégration eurasienne. Et tout cela alors que la Russie s’efforçait d’engager un dialogue avec nos collègues de l’Ouest. Nous proposons constamment la coopération sur toutes les questions clés ; nous voulons renforcer notre niveau de confiance et nous voulons que nos relations se fassent sur un pied d’égalité, et soient ouvertes et équitables. Mais nous n’avons vu aucune mesure réciproque.
Au contraire, ils nous ont menti à plusieurs reprises, ils ont pris des décisions dans notre dos, ils nous ont placés devant des faits accomplis. Cela s’est produit avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est, ainsi qu’avec le déploiement d’infrastructures militaires à nos frontières. Ils nous répétaient à chaque fois la même chose: « Eh bien, cela ne vous concerne pas. » Facile à dire.
Cela s’est produit avec le déploiement d’un système de défense antimissile. En dépit de toutes nos appréhensions, le projet a été mis en place et va de l’avant. Cela s’est produit avec les atermoiements sempiternels dans les négociations sur les questions de visa, les promesses d’une concurrence loyale et le libre accès aux marchés mondiaux.
Aujourd’hui, nous sommes menacés de sanctions, mais nous subissons déjà de nombreuses limitations qui ont un impact majeur pour nous, pour notre économie et pour notre nation. Par exemple, toujours à l’époque de la guerre froide, les États-Unis et par la suite d’autres nations ont dressé une grande liste de technologies et d’équipements qui ne pouvaient pas être importés par l’URSS, créant pour cela le Comité de coordination pour le contrôle multilatéral des exportations. Aujourd’hui, il a officiellement été dissout, mais seulement formellement, et en réalité, de nombreuses limitations sont toujours en vigueur.
En bref, nous avons toutes les raisons de supposer que l’infâme politique d’endiguement conduite aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles se poursuit aujourd’hui. Ils sont constamment en train d’essayer de nous confiner dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons et parce que nous appelons les choses par leur nom et nous ne nous engageons pas dans l’hypocrisie. Mais il y a une limite à tout. Et avec l’Ukraine, nos partenaires occidentaux ont dépassé les bornes, en jouant les durs et en agissant de façon irresponsable et non professionnelle. (Applaudissements)
Après tout, ils étaient pleinement conscients du fait qu’il y a des millions de Russes vivant en Ukraine et en Crimée. Ils doivent avoir vraiment manqué d’instinct politique et de bon sens pour ne pas avoir prévu toutes les conséquences de leurs actes. La Russie s’est trouvée dans une position où elle ne pouvait pas se retirer. Si vous compressez le ressort au maximum, il se détendra avec vigueur. Vous devez toujours vous souvenir de cela.
Aujourd’hui, il est impératif de mettre fin à cette hystérie, de réfuter la rhétorique de la guerre froide et d’accepter l’évidence : la Russie est un participant indépendant et actif dans les affaires internationales ; comme d’autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux qui doivent être pris en compte et respectés. (Applaudissements)
Dans le même temps, nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont compris nos actions en Crimée ; nous sommes reconnaissants envers le peuple chinois (Applaudissements), dont les dirigeants ont toujours considéré la situation en Ukraine et en Crimée en tenant compte de l’ensemble du contexte historique et politique, et nous apprécions grandement la retenue et l’objectivité de l’Inde.
Aujourd’hui, je voudrais m’adresser au peuple des États-Unis d’Amérique, ce peuple qui, depuis la fondation de sa nation et l’adoption de la Déclaration d’Indépendance, s’est toujours enorgueilli de placer la liberté par-dessus tout. Le désir des habitants de Crimée de choisir librement leur sort n’est-il pas basé sur une valeur similaire ? Je vous prie de nous comprendre.
Je crois que les Européens, surtout les Allemands, pourront aussi me comprendre. Permettez-moi de vous rappeler que dans le cadre des consultations politiques sur l’unification de l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest, les experts – pourtant placés à un très haut niveau de responsabilités – de certains pays qui étaient alors et sont maintenant les alliés de l’Allemagne, n’ont pas soutenu l’idée de l’unification. Notre nation, cependant, a soutenu sans équivoque le désir sincère et irrésistible des Allemands à une unité nationale. Je suis convaincu que vous n’avez pas oublié cela, et je m’attends à ce que les citoyens d’Allemagne soutiennent également l’aspiration des Russes, de la Russie historique, à restaurer l’unité. (Applaudissements)
Je tiens également à m’adresser au peuple d’Ukraine. Je souhaite sincèrement que vous nous compreniez : nous ne voulons vous nuire en aucune façon, pas plus que nous ne voulons blesser vos sentiments nationaux. Nous avons toujours respecté l’intégrité territoriale de l’Etat ukrainien, contrairement – il faut le souligner – à ceux qui ont sacrifié l’unité de l’Ukraine à leurs ambitions politiques. Ils affichent des slogans sur la grandeur de l’Ukraine, mais ce sont eux qui ont tout fait pour diviser la nation. L’impasse civile d’aujourd’hui repose entièrement sur leur conscience. Je veux que vous m’entendiez, mes chers amis. Ne croyez pas ceux qui veulent que vous ayez peur de la Russie, et qui crient que d’autres régions suivront la Crimée. Nous ne voulons pas diviser l’Ukraine ; nous n’avons pas besoin de cela. Quant à la Crimée, elle était et demeure une terre russe, ukrainienne et tatare. (Applaudissements)
Je le répète, tout comme elle l’a été durant des siècles, elle sera un foyer pour tous les peuples qui y vivent. Ce qu’elle ne sera et ne fera jamais, c’est suivre la voie de Bandera ! (Ovation)
La Crimée est notre héritage historique commun et un facteur très important pour la stabilité régionale. Et ce territoire stratégique devrait faire partie d’une souveraineté forte et stable, qui, aujourd’hui, ne peut être que russe. (Ovation)Sinon, mes chers amis (je m’adresse à la fois à l’Ukraine et à la Russie), vous et nous, Russes comme Ukrainiens, pourrions perdre complètement la Crimée, et cela pourrait se produire dans une perspective historique proche. Je vous prie de réfléchir à cela.
Permettez-moi de souligner également que nous avons déjà entendu des déclarations de Kiev selon lesquelles l’Ukraine allait bientôt rejoindre l’OTAN. Qu’est-ce que cela aurait impliqué pour la Crimée et Sébastopol dans l’avenir ? Cela aurait signifié que la marine de l’OTAN serait juste là, dans cette ville de la gloire militaire de la Russie, et cela ne créerait non pas une menace illusoire mais une menace parfaitement réelle pour l’ensemble du Sud de la Russie. Ce sont des choses qui auraient pu devenir réalité sans le choix qu’a fait le peuple de Crimée, et je tiens à le remercier pour cela. (Applaudissements)
Mais permettez-moi également de vous dire que nous ne sommes pas opposés à la coopération avec l’OTAN, loin de là. Nous sommes contre le fait que malgré tous les processus internes à l’œuvre dans cette organisation, l’OTAN demeure une alliance militaire, et nous sommes contre le fait qu’une alliance militaire prenne ses quartiers dans notre arrière-cour ou dans notre territoire historique. Je ne peux tout simplement pas imaginer que nous allions rendre visite aux marins de l’OTAN à Sébastopol. Bien sûr, la plupart d’entre eux sont des gens merveilleux, mais il serait préférable que ce soit eux qui nous rendent visite et soient nos hôtes [à Sébastopol], plutôt que l’inverse. (Applaudissements)
Permettez-moi de dire très franchement que ce qui se passe actuellement en Ukraine nous touche profondément, et qu’il est douloureux pour nous de voir la souffrance de la population et son incertitude sur la façon de s’en sortir aujourd’hui et sur ce qui l’attend demain. Nos préoccupations sont compréhensibles parce que nous ne sommes pas simplement de proches voisins, mais, comme je l’ai dit plusieurs fois déjà, nous sommes un même peuple. Kiev est la mère des villes russes. (Applaudissements) La Rus’ de Kiev ancienne est notre source commune et nous ne pouvons pas vivre l’un sans l’autre.
Permettez-moi de dire encore une autre chose. Des millions de Russes et de russophones vivent en Ukraine et continueront à y vivre. La Russie défendra toujours leurs intérêts par des moyens politiques, diplomatiques et juridiques. (Applaudissements)Mais il devrait être avant tout dans l’intérêt de l’Ukraine elle-même de garantir que les droits et les intérêts de ces personnes soient pleinement protégés. C’est la garantie de la stabilité de l’Etat de l’Ukraine et de son intégrité territoriale.
Nous voulons être amis avec l’Ukraine et nous voulons que l’Ukraine soit un pays fort, souverain et autonome. Après tout, l’Ukraine est l’un de nos principaux partenaires. Nous avons beaucoup de projets communs et je crois en leur succès, malgré les difficultés actuelles. Plus important encore, nous voulons que la paix et l’harmonie règnent en Ukraine, et nous sommes prêts à travailler avec d’autres pays et à faire tout notre possible pour faciliter et soutenir ces objectifs. Mais comme je l’ai dit, seul le peuple de l’Ukraine lui-même peut redresser sa propre maison.
Résidents de Crimée et de la municipalité de Sébastopol, la Russie tout entière a admiré votre courage, votre dignité et votre bravoure. (Applaudissements)C’est vous qui avez décidé de l’avenir de la Crimée. Nous étions plus proches que jamais durant ces jours, nous soutenant mutuellement. C’étaient des sentiments sincères de solidarité. C’est lors de tels tournants historiques qu’une nation démontre sa maturité et sa force d’esprit. Le peuple russe a démontré sa maturité et sa force par son soutien uni en faveur de ses compatriotes. (Applaudissements)
Sur cette question, la politique étrangère de la Russie a tiré sa fermeté de la volonté de millions de personnes parmi notre peuple, de notre unité nationale et du soutien des principales forces politiques et publiques de notre pays. Je tiens à remercier tout le monde pour cet esprit patriotique, tout le monde sans exception. Maintenant, nous devons continuer dans cette voie et maintenir ce genre de consolidation afin de résoudre les tâches auxquelles notre pays est confronté sur le chemin qu’il a à parcourir.
Évidemment, nous rencontrerons une opposition externe, mais c’est une décision que nous devons prendre pour nous-mêmes. Sommes-nous prêts à défendre systématiquement nos intérêts nationaux, ou bien allons-nous toujours céder, nous retirer Dieu sait où ? Certains politiciens occidentaux nous menacent déjà non seulement de sanctions, mais aussi de la perspective de problèmes de plus en plus graves sur le plan intérieur. Je voudrais savoir ce qu’ils ont précisément à l’esprit : des actions par une cinquième colonne, ce groupe disparate de « traîtres à la nation » ? Ou bien ont-ils l’espoir de nous mettre dans une situation sociale et économique qui se dégrade de manière à provoquer le mécontentement populaire ? Nous considérons de telles déclarations comme irresponsables et clairement agressives dans leur ton, et nous allons y répondre en conséquence. Dans le même temps, nous ne rechercherons jamais la confrontation avec nos partenaires, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest, mais au contraire, nous ferons tout notre possible pour bâtir les relations civilisées et de bon voisinage que l’on est censé avoir dans le monde moderne.
Chers collègues,
Je comprends le peuple de Crimée, qui a posé la question du référendum dans les termes les plus clairs possibles : la Crimée devrait-elle être avec l’Ukraine ou avec la Russie ? Nous pouvons affirmer avec certitude que les autorités de Crimée et de Sébastopol, les autorités législatives, lorsqu’elles ont formulé la question, ont mis de côté les intérêts de groupe et les intérêts politiques, faisant des seuls intérêts fondamentaux du peuple la pierre angulaire de leur tâche. Les circonstances particulières de la Crimée – historiques, démographiques, politiques et économiques – auraient rendu toute autre option proposée, aussi tentante qu’elle puisse être à première vue, seulement temporaire et fragile, et auraient inévitablement conduit à une nouvelle aggravation de la situation locale, ce qui aurait eu des effets désastreux sur la vie des habitants. Le peuple de Crimée a donc décidé de poser la question dans des termes fermes et sans compromis, sans zones d’ombre. Le référendum a été équitable et transparent, et le peuple de Crimée a exprimé sa volonté de manière claire et convaincante en déclarant qu’il veut être avec la Russie. (Applaudissements)
La Russie devra maintenant elle aussi prendre une décision difficile, en tenant compte des diverses considérations internes et externes. Qu’en pense le peuple ici en Russie ? Ici, comme dans tout pays démocratique, les gens ont différents points de vue, mais je tiens à faire remarquer que la majorité absolue de notre peuple soutient clairement ce qui se passe.
Les sondages les plus récents de l’opinion publique menés ici en Russie montrent que 95 % de notre peuple pense que la Russie doit protéger les intérêts des Russes et des membres d’autres groupes ethniques vivant en Crimée. 95 % de nos concitoyens. (Applaudissements)Plus de 83 % pensent que la Russie devrait le faire même si cela devait compliquer nos relations avec d’autres pays. (Applaudissements)Un total de 86 % de notre peuple considère la Crimée comme étant toujours un territoire russe et une partie des terres de notre pays. (Applaudissements) Et un chiffre particulièrement important, qui correspond exactement aux résultats du référendum de Crimée : près de 92 % de notre peuple soutient la réunification de la Crimée avec la Russie. (Applaudissements)
Ainsi, nous voyons que l’écrasante majorité du peuple de Crimée et la majorité absolue du peuple de la Fédération de Russie sont favorables à la réunification de la République de Crimée et de la ville de Sébastopol avec la Russie. (Standing ovation)
Maintenant, c’est la propre décision politique de la Russie qui doit intervenir, et toute décision ici ne peut être fondée que sur la volonté du peuple, car le peuple est la source ultime de toute autorité. (Applaudissements)
Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma nationale, citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol, aujourd’hui, conformément à la volonté du peuple, je soumets à l’Assemblée fédérale une demande pour envisager une loi constitutionnelle sur la création de deux nouvelles entités constitutives de la Fédération de Russie : la République de Crimée et la municipalité de Sébastopol (Standing ovation), et pour ratifier le traité d’admission de Crimée et de Sébastopol à la Fédération de Russie, qui est déjà prêt à être signé. Je ne doute pas de votre soutien. (Standing ovation) N

Lire la suite :
http://french.ruvr.ru/2014_03_24/Allocution-du-President-Vladimir-Poutine-sur-l-integration-de-la-Crimee-a-la-Russie-Texte-integral-video-8146/

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L'Assemblée générale de l’ONU ne reconnaît pas le référendum en Crimée !


Par La Voix de la Russie - 27/3/14 - L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté par une majorité des voix la résolution, selon laquelle le référendum organisé le 16 mars en Crimée et à Sébastopol, est considéré comme n’ayant pas de force juridique.

Cette résolution a été soutenue par 100 pays, 11 pays ont voté contre, 56 se sont abstenus.
Selon le représentant permanent de la Russie à l'ONU Vitali Tchourkine, après l'éclatement de l'Union soviétique, il s’est est devenu évident que la Crimée a été «de fait» coupée de la Russie. Selon le fonctionnaire russe, les habitants ont fait leur choix volontaire lors de ce référendum, et la Russie respecte ce choix.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_27/LAssemblee-generale-de-l-ONU-ne-reconnait-pas-le-referendum-en-Crimee-6036/

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Crimée : qui est Natalia Poklonskaya, le nouveau visage de la Justice ?

La n° 1 de la Justice en Crimée

Par Patrice SALZENSTEIN

Agoravox - 24/3/14 - Si elle a un visage d'ange, la chevelure plutôt blonde et une silhouette de mannequin, elle montre déjà qu'elle brillante, vive et déjà expérimentée. Le 11 mars 2014, Natalia Poklonskaya est russe et a été propulsée à 33 ans, procureure de la République de Crimée. Elle est désormais la personne la plus importante en Crimée en ce qui concerne la justice. La région a été reconnue comme état indépendant par la Russie dès le 17 mars, à la suite du référendum d'autodétermination légitime tenu la veille, dimanche 16 mars. Le 21 mars, intégrées à la Fédération de Russie, la Crimée et Simférol sont devenus officiellement des régions de la Russie dotées de pouvoir importants. Natalia Poklonskaya est l'une des nouvelles figures de la Crimée d'aujourd'hui sur qui il faudra compter à l'avenir. Alors que ce sont les fascistes qui font la loi à l'ouest de l'Ukraine, en Crimée devenue entité de la Fédération de Russie, elle est LA voix de la Justice.


Entrée en la matière en dénonçant le coup d'état de Maïdan

Dès son entrée en fonction, le 11 mars, la nouvelle femme forte de Simferopol a donné une conférence de presse. Au cours de sa conférence, et alors que l'Ukraine est dirigée par un gouvernement d'alliance entre la droite et l'extrême-droite qui sème le chaos dans le pays, elle explique que "Ce qui s'est passé à Kiev était, avant tout, un coup d'état anti-constitutionnel et une saisie armée du pouvoir. J'en ai toujours eu la conviction, et c'est une opinion que je n'ai pas eu peur de clamer tout haut, au bureau du procureur général ukrainien".

Son premier dossier sensible : l'enquête sur le meurtre d'un Cosaque des forces d'auto-défense et d'un soldat ukrainien, qui pourrait être dû à un tir de snipers. Des snipers du même type que ceux de Maïdan sembleraient être à l'origine du meurtre d'un Cosaque des forces d'auto-défense ainsi que d'un soldat ukrainien le 18 mars dernier en Crimée.

La beauté sauvera le monde

Elle indique qu'elle n'a aucune page sur aucun réseau social - "je n'ai pas de compte ni sur odnoklassniki, ni sur vkontakte" (les principaux réseaux sociaux russophones) - et qu'elle ne sait pas comment les journalistes ont pu trouver des photos privées d'elle-même. Mais elle ne se démonte pas et répond : "je pense que la beauté sauvera le monde" .

Déjà personnage de Manga et star en Asie

La rançon du succès ? Elle est déjà une star en Asie car devenue un personnage de mangas dés le 17 mars. Un twitto japonais postait le 17 mars dernier le lien de la vidéo de la conférence de presse de sa prise de fonction de la semaine précédente, sans les sous-titres avec le commentaire explicite suivant : "Voici la nouvelle ministre de la justice oh oh oh...". Le message a été retwitté plus de 10000 fois. La vidéo est vue plus de 400000 fois sur le Youtube du Japon. Le site de manga Pixiv ouvre une page spécialisée sur la procureure tellement son succès est impressionant. La beauté au pouvoir est croquée sous toutes les coutures par des fans issus du Japon, de Corée du Sud et de Chine. Parallèlement, un site turc exhume des photos étrangement sexy qui fait surface sur les réseaux sociaux. Soudain, le sex-appeal de Natalia Poklonskaya intéresse davantage les internautes que la crise en Crimée. Du Japon à la Chine en passant par la Corée du Sud, tout le monde veut immortaliser ce nouveau joli visage de la Crimée.

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© Capture d'écran : YouTube

 

Crimée : Natalia Poklonskaya nommée conseiller de la justice

 

Par La Voix de la Russie - 27/3/14 - La procureure de la République de Crimée, Natalia Poklonskaya a été nommée conseiller de la justice, a annoncé la porte-parole officielle du parqué général Marina Gridneva.

Natalia Poklonskaya, 34 ans, accusée en Ukraine de prise du pouvoir, est devenue une vraie star d’Internet.
Nommée procureure de la République de Crimée le 11 mars dernier, Natalia Poklonskaya est devenue un véritable sex-symbol au Japon après la diffusion sur YouTube de sa première conférence de presse à ce poste. Selon les Japonais, elle ressemble beaucoup à une héroïne des dessins animés, avec ses traits de visage réguliers et de grands yeux.

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_27/Crimee-Natalia-Poklonskaya-nommee-conseiller-de-la-justice-4185/

 

 

Phot? : EPA



Du Praviy Sector aux mercenaires étrangers. Où va l’Ukraine ?


Par Françoise Compoint


La Voix de la Russie - 29/3/14 - Autant les principes de déstabilisation des pays non-alignés aux USA ou des zones favorables à l’encerclement des puissances antagonistes souveraines sont similaires, autant les conséquences de ces mainmises impérialistes se ressemblent.

Ce constat de fait s’applique plus que jamais à l’entropie ukrainienne … au fond, une véritable gabegie qui laisse présager deux scénarios : soit une alternance indéfiniment longue des pouvoirs sur fond d’effusions de sang, soit l’élection d’un candidat plus ou moins acceptable (disons modéré) mais qui aura à affronter, de un, des mouvances radicales très actives, de deux, les élans émancipateurs de l’Est. Là encore, le scénario risquerait de dégénérer.

Revenant un peu en arrière, on s’aperçoit que le bloc atlantiste a toujours voulu être plus catholique que le Pape ou, en l’occurrence, plus judéophile que le grand rabbin d’Israël. Il avait la possibilité de confirmer ce positionnement en dénonçant à cor et à cri les autorités autoproclamées de Kiev qui ne se sont senties importunées par le Praviy Sector qu’à la suite de ses revendications frondeuses. Comment se fait-il sinon qu’Alexandre Muzychko, alias Sachko Bily, coordinateur du parti ultranationaliste ukrainien qui dès l’exacerbation des mouvements contestataires avait déclaré qu’il combattrait les Juifs et les Russes jusqu’à sa mort, ne fut liquidé que le 24 mars ? Cette liquidation intervient au moment où le Praviy Sector s’organisa en parti pour devenir éligible aux élections anticipées de mai.
L’exécution de Muzychko s’inscrit donc dans le cadre très formel d’un conflit d’intérêt et ne relève en aucun cas d’une épuration idéologique motivée par le rejet des courants radicaux.

Faut-il s’en étonner sachant que le Praviy Sector, parti que la Rada suprême entend interdire, sera remplacé par des groups de mercenaires étrangers issus d’une société privée connue sous le nom de «Greystones Limited» tout autant que sous celui de Blackwater jusqu’en 2009. Comme d’habitude, dans cette tradition de déjà-vu qui nous rendait au début paranoïaque, les intentions énoncées sont (assez) pacifiques. Il serait en effet question, à en croire les gouverneurs des régions de Donetsk et Dniepropetrovsk, d’engager lesdits mercenaires «dans la recherche politique et la protection des services chargés de l’application de la loi ukrainienne pour enquêter sur les leaders et les activistes de mouvements pro-russes indépendantistes». On sait où ces «travaux de recherche et de protection» ont mené au Moyen-Orient et plus particulièrement en Irak dans les années 2003-2011. Précisons que Greystones est enregistré dans les Caraïbes et recrute des gens issus de pays très différents. L’organisation a été crée il y a environ 47 ans par les Britanniques.

Comme la dette ukrainienne est sur le point d’exploser (explosion prévue il y a peu pour la mi-avril), que le trésor public est vide ou quasi-vide, il est à se demander où est-ce que le gouvernement kiévien autoproclamé ira chercher l’argent qu’il lui faudra pour payer les services pour le peu coûteux de Greystones. Le FMI pourrait bien sûr délivrer un crédit à M. Iatseniouk mais comment est-ce qu’un pays qui a déjà fait banqueroute et dont la dette enfle à vue d’œil pourra le rembourser ? Cette question, pour l’heure rhétorique, cesserait d’être telle s’il était prouvé que les 33 tonnes d’or de la réserve fédérale d’Ukraine avaient vraiment quitté le territoire ukrainien ? En principe, cette hypothèse n’est pas exclue sachant que l’or des Scythes, une partie très importante du patrimoine national équivalant à 20 milliards de dollars, a réellement disparu. Aurait-il été échangé contre les largesses du FMI ? Probablement. Mais il servirait donc, plus indirectement, à financer l’invasion de l’Est de l’Ukraine par des mercenaires habitués à verser le sang depuis des décennies.

En attendant, le tiers du nouveau gouvernement ukrainien est composé d’individus membres du parti Svoboda. On ne se lassera jamais de répéter que celui-ci est issu du Parti national-socialiste ukrainien connu comme tel jusqu’en 2004. Son leader, M. Tiagnibok, se targue d’être un bandériste invétéré. On l’a vu à maintes reprises faire le salut nazi ? Pourquoi ne pas supposer que, les élections de mai passées et le Praviy Sector réhabilité, Svoboda ne referait pas alliance avec Yarosh ? Si même Timoshenko se permet des débordements extrémistes, pourquoi ne pas supposer des alliances opportunistes ultérieures entre de vrais nazillons et des aventuristes de l’acabit de la princesse du gaz ?
Ces considérations faites, j’ai le plaisir de donner la parole à Allain Jules, journaliste indépendant et blogueur de renom, qui nous a livré son an analyse de l’impasse ukrainienne.

La Voix de la Russie. «La situation en Ukraine semble s’embrouiller de plus en plus. Les radicaux de tout poil se déclarent la guerre. D’un côté, nous voyons une Mme Timoshenko miraculeusement guérie qui dans une conversation privée avec le député Nestor Choufritch demande la pulvérisation, y a-t-il lieu de croire littérale, des 8 millions de Russes d’Ukraine. D’un autre côté, à peine mué en parti, le Praviy Sector exige la dissolution pure et simple de la Rada suprême, suite à quoi son leader, Alexandre Muzychko, est exécuté par les forces de l’ordre. Enfin, une société militaire privée « Greystones Limited » composée de mercenaires étrangers sera appelée à intervenir dans l’Est du pays pour étouffer toute tentative de révolte ce qui ipso facto exclurait à terme le déroulement éventuel de référendums dans certaines régions. Assisterait-on à un début de guerre semi-civile entre des mouvances radicales et une population de plus en plus inquiète de la nouvelle politique de Kiev ?

