SAINT-AUBIN-DES-CHAUMES
 
CLAMECY
AVALLON

 

Saint-Aubin-des-Chaumes

 

Saint-Aubin-des-Chaumes est un petit village français, situé dans le département de la Nièvre et la région de Bourgogne-Franche-Comté (anciennement Région Bourgogne).
La commune s'étend sur 10,6 km² et compte 71 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2006. Avec une densité de 6,7 habitants par km², Saint-Aubin-des-Chaumes a subi une forte baisse de 23,9% de sa population par rapport à 1999.
Entouré par les communes de Fontenay-près-VézelayNeuffontaines et  Bazoches, Saint-Aubin-des-Chaumes est situé à 3 km au sud-ouest de Fontenay-près-Vézelay la plus grande ville des environs. 
Situé à 231 mètres d'altitude, le Ruisseau des Goths, le Ruisseau de Charancy, le Ruisseau des Pre de la Queudre sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Saint-Aubin-des-Chaumes.
La commune est proche du parc naturel régional du Morvan.
Le maire de Saint-Aubin-des-Chaumes se nomme Monsieur Bruno GARDEY DE SOOS.
La commune de Saint-Aubin-des-Chaumes fait partie de la Communauté de communes Tannay-Brinon-Corbigny.

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Fouille du sanctuaire antique de Couan, août 2020

 

Fouille d'un bâtiment annexe au sanctuaire
Entretien entre Michel Leconte, mythologue (à gauche), et Pierre Nouvel, professeur en archéologie, responsable des fouilles (à droite).

 

Sous la direction de Pierre Nouvel, une nouvelle opération de fouille sur le sanctuaire antique de Couan est menée du 3 au 21 août 2020.
Compte tenu des contraintes réglementaires et sanitaires actuelles, il s’agit d’une fouille avec une équipe réduite, opérée le matin, de 6 h 30 à 13 h. Elle concerne nn bâtiment annexe au sanctuaire.

Photos prises par Roger Ripert, le 11/8/20

 

Archéologie

Mis au jour par un «pilleur» nivernais, le sanctuaire de Couan, près de Vézelay, dévoile ses mystères le 14 juin

 

Le Journal du Centre

Publié le 14/06/2019

 

 

Un des trésors monétaires pris en photo par monsieur C., le « pilleur », peu après sa sortie du sanctuaire © Rivière Laurent 

 

En 2008, un pilleur révélait sa découverte d’un trésor, trente ans plus tôt, sur le site du sanctuaire de Couan. Une première campagne de fouilles a débuté la semaine dernière. Les résultats sont présentés au public vendredi 14 juin.

À environ 7 km au sud-ouest du bourg de Vézelay (Yonne), dans la commune de Saint-Aubin-des-Chaumes (Nièvre), se situe le sanctuaire de Couan. Un site connu dans le milieu scientifique pour avoir été le lieu de la découverte rocambolesque et secrète, dans les années 1970, d’un important ensemble de statuaire et de mobilier constituant un « dépôt de sanctuaire » extraordinaire.

Un « pilleur » nivernais raconte dans un testament

Mis au jour de manière illégale par un « pilleur » nivernais, monsieur C., puis vendu et dispersé dans de prestigieuses collections américaines, ce site exceptionnel a été dévoilé par les aveux du pilleur dans un testament « scientifique » qu’il n’a confié aux archéologues qu’en 2008. Ces confidences ont confirmé les rumeurs de découverte d’un trésor, dans la région de Tannay, qui circulaient depuis 1990 dans la communauté des archéologues, qui voyaient passer certains de ces objets uniques et précieux dans la salle des ventes d’Auxerre.

Une première campagne de fouilles menée par l’archéologue Pierre Nouvel a débuté la semaine dernière sur ce site et ses résultats seront présentés au public, sur le terrain vendredi 13 juin. 