Allain Jules. Avec tout ce qui se passe actuellement à Kiev ou à Donetsk, pour ne citer que deux exemples, je crois que l’Ukraine va vers une implosion. Pourquoi ? Simplement parce que ceux qui sont peut-être des démocrates sont à l’heure qu’il est débordés par des extrémistes, notamment ceux du Praviy Sector qui a fini par se muer en parti politique. Ceux qui sont maintenant au pouvoir seront les premières victimes de l’emprise occidentale suite à l’apparition de groupes coercitifs du type Blackwater dans les zones Est. Cela signifie que, d’un côté, ceux qui ont pris le pouvoir à Kiev sont aussi violents que les extrémistes, de l’autre, que le soutien accordé aux extrémistes va entraîner une guerre entre ces mêmes mouvances tout autant que l’éveil des mouvements démocrates, probablement du côté de l’Est. Ces dernières vont réclamer des référendums dans le seul but de rétablir la paix. Autrement, j’ai bien peur que les élections du 25 mai ne puissent se tenir simplement parce que les conditions ne seront pas réunies pour qu’elles puissent se dérouler. J’en veux pour preuve ce qui s’est passé hier : les gens du Praviy Sector sont allés demander la démission du ministre de l’Intérieur. Ces revendications deviendront récurrentes, persistantes, à partir du moment où le pouvoir est détenu par des usurpateurs prétendant instaurer une espèce de démocratie « à la criée ». C’est-à-dire que l’on annonce comme cela, en pleine rue, que tel est ministre de ceci, tel est ministre de cela. Le peuple, entre guillemets, valide ou pas ce cirque qui tôt ou tard va se retourner contre les autorités autoproclamées. Iatseniouk en souffrira, idem pour le Président par intérim et toute l’équipe de façon générale. Ils ne tiendront pas ! Les élections approchent, elles devraient avoir lieu dans deux mois. Je présume que d’ici là de plus en plus de personnes demanderont l’intervention de la Russie. Cela parce que tous les extrémistes qui veulent en découdre avec des groupes ethniques considérés comme gênants en vue d’instaurer une sorte d’ethnocratie attisent la peur et les incertitudes de millions d’Ukrainiens. Si la Russie intervient, je me demande comment est-ce qu’on pourra l’accuser cette fois d’ingérence, chose qui pourtant a déjà été faite dans le contexte du référendum criméen. Je crois que ces accusations n’ont aucun fondement et que cette fois, d’une manière encore plus patente, la révolution viendra des tréfonds de la société ukrainienne. On ne peut pas prédire le scénario selon lequel elle se réalisera même si, vu la situation à Kiev et le chaos qui s’empare du pays, je pressens quelque chose de terrible.

La VdlR. Les humeurs antisémites agitant dès le début Kiev vont crescendo. En parle-t-on en France et, plus largement, en Occident où l’antisémitisme est un sujet littéralement sacré ?

Allain Jules. Non, on n’en parle pas. Vous savez pourquoi ? Simplement parce qu’il y a eu des gens qui ont validé le putsch kiévien et qui maintenant, responsables de leur engagement, ne veulent pas renier leur choix. Ils sont prisonniers de leurs promesses. Il y a en outre un problème médiatique en France : c’est l’absence de journalistes objectifs et courageux. Ils semblent ligotés, muselés, c’est même à croire qu’ils auraient peur de leur ombre ! Du coup il n’y a que quelques rares journalistes, voire une seule personne, Olivier Berruyer, qui essaye aujourd’hui – parce qu’on lui ouvre les portes des médias – de rétablir la vérité en disant « Attendez ! Il y a un tiers de fachos dans ce gouvernement ukrainien issu d’un coup d’Etat, il faut le dire ! ». Les autres journalistes préfèrent se taire. Je pense notamment à notre pseudo-philosophe national Bernard-Henri Lévy-Botul qui a entièrement validé le Maïdan ! Il est allé jusqu’à dire sur les plateaux que l’extrême-droite ukrainienne était en tout point semblable à l’extrême-droite française, c’est-à-dire au Front National. Alors sans être partisan du FN, sincèrement, je n’ai jamais vu les militants de ce parti prendre d’assaut le Parlement, demander la démission de tel ou tel ministre, violenter les gens, brûler des pneus comme cela s’est passé hier devant le Parlement à Kiev. Il y a donc un véritable problème à partir du moment où le pseudo-philosophe BHL continue à tenir ses grands discours et que les journalistes ne les dénoncent pas. On en vient à se demander quel est le poids de cet homme-là pour que les médias les plus sérieux se couchent devant lui ! Pourtant, malgré l’absence totale de liberté d’expression dans la presse, l’évidence est là : les USA, via l’OTAN, n’ont jamais eu d’autre but que, primo, d’atteindre la Russie en s’immisçant en Ukraine, secundo, de briser les relations entre l’Europe et Moscou de façon à vendre leur gaz de schiste qui en fait n’est pas rentable même si on ne le dit que très rarement. Par conséquent, puisque les Américains le développent, c’est tout simplement qu’ils veulent le vendre à l’Europe. Si l’Europe se sépare de la Russie, il faudra bien qu’elle achète ce gaz, beaucoup plus cher que le gaz liquéfié. Les USA jouent donc un jeu malsain parce qu’ils méprisent les Européens et ne veulent se servir des Ukrainiens que dans le seul but de créer une dissension entre la Russie et l’UE. Il est terrible de voir qu’il y ait des gens qui acceptent que d’autres meurent, que d’autres souffrent simplement parce que certains veulent satisfaire leurs bas instincts en vivant au-dessus de leurs moyens.

La VdlR. Il semblerait que l’oligarque Petro Porochenko soit l’un des principaux favoris de la présidentielle anticipée du 25 mai. Croyez-vous que son éventuelle élection puisse stabiliser la situation qui règne dans le pays ?

Allain Jules. Si l’élection se tient, – ce qui est un autre souci – même si tout le monde dit que Porochenko a de fortes chances, je ne crois pas que les extrémistes ainsi que Ioulia Timochenko accepteront que quelqu’un d’autre, surtout s’il est modéré, puisse accéder au pouvoir à leur place. Parce que Mme Timochenko a déjà montré son vrai visage, notamment suite à son échange téléphonique xénophobe et criminel [avec le député Nestor Choufritch, NDLR]. Je crois en fait que si le coup d’Etat de Kiev a pu avoir lieu, c’est uniquement parce que l’Occident misait sur elle. Si donc cet oligarque qu’est M. Porochenko gagne aux présidentielles de manière honnête, il ne me semble pas acquis que les extrémistes qui agitent en ce moment le pays se résigneront à le voir gouverner, car en effet, la première chose qu’il devra faire, vulgairement parlant, c’est le ménage. Je pense donc que son élection envenimera encore davantage la situation et que l’Ukraine risquera alors de vivre ses heures les plus sombres malgré les promesses du FMI qui serait prêt à octroyer au pouvoir entre 14 et 18 milliards de dollars ».

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/217362642/270391631/

 

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Ukraine : cinq tués dans une attaque d'un poste de passage à Slaviansk


Par La Voix de la Russie - 20-4-14 - Trois membres des détachements d'auto-défense et deux assaillants ont été tués dans une attaque d'un poste de passage à Slaviansk (région de Donetsk). Une personne a été blessée.

Des hommes inconnus arrivés en voitures à ce poste de passage ont ouvert le feu sur les miliciens. Ceux-ci ont repoussé l'attaque et se sont emparés de deux voitures des assaillants où ils ont trouvé des symboles du groupe radical Praviy sektor, ainsi que des armes, des explosifs et des instruments de vision nocturne de fabrication américaine.

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Est de l'Ukraine : bataillons de Praviy Sektor contre les civils (Choïgou)

 

© Photo: RIA Novosti/Mikhail Voskressenski

Par La Voix de la Russie - 24/4/14 - Des unités de la Garde nationale et des bataillons du mouvement d'extrême-droite Praviy Sektor (Secteur droit) sont lancés contre les civils dans l'est de l'Ukraine, a indiqué jeudi le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

« Des unités de la Garde nationale et des bataillons d'extrémistes de Pravy Sektor sont lancés contre les civils (…). La répression des protestations pacifiques de la population civile est effectuée par des unités spéciales du service de sécurité et du ministère de l'Intérieur de l'Ukraine », a déclaré le ministre avant une réunion de la direction collégiale du ministère russe de la Défense.
Et d'ajouter que plus de 11.000 hommes, quelque 160 chars, plus de 230 véhicules de transport de troupes et de blindés, au moins 150 canons et mortiers, ainsi que l'aviation participaient à l'opération spéciale dans le sud-est de l'Ukraine.
Le ministère ukrainien de l'Intérieur a annoncé jeudi matin que des unités de la police et de l'armée avaient détruit à Slaviansk trois postes de contrôle installés par les partisans de la fédéralisation et tué cinq membres d'entre eux. Les adversaires du régime en place à Kiev ont fait état de deux morts et de plusieurs blessés dans leurs rangs.
RIA Novosti

GUERRE CIVILE EN UKRAINE : L'INTERVENTION DE L'ARMEE A SLAVIANSK –
‘C’EST UN CRIME CONTRE LE PEUPLE’ (POUTINE)

 

Alterinfo - 24/04/2014

# LUCMICHEL.NET/
LM & FB / Alerte Info Rouge / 2014 04 24/
avec Correspondances en Ukraine - LVDR – AFP – PCN-SPO/
Analyse et infos exclusives /


« Ayant commencé une opération au Sud-est de l’Ukraine, les autorités de Kiev ont entamé une opération punitive contre leur propre peuple », a indiqué le président russe Vladimir Poutine lors d'une séance plénière du Premier forum médiatique des médias régionaux et locaux indépendants à Saint-Pétersbourg. « Par ailleurs, de telles actions des autorités de Kiev auront des conséquences négatives sur les relations bilatérales entre Moscou et Kiev », a ajouté Poutine. « C'est un crime très grave contre son propre peuple", a lancé le président russe Vladimir Poutine. Il a averti que cette opération auraient "des conséquences pour les gens qui prennent ces décisions" alors que le leader des séparatistes de Slaviansk Viatcheslav Ponomarev lui a demandé dimanche d'envoyer les troupes russes.

LA JUNTE NEOFASCISTE DE KIEV CHOISIT LA GUERRE CIVILE ET LE BAIN DE SANG EN LANCANT SON ARMEE ET SES MILICES

La junte de Kiev a lancé jeudi un assaut meurtrier contre les séparatistes à Slaviansk, bastion des insurgés pro-russes dans l'Est, aussitôt dénoncé par Vladimir Poutine comme "un crime" qui aura des conséquences. Les affrontements entre les troupes ukrainiennes et les séparatistes à Slaviansk "ont fait jusqu'à cinq morts" dans les rangs des insurgés et un soldat ukrainien blessé, a annoncé le ministère fantoche ukrainien de l'Intérieur en ajoutant que trois barrages séparatistes à l'entrée de la ville ont également été "détruits". Sur le terrain des journalistes de l'AFP ont entendu dans la matinée des échanges de tirs à un barrage des insurgés à une entrée nord de Slaviansk puis vu plusieurs blindés, dont l'un arborant le drapeau ukrainien, passer le poste de contrôle, enflammé par les pro-russes. Les blindés ont cependant battu en retraite et n'étaient plus visibles sur ce barrage en début d'après-midi.

Le leader séparatiste local de la ville de plus de 100.000 habitants, Viatcheslav Ponomarev, a ordonné aux civils de quitter la mairie. "Les écoles ont été fermées dans les localités voisines de Slaviansk", ont indiqué les autorités régionales, qui ont, elles, fait état d'un bilan d'un mort. Slaviansk est depuis plusieurs jours entièrement contrôlée par les insurgés pro-russes. Des hommes armés de fusil d'assaut, en treillis sans insigne et cagoulés y occupent plusieurs bâtiments publics.

Des combats ont lieu aussi à la mairie de Marioupol, un port de près de 500.000 habitants dans le Sud-Est. Plus au nord, « un soldat a été blessé lors d'un assaut des séparatistes contre une base militaire à Artemivsk » affirme la junte. A Kiev, le ministre fantoche de l'Intérieur Arsen Avakov – qualifié de ‘criminel’ par Moscou - a promis "une réponse sévère, jusqu'à l'élimination, aux terroristes" !

NOS INFOS EXCLUSIVES SUR L’ATTAQUE DE KIEV, LA PARTICIPATION DES NEONAZIS A L’ASSAUT ET … LES MUTINERIES DANS L’ARMEE UKRAINIENNE

Des habitants de la ville de Melitopol, région voisine de Donetsk ont rapporté des mouvements d'équipements militaires lourds. Des témoins ont filmé à Melitopol une colonne de chars qui est passée à travers la ville. Dans le village proche de Novobohdanivka c'est l'artillerie automotrice qui se déplaçait. C'est donc bien du matériel militaire lourd que Kiev mobilise contre la région du Donetsk.

Par ailleurs, Dmitry Jaros le führer de la milice nazie "Secteur Droit" a déclaré qu'il participe personnellement à la bataille à la tête du bataillon spécial "Donbass" qui prendrait part à la répression de la Junte fasciste de Kiev.

Nos correspondants nous rapportent que plusieurs cas de rébellion ont été constatés dans l'armée ukrainienne. En particulier dans la 93e brigade mécanisée de la région de Tcherkassy près de Dniepropetrovsk.

Le conflit a commencé entre les enrôlés et les soldats mobilisés des unités militaires de la région. Les soldats sont mécontents des conditions de vie et de l'absence de nourriture. Ils ont refusé d'obéir au commandement et les officiers ont utilisé leurs armes pour éviter de perdre totalement le contrôle. Dans ces conditions, l'armée ukrainienne n'est pas sûre pour participer pleinement à la répression du soulèvement populaire en Ukraine.

LA VRAIE QUESTION : QUE VA FAIRE MOSCOU ?

La tension ne cesse de monter et Moscou, après avoir évoqué la possibilité d'une intervention militaire si ses "intérêts légitimes" étaient menacés dans l'ex-république soviétique, a lancé une charge justifiée contre les Occidentaux qui utilisent l'Ukraine comme un "pion dans le jeu géopolitique". Hier, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait averti que son pays était prêt à intervenir si ses intérêts étaient menacés dans l'Est de l'Ukraine, faisant le parallèle avec l'Ossétie du Sud. En août 2008, l'armée russe était entrée en Géorgie en réaction à des attaques géorgiennes contre cette république pro-russe, où Moscou maintient des troupes jusqu'à présent après en avoir reconnu l'indépendance ainsi que celle de l'Abkhazie, une autre république autoproclamée.

Ce Jeudi, M. Lavrov a mis en cause les Occidentaux qui utilisent selon lui l'Ukraine comme "un pion dans le jeu géopolitique". "En Ukraine, les Etats-Unis et l'Union européenne (...) ont tenté de mener une nouvelle +révolution de couleur+, une opération de changement de régime contraire à la Constitution", a-t-il déclaré. Les autorités russes ne cessent de dire fort justement que les populations ukrainiennes d'origine russe sont menacées par les nationalistes qui soutiennent le pouvoir pro-occidental en place à Kiev depuis la destitution de Viktor Ianoukovitch.

Surtout le ton a changé à Moscou. Utilisant le langage dur qui est le nôtre, Poutine vient aussi de déclarer – ce que ne dit pas l’AFP - – que maintenant on va appeler Kiev « la Junte ou la clique » ...

Luc MICHEL & Fabrice BEAUR

Ukraine : des échanges de tirs font des victimes à Slaviansk

La situation à Slaviansk
© RIA Novosti. Mikhail Voskresensky
SLAVIANSK, 24 avril - RIA Novosti


Alterinfo - 24/4/14 - Plusieurs personnes ont trouvé la mort jeudi lors d'échanges de tirs entre la milice populaire locale et des inconnus à l'entrée de Slaviansk, ville de l'est de l'Ukraine passée mercredi sous le contrôle des forces de l'intérieur, a appris RIA Novosti après de l'état-major des miliciens.
D'après le site local Slavgorod.com.ua, deux hommes ont trouvé la mort dans l'échange de tirs et plusieurs personnes ont été blessées.
L'hôpital central a confirmé à RIA Novosti qu'"un combat sérieux est en cours et que l'hôpital reçoit des morts et des blessés".
Les grandes villes de l'Est et du Sud de l'Ukraine, dont Donetsk, Kharkov et Lougansk, connaissent depuis mars une mobilisation sans précédent des partisans de la fédéralisation du pays qui réclament des référendums sur le statut politique de leurs régions. Le mouvement de protestation contre la politique des nouvelles autorités de Kiev s'est étendu à différentes villes de la région de Donetsk, dont Slaviansk. Mardi 15 avril, le président par intérim Alexandre Tourtchinov a lancé une opération militaire contre les manifestants.
Moscou a qualifié de "très dangereuse" la décision d'utiliser la force armée contre les partisans de la fédéralisation qui ont formé des milices populaires. La confrontation a pris des formes particulièrement violentes à Slaviansk.

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© Photo : RIA Novosti/Chekachkov Igor

Ukraine : le maire de Kharkov grièvement blessé par balles

MOSCOU, 28 avril - RIA Novosti/La Voix de la Russie Le maire de la ville ukrainienne de Kharkov (est) Guennadi Kernes a été grièvement blessé par balles lors d'un attentat, lit-on lundi sur le site municipal.

«Aujourd'hui, vers 12h00 heure locale, Guennadi Kernes a été visé par un attentat. Le maire de Kharkov a été blessé dans le dos par une balle. A l'heure actuelle il se trouve dans un hôpital, les médecins luttent pour sa vie », indique le site.
Les grandes villes de l'Est et du Sud de l'Ukraine, dont Donetsk, Kharkov et Lougansk, connaissent depuis mars une mobilisation sans précédent des partisans de la fédéralisation du pays. Le mouvement de protestation contre la politique des nouvelles autorités de Kiev s'est étendu à différentes villes de la région de Donetsk, dont Slaviansk. Les autorités ukrainiennes ont lancé une opération militaire contre les manifestants.

RIA Novosti

Menaces, "sanctions" à répétition, à quand les fameuses "frappes" ?!

 

US : New Sanctions to "Change Russia’s Behavior" [sic]
Putin Aide : Latest Move Will Have Little Effect

by Jason Ditz




Antiwar - 28/4/14 - President Obama today unveiled a handful of new sanctions against Russia, saying the moves "aimed to force Russia to change its behavior with respect to Ukraine, and that much worse sanctions remain in serve" [sic].

The sanctions targeted a handful of people believed to be close allies of President Vladimir Putin, including oil magnate Igor Sechin, the first time US sanctions ventured into Russia’s energy sector in even an insignificant way.

Russian officials were critical of the move, saying it amounted to a return to Cold War-era practices by the US, and was if anything limiting the chances for diplomacy.

Putin’s top economic adviser also dismissed the move as woefully ineffective, saying the sanctions would encourage some consolidation among targeted officials to avoid future US sanctions, but would not have a major effect on Russia’s economy.

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Les USA pourraient "frapper" prochainement l'économie russe (Kerry)


MOSCOU, 29 avril 2014 – RIA Novosti/La Voix de la Russie Les Etats-Unis pourraient introduire prochainement des sanctions contre certains secteurs de l'économie russe en raison de la situation en Ukraine, a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry dans une interview accordée au Wall Street Journal.

«Actuellement nous en sommes très proches (des sanctions, ndlr). Nous allons dans cette direction s'ils (les autorités russes) continuent d'avancer sur cette voie», a indiqué Kerry, répondant à une question concernant les possibles sanctions américaines contre les secteurs énergétique, financier et militaire de l'économie russe.
Les Etats-Unis et l'UE ont adopté des sanctions contre des hommes politiques et d'affaires russes et la banque Rossia suite à l'adhésion à la Fédération de Russie de la république de Crimée, jusque-là faisant partie de l'Ukraine. Parmi les sanctions figurent des gels d'avoirs, des interdictions de visas, l'annulation du sommet Russie-UE de juin à Sotchi, et la suspension des négociations sur le régime des visas et un nouvel accord-cadre.
Samedi dernier, les pays du G7 ont accusé la Russie de ne pas respecter les ententes de Genève prévoyant une désescalade la tension en Ukraine et menacé Moscou de nouvelles sanctions.
Tandis que l'UE, qui entretient des liens économiques importants avec la Russie, ne se presse pas d'introduire de nouvelles mesures de rétorsion, les Etats-Unis ont élargi lundi la liste des sanctions frappant la Russie, en y ajoutant sept citoyens russes et 50 compagnies.

Sanctions : Rogozine met en garde les USA et l'UE contre l'effet boomerang

 

Photo : RIA Novosti

SIMFEROPOL, 29 avril 2014 - RIA Novosti/La Voix de la Russie Le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine, chargé du complexe militaro-industriel, a comparé mardi au boomerang revenant vers son lanceur les sanctions annoncées par les Etats-Unis et l'Union Européenne contre la Russie.

«Des sanctions, ce sont toujours un boomerang qui revient vers son lanceur pour le frapper très violemment», a déclaré le chef adjoint du gouvernement.
Et d'ajouter que les sanctions américaines contre l'industrie spatiale russe étaient appelées à remettre en doute la capacité des entreprises russes de fabriquer des fusées-porteuses et de placer en orbite des appareils d'autres pays.
Qui plus est, selon M. Rogozine, les sanctions décrétées contre la Russie frapperont avant tout l'Union Européenne, notamment l'Agence spatiale européenne (ESA) qui a produit des satellites avec des éléments américains, mais qui n'ont pas encore trouvé de créneau sur le marché.
«En réalité, faisant semblant de lutter contre la Russie, les Américains luttent contre leurs concurrents européens (…). Si les Européens continuent à traîner le pas derrière les Américains, ils perdront non seulement leur prestige, mais aussi et surtout leur propre potentiel économique», a prévenu le vice-premier ministre russe.

«Dieu le sait, nous avons prévenus nos "amis" américains. Nous répondrons à une déclaration par une déclaration, et à une action par une action (…). S'ils veulent frapper notre industrie spatiale, qu'ils se servent d'une batoude [tremplin de cirque] pour déposer leurs astronautes à la Station spatiale internationale (ISS)», a écrit M. Rogozine sur son compte Twitter.

Lundi 28 avril, Washington a étendu ses sanctions visant la Russie en raison de la crise ukrainienne en ajoutant les noms de sept individus et de 17 sociétés russes à sa «liste noire». Les sanctions prévoient un gel d'avoirs sur le territoire américain, ainsi que l'interdiction aux sociétés et individus américains d'effectuer des transactions avec les personnes concernées.

De leur côté, les 28 pays de l'Union européenne ont élargi à Bruxelles la liste noire des Russes dont les actifs à l'étranger seront gelés et qui seront interdits de séjour en Europe. Ils ont également évoqué la phase économique des sanctions contre la Russie.

RIA Novosti

Ukraine : à Konstantinovka des hommes inconnus
s'emparent des bâtiments de l'administration et de la police

 

© Photo : REUTERS/Marko Djurica



Par La Voix de la Russie -28/4/14 - Dans la ville de Konstantinovka (région de Donetsk) des hommes armés ont occupé aujourd'hui le commissariat de police. Ils se trouvent à l'intérieur du bâtiment et ne laissent pas entrer le personnel sans cependant avancer aucune revendication. Selon les médias locaux, des hommes armés ont été signalés devant l'administration municipale dont les employés n'entrent pas dans le bâtiment.

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Ukraine : Moscou met Kiev en garde contre un assaut dans l'Est


MOSCOU, 1er mai 2014 - RIA Novosti/La Voix de la Russie Une opération militaire dans les régions du sud-est de l'Ukraine pourrait entraîner des conséquences «catastrophiques», a averti le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé jeudi.

Moscou exprime ses préoccupations face aux récents rapports des médias selon lesquels les autorités ukrainiennes envisageaient de lancer un assaut général contre les positions des partisans de la fédéralisation dans le sud-est du pays.
«Si le 'gouvernement ukrainien' actuel procède à des actes tellement agressifs et irresponsables, cela aura des conséquences catastrophiques », lit-on sur le site officiel du ministère russe.

« Nous exhortons Kiev, ainsi que les Etats-Unis et l'Union européenne qui ont signé les accords de Genève, à ne pas commettre d'erreurs criminelles et à évaluer sobrement la gravité des conséquences possibles d'un recours à la force contre le peuple ukrainien », a déclaré le ministère.

Plus tôt dans la journée, une source au sein de l'état-major interarmées ukrainien a fait savoir à RIA Novosti que les autorités de Kiev avaient fixé au 2 mai le début d'un assaut général contre les postes de contrôle et les bâtiments occupés par les protestataires dans le sud-est de l'Ukraine.

Le 17 avril, les représentants de la Russie, des Etats-Unis, de l'Union européenne et de l'Ukraine ont adopté à Genève un document sur la crise ukrainienne, appelant les belligérants à renoncer à la violence, à l'extrémisme et à la provocation, à désarmer les groupuscules clandestins, à libérer les bâtiments occupés illégitimement et à entamer un dialogue national sur la réforme constitutionnelle.
RIA Novosti

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République populaire de Donetsk

Drapeau de la «République populaire de Donetsk»

Source : Wikipedia



La République populaire de Donetsk, est l'appellation donnée par des milices pro-russes et certains habitants de l'Est de l'Ukraine à un territoire ukrainien qu'ils revendiquent indépendant depuis le 7 avril 2014, par sécession de l'Ukraine. Cette déclaration intervient dans le contexte des manifestations en Ukraine qui ont amené au départ du président ukrainien Viktor Ianoukovytch. Un groupe d'activistes structuré lui correspond : la milice populaire du Donbass (en), dirigée par Pavel Gubarev. Ce dernier a été arrêté par le service de sécurité d'Ukraine le 6 mars 2014. Il est depuis détenu à Kiev. À partir du 13 avril 2014, des hommes de cette milice sont également engagés à Sloviansk contre l'opération ukrainienne «antiterroriste» menée par Olexandre Tourtchinov, président ukrainien par intérim (1).

Toutefois, l’autorité auto-proclamée de la République populaire de Donetsk affirme que son souhait est une fédéralisation dans le cadre de l’Ukraine et non un rattachement à la Russie. Selon Djavad Iskenderov, co-président du gouvernement temporaire, il n’est pas question de rejoindre la fédération de Russie, malgré les liens avec cette dernière (2).

Sommaire
1 Histoire
2 Réactions internationales
3 Annexes
3.1 Autres républiques s'étant déclarées indépendantes
3.2 Références
3.3 Articles connexes

Histoire
République de Donetsk est d'abord le nom d'une organisation créée le 9 décembre 2005 et ayant pour projet l'autonomie de l'oblast de Donetsk (3).

Réactions internationales
À l'occasion d'une réunion d'urgence à Genève le 17 avril 2014, la Russie, l'Ukraine, les États-Unis et l'Union européenne se mettent d'accord sur le fait que les formations militaires illégales en Ukraine doivent être dissoutes, et que toute personne occupant les bâtiments administratifs doit déposer les armes et les quitter. L'accord ajoute la possibilité d'une amnistie pour tous les manifestants anti-gouvernementaux. Néanmoins les séparatistes pro-russes à Donetsk refusent l'accord défiant les autorités de Kiev et la menace d'une nouvelle entente internationale sur l'Ukraine (4,5,6).

En cas de non désescalade du conflit, les États-Unis avaient insisté sur le fait de prendre des « mesures additionnelles » (sanctions) contre la Russie (7,8).

Annexes

Autres républiques s'étant déclarées indépendantes
République populaire de Kharkiv (Kharkov en russe) (déclarée indépendante le 7 avril 2014 (9) mais bâtiment administratif inoccupé par les manifestants depuis le 13 (10)
République parlementaire de Louhansk
République populaire d'Odessa (déclaration le 20 avril 2014)


Références
1. http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/04/13/ukraine-kiev-dit-passer-a-l-offensive-contre-les-prorusses-a-l-est_4400453_3214.html [archive] Le Monde
2. http://fr.euronews.com/2014/04/15/a-la-rencontre-de-cette-republique-populaire-de-donetsk/ [archive]
3. http://espreso.tv/new/2014/03/19/sbu_zatrymala_lidera_doneckoyi_respubliky [archive]
4. Ukraine : des troupes russes à la frontière « en raison de la situation » [archive], Le Parisien, 18 avril 2014
5. (en) Eastern Ukraine militants snub Geneva deal on crisis [archive], BBC News, 18 avril 2014
6. UKRAINE. Les pro-russes continuent d'ignorer l'accord de Genève [archive], Le Nouvel Observateur, 19 avril 2014
7. Ukraine: pas de nouvelles sanctions contre Moscou avant jeudi [archive], BFMTV, 15 avril 2014
8. Ukraine: les Etats-Unis préparent "activement" de nouvelles sanctions contre la Russie [archive], RTL Info, 16 avril 2014
9. http://www.focus-fen.net/news/2014/04/07/332351/pro-russia-activists-declare-establishment-of-kharkiv-peoples-republic.html [archive]
10. http://www.osce.org/ukrainemonitoring/117777 [archive]

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© Photo: REUTERS/STRINGER

 

Odessa : le bilan des victimes s'alourdit à 42 morts (Intérieur)


KIEV, 3 mai - RIA Novosti/La Voix de la Russie Les échauffourées et l'incendie survenus vendredi dans la ville ukrainienne d'Odessa ont coûté la vie à 42 personnes, rapporte samedi le ministère ukrainien de l'Intérieur.

«Les affrontements et l'incendie ont fait 42 morts, 125 personnes ont reçu des blessures et sont hospitalisées. 21 policiers figurent parmi les blessés», indique la source dans un communiqué.

Des affrontements opposant des manifestants fédéralistes à des militants unitaristes ainsi qu'à des supporters de football ont éclaté vendredi soir à Odessa, lors de la marche « Pour l'unité de l'Ukraine » à laquelle prenaient part ces derniers. Les deux parties se sont attaquées à coups de jets de pierre, ensuite des tirs ont retenti. La police est intervenue pour mettre fin aux escarmouches qui ont fait au moins trois morts et 18 blessés.

Ensuite, les supporters du football ont bouclé un camp des partisans de la fédéralisation de l'Ukraine, avant d'y mettre le feu. Tentant de fuir les flammes, huit personnes ont trouvé la mort après s'être défenestrées, plusieurs dizaines d'autres ont été brûlées vives.

RIA Novosti

Odessa : la Russie portera plainte contre Kiev devant la CEDH

MOSCOU, 5 mai 2014 - RIA Novosti - Les représentants de la Chambre civile de Russie se préparent à déposer une plainte devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) contre les autorités ukrainiennes qui n'ont pas prévenu un affreux carnage qui s'est produit vendredi dernier à Odessa, rapporte lundi le quotidien Izvestia.

"Nous sommes en train de recueillir les informations et nous nous préparons à porter plainte contre l'Ukraine devant le Conseil des droits de l'homme auprès de la CEDH", a indiqué Gueorgui Fiodorov, membre de la Chambre civile cité par l'agence.

Des dizaines de personnes opposées aux nouvelles autorités ukrainiennes arrivées au pouvoir suite au coup d'Etat du 22 février ont trouvé la mort vendredi dernier dans l'incendie criminel dans la Maison des syndicats d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine. L'incendie a été déclenché par des nationalistes radicaux du groupe Pravy Sektor (Secteur Droit). Selon un bilan révisé le drame a fait plus de 40 morts et de 200 blessés. Selon les témoins oculaires, la police n'a même pas tenté de prévenir le drame.

Le président et le premier ministre russes, Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev, ont présenté samedi leurs condoléances aux familles des victimes. Quant à l'UE et l'Onu, elles ont exigé une enquête urgente et transparente.
Le premier ministre ukrainien par intérim Arseni Iatseniouk a remis dimanche l'entière responsabilité du drame sur les forces de l'Intérieur du pays.

La république de Novorossia (république de Nouvelle Russie)

Ukraine : Donetsk et Lougansk entendent créer un nouvel Etat

 

MOSCOU, 6 mai 2014 - RIA Novosti / La Voix de la Russie Les régions ukrainiennes de Donetsk et de Lougansk pourraient former un nouvel Etat et boycotter la présidentielle ukrainienne anticipée du 25 mai, a déclaré mardi Oleg Tsarev, chef du mouvement Sud-Est et député à la Rada suprême ukrainienne.

« Si les habitants des régions de Lougansk et de Donetsk soutiendront cette idée (lors des prochains référendums locaux prévus pour le 11 mai-ndlr.), notre mouvement Sud-Est appellera les autres régions du sud-est de l'Ukraine à créer un nouvel Etat, la république de Novorossia », a indiqué M.Tsarev à la chaîne de télévision Rossia 24.

Selon lui, la république de Novorossia (république de Nouvelle Russie) pourrait réunir les régions de Kherson, de Nikolaïev, d'Odessa, de Zaporojie, de Dniepropetrovsk, de Kharkov, de Lougansk et de Donetsk.

« Les bureaux de vote n'ouvriront pas ni dans la région de Donetsk ni dans celle de Lougansk » pendant la présidentielle ukrainienne du 25 mai, a ajouté M.Tsarev qui a retiré le 1er mai sa candidature à la présidentielle et appelle à la boycotter.
Depuis mars, les grandes villes de l'Est et du Sud de l'Ukraine, dont Donetsk, Kharkov et Lougansk, connaissent une mobilisation sans précédent des partisans de la fédéralisation du pays qui contestent les nouvelles autorités pro-européennes de Kiev et réclament des référendums sur le statut politique de leurs régions. L'armée ukrainienne mène depuis la mi-avril une vaste opération contre les partisans de la fédéralisation, impliquant des hélicoptères et des blindés.

RIA Novosti

Ukraine Troops Kill 20 in Mariupol, Blow Up Police Station
Many Wounded as Tanks Roll into Key Eastern City

by Jason Ditz

Antiwar.com - 9/5/14 - While most of Ukraine’s military’s major operations against the east have come in the northern part of Donetsk Oblast, today’s attacks focused on the south, and the key port city of Mariupol, where at least 20 people have been reported killed, and massive numbers wounded.

Interior Ministry troops, backed by tanks and APCs, are trying to retake the protester-held Interior Ministry building in town, while arresting local police who refused to side with them against the population.

Retaking the ministry building seems to be job one, but instead of worrying about that with a protester-held police station, the troops simply blew it up with rocket-propelled grenades, leveling the building, killing seven within, and wounding dozens.

Though the government dubbed all those killed “terrorists,” many of the people shot in the streets seem to have been unarmed civilian protesters. RT’s cameraman for the city, taking pictures of the chaos, was also shot in the chest, and despite wearing a bulletproof vest was badly wounded.



La république populaire de Lougansk a déclaré son indépendance de l'Ukraine

© Photo: RIA Novosti/Vitaliy Belousov


Par La Voix de la Russie 12/5/14 - La république populaire Lougansk a déclaré son indépendance de l'Ukraine, a déclaré lors d’un meeting le gouverneur populaire de la région Valeri Bolotov.

« Nous avons choisi notre propre voie d’Independence de la tyrannie et du dictat sanglant de la junte de Kiev, du fascisme et du nationalisme », a indiqué Bolotov, rappelant que lors du référendum du 11 mai 96,2% d’électeurs ont voté pour le statut indépendant de la région.

Plus tôt ce lundi, le gouvernement de la république populaire de Donetsk a déclaré sa souveraineté et s’est adressé au gouvernement russe Russie avec une demande d’adhésion à la Russie. L’indépendance de la république de Donetsk de Kiev a été soutenue par 89,7% de participants au référendum.

La république populaire de Donetsk proclamée Etat souverain

 

© Photo: RIA Novosti/Maksim Blinov

Par La Voix de la Russie - 12/5/14 - La république populaire de Donetsk s’est autoproclamée Etat souverain, précise un appel de la république, lu par le co-président du gouvernement intérimaire Denis Pouchiline.

Les autorités des deux régions se sont également adressés au gouvernement russe avec une demande d’adhésion à la Russie.
Des référendums sur le statut des régions ont eu lieu dimanche dernier dans les régions de Donetsk et de Lougansk. L’indépendance de Kiev de la région de Donetsk a été soutenue par 89,7% de participants au référendum, et 96,2% dans la république populaire de Lougansk.

Ukraine : la « république de Donetsk » lance une opération antiterroriste


MOSCOU, 12 mai 2014 - RIA Novosti/La Voix de la Russie La république populaire de Donetsk (est de l'Ukraine), lance une opération antiterroriste, a annoncé lundi le commandant des forces armées de la république autoproclamée, Igor Strelkov.

« Je lance une opération antiterroriste sur le territoire de la république populaire de Donetsk », a indiqué le commandant Strelkov.
« Tous les combattants des groupes néonazis (Garde nationale, Pravy sektor (Secteur droit), Bataillon de Liachko et autres) doivent être arrêtés dans le cadre de l'opération antiterroriste », a-t-il déclaré.
M.Strelkov a pris le commandement de toutes les unités militaires ukrainiennes déployées dans la région, des forces de sécurité, des gardes-frontières, des douanes et du parquet locaux.
« A partir d'aujourd'hui, tous les soldats et officiers des forces armées, des troupes de l'Intérieur, du Conseil de la sécurité nationale et de défense (SBU), de la police et d'autres unités militaires ukrainiennes sont considérés comme se trouvant illégalement dans la République populaire de Donetsk. Ils ont 48 heures pour prêter serment à la République populaire de Donetsk ou quitter son territoire », a ajouté M.Strelkov.
La République populaire de Donetsk s'est proclamée lundi Etat souverain et a souhaité adhérer à la Fédération de Russie suite au référendum du 11 mai où 89,7% des habitants de la région ont voté pour l'indépendance vis-à-vis de l'Ukraine.
Le vote s'est déroulé sur fond d'opération militaire d'envergure lancée par les autorités de Kiev contre les protestataires réclamant une fédéralisation de l'Ukraine.

 


Ukraine : La «république de Donetsk» demande à être rattachée à la Russie

 

20minutes.fr - 12/5/14 - Les séparatistes avaient déjà annoncé que la présidentielle ukrainienne du 25 mai n’aurait pas lieu à Donetsk…

La «république de Donetsk», cette ville de l’est de l’Ukraine où un référendum d’indépendance s’est déroulé dimanche, demande son rattachement à la Russie, ont indiqué les séparatistes ce lundi

«Nous, le peuple de la république populaire de Donetsk déclarons que la république devient désormais un Etat souverain», a dit devant la presse Denis Pouchiline, l'un des responsables séparatistes, lisant une déclaration. «Pour rétablir la justice historique, nous demandons à la Russie d'examiner un rattachement de la République de Donetsk à la Fédération de Russie», a-t-il poursuivi.

«Nulles et non avenues»

Le scrutin de dimanche s’est soldé par un oui massif en faveur de l’indépendance de Donetsk. Mais le pouvoir de Kiev et "les Occidentaux" [sic] ne reconnaissent pas le référendum.

François Hollande a ainsi évoqué de «vraies-fausses consultations» qui n'ont «aucun sens» et sont «nulles et non avenues» [sic].
Pour le chef de l’Etat, la «seule élection qui vaudra» est celle du 25 mai, date à laquelle les Ukrainiens doivent choisir leur nouveau président. Les séparatistes ont d’ores et déjà fait savoir que ce scrutin n’aura pas lieu à Donetsk.

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16 Ukraine Soldiers Killed in Checkpoint Attack
Locals Say Troops Attacked After Refusing to Attack Village


by Jason Ditz

Antiwar.com - 22/5/14 - 16 Ukrainian soldiers were killed and 32 others wounded today in an attack on a military checkpoint near Volnovakha, in the eastern Donetsk Oblast. The checkpoint was destroyed by the attackers.

But who were they? That’s the big question tonight. Ukraine’s government blamed eastern protesters, but military personnel disputed that, with one major dubbing the attackers “mercenaries,” and locals from a nearby village told a similar story.

According to the villagers, the troops at the checkpoint had refused orders to attack them, and several vans full of armed men linked to the far-right, and backed by helicopters attacked the checkpoint today to punish them for refusing to “crush the resistance.”

By contrast, a smaller militant faction in the east claimed they were the ones who attacked the checkpoint, and it remains unclear which side was really to blame. The interim government said they intended to present secret evidence of Russia’s involvement in the attack to the UN Security Council, but has declined to offer it publicly.

In addition to the checkpoint fight, several smaller gunfights were reported across Luhansk and Donetsk. The protest leaders in Luhansk put the number of Ukrainian troops in their territory at “around 6,000,” though many are not really fighting, but rather just setting up checkpoints.

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La barbarie à l'œuvre : l'armée ukrainienne fusille les pacifistes !

Ukraine/est : l'armée abat 30 militaires ayant rendu les armes (militant fédéraliste)

 

LOUGANSK, 23 mai 2014 - RIA Novosti/La Voix de la Russie Les forces armées ukrainiennes ont abattu une trentaine de soldats ayant rendu les armes face aux combattants d'autodéfense de la «république populaire» autoproclamée de Lougansk (est), a déclaré à RIA Novosti un porte-parole des fédéralistes Ostap Tchiorni.

«Près de 30 militaires ukrainiens ont déposé les armes, et les forces régulières les ont par la suite fusillés», a affirmé l'interlocuteur de l'agence.
L'incident se serait produit à proximité de la ville de Lissitchansk de la région de Lougansk, théâtre d'intenses combats entre militaires envoyés par Kiev et militants fédéralistes.
Depuis mars, les grandes villes du sud-est de l'Ukraine, dont Donetsk, Kharkov et Lougansk, connaissent une mobilisation sans précédent des partisans de la fédéralisation du pays qui refusent de reconnaître les nouvelles autorités pro-européennes. L'armée ukrainienne y mène depuis la mi-avril une vaste opération contre les combattants des forces d'autodéfense populaire, qualifiés de terroristes par Kiev.
Les affrontements entre les deux camps ont déjà entraîné des dizaines de morts et de blessés. Sur fond de combats, les régions de Donetsk et de Lougansk ont organisé le 11 mai des référendums sur leur statut politique, à l'issue desquels la majorité des votants se sont prononcés en faveur de l'indépendance vis-à-vis de Kiev.
Les autorités ukrainiennes accusent Moscou de soutenir les protestations dans le sud-est du pays et de chercher à saper l'élection présidentielle prévue en Ukraine le 25 mai prochain. Les « républiques populaires » autoproclamées de Donetsk et de Lougansk ont déjà refusé de prendre part à l'élection du 25 mai.

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100 Rebels Killed in Ukraine’s Airport Offensive
Troops Attacked Vehicles Transporting Wounded Fighters


by Jason Ditz

 

Antiwar.com - 27/5/14 - Back and forth fighting over the international airport in Donetsk has ended with government forces in control, but morgues across the city overflowing after ugly battles that left scores killed, and reports anticipating the toll will rise to at least 100.

The offensive came one day after the election of President Petro Poroshenko, with troops pouring into the airport, and Poroshenko ruling out negotiations, saying the eastern separatists are “terrorists” and “Somali pirates.”

Several were killed in the fighting, but the biggest number of deaths came, according to locals, when troops attacked vehicles transporting wounded away from the airport. The vehicles were destroyed, hit with heavy weapons. Some claimed the attacks were launched by the military, while others say it was the Right Sector paramilitaries from western Ukraine.

The incident is by far the single deadliest incident since protests erupted in the eastern portion of the nation. Since then, the Donetsk and Luhansk provinces have been declared “People’s Republics,” though the central government has promised to reclaim the area militarily.

Russia has urged Ukraine to stop the offensive an attempt negotiation, and had previously warned they reserve the right to intervene to defend the ethnic Russian civilians in the far east of the country. So far there is no indication Russia is any closer to crossing the border, but the high body count in the airport fight is likely to raise new calls among locals.

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Vadim Ghirda, Associated Press

 

Dozens reported killed in eastern Ukraine fighting

By Peter Leonard

Associated Press



DeseretNews.com - 27/5/14- The bodies of pro-Russian gunmen killed in clashes with Ukrainian government forces around the airport are piled up at a city morgue in Donetsk, Ukraine, Tuesday, May 27, 2014. The eastern city of Donetsk was in turmoil Tuesday a day after government forces used fighter jets to stop pro-Russia separatists from taking over the airport. Dozens were reported killed and the mayor went on television to urge residents to stay indoors.
Vadim Ghirda, Associated Press

Summary
High-caliber weapons fire echoed sporadically Tuesday through the eastern city of Donetsk and the mayor urged residents to stay home a day after fighting between Ukrainian troops and separatist rebels reportedly killed dozens.

DONETSK, Ukraine — High-caliber weapons fire echoed sporadically Tuesday through the eastern city of Donetsk and the mayor urged residents to stay home aday after fighting between Ukrainian troops and separatist rebels reportedly killed dozens.

Donetsk mayor Oleksandr Lukyanchenko said 40 people, including two civilians, were killed Monday after troops repelled a rebel attempt to seize control of the airport, Ukraine's second-largest.

Local morgues were overflowing with bodies and rebel leaders said Tuesday that the death toll could rise up to 100.

The city of about 1 million was mostly quiet in the afternoon after an arson attack in the morning that torched a local hockey rink. Occasional gunfire was heard in the morning outside Donetsk airport.

The battles came as billionaire candy magnate Petro Poroshenko claimed victory in Sunday's presidential vote, which authorities in Kiev had hoped would unify the deeply divided nation. Poroshenko, who is yet to be sworn in, has vowed to negotiate a peaceful end to the insurgency in the east, but also has called the separatists "Somali pirates" and promised he would stop them from sowing more chaos.

The bodies of about 30 insurgents were brought Tuesday to a hospital morgue in Donetsk, said Leonid Baranov of the separatist Donetsk People's Republic, who was at the Kalinin morgue. The fighters had been wounded and were being transported to a hospital in a truck when it was shot up by government forces, Baranov said.

Baranov said up to 100 rebels were probably killed in Monday's fighting, adding that many bodies had not yet been recovered because they were in areas under government control.

"As they are controlling the airport and the fight was there ... we cannot right now identify exactly how many victims we have," he said, adding that hundreds were also wounded in the fighting.

He said the morgue was too small to hold all the bodies and authorities were searching for refrigerator trucks pending identification of the dead.

AP journalists saw many dead bodies piled up at the Kalinin morgue but could not immediately count them or confirm Baranov's statements.

Another Donetsk insurgent leader, Denis Pushilin, also said up to 100 people have been killed and asserted that up to half of them could be civilians, the ITAR-Tass news agency reported.

Pushilin said government snipers were firing at people trying to evacuate the bodies. His comments also couldn't be independently confirmed.

Early Tuesday, unidentified men stormed Donetsk's main ice hockey arena and set it ablaze, according to the mayor's office. The arena, owned by a local Ukrainian lawmaker, had been scheduled to host the 2015 World Championships.

By Tuesday morning, Donetsk airport was under full government control, Ukraine's acting Interior Minister Arsen Avakov said, adding that dozens of insurgents may have been killed but government forces did not suffer any casualties.

The Organization for Security and Cooperation in Europe, meanwhile, said it had lost contact with one of its four-man monitoring teams in Donetsk on Monday evening. There was no immediate claim of responsibility but rebel groups have previously kidnapped OSCE monitors in Ukraine.

In the neighboring Luhansk region, which like Donetsk has declared independence from the central government, the Ukrainian Border Guards Service said its officers repelled a group of gunmen from Russia who were trying to break through the border. It said one intruder was wounded and the border guards seized several vehicles loaded with Kalashnikov assault rifles, rocket grenade launchers and explosives.

The interim government in Kiev has pledged to press ahead with the operation against insurgents, which has angered residents, many of whom see the government as nationalists bent on repressing Russian speakers in the east.

Speaking at a televised government session on Tuesday, Vitaly Yarema, a deputy prime minister, said the "anti-terrorist operation" in eastern Ukraine will go on "until all the militants are annihilated."

In Moscow, Russian Foreign Minister Sergey Lavrov voiced strong concern Tuesday about the decision to intensify the military operation in the east and called for an immediate end to fighting.

Lavrov warned Poroshenko against trying to win a quick military victory before his inauguration, saying that it would be "unlikely to create favorable conditions for a hospitable welcome in the Donetsk region." He promised that Russia will be Poroshenko's "serious and reliable partner" if he moved to negotiate an end to hostilities.

Poroshenko, known for his pragmatism, supports building strong ties with Europe but also has stressed the importance of mending relations with Moscow. Upon claiming victory, he said his first step as president would be to visit the troubled east. He said he hoped Russia would support his efforts to bring stability and that he wanted to hold talks with Moscow.

Lavrov welcomed Poroshenko's promise to negotiate with people in the east and said Moscow was ready for direct talks with Poroshenko — without the United States or the European Union as mediators.

But Ukraine's acting Prime Minister Arseniy Yatsenyuk said Ukraine has no intention of talking to Russia directly.

"The government's stance is unchanged: bilateral talks without the presence of the United States and the European Union do not seem possible under current conditions," he said.

Moscow has denied accusations by the authorities in Kiev and the West that it has fomented the insurgency in eastern Ukraine. Russian President Vladimir Putin annexed the Ukrainian Black Sea peninsula of Crimea in March but has stonewalled the eastern insurgents' appeal to join Russia.

Russia, however, has kept pushing for Ukraine to decentralize its government, which would give more power to the regions and allow Moscow to keep eastern Ukraine in its sphere of influence.

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Nataliya Vasilyeva and Laura Mills in Kiev, Ukraine and Vladimir Isachenkov in Moscow contributed to this report.


Ukraine/hélicoptères abattus : 14 militaires tués, dont un général

Alterinfos - 29-5-14 - 14 militaires ukrainiens, dont un général, ont trouvé la mort dans le crash d'un hélicoptère abattu jeudi par les partisans de la fédéralisation du pays à Slaviansk (est), a annoncé le président ukrainien par intérim Alexandre Tourtchinov.

« Je viens d'apprendre qu'un de nos hélicoptères qui transportait des militaires a été abattu. 14 militaires sont morts, dont un général », a déclaré M.Tourtchinov devant le parlement ukrainien.

Selon lui, l'hélicoptère a été abattu avec un lance-roquettes portatif de fabrication russe.

Auparavant, le correspondant de RIA Novosti se trouvant à Slaviansk a rapporté que les forces d'autodéfense de la région de Donetsk avaient abattu deux hélicoptères de l'armée ukrainienne.

http://french.ruvr.ru/news/2014_05_29/Ukraine-helicopteres-abattus-14-militaires-tues-dont-un-general-Tourtchinov-2936/


Près du fief séparatiste de Slaviansk...

20 mintes.fr - 29-5-14 - Les séparatistes de l'est de l'Ukraine ont abattu un hélicoptère de l'armée ukrainienne près de leur fief de Slaviansk, tuant 14 soldats, a annoncé ce jeudi le président par intérim Olexandre Tourtchinov.

«Je viens d'être informé que les "terroristes" [sic] ont abattu, près de Slaviansk, un hélicoptère qui transportait des militaires pour assurer la relève, à l'aide d'un lance-missile sol-air portatif russe», a déclaré Tourtchinov devant le Parlement. «14 soldats sont morts, dont le général (Volodymyr) Koultchitski», a-t-il ajouté.

Rebels Seize 3 Government Bases in Eastern Ukraine

By NEBI QENA and MONIKA SCISLOWSKA



AbcNews (AP) - Luhansk - 4/6/14 - Pro-Russian insurgents dislodged government troops from three bases in eastern Ukraine, a new blow to beleaguered armed forces as its president-elect vowed new initiatives to help end the regional mutiny.

Billionaire candy magnate Petro Poroshenko, speaking in Warsaw, rejected the interim authorities' proposal to introduce a martial law in Ukraine's restive east. He said he would seek to pacify the regions with an offer of amnesty and a promise of early regional elections.

The move follows nearly two months of fighting in the region, where pro-Russia rebels have seized government buildings, declared two sprawling provinces independent and fought government forces.

Poroshenko's offer, expected to be detailed in his inaugural address on Saturday, came as the Ukrainian troops suffered a series of humiliating setbacks on Wednesday.

After hours of fighting in which six militants were killed and three Ukrainian servicemen were injured, the National Guards ran out of ammunition and had to leave their base near the eastern city of Luhansk.

Also Wednesday, rebels seized a border guard base on the city's outskirts following a nearly two-day-long siege and forced guards out of another base in the nearby town of Sverdlovsk on the Russian border. The guards were granted a safe exit and left with their weapons.

A rebel fighter who gave only his first name, Andrei, said they want to create a "humanitarian corridor" that would allow civilians to flee to Russia to escape the fighting.

The setbacks highlighted the ineffectiveness of Ukraine's badly trained and cash-starved armed forces, which also have been plagued by bad communication and poor supply lines.

Ukraine's provisional authorities have blamed the recent military failures on pro-Russia former President Viktor Yanukovych, claiming that his corrupt government starved soldiers of resources and training.

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Scislowska reported from Warsaw. Nedra Pickler in Warsaw and Nataliya Vasilyeva and Vladimir Isachenkov in Moscow contributed to this report.

 

Les événements en Ukraine peuvent être qualifiés de crime de guerre (MAE de Russie)


Par La Voix de la Russie - 4/6/14 - Le directeur du département de la coopération humanitaire et des droits de l'homme du ministère russe des Affaires étrangères Anatoli Viktorov a déclaré aujourd'hui que la façon de Kiev de mener l'opération dans l'Est de l'Ukraine pouvait être qualifiée de crime de guerre aux termes du Statut de Rome de la Cour pénale internationale si l'information sur le recours aux armes interdites contre la population civile est confirmée.

« Il y a des données sur l'utilisation par les militaires ukrainiens des balles explosives et des bombes à sous-munitions; des tirs d'artillerie et des raids aériens ont été menés contre des bâtiments civiles, peut-être des agents toxiques ont été utilisés », a dit M. Viktorov. Il a souligné qu'il importait de « donner une appréciation de ce qui se passait en Ukraine du point de vue du droit international ».

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_06_04/Les-evenements-en-Ukraine-peuvent-etre-qualifies-de-crime-de-guerre-MAE-de-Russie-2903/

Kiev lance des chars à l'assaut de Slaviansk (milices) !


Par La Voix de la Russie - 6-6-14 - Pour la première fois depuis le début, il y a deux mois, de l'opération punitive contre les milices populaires à Slaviansk (région de Donetsk) l'armée ukrainienne a utilisé des chars d'assaut. « A l'heure actuelle l'assaut de chars sur Slaviansk suit deux axes : depuis Krasnyi Liman (une ville au nord de Slaviansk) et sur Semenovka (banlieue est de Slaviansk) », a déclaré un miliciens.