L'histoire de cette découverte

L’histoire débute dans l’été 2008. monsieur C., alors âgé de 87 ans, tiraillé par sa mauvaise conscience, confie à un conservateur du patrimoine, dans une déclaration de dix pages, les résultats avec détails et croquis, d’un pillage au détecteur de métaux qu’il a réalisé trente ans plus tôt. Cet ancien ouvrier faïencier à Nevers se livrait à l’époque à de nombreuses fouilles et prospections clandestines dans la Nièvre. Il s’était intéressé à ce site après avoir appris, dès 1956, qu’un archéologue local, l’abbé Bernard Lacroix, avait fait des « sondages » au lieu-dit Bois-de-Couan, sur la commune de Saint-Aubin-des-Chaumes.

En août 1977, monsieur C. constate que le terrain, entièrement défriché, est devenu une parcelle cultivée. Ils la prospectent jusqu’à ce que sa femme ramasse une petite monnaie de bronze. Cet indice est suffisant pour qu’il y retourne avec un détecteur, acheté dans un surplus américain.

Celui-ci lui permet de mettre au jour un premier trésor monétaire. Cette cache étant à près de 80 cm de profondeur, en terrain dégagé, il rebouche ce trou en laissant un repère en surface et décide de revenir de nuit. Reprenant alors ses fouilles, il se rend compte que sa première trouvaille est entourée d’une quantité importante d’objets en bronze.

Une partie des statuettes de bronze photographiées par le pilleur peu après leur découverte
 

Il y a là la sculpture d’un Apollon, un tonnelet-tirelire contenant un autre trésor monétaire, une grande tirelire en forme de temple contenant des monnaies d’or et d’argent, des bijoux, des cuillères, un miroir en argent et des statuettes de bronze portant une dédicace mentionnant un dieu, Cobannus, que les spécialistes de toponymie ont facilement mis en relation avec le nom de la colline actuelle, Couan.

Des objets dispersés

D’autres pillages suivent et permettent à monsieur C. de prélever une grande poterie contenant un nouveau trésor monétaire d’environ 5.000 monnaies, mais aussi quelques statuettes et des bustes en bronze. Il rapporte tout à Nevers et entreprend un nettoyage soigneux de chaque objet. Bien que dans un état de conservation exceptionnel, ceux-ci sont partiellement recouverts d’une pellicule de calcaire qu’il met plusieurs mois à enlever. Avant de disperser ces objets, via des intermédiaires : experts français et étrangers, salles des ventes…

Monsieur C. fait des moulages au silicone, dont il fait quelques tirages en plâtre, pour les garder en souvenir. En 2008, lors de ses aveux, il conserve encore chez lui ces moulages en plâtre peint, couleur bronze, des principaux objets, ainsi que cinq originaux, encore non vendus : une statuette d’Apollon, de Minerve, deux de Mercure et un pommeau portant un décor de cavalier.

La déclaration de découverte et l’inventaire réalisé par le service régional de l’archéologie de Bourgogne-Franche-Comté, ont servi à établir une plainte déposée auprès du procureur de la République de la Nièvre en 2009. Elle a été classée sans suite, pour « prescription de l’action publique ». Toutes les pistes fournies par monsieur C. dans ses aveux (dates et lieux des ventes, intermédiaires et acheteurs) n’ont donc pas pu faire l’objet d’une enquête, ni de poursuites pour recel. Encore moins de saisie des objets volés, dont les plus belles pièces trônent encore dans de célèbres musées américains.

Une campagne de fouilles

Il reste heureusement aux scientifiques français les moulages de plâtres, et une excitante campagne de fouilles qui se poursuivra jusqu’au 27 juin, dirigée par Pierre Nouvel avec le concours de Loïc Gaëtan et de Matthieu Thivet. Ces travaux, qui accueillent une trentaine d’étudiants, avec le soutien logistique de l’établissement public de coopération culturelle de Bibracte, ont pour objectif d’évaluer le potentiel du complexe, déjà bien appréhendé par deux campagnes de géophysique. Il s’agit surtout d’étudier la structure où a été déposé le « trésor de Cobannus ».