Selon les miliciens, trois ou quate chars se trouvent actuellement à Semenovka pilonné ce matin par des mortiers automoteurs Tulpan. Les chars tentent d'attaquer les miliciens, mais ces derniers manoeuvrent pour ne pas s'engager dans le combat. Plusieurs autres chars ont été signalés à la sortie de Slaviansk vers Krasnyi Liman. Les miliciens rapportent avoir endommagé un char par un tir d'un lance-roquettes portable Fagot.

Déploiement de chars d’assaut à Slaviansk



egaliteetreconciliation.fr - 6/6/14 - Le nouveau président ukrainien, l’oligarque atlantiste Porochenko affirme vouloir rétablir l’ordre en trois mois dans l’Est du pays où sévissent des troubles.

Il a fait appel au sous-secrétaire à la Défense Derek Chollet afin de mettre en place un dispositif de reprise en main des régions rebelles. Ce dernier a promis l’envoi de conseillers militaires et d’équipements.

L’armée ukrainienne a déployé des chars d’assauts à Slaviansk (région de Donetsk) contre les combattants séparatistes qui ont témoigné de leur présence : «À l’heure actuelle l’assaut de chars sur Slaviansk suit deux axes : depuis Krasnyi Liman (une ville au nord de Slaviansk) et sur Semenovka (banlieue est de Slaviansk)».

Des mortiers automoteurs Tulpan ont entrepris de pilonner les positions des russophones qui ont riposté en employant des lance-roquettes portables Fagot.

Kiev accuse les séparatistes d’être épaulés par des combattants venus de Tchétchénie, d’Ingouchie et d’Ossétie du Sud.

De son côté, la Russie a demandé aux États-Unis, le retrait des mercenaires étrangers en Ukraine.

Outre les 400 employés de la société Academi (ex Blackwater), dont la présence a été révélée par plusieurs médias dont l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, le futur ex-président par intérim, Alexandre Tourtchinov a été vu, inspectant le dispositif militaire dans l’Est du pays en compagnie du responsable d’une société polonaise de mercenariat et de paramilitaires portant des tenues de camouflage, n’appartenant pas à celles en usage dans l’armée ukrainienne.

Rebels Shoot Down Ukraine Military Plane Over Slovyansk
City's Mayor Reports Watching With a Crowd as Missile Hit Plane


by Jason Ditz

Antwar.com - 6/6/14 - Separatists in eastern Ukraine’s besieged city of Slovyansk have shot down a Ukrainian Army plane today, destroying it and forcing the two crew members to parachute away.

Slovyansk mayor Vyacheslav Ponomaryov reported watching the anti-aircraft missile hit the plane with other people in the center of town, and said there was applause when the strike occurred.

Rebels identified the plane as an Antonov AN-30 surveillance plane, while military leaders insisted it was an AN-26 supply plane carrying “humanitarian aid.” The videos of the shootdown make it difficult to tell which is which, but there had been no previous indication of any humanitarian aid being sent into the restive east, which the interim government has declared held by “terrorists.”

Rebel fighters also attacked a military checkpoint on the outskirts of Slovyansk today, firing mortars at the troops there. The Ukrainian National Guard confirmed “dead and wounded,” but no specific numbers.

Earlier this week, military forces invaded Slovyansk, and at one point the military claimed over 300 rebels were killed and 500 wounded in a period of 24 hours. The toll has not been corroborated by anyone inside Slovyansk, and the mayor put the toll at 12 killed and a few dozens wounded.

 

Les miliciens de Slaviansk ont détruit 20 véhicules blindés ukrainiens


Par La Voix de la Russie -7-6-1 4 - Au cours du dernier jour, les miliciens de Slaviansk ont détruit 20 de 80 véhicules blindés de l'armée ukrainienne, concentrés près de la ville, a déclaré le maire populaire de la ville Viatcheslav Ponomarev.

Ponomarev a également confirmé l’information qu'un avion An-30 par l'Armée de l'Air ukrainienne a été abattu. Une femme a été tuée lors de bombardements du centre de Slaviansk.

Slaviansk : les miliciens parlent d’un drone abattu

 

Par La Voix de la Russie -8-6-14- Les miliciens de la ville de Slaviansk ont abattu un drone de reconnaissance, a déclaré le commandant adjoint de la «milice populaire» Igor Strelkov.

Selon Strelkov, l’aéronef a été abattu au-dessus du village Nikolaevka (à l’est de Slaviansk).
La veille, les miliciens ont abattu un avion de reconnaissance An-30B. Selon les informations préliminaires, l'un des pilotes et plusieurs spécialistes de réglage de tir sont morts. Autres pilotes ont réussi à sauter en parachute. Les représentants des agents de sécurité ukrainiens ont fait état de décès de trois membres de l'équipage.

Ukraine 2014 : une crise majeure menaçant l’équilibre international

Par Camus


Agoravox - 4-6-14 - Le 29 mai, un hélicoptère de combat des forces gouvernementales était abattu par un missile portable Strela-2 à Slaviansk causant la mort de quatorze personnels ukrainiens. Au même moment trente cercueils traversaient la frontière pour rapatrier en terre russe des hommes tombés au combat sur le sol de la Novorossia. Entre le lundi 26 et le mardi 27 mai, ce sont au moins cinquante hommes des forces dissidentes qui sont tombés pour reprendre le contrôle de l’aéroport de Donetsk. Ville qui avec Lougansk est l’une deux nouvelles Républiques populaires du Donbass, à l’Est de l’Ukraine. Républiques autonomes dont l’indépendance a été proclamée le 11 mai à l’issue d’un référendum régional qui a formé le 24 mai l’Union des républiques populaires baptisée Novorossia [Nouvelle Russie] lors d’un congrès des partisans de la fédéralisation de l’Ukraine tenu à Donetsk. De son côté, ce même 29 mai, le président Vladimir Poutine signait à Astana, avec la Biélorussie et le Kazakhstan, la création d’une Union économique eurasiatique, celle-ci devant entrer en vigueur le 1er janvier 2015.

Un bloc géopolitique concurrent de l’UE

Projet géopolitique pour l’heure sans portée politique stricto sensu. L’Union économique eurasiatique est encore, pour le présent, un « marché régional » qui à terme devrait quand même rassembler quelque 170 millions d’humains et disposer d’un cinquième des ressources mondiales en gaz et approximativement de 15% de réserves d’hydrocarbures. Cet espace géoéconomique a cependant vocation, pour répondre au vœu du président Poutine, à devenir un espace géopolitique. À ce titre il constitue a priori et potentiellement un pôle de puissance concurrentiel de l’Union européenne. C’est à cette aune que doit aussi s’évaluer et se comprendre la bataille de l’Ukraine qui se déroule en ce moment même pour l’indépendance de ses provinces orientales.

Car l’Ukraine, État de 45 millions d’âmes et titulaire d’importantes ressources naturelles, minières et agricoles, devrait à l’origine du projet d’Union eurasiatique s’y trouver associée. Projet dans lequel l’Arménie et la Kirghizie devraient très vite se fondre… d’ici quelques semaines pour Erevan. Initialement l’Arménie devait, à l’instar de l’Ukraine, passer un accord d’association avec l’Union européenne, mais en septembre 2013 elle a décidé ex abrupto de rejoindre l’Union douanière pilotée par Moscou. Bien lui en a pris puisque le pays a aussitôt bénéficié d’une exonération douanière de 30% sur ses achats de pétrole russe et de tarifs préférentiels pour ses approvisionnements en gaz naturel.

En Ukraine le tout nouveau président ukrainien, le milliardaire occidentaliste Petro Porochenko s’est lui fait élire le 25 mai avec l’intention bien arrêtée de faire entrer son pays dans l’Union euratlantiste. Au demeurant, dans la capitale kazakh le président biélorusse Alexandre Loukachenko s’est montré plus optimiste estimant que «tôt ou tard Kiev devrait comprendre où se trouve son destin» ! Sans pour autant aliéner sa souveraineté parce qu’au terme du dit accord «les trois États s’engagent à garantir la libre circulation des produits, services, capitaux et travailleurs, à mettre en œuvre une politique concertée dans les domaines clés de l’économie : dans l’énergie, l’industrie, l’agriculture, les transports». Mais en aucun cas à créer une monnaie unique ou à se soumettre à une quelconque autorité politique supranationale. L’Asie des peuples et des nations en quelque sorte !

Guerre froide… des feux mal éteints

La crie ukrainienne est à l’évidence la crise la plus grave que traverse l’occident depuis le blocus de Berlin en 1948, crise qui ouvre l’ère de la Guerre froide. Laquelle culminera avec la crise des missiles soviétiques de Cuba en octobre 1962. Or la crise actuelle est caractéristique d’un certain retour au statu quo ante de sourde belligérance, cette fois dans un monde non plus bipolaire mais devenu multipolaire. Un monde nouveau où de grandes puissances émergentes battent en brèche les velléités d’hégémonie planétaire des États-Unis, notamment celles qui visent à contrôler l’ensemble des régions déterminantes du point de vue des ressources en énergies fossiles ou au regard des espaces de transit. Inutile d’énumérer les régions stratégiques qui, de ce point de vue, jalonnent le continent eurasiatique. Régions dont toutes se situent sur le Rimland, ceinture géopolitique qui enserre la masse continentale intérieure depuis la Mer Noire jusqu’à l’Hindou Koush et au-delà.

Toujours est-il que la crise met en évidence les limites vite atteintes de la démocratie, de la souveraineté populaire en Occident et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes… puisque toutes les démarches collectives d’autodétermination qui ont été effectuées en Crimée et dans le Donbass sont réputées «nulles et non avenues» par des autorités morales incontestées à défaut d’être incontestables, telles le président Hollande ou la chancelière Merkel ! On ne peut également que s’interroger – au regard de cette même question relative à la nature réelle de nos démocraties - sur la signification et les conséquences à terme de la russophobie et la poutinophobie qu’ont développé nos médias ces dix dernières années !

En tout cas l’on en voit bien les résultats. Le terrain a été soigneusement labouré – mais avec un succès tout relatif si l’on considère la montée tendancielle des souverainisme en Europe – afin de dresser les opinions contre le monde slave orthodoxe en application pratique de la théorie du «Choc des cultures» de l’Américain Samuel Huntington. Reste que l’euroscepticisme se développant et se démocratisant comme l’a abondamment montré le sondage grandeur nature qu’ont constitué les dernières élection du Parlement européen, il est raisonnable d’avancer que cette stratégie de communication commence à faire long feu. Serions-nous en Occident à un moment charnière de notre histoire, moment comparable à celle qui précéda immédiatement la chute de l’Empire soviétique quand le pouvoir - la langue de bois n’étant plus opérante - mis en œuvre ses politiques de la glasnost et la perestroïka… pour tenter de sauver les meubles ?

Reste qu’après 1991, non seulement l’Otan ne s’est pas dissoute à l’instar du Pacte de Varsovie, mais elle n’a cessé de s’étendre à l’Est. Or sauf à se faire seppuku [suicide rituel japonais] la Russie se doit désormais de défendre ses Limes [?] pied à pied. Tout aussi bien en Ukraine en général et dans le Donbass plus particulièrement où sont implantées des industries d’armement indispensables aux forces russes, des unités de productions militaires qui n’offrent aucune autre alternative. Ainsi les moteurs des fameux hélicoptères Sikorski sont produits en Ukraine et ce n’est pas du jour au lendemain qu’il serait possible pour la Fédération d’ouvrir de nouvelles chaînes sur son sol.

Dans un tel contexte, la politique de sanctions à l’égard de la classe dirigeante russe ne peut pas rester et ne restera pas sans réponse. Les Russes sont réputés pour leurs aptitudes dans la défensive et de ce point de vue elle dispose de quelques atouts d’importance… Surtout dans un monde où l’interdépendance est forte. Ainsi existe-t-il «une forte complémentarité entre les économies russes et européennes, en particulier au travers de la fourniture d’énergie. La Russie est le seul pays capable de fournir pendant plusieurs décennies le gaz dont l’Europe a besoin pour organiser sa transition aussi graduelle que souhaitable vers un nouveau système énergétique» (1). On voit bien à ce propos, qu’en ce qui concerne les exportations gazières, la Russie possède à l’est une immense profondeur de champ géoéconomique avec de vastes débouchés dans les économies asiatiques. L’Inde mais aussi la Chine avec laquelle Moscou vient de conclure un accord gazier de 400 mds de $ pour la vente sur trente ans de 30 à 60 milliards de m3 l’an ! Tout ceci sur fond de fortes tensions entre une Fédération de Russie proactive sur le front eurasiatique et le Bloc euratlantique liées aux crises dégénératives de Syrie et d’Ukraine, peut évidemment engendrer nombre d’incidences préjudiciables à un Occident arrogant et agissant à trop courte vue…


Déclin de l’Occident, renaissance russe

Notons que parmi les atouts majeurs de la Fédération de Russie, comparativement à l’Europe occidentale, se trouvent les « ressources humaines »… parce qu’il n’est de richesses que d’hommes ! Force est de constater en effet que la Fédération possède un capital humain que nous devrions lui envier. Paradoxalement ce sont les années de concurrence acharnée entre l’Est et l’Ouest, celles de la course à la «Nouvelle frontière» imposée par l’Initiative de Défense stratégique du mandat Reagan, qui en est la cause profonde. Cette «Guerre des Étoiles» qui a indéniablement et largement contribué à l’affaiblissement de l’Empire soviétique, a en contrepartie produit en masse des hommes, ingénieurs, techniciens et scientifiques, qui font à présent la force de la nouvelle Russie.

Ce sont donc incidemment les É-U qui ont doté volens nolens la Fédération d’un inappréciable capital de savoir-faire et de compétences de très haut niveau. Potentiel qui lui confère les moyens d’un distingué retour sur la scène de la puissance. Cela au contraire de l’Occident qui, ayant fait de son système d’enseignement une vaste usine de formatage idéologique politiquement correct, connaît un corrélatif effondrement de son niveau culturel… a contrario de la Russie héritière du système soviétique et d’un niveau de formation intellectuelle inconnu de nos jours dans une Europe en plein déclin (2).

Fédération de Russie vs Bloc euratlantique

In fine, contenir le retour à la puissance de la Russie est, répétons-le, un enjeu de taille, une urgente nécessité pour Washington… d’où les risques inhérents à l’actuelle confrontation ukrainienne. Parce que Moscou ne veut ni ne peut céder du terrain, pas plus que les É-U qui ne voudront ni ne pourront renoncer à leur stratégie de contention [containment] d’un bloc eurasiatique concurrentiel en pleine édification, et pour ne pas dire en pleine expansion ! Reste qu’à vouloir contrer maladroitement et à contretemps une menace pour l’instant encore informelle, il semble bien que l’Amérique par une politique de Gribouille, ne la suscite et ne la nourrisse de ses peurs anticipées.

Les déclarations de Mme Victoria Nuland, vice-Secrétaire d’État en charge des Affaires européennes et asiatiques et épouse au civil de Robert Kagan, l’un des néoconservateurs les plus virulents, sont à ce propos particulièrement éclairants, singulièrement pour ce qui concerne la présence et le rôle des É-U en Ukraine : «Nous avons investi 5 milliards de dollars pour donner à l’Ukraine l’avenir qu’elle mérite [sic]» [ibid.]. Implication et investissements qui se traduisent par une forte présence de conseillers de l’ombre et vraisemblablement par le recours à des personnels appartenant aux grandes entreprises de mercenariat telles Academi – anciennement Blackwater - et à sa filiale Greystone. Discret dispositif d’intervention politique et d’actions de terrain, vraisemblablement coordonné par le Directeur de la CIA en personne qui à la mi-avril effectua le voyage de Kiev à cet effet. Plus spécifiquement, il s’agissait d’organiser l’offensive dite «anti-terroriste» en cours contre l’Est du pays avec le bilan que l’on sait (3) [dedefensa.org27mai14].

Cependant la Russie se tient prudemment à l’écart des événements du Donbass… même si nuitamment des camions franchissent les frontières chargés d’armes et de munitions. En dépit de cela, ceux qui dénoncent habituellement les thèses conspirationnistes sont les premiers à imaginer la main de Moscou derrière chaque acte de sédition à l’égard de Kiev. Ces gens méconnaissent le caractère inflammable des foules, que ce soit sur le Maïdan ou dans l’Est et le Sud de l’Ukraine. Même si, au final, rien n’interdit de penser que tel ou tel accès de colère populaire puisse être ensuite dévoyé, récupéré, manipulé. En ce qui concerne les nouvelles républiques populaires de Donetsk et Slaviansk, une récente enquête du New York Times publiée fin avril a clairement établi que les «milices rebelles» n’étaient pas, comme cela avait été avancé, composées de soldats ou de mercenaires provenant de la Fédération de Russie (4) .

Le mécontentement populaire est une chose, son instrumentation au profit d’intérêts géopolitiques en est une autre. Au demeurant la seconde suit souvent de près la première. On l’a vue en Libye, puis en Syrie et aujourd’hui en Ukraine. Il est néanmoins incontestable que dans la ville de Donetsk, ce sont plusieurs milliers de mineurs qui se sont spontanément rassemblés contre la guerre. Or il ne s’agissait pas de milices mais de colère strictement populaire. Ces mineurs entendaient exiger de Kiev l’arrêt immédiat de l’actuelle opération punitive et des assassinats de civils [pcn-spo28mai14]. Tout indique cependant que l’escalade se poursuivra mettant à rude épreuve le sang froid des gens du Kremlin.

Notes

(1) http://www.magazinedonna.it/verita-...

(2) magazinedonna.it12mai14

(3) Guerre des communiqués? ? Selon le maire de Slaviansk Vacheslav Ponomarev repris par l’Agence RIA-Novosti, ce seraient 1 200 soldats ukrainiens qui auraient déjà trouvé la mort dans les opérations conduites autour de la capitale régionale, ainsi que?huit hélicoptères et quinze blindés de des forces de Kiev [zerohedge.com29mai14]. Des chiffres qui paraissent énormes mais qui, s’ils étaient vérifiés, en montrant l’ampleur des affrontements, en dirait long sur la nature la guerre et l’intensité des combats actuels.

(4) « L’Ukraine et les Etats-Unis ont dévoilé des clichés qui attesteraient la présence de troupes russes dans l’est de l’Ukraine. Moscou évoque des photos truquées. Les troupes russes participent-elles activement au mouvement séparatiste de l’est ukrainien ? Début de semaine, des photos de prétendus séparatistes russes ont été transmises par Kiev aux Etats-Unis par le biais de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE]. Elles montrent une image prise en Géorgie en 2008 d’un militaire à la longue barbe rousse, portant l’insigne d’une unité des forces? spéciales russes » [7sur7.be25mai14]. Sans commentaire? !


Ukraine/Slaviansk : les miliciens ont détruit un lance-roquettes Grad

 

© Photo: RIA Novosti/Taras Litvinenko (archive)


Par La Voix de la Russie - 9-6-14 - Les milices populaires de Slaviansk ont détruit un des lance-roquettes Grad avec lesquels l'armée ukrainienne avait pilonné la ville, communique le QG de l'auto-défense.

L'armée continue de tirer sur la ville de Slaviansk et ses banlieues avec des lance-roquettes Grad, des mortiers et des mortiers automoteurs Tulpan. Le pilonnage a causé d'importants dégâts et de nombreuses victimes, notamment parmi la population civile. Deux habitants civils ont été tués ce lundi avant midi.

Donetsk : des volontaires italiens viennent appuyer les insurgés


MOSCOU, 10 juin - RIA Novosti


Des volontaires italiens sont venus grossir les rangs des forces d'autodéfense du Donbass, a annoncé mardi le "gouverneur populaire" de la région de Donetsk, Pavel Goubarev, sur sa page Facebook.
"Des membres de l'organisation italienne Millenium sont arrivés à Donetsk pour contribuer à l'organisation de la résistance populaire à la junte de Kiev sur le territoire de la Nouvelle Russie", a indiqué M.Goubarev.
Selon lui, les volontaires italiens seront subordonnés directement à Igor Strelkov, commandant en chef des forces armées de la République populaire de Donetsk.
Les Italiens envisagent en outre de prendre part à la formation de cargaisons humanitaires pour les habitants du Donbass.

 

 

Ukraine : le village de Semenovka bombardé avec des bombes incendiaires

 

Par La Voix de la Russie - 12-6-14 - La garde nationale d'Ukraine qui mène une opération militaire dans l'Est du pays a pour la première fois utilisé contre la population civile du village de Semenovka, près de Slaviansk, des bombes incendiaires au phosphore blanc, communiquent les miliciens.

Le bombardement a provoqué plusieurs incendies. En outre, l'armée utilise des mortiers et des lance-roquettes multiples Grad.
Semenovka est situé à l'est de Slaviansk. Le village est devenu un des principaux foyers des combats à cause de sa situation stratégique. Il est régulièrement pilonné par l'artillerie de l'armée ukrainienne.

Un avion de l’Armée de l'Air ukrainienne abattu à Lougansk


Par La Voix de la Russie -14/6/14 - Les miliciens ont abattu un avion avec les militaires ukrainiens lors de son atterrissage à l'aéroport de Lougansk dans la nuit du samedi. 9 membres d'équipage et 40 soldats se trouvaient à bord de l'IL-76, ils sont tous morts.
Plus tôt, une alarme anti-aérienne a été déclarée à Lougansk. Selon les dirigeants de la République autoproclamée populaire de Lougansk, des avions de combat de l'armée ukrainienne se dirigeaient vers la ville.

Ukraine/Lougansk : les insurgés confirment avoir abattu un Il-76 militaire

LOUGANSK, 14 juin 2014 - RIA Novosti

Les représentants des forces d'autodéfense de Lougansk (est de l'Ukraine) ont confirmé avoir abattu un avion-cargo militaire ukrainien Il-76 qui s'est écrasé sur le territoire de l'aéroport de la ville, rapporte samedi le correspondant de RIA Novosti sur place.
"Il a été abattu par un missile. Il aurait à bord du personnel militaire", a indiqué l'interlocuteur de l'agence.
Selon les militaires ukrainiens engagés dans l'opération spéciale dans l'est du pays, 49 personnes auraient pu trouver la mort dans le crash de l'Il-76. D'après certains médias, 30 à 49 personnes auraient pu se trouver à bord de l'appareil. Quoi qu'il en soit, cette information n'a été confirmée par aucune source.

Donetsk : raid aérien contre l'état-major des insurgés, 1 mort, 6 blessés

DONETSK, 14 juin 2014 - RIA Novosti


Deux avions militaires ukrainiens ont bombardé la direction de l'Intérieur de Gorlovka (région de Donetsk) où se trouve à présent l'état-major des forces d'autodéfense, a annoncé samedi à RIA Novosti un porte-parole des insurgés.
"Les avions nous ont attaqués à 4h30 du matin, estimant sans doute que tout le monde dormait", a raconté l'interlocuteur de l'agence.
L'un des avions a tiré deux missiles. L'incendie a commencé. Les maisons situées à proximité ont également été endommagées.
Selon les données préalables, un insurgé a été tué et six autres blessés.
Les insurgés affirment avoir touché en riposte par le feu l'un des avions, mais ignorer ce que l'appareil était devenu par la suite.
Les autorités de Kiev mènent depuis le 15 avril une opération militaire d'envergure visant à réprimer la révolte qui a éclaté dans le sud-est de l'Ukraine en réaction au coup d'Etat du 22 février. L'armée ukrainienne utilise l'artillerie et l'aviation. Les événements ont pris une tournure particulièrement dramatique à Donetsk, Slaviansk, Kramatorsk et d'autres villes de la région de Donetsk, ainsi qu'à Lougansk. Moscou appelle Kiev à arrêter cette opération punitive qui fait beaucoup de morts, y compris parmi les civils.

 

Ukraine : deux avions de chasse abattus à Lougansk


LOUGANSK, 1er juillet 2014 - RIA Novosti/La Voix de la Russie Les combattants des forces d'autodéfense de Lougansk (est de l'Ukraine) ont annoncé mardi avoir abattu deux avions militaires ukrainiens.

"Tout récemment, cinq chasseurs ont bombardé le village de Louganskaïa. Deux avions ont été abattus, les trois autres ont réussi à repartir", a raconté à RIA Novosti le porte-parole de la république populaire autoproclamée de Lougansk Vladimir Inogorodski.
Mardi matin, les combattants de la république populaire autoproclamée de Donetsk ont déclaré avoir abattu un avion près de Snejny dans l'est de la région de Donetsk.
Le président ukrainien Piotr Porochenko a annoncé lundi la levée du cessez-le-feu et la reprise de l'opération "antiterroriste" dans l'est du pays. Immédiatement, les militaires ont pilonné le centre des villes de Slaviansk et de Kramatorsk, ainsi que d'autres villes et villages.
Les autorités de Kiev mènent depuis le 15 avril une opération spéciale d'envergure visant à réprimer la révolte qui a éclaté dans le sud-est de l'Ukraine suite au renversement du régime du président Ianoukovitch le 22 février dernier. La Russie qualifie cette opération de "punitive" et appelle les dirigeants ukrainiens à y mettre fin immédiatement.



Ukraine : Slaviansk et Kramatorsk passent sous le contrôle de Kiev



MOSCOU, 5 juillet 2014 - RIA Novosti - Les autorités de Kiev ont annoncé samedi avoir établi leur contrôle sur les villes de Slaviansk et de Kramatorsk abandonnées par les forces d'autodéfense du Donbass, a annoncé un communiqué mis en ligne sur le site des informations officielles ukrainiennes.
Le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a chargé le gouverneur de Donetsk Sergueï Tarouta de rétablir en 24 heures les systèmes d'approvisionnement de ces villes en ressources nécessaires à la vie de la population.
Le chef du gouvernement a en outre ordonné de rétablir le fonctionnement de la police, des organes judiciaires et des établissements médicaux.

© Photo: RIA Novosti/Lesya Polyakova. Archives

 

La milice de Lougansk s'est emparée d'un avion d’assaut SU-25 !


Par La Voix de la Russie - 7-7-2014 - Les miliciens de la République auto-proclamée populaire de Lougansk (RPL) ont saisi un avion d’assaut SU-25, appartenant à des Forces aériennes ukrainiennes, a déclaré le ministre de la Défense de la RPL, Igor Plotnitskiy.

L’avion d’assaut a effectué un atterrissage d'urgence sur l'un des aérodromes dans la région de Lougansk. Le pilote s’est rendu. L’aéronef doit être réparé, après quoi il entrera en service. Selon Plotnitskiy, la milice va bientôt avoir sa propre aviation. La veille, les forces de sécurité ukrainiennes ont bombardé depuis mortier le centre de Lougansk, et ont lancé une frappe de missile contre une de ses banlieues.

Le conflit armé dans le sud-est de l'Ukraine dure depuis des mois.

Le rapport des forces entre les parties en confrontation

sur la page d'infographie de RIA Novosti - 12-7-14


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Crash du Boeing en Ukraine : les dernières informations

Par La Voix de la Russie - 18/7/14 - Un Boeing 777 de la compagnie Malaysia Airlines parti d’Amsterdam à destination de Kuala Lumpur s’est écrasé dans la région de Donetsk, à 60 km de la frontière russe. A son bord se trouvaient 280 passagers et 15 membres d’équipage. Selon les premiers éléments disponibles, il n’y aurait pas de survivants.

Mise à jour 01h13
Les moyens de la défense antiaérienne russe n’étaient pas actifs à l’Est de l’Ukraine (ministère)
Les moyens de la défense antiaérienne n’étaient pas actifs dans les zones frontalières de la Russie avec l’Ukraine ce 17 juillet, et les avions des Forces aériennes de Russie n’ont effectué aucun vol ce jeudi, précise le communiqué du ministère de la Défense de la Russie.
Le communiqué ajoute que selon les informations qui sont à la disposition du ministère de la Défense, 27 complexes de lancement Bouk M1 de l’armée ukrainienne sont déployés près de Donetsk (Sud-Est de l’Ukraine). Ces systèmes sont capables de viser des cibles à la 30 km d’altitude.
Le ministère russe de la Défense doute de l’authenticité des déclarations de Kiev que les complexes Bouk et les avions des forces aériennes de l’Ukraine n’ont pas tiré sur des cibles aériennes dans la zone du crash du Boeing de la compagnie Malaysia Airline
s.

Mise à jour 00h59
La plupart des passagers du Boeing étaient de nationalité néerlandaise (liste)
143 passagers qui se trouvaient à bord de l’avion Beoing malaisien qui s'est écrasé dans l'Est de l'Ukraine étaient des Hollandais, rapporte le journal Star, qui se réfère à une liste préliminaire diffusée à l’aéroport international de Bali. En outre 27 Australiens et 22 citoyens de la Malaisie, dont deux enfants, se trouvaient à bord de l’appareil.
L’avion transportait également 12 Indonésiens (dont 11 adultes), 6 Britanniques, 4 Allemands, 4 Français, 3 Belges et un Canadien. La liste ne donne pas de précisions sur la citoyenneté des 58 passagers restants.

Mise à jour 00h51
Kiev a communiqué trop vite que le Boeing s'était écrasé (aiguilleur du ciel espagnol)
Quelques minutes avant le crash du Boeing malaisien en Ukraine des avions militaires ukrainiens ont été observés dans sa proximité, a communiqué sur son compte Twitter l'aiguilleur du ciel espagnol qui gérait le vol de l'avion de Malaysia Airlines.
Selon lui des avions militaires ont croisé le Boeing 777 trois minutes avant sa disparition des radars.
« Quang le Boeing a disparu, les autorités de Kiev nous ont annoncé qu'il s'était écrasé. Comment pouvaient-elles l'apprendre si vite ? », écrit le contrôleur aérien sur sa page.


Mise à jour 23h47
Crash de l'avion malaisien : les insurgés prêts à un bref cessez-le-feu
Les insurgés qui contrôlent la zone dans l'Est de l'Ukraine où un avion de ligne malaisien s'est écrasé jeudi sont prêts à observer un bref cessez-le-feu pour permettre l'évacuation des corps, a annoncé un de leurs dirigeants.
Le Premier ministre de la République populaire de Donetsk, Alexandre Borodaï, l'a confirmé jeudi soir à un journaliste de l'AFP au village de Grabove.

Mise à jour 23h36
Fabius : pas de certitude sur la présence de Français dans l'avion malaisien
Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré jeudi à Abidjan n'avoir "aucune précision, contrairement à ce qui avait été annoncé, sur la présence ou non de Français dans l'avion" malaisien qui s'est écrasé dans l'est de l'Ukraine.
M. Fabius avait auparavant annoncé que quatre Français "au minimum" figuraient parmi les passagers de l'avion.

Mise à jour 22h50
Crash du Boeing : les insurqés annoncent avoir trouvé la boîte noire
Les insurgés auraient mis la main sur la boîte noire de l'avion. Ils ont annoncé cette nouvelle à l'agence Interfax.
Des objets ressemblant aux boîtes noires ont été trouvés dans la zone de la chute du Boeing abattu près de la ville de Torez, a communiqué le porte-parole du bataillon Vostok.
Selon lui, les miliciens ramassent les documents des passagers et des cartes mémoires (mémoires flash, cartes mémoires d'appareils photos) qui pourrait faire la lumière sur les circonstances de la tragédie.
Selon le porte-parole toutes ces pièces à conviction seront remises aux experts.

Mise à jour 22h43
23 citoyens américains se trouvaient à bord du Boeing de la Malaysia Airlines qui s’est crashé en Ukraine
A bord du Boeing de la Malaysia Airlines qui s’est crashé dans la région de Donetsk, 23 passagers étaient de nationalité américaine, a déclaré l’administration du président des Etats-Unis. Une déclaration officielle de la Maison Blanche devrait bientôt être publiée.
9 citoyens britanniques, 71 citoyen néerlandais et 4 Français se trouvaient également dans l’avion.
Au total, il y avait 295 passagers dont 80 enfants.

Mise à jour 22h37
Boeing/crash: les secouristes russes prêts à se rendre en Ukraine
Les secouristes russes sont prêts à se rendre en Ukraine pour participer à l'élimination des conséquences du crash d'un Boeing malaisien dans la région de Donetsk (est), qui a fait jeudi 295 morts, a annoncé jeudi le ministre russe des Situations d'urgence Vladimir Poutchkov.
« Le ministère russe des Situations d'urgence a envoyé une requête à ses collègues ukrainiens proposant de travailler conjointement sur les lieux de la catastrophe du Boeing en Ukraine », a indiqué M.Poutchkov.
Un Boeing 777 de Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur avec 280 passagers et 15 membres d'équipage à bord s'est écrasé jeudi à Snejnoïe, dans la région de Donetsk.

Mise à jour 22h34
Hollande demande que « tout soit mis en oeuvre pour faire la lumière sur les circonstances »
Dans un communiqué, le président François Hollande fait part de son « immense émotion » en apprenant la nouvelle et exprime « toute (s)a solidarité » aux proches des passagers du vol reliant Amsterdam à Kuala Lumpur, qui selon la présidence ukrainienne pourrait avoir été abattu.

Mise à jour 22h14
Ukraine/crash : 4 Français se trouvaient à bord du Boeing malaisien
Au moins quatre Français se trouvaient à bord du Boeing 777 de Malaysia Airlines qui s'est écrasé dans l'est de l'Ukraine, selon le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, selon plusieurs médias.
Les sources gouvernementales belges parlaient précédemment de deux citoyens de leur pays qui auraient réservé des sièges à bord de ce vol.
En outre l’information sur 23 citoyens américains à bord de l’avion vient d’être confirmée.
Dans un communiqué publié sur sa page Facebook suite au crash du vol Amsterdam-Kuala-Lumpur la compagnie Malaysia Airlines fait état de 295 morts, dont 15 membres de l’équipage.

Mise à jour 22h02
Les vols de la Lufthansa seront maintenus, en évitant l’espace aérien de l’est de l’Ukraine
Suite au crash d’un avion de ligne malaisien dans la région de Donetsk, la compagnie allemande, Lufthansa, est prête à poursuivre normalement ses vols, en évitant l’espace aérien de l’est de l’Ukraine, a indiqué le service de presse de la compagnie.
Plusieurs compagnies aériennes russes ont pris la même décision, dont Aeroflot et Transaero. Ils ont été rejoints par Turkish Airlines.
Les autorités françaises ont demandé à leur compagnie aérienne d’éviter de traverser l’espace aérien ukrainien.

Mise à jour 21h51
Le crash du Boeing malaisien a fait des victimes parmi la population locale de la région de Donetsk
Des témoins rapportent que sur le lieu du crash du Boeing 777, des parties de l’appareil sont en flammes, des fragments des corps des passagers et leurs effets personnels ont été dispersés à travers le village de Grabove, où l’avion de ligne s’est écrasé.
Au Conseil de sécurité de la République Populaire autoproclamée de Donetsk, il a été indiqué que des habitants locaux avaient été affectés par l’accident.
Le premier vice-Premier ministre de la République Populaire de Donetsk, Andriy Pourguin, a indiqué que les premiers bataillons des milices locales étaient déjà sur place.
Il a déclaré que les enregistreurs de vol du Boeing qui s’est écrasé seraient transmis à Moscou pour examen. Le Comité d'aviation intergouvernemental (MAK) st prêt à participer à l’enquête sur le crash du Boeing 777.

Mise à jour 21h39
Air France a pris la décision d’éviter l’espace aérien ukrainien
La compagnie française Air France a pris la décision de réorienter ses vols en contournement du territoire ukrainien après le crash du Boeing 777 de la compagnie aérienne Malaysia Airlines dans l'Est de l’Ukraine ce jeudi.
Une porte-parole de la compagnie a a déclaré que le transporteur surveille « la situation en temps réel » et avait « pris la décision de ne plus survoler l'Est de l'Ukraine dès qu'elle a été informée de cet accident ».
« Après le crash d'un avion de ligne malaisien dans l'Est de l'Ukraine, le Secrétaire d’Etat chargé des Transports Fréderic Cuvillier a donné l’instruction à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) de prendre les mesures de précaution nécessaires », selon le communiqué du ministère français des Transports. « Il demande aux compagnies françaises d'éviter d'emprunter l'espace aérien ukrainien tant que les raisons de cette catastrophe ne seront pas clarifiées ».

Mise à jour 21h32
Ukraine/crash d'un Boeing: une centaine de corps retrouvés
Au moins une centaine de corps ont été retrouvés sur les lieux du crash d'un Boeing 777 de Malaysia Airlines à Snejnoïe, dans la région ukrainienne de Donetsk (est), ont rapporté les médias internationaux.
Selon un représentant du ministère ukrainien des Situations d'urgence cité par les médias, les débris de l'avion sont éparpillés dans un rayon de 15 km de diamètre.
Le Boeing 777 malaisien reliant Amsterdam (Pays-Bas) à Kuala Lumpur (Malaisie) avec 280 passagers et 15 membres d'équipage à bord s'est écrasé jeudi dans la région ukrainienne de Donetsk (est). Le conseiller du ministre ukrainien de l'Intérieur Anton Guérachtchenko a estimé jeudi que l'avion serait abattu par un système sol-air Bouk. L'administration du président ukrainien Piotr Porochenko a aussi reconnu cette hypothèse.
L'armée ukrainienne mène depuis le 15 avril une opération spéciale d'envergure dans les régions de Donetsk et de Lougansk (sud-est de l'Ukraine) en vue de réprimer une révolte populaire. Les militaires utilisent des blindés, des armes lourdes et des avions, causant de nombreuses victimes civiles. (RIA Novosti)
Mise à jour 21h28
Vladimir Poutine a informé Barack Obama du crash du Boeing 777
Le président russe, Vladimir Poutine, a informé par téléphone son homologue américain, Barack Obama, du crash d’un avion malaisien sur le territoire ukrainien, ainsi que l’indique le service de presse du Kremlin.
De plus, Vladimir Poutine a exprimé ses condoléances au Premier ministre de Malaisie, Najib Tun Razak, suite à la catastrophe aérienne qui a fait de nombreuses victimes.
Le président russe lui a demandé de transmettre aux familles et aux amis des victimes ses sentiments les plus sincères et dévoués de sympathie et de soutien.

Mise à jour 21h05
La Malaysia Airlines confirme la perte de communication avec le Boeing 777
La compagnie aérienne Malaysia Airlines a confirmé la rupture de toute communication avec le Boeing 777 alors qu’il survolait le territoire de l’Ukraine. L’avion de ligne parti d’Amsterdam à destination de Kuala Lumpur, a décollé à l’heure de la capitale des Pays-Bas à 14h00 (heure de Moscou) aujourd’hui, a rapporté le service de presse de l’aéroport.
Selon les informations disponibles, à 17h20 (heure de Moscou) l’avion volant à une altitude de 10 mille mètres, aurait dû entrer dans l’espace aérien russe.
Les médias ukrainiens ont indiqué que l’avion s’est écrasé dans la région de Donetsk, près du village de Grabove.
Les représentants des forces menant des opérations militaires, sous la tutelle des autorités de Kiev, à l’est de l’Ukraine, ont déclaré avoir découvert la carcasse de l’avion au nord de Torez.

Mise à jour 20h52
Le Premier ministre de Malaisie a déclaré être choqué par le crash du Boeing et a promis qu’une enquête serait ouverte
Le Premier ministre malaisien, Najib Razak, s’est déclaré choqué par les déclarations sur le crash d’un avion de Malaysia Airlines sur le territoire ukrainien et a promis qu’une enquête serait ouverte.
« Je suis choqué par les déclarations concernant le crash de l’avion MH-17. Nous allons immédiatement lancé une enquête », a-t-il déclaré sur son compte Twitter. Ce jeudi, un avion de la compagnie Malaysia Airlines s’est écrasé en Ukraine. Un représentant du ministère de l’Intérieur ukrainien, Anton Guérachtchenko, a écrit sur sa page Facebook, que le crash d’un avion malaisien a tué près de 300 personnes. Selon lui, l’avion volait à une altitude de 10 600 mètres et a été abattu par des missiles anti-aériens Bouk. Les miliciens ont affirmé qu’ils n'avaient pas d’armes capables d’abattre un avion de passagers à une altitude de 10 km.

Mise à jour 20h37

La RPD n’a pas d’armes capables d’abattre un avion à une altitude de 10 mille mètres
Les miliciens n’ont pas d’armes capables d’abattre un avion à une altitude de 10 mille mètres, a déclaré le Premier ministre de la République Populaire autoproclamée de Donetsk, Alexander Borodaï.
Selon lui, l’avion qui s’est écrasé était plus petit qu’un Boeing. De plus, le Premier ministre a rappelé que Kiev a fermé l’espace aérien au dessus des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk pour les vols d’avions civils.
Précédemment, un représentant du ministère de l’Intérieur ukrainien, Anton Gerashchenko, a dit que l’avion avait été abattu par des missiles anti-aériens de type Bouk. Il sont conçus pour les troupes de défense aérienne et peuvent atteindre des cibles jusqu’à une altitude de 25 km.
Jeudi dernier, l’avion de transport An-26 s’est écrasé dans la région de Donetsk.

Mise à jour 20h25
Ukraine/crash : le Boeing malaisien serait abattu (président)
Le Boeing 777 malaisien avec 295 personnes à bord qui s'est écrasé jeudi dans la région ukrainienne de Donetsk serait abattu, a annoncé l'administration du président ukrainien Piotr Porochenko.
« Cet avion serait abattu, mais nous tenons à souligner que les forces armées ukrainiennes n'ont rien fait pour abattre des cibles volantes », est-il indiqué sur le site de M.Porochenko.
« Le chef de l'Etat ukrainien a ordonné de créer une commission d'Etat chargée d'enquêter sur cet incident et établir les causes de la tragédie. Le président a proposé d'inviter des spécialistes de l'Organisation de l'aviation civile internationale (ICAO) et d'autres organismes internationaux, ainsi que les représentants des Pays-Bas et de la Malaisie », selon le communiqué.
Un avion de ligne malaisien avec 280 passagers et 15 membres d'équipage à bord s'est écrasé jeudi dans la région ukrainienne de Donetsk (est). L'avion reliait Amsterdam (Pays-Bas) à Kuala Lumpur (Malaisie). Selon le conseiller du ministre ukrainien de l'Intérieur Anton Guérachtchenko, l'avion serait abattu par un système sol-air Bouk alors qu'il se trouvait à 10.000 d'altitude.
L'armée ukrainienne mène depuis le 15 avril une opération spéciale d'envergure dans les régions de Donetsk et de Lougansk (sud-est) en vue de réprimer une révolte populaire. Les militaires utilisent des blindés, des armes lourdes et des avions, causant de nombreuses victimes civiles. Les forces d'autodéfense populaire ont déclaré après le crash qu'ils ne disposaient pas de systèmes capables d'abattre un avion à 10.000 d'altitude. (RIA Novosti)

Mise à jour 20h14
Pas de Russes à bord du Boeing qui s’est écrasé à l’est de l’Ukraine
Il n’y avait pas de ressortissants russes à bord du Boeing malaisien qui s’est écrasé à l’est de l’Ukraine. Anton Gerashchenko, représentant du ministère de l’Intérieur ukrainien, le Boeing 777 a été abattu par des missiles de type Bouk tirés par les milices locales.
Dans la République populaire autoproclamée de Donetsk, on nie toute implication dans l’accident.

Mise à jour 20h06

Ukraine : un Boeing malaisien s’est écrasé dans la zone des combats
Un avion malaisien, qui selon les premières informations transportait 295 personnes, s’est écrasé près du village de Grabove dans la région de Donetsk, où se déroulent des opérations militaires.
Il volait à une altitude de 10 000 mètres au-dessus du territoire ukrainien dans un couloir aérien international.
Le président de l’Union fédérale des contrôleurs du trafic aérien, Sergueï Kovalev, a déclaré qu’il était interdit d’utiliser l’espace aérien situé dans la région de Donetsk en raison des combats.

Mise à jour 19h40
L’avion de ligne malaisien s’écrase en territoire d’Ukraine à 60 km de la frontière russe
A 17h20, heure de Moscou, l’appareil volant à une altitude de plus de 10 mille mètres, devait entrer dans l’espace aérien de Russie. « Il est tombé à 60 km de la frontière, son signal d’alarme a fonctionné », a dit l’interlocuteur de l’agence. Des débris de l’avion et des corps ont été découverts près de la ville de Thorez de la région de Donetsk, ont informé les habitants locaux à l’agence RIA Novosti. Selon des témoins, l’avion a été abattu à environ 16h 00 heure locale et s’est écrasé près du bourg Rassypnoïé de la municipalité de Chakhtersk. Le lieu de sa chute est cerné par les milices de la République populaire de Donetsk.

 

Ukraine Demands Arms, NATO Membership as Rebels Advance on Mariupol
Kiev Cries 'Invasion,' But Still Has No Evidence

by Jason Ditz

Antiwar.com - 29/8/14 - Ukraine’s government continues to escalate its claims of a Russian invasion, now insisting that there are several thousand Russian troops, backed by tanks and artillery, and mysteriously totally unphotographed in eastern Ukraine.

The eastern civil war continues along the nation’s southeast coastline, where rebels are advancing on the key Donetsk Province port of Mariupol. Hundreds of rebels were photographed making there way toward Mariupol, but again, none of the “thousands” of Russians were seen.

The Ukrainian military is now picking up calls for a dramatic increase in NATO shipment of weapons and ammunition, saying they have not been providing any weapons to the troops invading the breakaway east.

Ukraine also wants to become a member of NATO now, because then when they come up with their dubious claims of Russian “invasion” it would immediately start World War 3. NATO, needless to say, has not generally admitted members with existing territorial disputes, and would not consider Ukraine specifically because doing so would quickly escalate into a massive war.

Incredibly, while the non-credible invasion claims continue to circulate, Presidents Putin and Poroshenko met and worked out a deal on more shipments of humanitarian aid into Ukraine’s east. Russia will provide future aid by rail. The last humanitarian aid shipments Russia made, last Friday by truck, were also dubbed an “invasion” by Ukrainian officials.

20 personnes tuées à Donetsk suite à des bombardements (autorités de la RPD)

 

© Photo: RIA Novosti. Archives

Par La Voix de la Russie - 14/9/14 - Selon le Premier ministre de la République auto-proclamée populaire de Donetsk (RPD) Alexandre Zakhartchenko, environ 20 civils étaient tués lors des bombardements, réalisés par les forces de sécurité ukrainiennes contre la ville de Donetsk. Un pilonnage intensif de Donetsk a été en cours depuis plusieurs heures.

« (Les forces de l'ordre ukrainiennes) bombardent les quartiers résidentiels pour une seule raison - pour provoquer notre riposte en réponse. Etant donné que nous respectons les accords de Minsk, c'est une tentative de Kiev de faire en sorte que nous commencions à tirer sur eux. C'est une provocation », a ajouté Zakhartchenko.

 

Ukraine : le nombre de personnes déplacées internes est de 900 000 personnes


Par La Voix de la Russie - 25/9/14 - Le nombre de personnes déplacées internes en Ukraine peut atteindre 900 000 personnes, a indiqué le Rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits des personnes déplacées, Chaloka Beyani après sa visite de 10 jours dans le pays.

Selon Beyani, les données officielles montrent que ce chiffre dépasse 300 000 personnes, et selon les données officieuses, il peut être 3 fois plus important.
Beyani a exhorté Kiev à faire davantage d'efforts pour protéger les droits des personnes déplacées internes, en soulignant qu’un enregistrement clair et une évaluation des besoins de ces personnes, notamment en vue de l'hiver qui approche, sont nécessaires pour que cette aide atteigne le plus de personnes possibles.

Ukraine : 4.000 morts dans la région de Donetsk depuis le début du conflit (DNR)


Par La Voix de la Russie - 23/9/14 - Près de 4.000 personnes ont péri dans la région de Donetsk (est de l'Ukraine) depuis le début du conflit, a déclaré lundi devant les journalistes le premier vice-premier ministre de la république populaire autoproclamée de Donetsk (DNR) Andreï Pourguine.

"Nous estimons que près de 4.000 personnes ont péri. Le chiffre exacte ne pourra être cité que beaucoup plus tard. Lors d'hostilités intenses, on enterrait les corps sans les identifier", a expliqué M.Pourguine.
Kiev a lancé le 15 avril dernier une opération "antiterroriste" d'envergure en vue de réprimer la révolte qui a éclaté dans le Donbass suite au renversement du régime du président Viktor Ianoukovitch. Selon les données des Nations unies établies ay 11 septembre, les hostilités ont déjà fait environ 3.200 morts et plus de 8.000 blessés parmi les civils. Les autorités de Kiev ont signé le 5 septembre à Minsk un accord de cessez-le-feu avec les républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk.
Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, bien que les observateurs internationaux constatent que la trêve est globalement respectée.

RIA Novosti

Des manifestations contre les crimes de Kiev ont eu lieu en Europe et en Ukraine


Par La Voix de la Russie - 27/9/14 - Des actions de protestation contre les crimes en Ukraine ont lieu à Varsovie et à Rome, selon les médias locaux. Leurs participants ont exigé des pays européens de faire pression sur Kiev et de participer activement à une enquête internationale objective sur les crimes de guerre, notamment sur les fosses communes près de Donetsk et sur l’incendie à Odessa le 2 mai qui a tué nombre de personnes.
Des manifestations similaires ont eu lieu dans les grandes villes de l’Ukraine : Kiev, Kharkov, Dniepropetrovsk, Odessa, Kherson et Nikolaïev. Plus de 5000 personnes sont descendues dans les rues pour protester contre la politique des autorités ukrainiennes.
Samedi, une action à la mémoire des civils tués à Donbass, dont les dépouilles ont été découvertes près de Donetsk, aura lieu sur le mont Poklonnaïa à Moscou.

République de Donetsk : macabre découverte de nouveaux corps

 

© Photo: REUTERS/Marko Djurica (archive)


Par La Voix de la Russie - 28/9/14 - Un nouveau lieu d’inhumation des corps non identifiés a été retrouvé dans la zone, où était précédemment basé le bataillon de la garde nationale d’Ukraine. Il s’agit d’un site qui se trouve près de la commune de Nijniaia Krynka dans la région de Donetsk, a annoncé le vice- premier ministre de la République populaire autoproclamée de Donetsk Andreï Pourguine. Le dirigeant a noté que des experts vont établir l’identité des personnes inhumées.

Le 23 septembre, des membres de la milice populaire ont retrouvé près de Donetsk plusieurs lieux d’enfouissement de corps. Les observateurs de l'OSCE ont confirmé cette information. Les médecins-légistes sont arrivés à la conclusion qu’il s’agit des personnes qui ont été tuées par des tirs dans la tête à bout portant.

Ukraine : 400 corps découverts dans des charniers près de Donetsk

 

© Photo: REUTERS/Marko Djurica


MOSCOU, 1er octobre 2014 - RIA Novosti/La Voix de la Russie Plus de 400 corps retrouvés dans des fosses communes près de Donetsk (est de l'Ukraine) se trouvent actuellement dans les morgues de la ville, a annoncé le militant letton des droits de l'homme Ainars Graudins cité par le journal Rossiïiskaïa Gazeta.

Selon M.Graudins, un groupe d'observateurs européens dont il fait partie a inspecté deux charniers en compagnie de représentants des "républiques populaires" de Donetsk et de Lougansk. Les corps y étaient enterrés sous une mince couche de terre, indique-t-il.
"A l'heure actuelle, dans la seule ville de Donetsk près de 400 corps non identifiés se trouvent dans les morgues, et il est évident que de nombre va augmenter au fur et à mesure de l'exhumation", a estimé l'observateur.

Fin septembre, une fosse commune contenant des corps habillés en tenue civile a été découverte à 60 kilomètres de Donetsk. Les autorités russes ont alors estimé qu'il s'agissait de victimes d'un massacre perpétré lors des hostilités entre forces armées ukrainiennes et brigades indépendantistes du Donbass, en imputant la responsabilité à la Garde nationale ukrainienne.

RIA Novosti

Ukraine Shells Donetsk Playground, Killing 10
Slain Mostly Civilians, Included One Rebel

by Jason Ditz


Antiwar.com - 1/10/14 - Earlier this morning, Ukrainian forces shelled a school playground in the rebel capital city of Donetsk, killing at least 10 people, one of whom was identified as a rebel fighter, and the others all civilians.

The attack occurred shortly after the school-day began, so none of the students themselves were at the playground at the time. The school’s biology teacher, along with one of the students’ parents, were among the slain, however.

The Ukrainian military, as usual, inexplicably claimed that the rebels had launched the attack, on a school in their own territory, while the rebels insisted that the military was targeting their fighter, and that the death toll was higher, with two other unidentified victims among the slain.

It’s the second incident in Donetsk this week, after nine soldiers were killed in a clash with rebels on Monday near the airport. Despite this, the ceasefire continues to hold across much of the nation.

Symboles nazis en Ukraine: Moscou compte sur une réaction internationale

 

© RIA Novosti/Alexander Maximenko

GENEVE, 1er octobre 2014 – RIA Novosti/La Voix de la Russie La Russie espère que l'utilisation de symboles nazis par les bataillons de la Garde nationale en Ukraine provoquera une réaction au sein de la communauté internationale, a déclaré mercredi le délégué aux droits de l'homme du ministère russe des Affaires étrangères Konstantin Dolgov.