Les premiers résultats de l’opération seront présentés, sur le terrain, vendredi 15 juin, lors d’une journée portes ouvertes organisée en association avec le musée d’Avallon

L’accueil se fera, vendredi 14 juin, sur le terrain, à partir de 14 h, avant une conférence au musée d’Avallon à 16 h 30. Le site de fouilles à Saint-Aubin-des-Chaumes, au passage du col de la route reliant Foissy-près-Vézelay à Nuars, au pied de la butte de Couan. Des indications sur place seront apposées pour permettre le parcage des véhicules lors de cette journée.
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Photo aérienne du fanum du site gallo-romain de Couan

Source : http://histoire-art-archeologie-besancon.fr/wp-content/uploads/2019/04/Couan-affiche.pdf

LE FANUM

Source : Wikipedia

Le fanum, de construction généralement simple, possède une cella « pièce où le dieu réside », le plus souvent carrée, mais qui peut être ronde ou rectangulaire, entourée d'une galerie, couverte ou non. On ignore l'utilité de cette galerie : elle pouvait servir à une déambulation des fidèles autour de la cella, qui pouvaient ainsi se rapprocher de la divinité. Cette disposition expliquerait la phrase de Strabon : « les Gaulois vénèrent leurs dieux en tournant autour ». De plus, dans les religions antiques, le temple est la demeure sacrée du dieu et seuls les prêtres y pénètrent, les rites cultuels ayant lieu à l'extérieur du temple.

Cet édifice central est en principe toujours situé à l'intérieur d'un péribole qui délimite l'espace sacré. Cette limite est matérialisée par un fossé ou un mur. On appelle temenos en grec (templum ou area sacra en latin), l'espace sacré, tandis qu'on nomme péribole, la limite (mur ou fossé). L'espace sacré, ainsi délimité, est placé sous la protection de la divinité, contrairement à l'espace profane. Cette séparation sacré / profane n'est pas exclusive à la religion gallo-romaine, mais bien une caractéristique universelle du rituel religieux. De même, à l'époque gauloise, les fossés eux-mêmes entourant les sanctuaires sont considérés comme périboles délimitant des téméno.

Le plan particulier des fanums est éloigné des modèles méditerranéens (Temple romains), il devait ainsi répondre aux besoins spécifiques de rituels résultant de la rencontre entre religions celtique et romaine.

 

CHANTIER DE FOUILLES ARCHEOLOGIQUES

SANCTUAIRE DU DIEU COBANNUS

Couan-Saint-Aubin-des-Chaumes (58)

DU 3 AU 28 JUIN 2019

 

Le sanctuaire gallo-romain de Couan (58) se situe à environ sept kilomètres au sud-ouest de l’actuel bourg de Vézelay. Ce site majeur s’implante stratégiquement au carrefour de grands axes de communications.
Fouillé clandestinement à la fin des années 70, ce sanctuaire antique a livré un trésor tout à fait notable justifiant la reprise de travaux de terrains. Des prospections terrestres (Thivet et al., 2016) et géophysiques (Nouvel et al., 2018) permettent de restituer un temple antique auquel sont associés des sols construits, des structures fossoyées, de probables
structures d’artisanat.
La première campagne de fouille sur ce sanctuaire débute cette année et devrait s’organiser sous la forme de deux sondages. Le 1er devrait permettre de documenter la nature et l’organisation exacte des vestiges en apportant les éléments stratigraphiques et chronologiques indispensables pour la compréhension du site et de son évolution.
Le second, situé à l’aplomb d’une l’anomalie révélée par l’acquisition au radar-sol, permettra de confirmer l’emplacement du « dépôt de Cobanus » composé d’une multitude de pièces remarquables (bustes en bronze, statues en bronze, dépôt monétaire…)
L’étude de ce site apportera de nouveaux éléments sur l’évolution des pratiques cultuelles du Ier au IVe s. de notre ère.
Voir :  http://histoire-art-archeologie-besancon.fr/wp-content/uploads/2019/04/Couan-affiche.pdf


Chantier de fouilles archéologiques
Couan (58)
Du 3 juin au 28 juin 2019

Responsables d’opérations :
Pierre NOUVEL- Matthieu THIVET

La campagne de fouille de Couan se déroulera du 3 au 28 juin, veuillez trouver ci-dessous quelques renseignements complémentaires et une fiche d’inscription.

Fiche d’inscription à remplir individuellement pour le chantier de fouilles à retourner avant le 12 mai 2019

Conditions : l’âge minimum requis est de 18 ans. Etudiants en archéologie prioritaires. La participation ne peut être inférieure à 2 semaines, mais priorité sera donnée aux étudiants inscrits pour la totalité du chantier. Une bonne condition physique est nécessaire. Vaccination antitétanique obligatoire.

Hébergement et repas : sont pris en charges par le chantier de fouille. Les détails seront précisés ultérieurement

Horaires : 8 heures par jour, du lundi au vendredi ; week-end libres, sauf impératifs liés au chantier.

⇒ Prévoir : des vêtements de travail, pour tous les temps (contre la pluie, des bottes et un ciré ; contre le soleil, un couvre-chef et une crème solaire ; contre le froid, des pulls) ; des chaussures de terrain ; une paire de gants.

Une confirmation de votre inscription vous sera adressée le 17-mai au plus tard, avec les renseignements concernant votre arrivée (heure et lieu de rendez-vous, accès) et hébergement :

Contacts :
Par mail :  [email protected]
Sur place : Matthieu Thivet
Université de Franche-Comté,
Laboratoire chrono-environnement UMR 6249 CNRS,

            
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Plan du bois de Couan

Michel Leconte et Roger Ripert * sur le site de Couan, le 18/7/2019.

Les fouilles ont été rebouchées mais on distingue encore nettement leur trace.

En arrière plan, la ferme de St Thibault.

* Président-fondateur de l'association Novem fontes, pour la défense du patrimoine neuffontain (association actuellement gérée par la mairie de Neuffontaines).

 

Archéologie

Pierre Nouvel dirige, entre autres, les opérations à Couan

Journal du Centre

Publié le 15/6/2019

 

 

Le site de Couan est actuellement fouillé par les archéologues. © Droits réservés 

Sur le site de Couan, pas loin de Vézelay et de Saint-Aubin-des-Chaumes (notre édition d'hier), l'opération que l'archéologue Pierre Nouvel (université de Bourgogne, UMR Artehis) dirige avec le concours de Loïc Gaëtan et de Matthieu Thivet (université de Franche-Comté) accueille une trentaine d'étudiants des deux universités, avec le soutien logistique de l'EPCC Bibracte. 

Comment se déroulent ces fouilles ? Pierre Nouvel : La première campagne de fouille du sanctuaire dédié à Cobannus se poursuivra jusqu'à jeudi 27 juin. Nous avons prévu de poursuivre encore nos travaux durant trois années pour mieux comprendre l'histoire et l'organisation de ce site important. Avec l'autorisation des propriétaires des terrains et la connaissance des mobiliers découverts, nous espérons aussi retrouver et explorer ce qu'il reste de la fosse découverte en 1977. 

Quels sont les résultats après une dizaine de jours de fouilles ? Les travaux qui ont débuté lundi 4 juin ont permis de mettre au jour une partie du temple, diverses structures correspondant à l'enclos cultuel, ainsi que quelques bâtiments annexes, associés à une petite agglomération antique implantée à un carrefour de trois voies romaines. Une fosse correspondant à la description de Monsieur C. a été repérée. Nous avons également déjà trouvé 150 monnaies gauloises et des fosses d'origine gauloises qui renfermeront sûrement des stèles avec inscriptions, des céramiques.

« Mieux connaître les pratiques religieuses » 

Que savez-vous de ce site ? Son développement est probablement en rapport avec les établissements métallurgiques antiques fouillés à proximité, au Crot-au-Port, dans la forêt domaniale de Chauffour-Ferrières. Les archéologues espèrent, grâce à son étude, mieux connaître les pratiques religieuses des populations gauloises romanisées de nos régions. Le trésor découvert en 1977 rassemble sans nul doute les richesses accumulées par les fidèles depuis la fin de l'époque gauloise. Les monnaies associées permettent d'affirmer qu'il a été enfoui vers 363 après J.-C., à une époque où les cultes païens font l'objet d'une politique d'anéantissement par les pouvoirs publics récemment christianisés, ce qui s'accompagne dans nos régions de campagnes de destructions et de pillages des lieux de culte.