"Où est la réaction internationale face à cela? Pour le moment, nous ne l'observons malheureusement pas, mais nous espérons qu'elle surviendra", a-t-il indiqué lors d'un point de presse à Genève.
"Ceux qui foncent combattre sous des insignes nazis et bandéristes (liés à Stepan Bandera, père du nationalisme ukrainien, ndlr) doivent comprendre et savoir que la communauté internationale n'est pas de leur côté. Dans le cas contraire, l'Europe fera de plus en plus souvent face au problème du nazisme", a souligné le diplomate russe.
Les autorités de Kiev mènent depuis le 15 avril une "opération antiterroriste" d'envergure en vue de réprimer la révolte qui a éclaté dans le Donbass suite au renversement du président Viktor Ianoukovitch le 22 février. Selon l'ONU, plus de 2.000 civils ont été tués et près de 5.000 autres blessés dans cette région depuis mi-avril.
Les bataillons "Azov" et "Donbass", ainsi que le mouvement extrémiste Secteur droit, participent à cette opération militaire en arborant des symboles nazis.

RIA Novosti

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L’Ukraine, nouvelle colonie étazunienne, construit un mur de la honte

par Victor




Agoravox - 5/12/14 - L'Ukraine, ça vous dit quelque chose ? C'est vrai qu'on oublie vite mais tout de même. On vient d'en reparler à deux occasions :

Le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a semé mercredi la panique dans les médias occidentaux en annonçant qu'un accident s'était produit à la centrale nucléaire de Zaporojie, la plus puissante d'Europe, située dans le sud-est de l'Ukraine. Information démentie par la suite et ramenée à un simple et banal court-circuit.

La construction d'un nouveau «mur de la honte» - alors que l'on fête le démantèlement de celui de Berlin – par les autorités de Kiev pour isoler les provinces de l'est.

Passons sur la première nouvelle, faite pour effrayer les médias occidentaux avec les pseudos déboires d'une centrale nucléaire située...à l'est du pays. Nous, ça ne peut pas nous toucher puisque l'on sait depuis Tchernobyl que les nuages, fussent-ils nucléaires, ne franchissent pas nos frontières. Et puis question péril nucléaire, on a ce qu'il faut chez nous...

Donc, le mur. Le président ukrainien Piotr Porochenko a déclaré que Kiev installerait sur la frontière avec la Russie un complexe de fortifications moderne et puissant. Plus tard, le Premier ministre ukrainien Iatseniouk, encore plus belliqueux, a annoncé la construction d'une «véritable frontière avec la Fédération de Russie», notamment le projet intitulé Mur, dont la mise en œuvre prendra six mois. La longueur de la frontière entre la Russie et l'Ukraine est d'environ 2300 km. Lien

Voilà qui ne va pas arranger les choses et qui entérine de fait la séparation du pays en deux entités. Séparation réalisée déjà au niveau administratif puisque les autorités de Kiev ont arrêté toutes actions administratives dans les provinces « séparatistes » : plus d'état-civil, plus de paiement des fonctionnaires, des retraites, etc.

Il ne reste plus qu'à établir juridiquement cette séparation de fait.

Faut-il s'en réjouir ? Certainement pas mais que faire, nous, Européens, sinon se mordre les doigts d'avoir suivi les menées sournoises des États-Unis ! Comment a-t-on pu être aussi aveugles pour succomber aux sirènes belliqueuses de ce pays prédateur en proposant à l'Ukraine (de Kiev) un accord d'association exclusif, en écartant la Russie de ces négociations ? Avec en point de mire l'intégration dans l'Otan, cette machine de guerre au service des seuls intérêts étazuniens...

Que ça plaise ou non, l'histoire de l'Ukraine est liée à celle de la Russie. Les langues sont très proches et la langue la plus parlée est le Surzhik, mélange d'ukrainien et de russe. La religion – orthodoxe pour les deux peuples - ne pose pas de véritables problème. Ce pays n'a pas vocation a être une séparation entre l'Europe et la Russie mais au contraire une liaison, une sorte de marche entre deux entités puissantes et complémentaires. De Gaulle, toujours visionnaire, parlait de l'Europe de l'Atlantique à l'Oural ». Mitterand a tenté de lancer l'idée d'une Confédération européenne, capable de se passer de la tutelle étazunienne et d'intégrer à terme la Russie qui était encore l'URSS.

Au lieu de ça, la construction européenne s'est faite sous l'influence appuyé des USA avec l'intégration des anciennes républiques de l'est dans ces deux organisations sous domination étazunienne que sont l'OTAN (organisation du traité de l'Atlantique nord) et l'OSCE (organisation pour la sécurité et la coopération européenne). Dès lors la «pax americana» ne peut se faire que contre la Russie par le «containment», l'encerclement de ce pays par les bases de l'Otan.

Preuve s'il en était besoin de la mise sus tutelle de l'Ukraine de Kiev par les États-Unis : le nouveau gouvernement de l'Ukraine comprend... une Américaine. En effet, la nouvelle ministre des Finances, Natalie Jaresko, est une Américaine d’origine ukrainienne qui a travaillé pour le département d’État américain et dirige actuellement le Fonds d’investissement ukrainien basé à Kiev «Horizon Capital» (créé et financé par le Congrès américain via l’agence américaine pour le développement international - USAID - faux nez de la CIA) ainsi qu’un autre fonds ukrainien, le Western NIS Enterprise Fund (WNISEF) depuis 2001.

En 1992-1995, Mme Jaresko a été la première cheffe de la Section économique de l’ambassade américaine en Ukraine.

Tout est dit...

© Photo: RIA Novosti/Sergey Pivovarov

 

La Russie prépare le 10ème convoi humanitaire pour le Donbass


Par La Voix de la Russie - 13/12/14 - Le ministère russe des Situations d’urgences a initié la formation du 10e convoi humanitaire avec les cadeaux de Noël pour les enfants au Sud-est de l'Ukraine.

Il est prévu d’envoyer le prochain convoi après le 20 décembre.
Vendredi dernier, le 9e convoi humanitaire du ministère russe des Situations d’urgences est retourné du Donbass en Russie. 130 camions sont arrivés dans la région de Rostov.
Les véhicules ont livré à Donetsk et à Lougansk plus de 1000 tonnes de cargaison : des produits, des équipements et des matériaux pour le fonctionnement des services sociaux.

Ukraine Announces Mass Conscription for ‘Continental War’ With Russia
Russia, EU Continue to Try to Resume Ceasefire

by Jason Ditz

Antiwar.com - 20/1/2015 - Russian officials, with support from the European Union, are continuing to try to get the ceasefire in Ukraine back in place, after it collapsed over the weekend with a full-scale Ukrainian military offensive in the east.

Ukraine’s government doesn’t seem interested with this, however, and is rather unveiling plans to dramatically increase military conscription with an eye toward a bigger war.

The ceasefire began faltering last week when the eastern rebels pressed into the Donetsk Airport, and the Ukrainian military blamed Russia, then followed up with an offensive against Donetsk and other rebel cities.

The Ukrainian parliament is now talking up a “full-scale continental war” against Russia as the reason for their increased conscription, and is back to lobbying the West for military aid for a massive war they assume will begin at any moment.

 

Pentagon Confirms US Troops Will Deploy to Ukraine in Spring
Unknown Number of Troops to Carry Out Training in Lviv


by Jason Ditz


Antiwar.com - 21/1/2015 - US Army commander in Europe Lt. Gen. Ben Hodges visited Ukraine today, as Pentagon officials confirmed plans to send troops to war-torn Ukraine this spring for a “training operation.”

Officials say the number of troops involved has not been determined at this time, and that the troops are part of an effort to strengthen the “rule of law” in the country.

By “rule of law,” they mean getting the Ukrainian military, which is ratcheting up its conscription, ready to crush eastern rebels, who have been demanding reforms after the new government imposed a series of harsh restrictions on the ethnic Russian east.

So far, the plans are to put the troops in Lviv, in the far west, which should keep the US forces from getting too directly into the nation’s civil war, though officials are saying this is just the “first step in further training,” which means more operations could happen, putting troops closer to the frontlines.

La chute de l’aéroport de Donetsk, tournant symbolique de la guerre en Ukraine

Par Benoît Vitkine

Le Monde.fr - 22/1/15 - L’armée ukrainienne a reconnu, jeudi 22 janvier, avoir subi un lourd revers en étant contrainte d’abandonner sa principale position dans l’aéroport de Donetsk, théâtre depuis des mois de l’une des batailles les plus sanglantes de la guerre dans l’est de l’Ukraine.

« En raison des tirs provenant de toutes les directions, la décision a été prise de quitter le territoire du terminal pour de nouvelles positions », a indiqué, jeudi matin, un porte-parole de l’armée, Vladislav Selezniov. Dans le même temps, le ministère de la défense précisait qu’une partie des bâtiments et de l’enceinte de l’aéroport restaient sous le contrôle de l’armée de Kiev.

Les premières informations sur cette importante défaite avaient commencé à filtrer dès la nuit de mercredi à jeudi sur les réseaux sociaux. De nombreux soldats et volontaires ukrainiens y sont présents, rendant compte de leur vie au front et des derniers développements militaires. Leur récit des faits évoque moins un repli stratégique qu’une déroute.

« Nous avons échoué à garder le contrôle des ruines du nouveau terminal durant six jours. Et les gars au rez-de-chaussée… Ils sont faits de chair et de sang. Ils ont atteint leurs limites », écrivait Iouri Birioukov, le chef de l’une des principales organisations d’aide aux soldats, par ailleurs conseiller du président Petro Porochenko. Selon un autre, George Tuka, l’état-major de Kiev avait conçu un plan destiné à encercler l’aéroport et à en déloger les séparatistes prorusses. Mais le plan a tourné court et ces derniers ont pris le contrôle des premier et troisième étages du nouveau terminal de l’aéroport. Les troupes ukrainiennes, cantonnées au deuxième étage auraient commencé à se retirer après que le plafond s’est en partie effondré.

Kiev évoque six soldats tués au cours de l’opération. Selon un volontaire présent sur place, « 37 héros ont été tués à l’aéroport », et nombre d’entre eux « ont été achevés par des mercenaires tchétchènes ».

La situation avait commencé à se dégrader sérieusement pour les forces ukrainiennes durant le week-end. Selon Kiev, l’offensive des prorusses s’est intensifiée alors que les séparatistes recevaient le renfort direct de troupes régulières russes. En début de semaine, plusieurs prisonniers ukrainiens étaient exhibés à Donetsk.

Un coup dur pour Kiev

La perte de l’aéroport est un coup dur pour Kiev, et ce à plusieurs égards. Cette position était la pointe la plus avancée de l’armée ukrainienne dans l’agglomération de Donetsk, la capitale régionale. A ce titre, elle constituait une menace permanente pour les combattants séparatistes qui tiennent la ville, mais aussi pour les civils habitant encore les quartiers environnants du nord de la ville, victimes de bombardements réguliers. Jeudi matin, treize d’entre eux sont morts à un arrêt de bus dans un bombardement dont l’origine est inconnue.

La perte est surtout symbolique. D’abord parce que l’aéroport Sergueï-Prokofiev de Donetsk faisait partie des quelques infrastructures ultramodernes construites dans cette ville fleurie et propre à l’occasion du championnat de football de l’Euro 2012. Sa destruction, semaine après semaine, rappelle aux Ukrainiens l’immense gâchis de cette guerre. Le territoire que se disputaient les deux camps était en réalité une ruine

L’aéroport est devenu un lieu majeur de la guerre fin mai 2014, quand, dans la foulée de l’élection présidentielle ukrainienne, des commandos séparatistes armés se sont emparés du bâtiment. L’opération lancée par l’armée ukrainienne pour les déloger se soldera par la mort d’une quarantaine de combattants séparatistes.

Durant les mois qui suivirent, l’aéroport fut régulièrement le théâtre de combats sporadiques. Mais ce n’est qu’à l’automne que le lieu a acquis le statut d’emblème de la guerre en Ukraine. L’été a vu l’armée ukrainienne reculer sur tous les fronts, vaincue grâce à l’intervention directe de l’armée russe dans les combats. L’aéroport, lui, tient, malgré les communiqués séparatistes annonçant régulièrement sa prise. Tout au long de l’automne et de l’hiver, les soldats ukrainiens qui y vivent retranchés ont subi de lourdes pertes, mais repoussé tous les assauts lancés contre leurs positions. Ils y ont gagné, dans l’opinion ukrainienne, le surnom de « cyborgs ».

Leur vie est un enfer. L’aéroport n’est relié au reste des positions ukrainiennes que par une fine trace partant du village de Piski. L’emprunter est synonyme de roulette russe et, dès lors, le ravitaillement et les rotations des troupes se font aléatoires.

Forte émotion en Ukraine et en Russie

Très peu de journalistes ont pu raconter le quotidien de ces hommes. Parmi eux, celui du Los Angeles Times, Sergueï Loïko, qui en a ramené, fin octobre, une série de photographies époustouflantes. Le journaliste et quelques autres ont aussi raconté les bombardements permanents, les belligérants parfois séparés par un simple mur, les cigarettes interdites la nuit pour ne pas alerter les snipers adverses…

La chute de l’aéroport a donc provoqué une forte émotion en Ukraine, mais aussi en Russie. Les chefs des deux bataillons séparatistes les plus impliqués dans cette bataille, « Guivi » et « Motorola », y étaient devenus des vedettes, multipliant les interviews et menant les journalistes de leur côté de la ligne de front.

L’armée ukrainienne tentera peut-être une contre-offensive pour récupérer ce lieu stratégique, mais ce revirement peut aussi faciliter les difficiles négociations de paix qui mettent aux prises à la fois les belligérants et plusieurs capitales européennes. La question de la ligne de démarcation constituait depuis plusieurs semaines le principal point de blocage des discussions, les séparatistes et leur soutien russe refusant de reconnaître celle définie dans les accords conclus le 5 septembre 2014 à Minsk.

UKRAINE. Guerre au Donbass : L’armée ukraine en déroute, abandonne l’aéroport de Donetsk

allainjules.com - 22/1/15 - Les troupes de l’armée ukrainienne ont abandonné le nouveau terminal de l’aéroport de Donetsk, la principale position depuis laquelle elles combattaient les forces prorusses, a annoncé jeudi un porte-parole militaire ukrainien. Dans la foulée, Kiev accuse Moscou d’être derrière tout ça.
« En raison des tirs venant de toutes les directions, il a été décidé la nuit dernière de quitter le nouveau terminal », a déclaré le porte-parole Vladislav Selezniov lors d’une conférence de presse, en précisant que « les combats « se poursuivaient autour de l’aéroport ».

Dernier bilan
Dix soldats ont été tués durant les dernières 24 heures dans l’Est, a-t-il par ailleurs indiqué. L’aéroport de Donetsk, détruit, était le théâtre de combats entre l’armée ukrainienne et les prorusses depuis le mois de mai.

Offensive rebelle
Les prorusses, qui occupaient une partie des bâtiments, avaient lancé une offensive le 15 janvier pour tenter de s’emparer des dernières positions ukrainiennes, défendues par ceux que les Ukrainiens surnomment les « cyborgs ». « L’aéroport était et demeure une ligne de front. Nous avons échoué à garder le contrôle des ruines du nouveau terminal durant six jours », a écrit un conseiller du président Porochenko, Iouri Birioukov sur sa page Facebook.
« Nous avons perdu l’aéroport »
Andriï Biletski, commandant du bataillon Azov, une unité de l’armée ukrainienne, avait affirmé un peu plus tôt sur sa page Facebook: « Nous avons perdu l’aéroport ». « C’est stupide, méchant et une trahison de négocier maintenant. Après une défaite, on ne peut pas espérer une armistice sur de bons termes. Il n’y a rien de plus humiliant et idiot que d’attendre la pitié de l’ennemi », ajoutait-il.

Diplomatie
Ces événements interviennent alors que les ministres des affaires étrangères ukrainien, russe, français et allemand ont appelé mercredi dans la soirée à la fin des hostilités et à un retrait des armes lourdes, à l’issue d’une réunion à Berlin.

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Ukraine : A Donetsk, Givi [Motorola] attrape un gros poisson

 

par Yurasumy

 

Tthe Vineyard of the Saker - 21/1/15 - Oleg Mikats, le Commandant de la 93e Brigade, “Zhitomir”, a été fait prisonnier à l’aéroport de Donetsk.

Il a d’abord été pris pour un commandant de bataillon. Mais c’était une erreur. Oleg Mikats est le commandant de la 93e Brigade. Il était le troisième sur la liste du parti du Secteur Droit aux dernières élections de la Rada [C’est le second à partir de la gauche sur le premier rang de photos]. Je veux donc féliciter les combattants de Novorossie de l’avoir attrapé. Et j’espère qu’ils se rendent compte de la belle prise qu’ils ont faite.
Les exterminateurs ukrainiens ont été capturés alors qu’ils tentaient une percée vers l’aéroport. Le conseiller de Porochenko, Biryoukov, a essayé d’expliquer cette nouvelle défaite (« Soyez damnés, salauds de Russe s!”). Mais le conseiller a oublié de mentionner, ou alors il ne le savait pas, qu’un des prisonniers se trouvait être Oleg Mikats, l’officier commandant de la 93e Brigade qui a pris part au fameux meeting avec Motorola et Koupol. J’espère que tout le monde comprend bien que les commandants de brigade ne mènent pas des dizaines de soldats (comme l’a prétendu Biryoukov) au combat (une brigade ukrainienne se compose de 3 000 soldats). C’est si difficile à comprendre ? Alors quelle sorte de conseil peut-il donner à Porochenko ? Et que vaut un commandant de brigade qui a mené ses troupes directement à la mort ou à la captivité ?

Oleg Mikats commandant de la 93rd Brigade

Et les choses se gâtent encore un peu plus pour les exterminateurs : c’était un véritable assaut, avec des tanks et tout ce qu’il faut. Ils ont encore échoué. L’échec a été spectaculaire, avec la capture d’un commandant de brigade, un des onze commandants de brigade ukrainiens en service actif.

États de service d’Oleg Mikhailovich Mikats (né le 23 octobre 1975, Novograd-Volynskiy, URSS) : exterminateur ukrainien, colonel des Forces armées ukrainiennes, commandant de la 93e Brigade mécanisée. Participant de la guerre du Donbass. S’est fait connaitre comme l’un des commandants qui ont donné l’assaut contre l’aéroport de Donetsk.

Givi a fait prisonnier les nazis ukrainiens et a posé quelques questions directes à leur commandant en le regardant droit dans les yeux. Motorola, qui est supposé avoir été tué plusieurs fois, lui a seulement demandé : “Alors comme ça, vous avez emmené vos hommes directement à l’abattoir?”.

“Aujourd’hui pour la première fois de ma vie, j’ai eu honte pour un soldat ukrainien. Le commandant de la 93e Brigade, Oleg Mikats, m’a menacé publiquement ainsi qu’un collègue d’un média étranger de nous frapper. Devant des dizaines de témoins, il m’a dit que s’il revoyait l’un d’entre nous (il parlait des journalistes en général) dans le village de Peski, il nous tirerait lui-même dessus,” a écrit le journaliste ukrainien Troubatchev.

Maintenant il peut avoir honte à nouveau.

Note du Traducteur du russe à l’anglais : Il semble que toute la 93e Brigade a été détruite ou au moins décimée dans la bataille, bien qu’il soit peu probable que l’unité ait été à sa capacité maximum de 3 000 hommes ou qu’elle ait bénéficié de la totalité des véhicules et de l’artillerie complémentaires. Les brigades ukrainiennes sont généralement à peine plus grosses que des bataillons, et sont comparables aux bataillons individuels de Novorussie en termes de forces numériques, mais pas en termes de détermination ni de capacité au combat. La capture de Mikats laisse penser que cette étoile montante du Secteur droit a voulu montrer que son organisation pouvait réussir là où l’armée régulière avait échoué. Imaginez comme il aurait été acclamé en héros à Kiev s’il avait réussi à prendre l’aéroport de Donetsk ! On ne peut affirmer que sa carrière politique est finie – le Secteur droit n’hésitera pas à mettre ce nouveau désastre militaire sur le dos du leadership militaire et civil, y compris celui du commandant en chef, Porochenko.

Traduction : Dominique Muselet pour le Saker Francophone

 

Ukraine : Encore un autre échec monumental pour la junte

 

Par Le Saker Original – Le 17 janvier 2015 – Source vineyardsaker

 

Toutes mes sources confirment que Debaltsevo est principalement aux mains des Novorusses et que les forces de la junte sont en pleine retraite vers le sud de la poche. Tous les gradés novorusses étaient là, avec Kononov, Motorola, Givi, Mozgovoi et Zakharchenko, ainsi que plusieurs dizaines de prisonniers ukrainiens. Il semble que les forces de la junte ont été incapables d’opposer le genre de résistance qu’elles avaient montrée à Peski, et que, dans un sens, c’est dû au fait qu’à Peski, elles n’étaient pas encerclées et qu’elles bénéficiaient du soutien du feu des forces ukrainiennes, juste au nord et à l’ouest. Cette fois, le chaudron est trop profond et le couvercle trop solide. Voyez vous-mêmes.

chaudron17-2-15

Debaltsevo, 17 février 2015-20:10. En bleu les forces ukrainiennes, en rouge et jaune les forces novorusses


Vous pouvez voir que le couvercle du chaudron est maintenant fermé à Debaltsevo depuis le nord et que les forces de la junte sont en train d’abandonner et de fuir vers le sud, où elles n’ont littéralement rien à faire, sinon attendre jusqu’à ce qu’elles manquent de nourriture et de munitions.

Résultat: c’est fini pour les forces ukies dans le chaudron de Debaltsevo.

Étrangement, les fous de Kiev persistent à soutenir qu’il n’y a pas de chaudron, mais seulement une tête de pont. La bonne nouvelle, c’est qu’apparemment plus personne ne croit à cette absurdité et que les mères et les épouses des hommes pris dans le chaudron tentent tout ce qu’elles peuvent pour contraindre le haut commandement ukie à accepter le corridor d’évacuation qu’offrent les Novorusses. Elles ont tenté de manifester devant le bâtiment de l’état-major général à Kiev, puis la circulation a été bloquée. Un moment particulièrement émouvant est celui où une de ces femmes place un mégaphone tout près d’un téléphone portable pour amplifier la voix de son fils/mari qui appelle depuis le chaudron et annonce qu’ils ont des fournitures pour encore à peu près trois heures.

Ce sont des nouvelles vraiment catastrophiques pour la junte de Kiev. Premièrement, la politique consistant à nier la gravité de la situation alors que leurs forces avaient encore la possibilité de sortir du piège. Selon des experts militaires russes, à peu près la moitié de toutes les unités militaires ukrainiennes aptes au combat ont été encerclées dans ce chaudron, ce qui signifie que 50% de l’armée ukrainienne a maintenant disparu. Deuxièmement, tandis que Porochenko et les fous de la junte tentaient, de toutes leurs forces, de nier l’existence concrète du chaudron, grâce à internet et aux chaînes de télévision russes, beaucoup de gens dans l’Ukraine contrôlée par la junte savent qu’ils ont menti à ce propos. Cela, à son tour, signifie que le régime est en train de perdre le peu de crédibilité qu’il avait encore dans l’opinion publique. Enfin, et surtout, il va y avoir maintenant beaucoup de récriminations hargneuses de tous les côtés du spectre politique au sujet du responsable de ce dernier désastre. Je ne serais pas surpris du tout si les escadrons de la mort ukrainiens (aka le bataillon Azov & Co) décidaient de prendre Kiev d’assaut, pour deux raisons: d’abord pour passer leur rage sur le régime et ensuite parce qu’il est moins dangereux de prendre Kiev d’assaut que Donetsk. Porochenko ferait mieux de regarder dans son dos maintenant. Par ailleurs, une rumeur (non confirmée) veut qu’il ait déjà évacué sa famille en Allemagne.

Les Services de renseignement novorusses rapportent que la junte tente de former trois groupes de bataillons tactiques équipés de nombreux MLRS [lance-roquettes multiples, NdT] au nord du chaudron pour tenter de sauver les forces encerclées, mais ce sera un peu tard. Les Novorusses sont habitués à l’artillerie des ukies et ils ne craignent pas leurs blindés, et encore moins leur infanterie. D’ailleurs, je vous parie que maintenant qu’ils sont dans Debaltsevo, les Novorusses vont le fortifier solidement. C’était quand exactement la dernière fois que les forces de la junte ont réussi à conquérir une ville?

Résultat: encore une nouvelle brillante victoire pour les forces novorusses et encore une défaite humiliante pour la junte de Kiev.

The Saker

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

 

 

 

La perfide Albion toujours aussi colonialiste...

Britain to Send Troops to Ukraine as ‘Military Advisers’
Cameron : Move a 'Signal to Russia' [sic]


by Jason Ditz

 

Antiwar.com 24/2/15 - British Prime Minister David Cameron has announced that Britain is going to begin sending troops to Ukraine later this week, with the first set of “trainers” arriving in Kiev in a few days, and further troops to come as military advisers.

Cameron insists the British troops won’t be sent to the front line of the Ukrainian Civil War, which is presently in a ceasefire at any rate, but British troops appear to be headed further east than the US training mission, which is in the nation’s far west.

Cameron added that the move is not just intended to prop up Ukraine’s war against the rebel east, but to “send a signal to the Russians” that Britain will not tolerate their backing of the rebellion. [sic]

Russia, with the help of EU members France and Germany, got a ceasefire in place in east Ukraine earlier this month, a move that British and US officials have been critical of. Though Cameron now says he supports a “diplomatic settlement,” during the ceasefire talks Britain insisted they would never support any deal that didn’t include an unconditional rebel surrender.

Cameron : Londres enverra des instructeurs militaires en Ukraine

Sputnik - 25/2/15 - Soixante-quinze militaires britanniques arriveront en mars en Ukraine et seront déployés dans l'est du pays.
La Grande-Bretagne enverra des instructeurs militaires en Ukraine, a annoncé mardi le premier ministre David Cameron.
Il a souligné que ces instructeurs seraient installés dans des régions éloignés des "points chauds".

Selon le premier ministre, il n'est pas pour le moment question de fournir des "armes létales" à Kiev. Cependant, a-t-il ajouté, il ne faut pas exclure la possibilité d'une "livraison d'aide non létale".

 

 

 

SITREP Ukraine jeudi 2 avril 2015

 

Le 2 avril 2015 – Source thesaker.is

La tendance générale en Ukraine reste inchangée : préparatifs à grande échelle pour la prochaine offensive.