Les sites de Bourgogne sont-ils particulièrement visés par les pilleurs ? Oui, les vestiges archéologiques sont menacés par des actes de pillage qui se multiplient en Bourgogne depuis les années 2000. La vente libre des détecteurs à métaux, mis entre les mains d'amateurs sans formation ou sans scrupule, fait en particulier peser une lourde menace sur le patrimoine ancien du Nivernais, particulièrement dense pour l'époque romaine et particulièrement fragile, car souvent accessible en surface des labours.

            
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Gobannus

Source : Wikipedia

Gobannus ou Cobannus (Gobannos, dans sa forme gauloise) est un dieu gallo-romain, dont le nom, dénotant « le forgeron », est normalement pris pour l'identifier comme patron des forgerons.

Un certain nombre de statues lui sont consacré, retrouvées avec un chaudron en bronze dédié à Deus Cobannos1, à la fin des années 1980 et exportées illégalement aux USA, maintenant au Getty Museum du Getty Center, en Californie (2). Il est mentionné dans une inscription trouvée dans les années 1970 à Fontenay-près-Vézelay, indiquant AVG(VSTO) SAC(RVM) [DE]O COBANNO, c'est-à-dire dédié à Auguste et Deus Cobannus.

Étymologie

Le nom provient d'une racine proto-celtique, *goban- "forgeron"3 et peut être comparé avec le vieil irlandais gobae ~ gobann "forgeron", le moyen gallois gof ~ gofein "forgeron", le gaulois gobedbi "avec les forgerons", le latin faber "forgeron" et avec le lituanien gabija "feu de la maison sacrée" et le lituanien gabus "doué, habile" (4). Le théonyme peut être un antécédent du vieil irlandais Goibniu et du moyen gallois Gofannon. En irlandais moderne "forgeron" est gabha, et en gallois moderne c'est gofAbergavenny, dans ce qui est maintenant au sud-est du Pays de Galles était le site d'un fort romain et d'une colonie appelée Gobannium.

Tablette de Gobannus

La dédicace la mieux conservée à Gobannus se trouve sur la tablette de zinc de Berne, où son nom est écrit ΓΟΒΑΝΟ (dans le datif et en lettres grecques). La tablette a été trouvée dans les années 1980 à Berne. Il est inscrit avec une inscription apparemment gauloise :

ΔΟΒΝΟΡΗΔΟ ΓΟΒΑΝΟ ΒΡΕΝΟΔΩΡ ΝΑΝΤΑΡΩΡ

Brenodor est probablement un nom de lieu ; Nantaror peut se référer à la vallée de l'Aar (contenant comme premier élément nanto- "vallée"). Dobnoredo semble être une épithète de Gobano, peut-être composé de dubno- "monde" (vieil irlandais : dumhDumnorix, Donald) et r?do- "voyage" (viel irlandais : riad), ou r?d? "chariot" c'est-à-dire "voyageur du monde" ou "aurige du monde", de sorte que l'inscription peut signifier approximativement "à Gobannus, le voyageur du monde, dédié par les gens de Brennoduron dans la vallée d'Arura".

Bien qu'appelée zinc, la tablette est constituée d'un alliage qui contient également du plomb et du fer ainsi que des traces de cuivre, d'étain et de cadmium (Rehren 1996). Le zinc a été éventuellement recueilli à partir d'un fourneau, où le métal est connu pour s'agréger, Strabon l'appelant pseudoarguros "argent fictif". En 1546, Georg Agricola a redécouvert qu'un métal blanc pouvait être condensé et raclé sur les parois d'un fourneau lorsque les minerais de zinc ont été fondus, mais on croit qu'il était habituellement rejeté car sans valeur. Puisque la tablette est dédiée au dieu des forgerons, il n'est pas improbable que des restes de zinc raclés dans un fourneau aient été collectés par des forgerons et considérés comme particulièrement liés à la forge.