Kolomoisky a été déchu de son poste de gouverneur par l’ambassadeur états-unien Geoffrey R. Pyatt et par le vice-président US Joe Biden, qui lui ont ordonné de démissionner, ce qu’il a fait immédiatement, volontairement, bien sûr. En échange, il a été autorisé à conserver ses actifs (militaires et financiers).

Les divers escadrons de la mort indépendants en Ukraine seront dorénavant fusionnés avec les forces armées régulières et Dmitri Iarosh deviendra conseiller spécial auprès du ministre de la Défense.

Les forces du Secteur Droit seront converties en brigade d’assaut.

Les Etats-Unis seront chargés de former la Garde nationale ukrainienne.

Le Parti radical d’Ukraine propose de criminaliser la négation de l’agression militaire de la Russie.

Ci-dessous une brève liste des exercices militaires US planifiés pour 2015 :

Gardien intrépide – 2015 (au total, 2 200 participants, incluant un millier de soldats américains)
Brise de mer – 2015 (au total 2 500 membres, dont un millier de soldats américains et 500 soldats de l’Otan, ou le partenariat pour la paix)
Sabre du gardien / Trident rapide – 2015 (au total 2 100 participants, incluant 500 militaires US et 600 soldats de l’Otan, ou le partenariat pour la paix)
Exercices ukraino-polonais des unités aériennes Cieux sûrs – 2015 (au total 350 participants, dont 100 militaires polonais) et des unités de police militaire
Loi et ordre – 2015 (au total 100 participants, dont 50 sont des soldats polonais).

Gardez à l’esprit que ces exercices d’entraînement officiels sont seulement une toute petite partie d’un gros paquet d’aide militaire, qui inclut des éléments secrets tels que des livraisons d’armes et des conseillers de Pologne, le recours à des fabricants d’armes privés et, évidemment, des forces spéciales états-uniennes opérant en secret. Du Vietnam au Nicaragua, à la Croatie, à la Bosnie, à la Libye, à la Syrie, au Yémen, c’est toujours le même modèle. Rien de nouveau ici.

The Saker

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

 

 

 

Ukraine President Under Pressure to Install Saakashvili as New PM


Former Georgia President Best Known for Starting 2008 War With Russia

by Jason Ditz

 

Antiwar.com - 14/9/15 - In his interview today with The Independent, Ukrainian President Petro Poroshenko tried to talk up the possibility of peace with Russia, a dramatic shift for a politician whose whole term in office has been built around talking up the idea of a full-scale war with Russia.

The bigger news, however, is that Poroshenko is facing growing pressure to oust current premier Arseny Yatsenyuk and install former Georgian President Mikheil Saakashvili in his place. A petition is ongoing which shows growing support for the Georgian as a “reformer.”

Ukraine’s struggles with corruption are only growing, and since being installed as Odessa’s governor Saakashvili has been very outspoken in his opposition to “oligarchs” who the government are blaming for the corruption. Poroshenko insisted Saakashvili has his support on the matter.

But when asked pointedly about Saakashvili becoming the new premier, Poroshenko was a bit more coy, saying he believes Saakashvili would make a “great prime minister of Georgia” but not addressing directly the possible job opening.

If Poroshenko wants to resolve tensions with Russia, Saakashvili couldn’t be a worse choice, as the Georgian President was best known for his 2008 attack on breakaway South Ossetia, during which the military hit Russian troops that were known to be positioned in the area, starting the brief Russo-Georgian War, during which most of Georgia’s military was destroyed

 

 

Ukraine : une pétition exige la démission de Saakachvili

Sputnik - 16/9/15 - Une pétition pour la démission de l’ex-président géorgien Mikhaïl Saakachvili de son poste de gouverneur de la région ukrainienne d'Odessa est apparue sur le site de la présidence ukrainienne.

Durant les trois mois de gouvernance Saakachvili dans la région d’Odessa, les citoyens n’ont remarqué aucun changement positif. La lutte contre la corruption et les réformes promises par M. Saakachvili ne sont pas réalisées, note la pétition. En plus, les auteurs du document expriment de la méfiance à l’égard des remaniements effectués par M. Saakachvili.
Actuellement, la pétition pour la démission du gouverneur a été signée par 140 personnes. Pour être prise en considération par le gouvernement, la pétition doit être signée par 25.000 personnes en 90 jours.

Auparavant, une pétition en faveur de sa nomination au poste de premier ministre ukrainien avait recueilli plus de 25.000 signatures et doit désormais être examinée par le président Piotr Porochenko. Cependant, Mikhaïl Saakachvili a rejeté cette initiative.

L'ancien chef d'Etat géorgien (2004-2007, 2008-2013) a été nommé gouverneur de la région ukrainienne d'Odessa en mai dernier. Il occupe également le poste de conseiller du président ukrainien depuis février 2015.

 

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150916/1018194621.html#ixzz3m6YTaJ9R

 

 

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Ça se passe comme ça un conseil des ministres en Ukraine…

Les-Crises.fr - 18/12/15


Sans commentaire – “étrangement” pas trop vu dans nos médias… (pas de place à cause de Star Wars j’imagine…)

Le ministre de l’intérieur est Arseni Avakov, oligarque et corrompu notoire.

Le gouverneur de la région d’Odessa, invité, est Mikheil Saakachvili, ancien Président de la Géorgie, qui a sympathiquement ouvert le feu en 2008 sur des troupes russes…

Le sujet : eh bien, évidemment, privatiser des entreprises publiques – y’a bon millions ! (si on devenait milliardaire par le travail honnête dans ce coin, ça se saurait…)

 


Commentaires

 

JaySWD - Le 18 décembre 2015


Eh bien, au risque de surprendre, finalement, je les aime bien ces politiques Ukrainiens !
Les mêmes motivations que les nôtres, mais débarrassés des fameux “éléments de langage”
Ils sont là pour se gaver, ils y vont francs du collier, et ASSUMENT, sans états d’âmes !

Et si ça vient à mal tourner ?
Et bien ma foi ils leur suffira de s’allier entre adversaires habituels pour se faire réélir e! Au nom de la défense de la République d’Ukraine,évidemment !!


Jean Louis - Le 18 décembre 2015

Mikheil Saakachvili oligarque et corrompu notoire aussi. Il avait pour conseiller.... Raphaël Glucksman et BHL en Géorgie en 2008 lorsqu’il a décidé de se frotter à l’ours russe en envahissant l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. La femme de Glucksmann, Eka Zgouladze, était ministre de l’intérieur en Géorgie et maintenant elle a presque le même poste en Ukraine.

Avec un conseiller comme Glucksman et BHL [sionistes notoires], ça ne peut faire que des guerres.

link to fr.wikipedia.org

Pour l’instant elle forme les milices à être plus présentable et à en faire des policiers… moins nazillon…peut-être.


link to kyivpost.com

Charles - Le 18 décembre 2015

Olivier vise juste en introduisant ce document si révélateur en mentionnant Stars War…

Saakachvili, devenu gouverneur d’Odessa, a fait déboulonner une statue de Lénine à Odessa pour la remplacer par celle du héros mythique et maléfique de la Guerre des Étoiles, Dark Vador (!)…
J’ai trouvé ça dans cette description fort utile :
L’Ukraine aux mains de oligarques et financiers.
link to wp.me

Cyd - Le 18 décembre 2015

La femme de Glucksmann, Eka Zgouladze, était ministre de l’intérieur en Géorgie et maintenant elle a presque le même poste en Ukraine.

Il semblerait que cette dame s’est fait prendre à la douane avec 4 millions de dollars dans une valise.

Quasiment pas une seule référence dans le Google français mais des centaines d’occurences sur le Google russe/ukrainien

Aristide Hivesne - Le 20 décembre 2015

” La femme de Glucksmann Eka Zgouladze” la belle-fille d’André Glucksmann en fait.

Her second husband, whom she married in 2011, is the French journalist and film director Raphaël Glucksmann (born 1979), who is a son of the French philosopher and writer André Glucksmann and a former adviser to ex-President Saakashvili. link to en.wikipedia.org

mazepa- Le 18 décembre 2015

Brou ha-ha… C’est ne que le début – comme toutes les révolutions se ressemblent la lutte de factions a commencé ! Suit de l’histoire – une chaîne TV montre de doigt l’homosexualité d’Avakov avec un penchant de pédophilie. As Mischiko ou Kernesse – qui est commanditaire ? de toute façon ça va finir par des massacres, sûr tout á Kiev et tout ce bo monde va se réfugier chez nos gougnafiers – merdocrates les poches bien remplis avec de l’argent de pauvre peuple ukrainien. link to m.youtube.com

bobob - Le 18 décembre 2015

Quelqu’un sait si cette source est fiable (ou s’il y en a une autre) : link to en.eadaily.com ?

Et si donc la femme de Raphaël Glucksmann, ancienne vice-ministre de l’intérieur de Géorgie puis d’Ukraine (je savais pas que c’était un métier et qu’on pouvait donc l’exercer dans différents pays mais passons… enfin.. si un pays veut Cazeneuve, qu’il hésite surtout pas !) a bien été contrôlée en train de sortir 4 millions de $ d’Ukraine pour une affaire médicale en… France ? (faudra que je fasse gaffe la prochaine fois que je vais chez le dentiste, ça a dû augmenter ;) )

bobob - Le 18 décembre 2015

J’oubliais une précision : “a bien été contrôlée [à l'aéroport] en train de sortir 4 millions de $ d’Ukraine [dans une valise !]“

anatole27 - Le 18 décembre 2015

un ancien ministre ukrainien d’avant coup d’état qui s’exprime dans un journal inconnu, j’appelle pas ça une source fiable, c’est n’importe quoi …

Christophe - Le 18 décembre 2015

“C’est à ces gens que l’UE et le FMI ont prêté des (nos) milliards…”
Et c’est pour ces gens que le FMI vient de modifier ses règles pour leur en refourguer encore plus.

On finirait par croire que pour privatiser des biens publiques, il faut aussi l’aide de l’argent publique.

Puka Runa - Le 18 décembre 2015

Rappelons – nous des milliards “prêtés” avec hâte au gouvernement du sobre Eltsine juste après le bombardement de la Douma en octobre 1993.

Canfrarus - Le 18 décembre 2015

Eh oui, ça se passe comme ça : un arménien invective contre un géorgien en Ukraine en utilisant la langue de l’ennemi, à savoir le russe.

kira - Le 18 décembre 2015

Le plus accablant (“gênant”) est que tous les participants de la scène parlent le russe. Souvenons-nous que tout au debut de la “revolution” ukrainienne la suppression du russe etait un des premiers slogans des revolutionnaires

Kiwixar - Le 18 décembre 2015

Une conséquence pernicieuse de cette révolution ukrainienne, c’est que ça va dissuader beaucoup de monde pendant longtemps de faire la révolution et de dégommer leurs dirigeants corrompus et/ou incompétents et/ou traîtres. C’est peut-être un peu le but d’ailleurs, des révolutions qui amènent le chaos et ravagent des pays secondaires, histoire de bien contenir toutes les velléités de révoltes des pays qui comptent vraiment et qui ont un passé révolutionnaire (1789) ou pro-citoyen (Front Populaire).

Sur le sujet du chaos créé par les Anglosaxons, cet excellent article d’Orlov traduit en français, où il explique les “anti-pays” créés volontairement (sud contre nord aux USA, Pakistan contre Inde, Taïwan contre Chine, chaos en Ukraine contre Russie), à rapprocher d’un commentaire d’un député russe expliquant pourquoi la Russie ne résolvait pas d’un coup le problème de la Novorussie (en soutenant son indépendance) : la garder en anti-Ukraine pour éviter que l’Ukraine devienne à fond l’anti-Russie, y compris militairement.

= link to lesakerfrancophone.net =

Astatruc - Le 18 décembre 2015

Bonjour Kiwixar,
J’ai une autre lecture que la vôtre ou peut-être n’ai-je pas compris.
Dans ce que vous écrivez, on dirait que c’est la Russie qui veut garder le Donbass comme anti-Ukraine pour éviter que l’Ukraine entière devienne l’anti-Russie.Moi, ce que j’ai compris c’est que “selon Poutine, l’Ukraine doit être maintenue comme un espace politique uni. ”
Je ne crois pas que Poutine ait mis en place la résistance dans le Donbass, ce que l’on pourrait croire à la lecture de ces lignes.
Je ne pense pas que l’Ukraine entière voudrait faire la guerre à la Russie, sa grande soeur.

Je pense que c’est un enchaînement qui a aboutit à la situation actuelle.Le gouvernement putchiste, les ricains, l’OTAN, ne s’attendaient pas du tout à ce qu’une partie de la population résiste.
Je ne pense pas que Poutine préfère garder le Donbass comme anti-Ukraine sinon, il n’aurait pas travaillé sur les accords de Minsk dont le point 9 dit:9. Restauration des frontières de l’Ukraine.
De plus, connaissant des Ukrainiens de Donetsk, ils ne veulent pas d’un rattachement à la Russie même si nous, on a du mal à le comprendre et ils sont les principaux concernés.
J’espère avoir été claire.
:)

Nerouev - Le 18 décembre 2015

Je partage aussi votre point de vue. Il me semble qu’à la lecture de tout ce qu’a dit Poutine, il souhaite le retour de l’Ukraine slave d’antan. Il avait d’ailleurs avancé un engagement de 15 Miards $ dont une partie déjà versée, suivi d’un renouvellement de l’utilisation de Sébastopol jusque vers les années 2040 ou par là. C’est un engagement d’entente hors de toute volonté de conquête. Ce sont les américains et l’Europe qui sont venus faire les trouble fêtes et transformer le Maïdan dans la lignée directe du plan Brzezinski. Le Donbass l’a bien compris et tient à son identité et ses propres réformes. Et c’est ce qui va se passer puisque le gouvernement va faire la chasse aux nationalistes convaincus. Ce serait encore une défaite Américaine et Européenne par ricochet.

Kiwixar - Le 18 décembre 2015

A mon avis, la théorie de Novorussie maintenue en “anti-Ukraine” par la Russie reste compatible avec les observations. Il faut prendre avec des pincettes ce que dit Poutine sur “l’espace politique uni” de l’Ukraine, car son rôle de chef d’Etat est de garantir les intérêts à long terme de la Russie, pas ceux de l’Ukraine (on l’a vu avec la Crimée).

Les accords de Minsk permettent (à mon sens) justement le maintien du statu quo de la Novorussie en “anti-Ukraine” (de manière irrésolue) puisqu’ils stipulent que Kiev doit discuter avec les Novorussiens. Mission impossible à Kiev vu les charlots. Cela permet à la Russie de figer la situation, et le temps travaille pour la Russie :
- modernisation militaire russe
- affaiblissement militaire des US (fin de l’ère des portes-avions, leurs F15 ont plus de 30 ans, et les F35 et F22 ne valent rien, fin de la suprématie aérienne)
- encore quelques années avant la fin du pétrole de schiste US (comment faire la guerre sans pétrole?)
- faillite de l’Ukraine, problème de l’approvisionnement en gaz
- l’appétit grandissant de la Pologne pour une partition de l’Ukraine
- coût pour l’UE qui ne paiera rien, désillusion des Ukrainiens

Concernant la volonté des Donestkiens de ne pas se rattacher à la Russie, c’est peut-être leur souhait actuel, mais cela peut évoluer : s’ils souhaitent créer leur propre nation, ils devront penser à la défense, et tout dépendra de la situation à Kiev et en Galicie. Je ne pense pas que la Russie souhaite “récupérer” la Novorussie, mais un bon judoka est capable de profiter instantanément de la moindre ouverture de l’adversaire.

Astatruc - Le 19 décembre 2015

Kiwixar,

Malgré l’intelligence géopolitique de Poutine, (et l’intelligence de vos commentaires), je ne suis pas sûr qu’il avait deviné que Kiev refuserait les pourparlers avec le Donbass.
Et si, maintenant, proposer des débats devient une stratégie pour figer une situation, alors, je donne ma langue au chat. :)
Je pense qu’il gère comme il peut, du mieux qu’il peut. Malgré tout le machiavélisme qu’on attribue d’habitude aux grands chefs, j’ai tendance à croire que la situation dans le Donbass l’attriste fortement.
Moi, entendre un chef d’état dire : “Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait?”, je suis peut-être naïf mais ça me parle.

Krystyna Hawrot - Le 18 décembre 2015

Vous avez parfaitement raison ! D’autant plus que certains russes mettent même la Révolution d’Octobre dans le même panier ! Il y a une grande différence entre des vrais changements même violents, qui amènent à des constructions profitable aux plus grands nombres parce que portés par des classes sociales organisés dans des structures et un chaos planifié et organisé de l’extérieur. Il faudrait théoriser cela parce que cette confusion amène à discréditer des organisations qui ne sont pour rien dans les manipulations visant à créer le chaos et dissuade les gens de s’engager.

sadsam - Le 18 décembre 2015

Et il semble que la dame blonde assise à la gauche de Saakachvili soit la députée qui avait déjà reçu récemment un coup de bouteille sur la tempe de la part de l’un de ses collègues dans un couloir de la Rada
link to rferl.org

A la droite d’Avakov est assis le ministre des Affaires Etrangères Klimkine. Intéressant de regarder ses expressions.

Charles - Le 18 décembre 2015

L’article devrait peut-être aussi mettre en bonne place le fait que Saakachvili est recherché par son propre pays pour de multiples malversations et qu’il a été viré du pouvoir pour cette raison (et soutenu par l’Occident). La présente présentation ne met en valeur que les frasques du ministre de l’intérieur (et l’invasion de l’ancien président géorgien, pas sa corruption).

Astrolabe - Le 18 décembre 2015

Merci de noter également pour ceux que ça intéresse, que tout le débat, et même les brefs échanges entre Avakov et Porochenko, se déroule en russe. En effet, cette équipe, qui me rappelle beaucoup les Musiciens de Brême, n’a qu’une langue commune, le russe, langue pourtant interdite dans les échanges officiels (enfin échanges de quoi ?).

Max - Le 18 décembre 2015

Cette vidéo aussi me semble particulièrement passionnante.
link to zerohedge.com

Mais c’est au parlement

Krystyna Hawrot - Le 18 décembre 2015

C’est lamentable mais aussi terrible. On voit bien que Avakov humilie Sakachvilli pour bien montrer à Porochenko que les marionnettes mises en place par les Américains ne vont pas décider à la place des faschistes ukrainiens – la lutte pour la main mise et le contrôle sur le port d’Odessa par tous ces criminels a commencé.

Avakov entend montrer à Porochenko que les Américains doivent compter avec lui. La scène est édifiante. La pauvre Sakachvilli fait limite peine à voir – il n’est là que la par la grâce du grand frère US qui lui a trouvé une place dans ce monde. Mais si lui est un voleur, Avakov est un tueur, un criminel de guerre, un fasciste et bien pire.

Sakachvilli, s’il veut sauver sa peau, parce que cela va mal finir pour lui le jour ou les US vont estimer qu’ils n’ont plus besoin de lui et vont le laisser tuer, n’aurait qu’une solution – aller à Canossa, chez les Russes et tout balancer… Peut-être qu’il obtiendrait un pardon et pourrait finir ses jours dans l’anonymat d’une province russe.

Sputnik a commenté ironiquement: quand un Georgien et un Galicien se disputent, ils le font toujours en Russe… la Mère Russie est toujours là en attente que ses enfants reviennent à la raison!

Nico 13 - Le 18 décembre 2015

Vous avez vu également que la “justice” Ukrainienne a interdit l’existence du Parti Communiste ?
Je viens de voir également que le FMI a menacé le pays de couper l’octroi des crédits car certains députés veulent remettre en cause le projet fiscal du FMI.
C’est vraiment "magnifaik" (mode Christina Cordula) ce qu’est devenu ce pays depuis le Maïdan.
Enfin, c’était à prévoir j’ai envie de dire.
Dès que le FMI met le nez dans les affaires d’un pays, c’est la débandade la plus totale.
Bienvenue en enfer Ukrainiens (niennes).

V_Parlier - Le 18 décembre 2015

Avec tous les nez de cette sorte qu’il y a à présent dans les affaires de l’Ukraine, ils vont finir par jouer des coudes comme au Rugby. Cette séance en est peut-être l’un des symptômes.

Nico 13 - Le 18 décembre 2015

Article de Libé : link to liberation.fr

Mais comment cette sociologue peut-elle nous faire croire que Porochenko ne fait pas partie des oligarques ?
Ce type a fait fortune du temps où justement, pour faire fortune, il fallait faire partie d’un réseau.
Et il n’a toujours pas respecté sa promesse de vendre ses actifs s’il était élu.

Et la lutte contre la corruption, c’est vraiment du flan.
Car d’une part, seul les opposant au régime sont arrêtés, et car d’autre part ceux qui soutiennent Porochenko ont eux-mêmes déjà magouillé. C’est vraiment prendre les gens pour des cons cet article.

Lolo - Le 18 décembre 2015

En faisant quelques recherches sur cette fondation dont Iryna Bekechkina est la directrice, soit la Democratic Initiatives Foundation (l’abréviation est “DIF”), j’ai trouvé que cette fondation est soutenue financièrement par la… NED !

Vérifiable ici :
link to ned.org (National Endowment for Democracy)

Nico 13 - Le 18 décembre 2015

Début d’article du Figaro (je ne peux avoir accès au reste car il faut être abonné) :

link to lefigaro.fr

Mais regardez l’expression : les soldats séparatistes ukrainiens prorusses.
Moi je dis, ça vaut son pesant de cacahuètes.
Il y aurait donc des Ukrainiens qui ne veulent pas de ce gouvernement et veulent continuer à garder un lien avec la Russie ?
[modéré]

VincentL - Le 18 décembre 2015

Comme dirait Robert Sutton dans
“Objectif Zéro-sale-con,
Petit guide de survie face aux connards, despotes, enflures, harceleurs, trous du cul et autres personnes nuisibles qui sévissent au travail” :

“Un consultant en management de ma connaissance compare ce genre de réunion à “des singes dans un zoo qui bombardent leurs congénères avec leurs excréments pour affirmer leur domination.”

Il donne cette image pour des réunion ou “En surface, nous étions polis, mais ce vernis masquait à peine une rivalité intense et odieuse”

Mais dans le cas présent c’est quasiment stricto sensu.

Freddi - Le 18 décembre 2015

Un peu hors sujet mais Marc Crépin, le correspondant de Radio France à Moscou, commence à m’agacer sérieusement avec ses interventions toujours à charge en utilisant une réthorique pleine de sous-entendus russophobes.
Radio de service publique ou radio de propagande d’état ?

Aillere - tLe 18 décembre 2015

Freddi,

Votre commentaire n’est pas hors-sujet, mais bienvenu. Depuis le début de la crise ukrainienne, on n’a pas assez parlé de Marc Crépin, la voix de la désinformation sur service public.

Le 18 juillet 2014, sur France Info, il annonçait triomphalement qu’un chef séparatiste du Donbass s’était félicité d’avoir abattu l’avion malaisien. C’était un mensonge. Le 2 mai 2014, sa version du massacre d’Odessa (France Inter, journal de 23 h) mérite une transcription mot-à-mot :

Titres de José Setien : “La crise en Ukraine avec un événement tragique ce soir à Odessa : l’incendie criminel du bâtiment des syndicats a fait 31 morts après des affrontements sanglants entre pro- et antirusses”
Développement de José Setien : “à Odessa, le grand port du sud, sur la Mer Noire, en face de la Crimée, des affrontements sanglants entre pro-ukrainiens et pro-russes ont fait quatre morts ; et dans la foulée, le feu a été mis au bâtiment des syndicats, le bilan est terrible : 31 morts. Marc Crépin, vous êtes avec nous en direct de Moscou.
Marc Crépin : “Oui, bonsoir, ce qui vient d’arriver ce soir tient apparemment plus d’un dérapage de la violence que d’une action préméditée, l’immeuble des syndicats semble-t-il était occupé par les pro-russes lorsque l’incendie a éclaté, beaucoup de personnes ont pris peur et se sont réfugiées dans les étages, mais lorsque les flammes se sont propagées un peu partout, d’autres ont sauté par les fenêtres, c’est ce qui explique la gravité de ce bilan.”

Questions naïves d’un auditeur de France Inter (je sais, il faut être maso pour écouter une radio pareille) :
- Pourquoi les “pro-russes” ont-ils “occupé” cet immeuble ? Pour échapper aux doux manifestants de Maïdan, peut-être ?
- Comment l’incendie a-t-il “éclaté” ? Un court-circuit ? Ou bien le réchauffement climatique ?
- Pourquoi ceux qui ont sauté par les fenêtres sont morts, en aggravant le bilan ?

Les critiques des médias devraient s’intéresser davantage à Marc Crépin.

Ukraine : Kolomoïski promet de "casser la figure" à Saakachvili

Sputnik- 22/12/15 - Le milliardaire ukrainien en disgrâce Igor Kolomoïski évoque la "trahison" de Mikhaïl Saakachvili et ses "accords" avec le président ukrainien Piotr Porochenko.

L'homme d'affaires et ancien gouverneur de la région de Dniepropetrovsk Igor Kolomoïski, actuellement réfugié en Suisse, a accordé une interview au média américain Politico dans laquelle il a menacé de "casser la gueule" à l'ex-président de Géorgie Mikhaïl Saakachvili pour sa "trahison".

"Si je le rencontre quelque part, je lui casserai la gueule. Je l'écraserai dès qu'il quittera son poste", a déclaré le milliardaire.

Il a confié que précédemment ses relations avec Mikhaïl Saakachvili n'avaient pas été aussi tendues. Il a même financé la campagne électorale de Saakachvili en Géorgie, et en 2011 ils ont voyagé ensemble à bord d'un yacht en Croatie. Plus tard, le politique géorgien lui a rendu visite à Dniepropetrovsk.
La pomme de discorde entre les deux hommes a été jetée au moment où Mikhaïl Saakachvili a été nommé au poste de gouverneur de la région d'Odessa, occupé auparavant par Igor Palitsa, partenaire d'affaires d'Igor Kolomoïski. La destitution de M. Palitsa a fait sensation deux mois avant l'expiration de son mandat, puis Mikhaïl Saakachvili est apparu sur le devant de la scène politique ukrainienne. La nomination a donné lieu à des prises de bec entre les deux hommes dans les médias. L'ex-président géorgien traitait Kolomoïski de "gangster" et de "bandit", à quoi l'autre répondait par "chien sans muselière" et "toxico enrhumé".


"Obséquieux outre mesure, il prononçait sans arrêt de longs toasts géorgiens pour nous aduler. Ensuite, il est allé chez Porochenko pour lui demander de le nommer à la place d'Igor Palitsa", a raconté Igor Kolomoïski qui avait qualifié cet acte de trahison.

En outre, Politico fait état d'un "accord" entre le milliardaire Kolomoïski et le président Porochenko intervenu après la démission du premier du poste de gouverneur de Dniepropetrovsk.

"Le marché était précis : rien ne menacera les affaires de Kolomoïski s'il arrête ses attaques contre le gouvernement. De plus, M. Porochenko a promis aux membres de son équipe une immunité judiciaire eu égard à leurs activités pendant la défense de Dniepropetrovsk", écrit le média.

Lire la suite :

http://fr.sputniknews.com/international/20151222/1020482389/ukraine-kolomoiski-saakachvili.html#ixzz3vADYE5Ur

 

L’Ukraine aux mains d’oligarques et financiers

par Ludo Rossi dans Actualités, Ukraine


CADTM – 24 novembre par Jérôme Duval

anti-k.org - 28/11/15 - Dans un pays aux paradoxes extrêmes, les changements vont vite. Au-delà du symbole qui interpelle, quand on déboulonne une statue de Lénine à Odessa dans le cadre des lois sur la « désoviétisation » pour la remplacer par une autre… du héros mythique et maléfique de la Guerre des Étoiles, Dark Vador (!), c’est bien à une plongée dans le laboratoire d’un capitalisme effréné que nous invite l’Ukraine |1|.

Dans la continuité de la fameuse discussion téléphonique piratée entre Olivia Nuland, sous-secrétaire d’État étasunienne pour l’Europe et l’Eurasie d’Obama, et l’ambassadeur étasunien en Ukraine Geoffrey Pyatt, |2| le nouveau président ukrainien Petro Porochenko, en relation étroite avec Georges Soros |3|], poursuit son rapprochement avec les États-Unis et les milieux d’affaires, aux dépens du peuple ukrainien qui s’enfonce dans la misère sous le coup de politiques d’austérité assassines.

Le milliardaire Porochenko prend le pouvoir

Le 25 mai 2014 ont finalement lieu les élections présidentielles, marquées par une abstention de plus de 40%, qui portent au pouvoir le milliardaire et homme d’affaires Petro Porochenko. Il est un des plus importants sponsors et organisateurs de la révolution orange et il aurait aussi supporté financièrement le mouvement EuroMaidan |4|]. Le nouvel homme d’État a construit sa fortune en profitant de la vague de privatisations entre 1996 et 1998, durant laquelle il a racheté plusieurs entreprises publiques de confiserie, qu’il fusionnera dans le groupe Roshen, en référence à son nom de famille (d’où son surnom de Roi du chocolat). Ironie de l’histoire, le groupe Roshen fabrique également le « gâteau de Kiev », confectionné à base de noisettes dans l’ancienne fabrique Karl Marx de la capitale (!).

Ancien dirigeant de la banque centrale ukrainienne (2007 – 2012), puis ministre de l’Économie, en 2012, du gouvernement Azarov, Petro Porochenko mène une politique ultra libérale : l’accord de libre-échange, conclu par Kiev avec l’Union européenne, devrait entrer en vigueur en janvier 2016 et un autre avec le Canada est en cours de conclusion |5|. En 2014, selon le magazine Forbes, sa fortune était estimée à 1,6 milliard de dollars (près d’1,5 milliard d’euros), le plaçant ainsi parmi les hommes les plus riches du pays. Porochenko est à la tête d’un empire comprenant le chantier naval et d’armement Leninska Kuznya, des compagnies de taxis, des sociétés de construction automobiles, ainsi que des médias |6|, avec notamment la chaîne de télévision Channel 5 (5 kanal). L’une de ses promesses de campagne : aligner le salaire moyen de tous les Ukrainiens sur celui de ses employés, environ 7.000 hryvnias : « On l’a fait pour 45 000 employés, on peut le faire pour 45 millions d’Ukrainiens », aime-t-il répéter |7|. Pourtant, le salaire minimum est devenu le plus faible d’Europe, à environ 1 300 hryvnias par mois, soit près de 50 € au taux de change de novembre 2015 |8|, inférieur à celui du Ghana…

Des relents de guerre froide

Le nouveau gouvernement Porochenko implore Ottawa, Washington et d’autres capitales occidentales, de lui procurer de l’armement perfectionné afin de mener la lutte contre les séparatistes prorusses dans l’Est industriel du pays, qui a fait plus de 8.000 morts en 18 mois. La Maison Blanche a pour l’instant autorisé l’envoi de véhicules militaires tout-terrain et de drones non armés |9|. Par ailleurs, d’après les déclarations du représentant du commandement des forces terrestres des États-Unis en Europe, Donald Renn, le Pentagone envisage d’instruire six bataillons des Forces aérospatiales ukrainiennes dès le 23 novembre 2015 |10|.

Un nouveau gouvernement d’oligarques et de financiers

Sous le gouvernement Porochenko est constitué un nouveau « ministère de la politique de l’information ». Le jour de son approbation, le 2 décembre 2014, une quarantaine de journalistes manifestent avec des pancartes « Hello, Big Brother » devant le Parlement, faisant ainsi référence à l’agence du ministère de la Vérité, dans le roman de George Orwell, « 1984 ». Ce ministère de la propagande, qui, comble de l’affaire, rappelle aussi certains aspects de l’ancien régime communiste tant critiqué par le gouvernement ukrainien, est dirigé par Yuriy Stets, le producteur de Channel 5, propriété du président Porochenko. La création de ce ministère survient peu de temps après la publication de rapports, par plusieurs journalistes ukrainiens et groupes de défense des droits de l’homme, concernant d’éventuels crimes de guerre commis dans l’est de l’Ukraine par les milices nationalistes fascisantes, ainsi que les forces séparatistes soutenues par la Russie |11|.

Le Président Porochenko a accordé la citoyenneté ukrainienne par décret à trois personnalités étrangères aussitôt propulsées ministres |12| :

- Après avoir travaillé pour Hansabank en Estonie, rejoint le fond d’investissement suédois East Capital en 2002, être devenu membre du Conseil d’administration de OAO Federal Hydrogeneration Company, Aivaras Abromavi?ius a dû abandonner la nationalité lituanienne pour devenir ministre de l’Économie et du Commerce en Ukraine. Alors qu’il parle couramment le russe, le lituanien, l’estonien et l’anglais, il affirme ne comprendre que 85 % de ce qui se dit en ukrainien au Parlement |13|.

- Aivaras Abromavi?ius n’est pas le seul à adopter la nationalité ukrainienne pour exercer une fonction politique. Après avoir fait sa carrière au département d’État des États-Unis à Washington, travaillé à l’ambassade américaine en Ukraine de 1992 à 1995, fondé la société d’investissement Horizon Capital, Natalie Jaresko, devient Ministre des Finances de l’Ukraine. Tout en gardant la citoyenneté étasunienne, elle a reçu la nationalité ukrainienne le jour de sa nomination, le 2 décembre 2014. Le 16 septembre 2015, elle signe un accord de prêt de 500 millions de dollars avec la Banque mondiale |14|.

- Démontrant qu’un ministre peut exercer successivement dans plusieurs pays, Alexander Kvitashvili devient le nouveau ministre de la santé, poste qu’il occupait dans son pays, la Géorgie, pendant deux ans (2008-2010) |15|.

Mais ce n’est pas tout. Visé par différentes procédures judiciaires, notamment pour abus de pouvoir et détournement d’argent public (il est accusé d’avoir détourné près de 5 millions de dollars du budget |16|), l’ami de George W Bush (la route reliant l’aéroport à la capitale Tbilisi a même été renommée « George Bush Street » en 2005, après la visite du président étasunien en Géorgie), supporter du mouvement EuroMaiden et ancien président de Géorgie, Mikheïl Saakachvili |17|, est devenu gouverneur de la région d’Odessa en mai 2015, après avoir refusé de devenir vice-premier ministre.

Répondant à une demande de Porochenko de rejoindre son équipe à l’été 2014, Mikheïl Saakachvili, habitait alors à New York, à l’abri des poursuites judiciaires alors qu’il fait l’objet d’une enquête pénale dans son pays. Pour obtenir ce poste, il a dû abandonner la citoyenneté géorgienne afin d’obtenir la nationalité ukrainienne |18|. Il n’y avait pas eu jusque là d’ancien président qui quitte son propre pays pour exercer un poste politique à l’étranger. Celui-ci déclare être en Ukraine pour mener la guerre contre Poutine : « Je déteste Vladimir Poutine. Je suis en Ukraine parce que c’est la guerre, le destin de ma vie se décide ici. |19| »

Le poste clé du ministre de l’énergie incombe à Volodymyr Demchyshyn. Avant d’occuper son poste de ministre, il était Directeur du fonds d’investissement Investment Capital Ukraine. Il a exercé en tant que vice-président de ING Bank Ukraine et fut économiste en chef de la société Ernst & Young à Kiev (2003 – 2006). C’est le profil parfait pour mener à bien l’augmentation des tarifs et la privatisation du secteur énergétique.

Arsen Avakov, placé en 2012 sur la liste Interpol pour avoir transféré illégalement 55 hectares de terrain près de Pisochyn dans la région de Kharkiv où il exerçait comme Gouverneur (entre 2005 et 2010) est maintenu à la tête du Ministère de l’Intérieur.
Dmytro Iaroch, leader nazi du mouvement Secteur droit (Pravy Sektor), est nommé conseiller au ministère de la Défense en avril, chargé notamment de faciliter l’intégration des bataillons de volontaires de Secteur droit au sein de l’armée.

Le nouveau gouvernement de l’oligarque Porochenko fortement lié à l’extrême droite et à l’Otan, ne semble pas vouloir prendre le chemin de l’apaisement pour la région. Au regard de ces nominations, l’ingérence des milieux d’affaires dans les décisions politiques et économiques semble incontournable et le phénomène des portes tournantes entre le monde financier et les postes clés du pouvoir, flagrant.

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Notes

|1| La candidature d’un homme déguisé en Dark Vador comme candidat du Parti ukrainien de l’Internet (UIP) pour la présidentielle de 2014 avait été rejetée par la Commission électorale centrale d’Ukraine. De nombreuses statues de Lénine ont déjà été déboulonnées en Ukraine, suscitant parfois des réactions indignées d’une partie de la population. http://www.lepoint.fr/insolite/une-statue-de-lenine-en-ukraine-transformee-en-dark-vador-23-10-2015-1976330_48.php

|2| Selon cette discussion, Olivia Nuland affirmerait que les USA auraient consacré 5 milliards de dollars à la promotion de la démocratie en Ukraine. Voir : http://www.les-crises.fr/ukraine-oaodvd-4/

|3| Voir par exemple la lettre de Soros à Porochenko : http://cyber-berkut.org/docs/Poroshenko,_Petro_and_Yatsenyuk,_Arseniy_23DEC14.pdf

|4| Tadeusz A. Olsza?ski, Agata Wierzbowska-Miazga, « Poroshenko, President of Ukraine », 2014-05-28. http://www.osw.waw.pl/en/publikacje/analyses/2014-05-28/poroshenko-president-ukraine

|5| Les échanges commerciaux entre le Canada et l’Ukraine ont totalisé en moyenne 347 millions de dollars entre 2011 et 2013, selon des responsables gouvernementaux canadiens, mais ont ralenti à 244 millions en 2014. Voir : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/economie/2015/07/14/003-ukraine-canada-libre-echange-harper-iatseniouk.shtml

|6| En Ukraine, la grande majorité des grands réseaux de télévision sont détenus par des oligarques. Par exemple, Rinat Akhmetov est propriétaire de Ukrayina TV.

|7| Petro Poroshenko : “If we can do it for 45,000 employees we can do it for 45 million Ukrainians”.http://www.robert-schuman.eu/en/doc/oee/oee-1517-en.pdf

|8| Taux de change au 6 novembre 2015 : 26 hryvnias = 1 euro.

|9| Voir : http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201511/02/01-4916498-deux-organismes-sopposent-a-la-vente-darmes-canadiennes-a-lukraine.php

|10| Voir : http://fr.sputniknews.com/defense/20151102/1019257279/usa-entrainement-bataillons-ukraine.html Pour ce faire, le décret n ° 626/2015, adopté le 6 Novembre 2015, autorise à des unités des forces armées des États-Unis, des membres de l’OTAN, et d’autres États participant au programme « Partenariat pour la paix » (avec un maximum de 2.500 militaires avec des armes et de l’équipement militaire) de participer jusqu’à 61 jours en Novembre-Décembre 2015 à des exercices militaires multinationaux sur le territoire de l’Ukraine.

|11| Charles Recknagel, 3 décembre 2014, ’No Big Brother !’ Ukrainian Journalists Oppose Kyiv’s New Ministry Of Information. http://www.rferl.org/content/ukraine-ministry-information-journalists-protest/26723352.html

|12| Aux postes des Ministères de l’économie, des finances et de la santé. « Un gouvernement ukrainien ouvert aux étrangers », Stéphane Siohan, Le Figaro.fr, 04/12/2014.http://www.lefigaro.fr/international/2014/12/04/01003-20141204ARTFIG00390-un-gouvernement-ukrainien-ouvert-aux-etrangers.php

|13| Leonid Bershidsky, Bloomberg, 6 janvier 2015. Can This Man Save Ukraine’s Economy ?http://www.bloombergview.com/articles/2015-01-06/can-this-man-save-ukraines-economy

|14| «An Interview with Natalie A. Jaresko», Managing Partner, Horizon Capital, Kiev :http://www.leadersmag.com/issues/2007.3_jul/jaresko.html

|15| Voir : « ‘Foreigners’ land top minister posts in Ukraine ». Financial Times, 2 Décembre 2014.

|16| Voir : http://fr.sputniknews.com/international/20151031/1019216145/saakachvili-georgie-nationalite-russie.html

|17| Mikheïl Saakachvili a présidé la Géorgie de 2004 à 2007 et de 2008 à 2013. Il a quitté le pays après l’entrée en fonctions du président actuel, Gueorgui Margvelachvili, en novembre 2013.

|18| La législation géorgienne interdit d’avoir la double nationalité. Une personne est déchue de la nationalité géorgienne si elle vit en permanence à l’extérieur du pays.

|19| “I hate Vladimir Putin. I am in Ukraine because this is my war, the destiny of my life is being decided here. We need to stop him.” Voir : http://www.theguardian.com/world/2015/oct/27/mikheil-saakashvili-putins-nemesis-ukraine

Auteur – Jérôme Duval

 

 

L’Ukraine poursuit sa fuite en avant suicidaire dans le Donbass

alors que la situation internationale se retourne contre elle

 

par Christelle Néant



Agoravox - 15/11/16 - Avec 5118 bombardements effectués contre la République Populaire de Donetsk (RPD) la semaine passée, un blocage complet de la mise en œuvre des accords de Minsk et une tendance toujours à la hausse de ses bombardements, l'Ukraine semble donc bien avoir décider de jeter la résolution pacifique du conflit à la poubelle.

Dans ce contexte, les entraînements d'avions de combats ukrainiens près de la ligne de front du côté de la République Populaire de Lougansk (RPL), en violation totale des accords de Minsk, et l'accumulation de nouvelles armes lourdes sur l'ensemble du front, font craindre le pire.

Les rares baisses du nombre de bombardements sont suivies immédiatement après d'une hausse vertigineuse (l'avant-dernière a été marquée par une hausse de 200 % des bombardements le jour d'après, faisant craindre de nouveaux chiffres en hausse pour demain) :

Et alors que ces bombardements avaient fait deux morts et sept blessés la semaine passée en République Populaire de Donetsk, et un mort et un blessé en République Populaire de Lougansk, deux soldats de la RPD sont morts ces dernières 24 heures, alourdissant le bilan humain. Il faut aussi y ajouter ce jeune Ukrainien de 16 ans, qui est mort, tué par l'armée ukrainienne alors qu'il essayait d'entrer en République Populaire de Donetsk hors des points de passage autorisés.

Des crimes qui se rajoutent à la liste interminable des crimes de l'armée ukrainienne, pour lesquels quatre nouveaux commandants d'unités des Forces Armées Ukrainiennes (FAU) sont désormais poursuivis par le comité d'enquête russe sur les crimes de guerre de l'armée ukrainienne dans le Donbass, portant actuellement à 14 le nombre de commandants poursuivis, auxquels il faut rajouter plusieurs officiels ukrainiens comme le ministre de la Défense actuel et son prédécesseur.

En parallèle, en République Populaire de Donetsk, Alexander Zakharchenko, a donné les noms de trois des organisateurs de l'assassinat du commandant Motorola, parmi lesquels les chefs du SBU des régions de Donetsk et Lougansk. Une annonce faite quelques jours avant l'arrestation par les services de sécurité de la RPD de six membres du groupe Misanthropic Division à Donetsk. Ce groupe, ouvertement nazi, avait revendiqué l'assassinat de Motorola.

Des crimes contre la population de la RPD auxquels il faut ajouter ceux commis dans la partie du Donbass occupée par l'armée ukrainienne. Ainsi, les résidents de Shirokino se plaignent du maraudage et des vols commis par les soldats de la 36e brigade de marine des FAU dans leurs maisons. Dans la localité d'Orlovskoye, les soldats de la 56e brigade mécanisée ont tué un civil.

Et le commandant de la 92e brigade mécanisée n'a pas réussi à cacher au public le fait qu'un de ses soldats avait violé une mineure dans la localité de Novotroitsk, ce qui a obligé les autorités à lancer des poursuites pénales contre ce soldat (sans cela cette affaire aurait purement et simplement été étouffée comme les nombreuses autres qui ont eu lieu régulièrement dans le Donbass occupé depuis le début du conflit).

À cause de tous les crimes, tortures, viols, vols, arrestations arbitraires et intimidations diverses opérées par les soldats de l'armée ukrainienne venue prétendument libérer le Donbass, il n'y a rien d'étonnant à ce que la population soit de plus en plus remontée contre cette même armée. Un ressentiment qui va jusqu'à la haine, et donne à certains le courage de défier de plus en plus ouvertement les autorités de Kiev.

Ainsi, les résidents de la région de Kherson, près de la frontière avec la Crimée, ont exprimé leurs remerciements à la Russie et à Vladimir Poutine, malgré les menaces reçues par les nationalistes et le SBU, pour le gaz fourni à une localité privée de chauffage et à qui Kiev avait interdit de demander du gaz à la Russie. Refusant de laisser la population mourir de froid cet hiver, la Russie a promis de faire passer du gaz via la péninsule de Crimée jusqu'en mars. C'est déjà la deuxième fois que la Russie vient à la rescousse de cette localité ukrainienne, dont le problème d'approvisionnement en gaz n'a pas été réglé par les autorités ukrainiennes, qui sont prêtes à laisser leur population mourir de froid juste pour rester dans leur posture anti-Russe.

Une posture qui va devenir de plus en plus compliquée à tenir, alors qu'après l'élection de Trump, c'est la Moldavie et la Bulgarie qui viennent d'élire des présidents pro-Russes, qui se sont tous les deux positionnés pour la reconnaissance de la réintégration de la Crimée au sein de la fédération de Russie, et pour la levée des sanctions en ce qui concerne le président bulgare.

Une situation qui n'arrange pas du tout l'Ukraine empêtrée dans une situation interne de plus en plus difficile, et des manifestations à répétition. Ainsi, demain, une manifestation des déposants floués par des banques insolvables est prévue à Kiev. Les autorités ont décidé de fermer une des artères principales et la police et la garde nationale ont été mises en état d'alerte dès aujourd'hui pour assurer la sécurité dans le centre de la capitale. Et le 17 novembre ce sont les syndicats qui comptent défiler avec 50 000 personnes vers la Verkhovna Rada pour demander des hausses de salaire et la baisse des charges communales.

Alors que la hausse des tarifs de chauffage risque de provoquer encore plus de manifestations, les autorités de Kiev ont mis sur pied un comité spécial chargé de gérer ce risque de nouveau Maïdan. Ainsi en cas de manifestations importantes il est prévu d'empêcher les transports de manifestants d'entrer à Kiev, d'empêcher toute installation de tentes dans la ville, et de faire appel si nécessaire à des unités de volontaires (en clair des unités du même genre que les bataillons nazis présents dans le Donbass) pour maintenir l'ordre.

Une situation qui amène de plus en plus de personnes à se dire que l'Ukraine risque bien de sombrer totalement à l'instar de Saakashvili, l'ex-gouverneur d'Odessa, qui a déclaré que le pays était désormais le plus pauvre d'Europe et que s'il continuait sur sa lancée, le pays disparaîtrait bientôt.

Quant au Donbass, de plus en plus de voix se font entendre pour une intégration de ce dernier à la fédération de Russie, comme l'a fait la Crimée il y a deux ans. Ainsi, il y eu cette discussion que Sergeï Chargounov a eu avec le chef de la RPD, Alexander Zakharchenko, durant laquelle ce dernier a exprimé l'attachement du peuple du Donbass à la Russie et son souhait de rentrer à la maison :

« Nous, Russes, nous battons ici pour la troisième année. Ce sont des Russes qui vivent ici et nous voulons retourner à la mère patrie, nous voulons retourner en Russie. »

Suite à cette discussion, Sergueï Chargounov, qui est écrivain et député de la Douma russe, a décidé de proposer une loi permettant aux résident des deux républiques populaire du Donbass de pouvoir recevoir des passeports russes. Si cette loi était votée, cela changerait radicalement la situation des habitants de la RPD et de la RPL, et permettrait de mettre fin au blocus administratif imposé au Donbass par Kiev. Mais ce serait aussi signer la fin de l'Ukraine telle qu'elle existe actuellement, en menant de fait petit à petit à la scission inévitable du pays.

Une scission dont les autorités de Kiev porteront la responsabilité, pour avoir mis en place un blocus de la région, ainsi que pour avoir refusé de négocier et de mettre en œuvre une solution pacifique au conflit dans le Donbass. Décidée manifestement à résoudre ce conflit par la violence, l'Ukraine vient de signer sa mort en tant qu'état.

Christelle Néant

Voir l'article sur DONi

 

Du Donbass au Venezuela en passant par l’Asie,
la cocotte-minute mondiale commence à montrer des signes inquiétants de surpression

 

par Christelle Néant


Agoravox - 2/8/17 - Comme je le craignais dans un article précédent, les États-Unis sont incapables de remettre en cause leur système de fonctionnement, et face à la réaction russe, au lieu de s'asseoir et de réfléchir cinq minutes aux conséquences, les néo-conservateurs ont bien sûr décidé de jouer dans la surenchère, à l'échelle globale comme à l'échelle locale.

Alors que la coalition menée par les États-Unis et les groupes terroristes soutenus par ces derniers (les soi-disant rebelles modérés) font désormais face à une défaite évidente en Syrie, grâce à l'intervention de la Russie, certains s'étaient réjouis de l'arrêt du soutien de ces groupes terroristes par la CIA. Un peut trop vite semble-t-il, puisque ces optimistes ont oublié que la CIA n'est pas la seule administration américaine à soutenir certains de ces groupes, le Pentagone aussi. Or le programme du Pentagone n'a pas été arrêté, lui.

Et ce programme du Pentagone prévoit d'utiliser les Kurdes (et de les armer) pour faire exploser la Syrie en plusieurs petits états. Pour balkaniser la Syrie. Ce faisant les États-Unis vont renforcer la défiance de la Turquie a leur égard, car Ankara considère ces groupes Kurdes comme des organisations terroristes. Ce qui risque de pousser encore plus la Turquie dans les bras de la Russie.

Pendant ce temps-là, en Asie, la Chine et l'Inde sont au bord d'un conflit dans l'Himalaya, au risque de faire voler en éclat la plate-forme des BRICS et l'OCS, et les États-Unis menacent de plus en plus ouvertement la Corée du Nord. La dernière déclaration américaine annonce même que le président Trump serait prêt à une intervention militaire pour régler le problème nord-coréen. De quoi donner des insomnies à ceux qui craignent l'éclatement d'un conflit en Asie.

En Europe, l'Allemagne persiste et signe dans sa volonté de contrecarrer les dernières sanctions américaines contre la Russie. Après avoir dénoncé l'illégalité de ces sanctions dont la portée serait extra-territoriale, l'Allemagne appelle carrément à prendre des mesures de rétorsion. Ou comment à force de taper sur son chien, les États-Unis risquent bien de se faire mordre la main par ce dernier, jusque là si obéissant. Ou de voir l'UE se disloquer plus vite que prévu, lorsque chacun tirera la couverture à lui pour essayer de s'en sortir.

Le genre de situation à laquelle on assiste en Ukraine. Après avoir privé Saakachvili de sa nationalité ukrainienne, Porochenko règle ses comptes avec Avakov, le ministre de l'Intérieur ukrainien. Résultat plusieurs fonctionnaires du ministère de l'Intérieur ont été arrêtés, et certains sont déjà mis en accusation.

Sentant qu'il est sur un siège éjectable, Avakov doit venir visiter ses unités de la Garde Nationale présentes dans la zone de l'OAT le 5 août. D'après certaines sources au sein du quartier général de la Garde Nationale ukrainienne, Avakov prévoit de donner l'ordre à cette dernière de se rendre à Kiev très rapidement pour mener un coup d'état si jamais il était limogé par Porochenko.

Dans cette ambiance ante-Maïdan 3.0, un certain nombre d'unités néo-nazies qui s'étaient retirées du front y ont été renvoyées (entre autre Secteur Droit), pour les empêcher de remonter vers Kiev et multiplier les provocations. Le but étant d'occuper les néo-nazis et la population ukrainienne du même coup en ranimant la guerre dans le Donbass.

 

 

 

Suite de la saga Saakachvili...

© AFP 2017 Mandel Ngan

 

Mikhaïl Saakachvili en grève de la faim : son entourage parle


Sputnik - 11-12-17 -Protestant contre les activités des autorités ukrainiennes, l’ex-gouverneur de la région d’Odessa Mikhaïl Saakachvili fait la grève de la faim mais ne perd pas son énergie, selon ses avocats.
L'ex-gouverneur de la région ukrainienne d'Odessa (et ex-Président géorgien recherché par la justice de son pays pour «abus de pouvoir») Mikhaïl Saakachvili a en effet commencé une grève de la faim dans le centre de détention du Service de sécurité d'Ukraine (SBU), a confirmé lundi son avocat.

L'homme politique ne boit que de l'eau et ne consomme aucun «mélange bébés», a ajouté Rouslan Tchernoloutski dans une interview au journal Apostrophe.
Pour sa part, la femme de M. Saakachvili, Sandra Roelofs, a raconté que même à jeun, son époux se portait bien.

Par sa grève de la faim, Mikhaïl Saakachvili proteste contre son arrestation, survenue vendredi soir. Auparavant, l'ex-chef d'État géorgien avait été interpellé dans le cadre d'une enquête pénale pour complicité avec des membres de groupes criminels. Or, ses partisans ont empêché les forces de l'ordre d'emmener l'opposant, après quoi ils se sont dirigés vers le centre de Kiev pour réclamer la destitution du Président Piotr Porochenko.

 

 

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