Notes et références

  1.  (en) John Pollini, « Gallo-Roman Bronzes and the Process of Romanization: The Cobannus Hoard »Monumenta Graeca et Romana, Leyde, Brill, vol. 9,‎ 22 février 2002 (ISBN 978-90-04-12437-0lire en ligne [archive], consulté le 6 mai 2018)
  2.  US Epigraphy project, inscription numéro :CA.Malibu.JPGM.L.96.AB.54 [archive]
  3.  (en) « Proto-Celtic - English »Centre for Advanced Welsh and Celtic Studies, Université du pays de Galles,‎ 12 juin 2002 (lire en ligne [archive])
  4.  (en) Václav Blazek, Alexander Lubotsky, Jos Schaeken et Jeroen Wiedenhof, Celtic 'smith' and his colleagues, vol. 1 : Evidence and counter-evidence: Festschrift for F. Kortlandt, Amsterdam-New York, Rodopi, 2008, p. 35-53

Bibliographie

  • (en) Thilo Rehren et S. Demirci, « A Roman zinc tablet from Bern, Switzerland: reconstruction of the manufacture (Rehren 1996, ISA Ankara) »Archaeometry 1994 : Proceedings of the 29th International Symposium on Archaeometry, Ankara, vol. 94,‎ 1996, p. 35-45 (lire en ligne [archive], consulté le 6 mai 2018)

 

 

Les dieux de la forge en Gaule

Mythologie Française : Bulletin  de la Société de Mythologie Française, N°233, décembre 2008


Mythologies de l’eau – la déesse trivalente – Les dieux de la forge en Gaule
Edito : Cinq Cents Lunes / Pierre Glaizal – Patrice Lajoye, des Dieux gaulois / Gaël Hily – Actes du Congrès de Vernet-les-Bains : La fontaine du Chaigne à Orches (Côte d’Or) / Denise Besset – Les âmes et l’eau en Galice / Josefina M. Anton et Manuel MAndianes – Saint Christophe au risque des galipotes / Jean-Loïc Le Quellec – Le passage de l’eau / Edith Montelle – Hydronymie pyrénéenne : richesse et diversité / Abbé Albert Cazes – Hors-Congrès : Sainte Reine et la déesse trivalente celtique (2°partie) / Michaël Tonon – Ucuetis, Cobannos, Volkanus, dieux de la forge en Gaule / Patrice Lajoye – Une tête coupée / Patrice Lajoye 

Voir : Patrice Lajoye (fichier pdf)

 

 

Pour en savoir plus

 

Gallo-Roman Bronzes and the Process of Romanization :
The Cobannus Hoard (Monumenta Graeca et Romana)
 Hardcover – 22 Feb 2002

par John Pollini

This book constitutes the first comprehensive publication of a cache of eight bronzes from east-central Gaul. The types of objects and accompanying inscriptions suggest that these bronzes originally came from a sanctuary of a god named Cobannus. The first part of the book describes, analyzes, and interprets the individual objects, which are divided between the J. Paul Getty Museum and the Shelby White - Leon Levy Collection. The latter part of this work places the cache within a chronological, cultic, and cultural context. The Cobannus hoard is valuable not only from an artistic point of view but also for the information it provides on many different aspects of the religious, social, and political life of Roman Gaul. The book is lavishly illustrated, with 2 maps and 117 illustrations.

  • Hardcover: 182 pages
  • Publisher: Brill (22 Feb. 2002)
  • Language: English
  • ISBN-10: 9004124373
  • ISBN-13: 978-9004124370
  • Product Dimensions: 22.4 x 1.7 x 29.3 cm

 

 

Mars Cobannus

 

Il est mentionné dans une inscription trouvée dans les années 1970 à Fontenay-près-Vézelay, indiquant 
AVG(VSTO) SAC(RVM) [DE]O COBANNO,
c'est-à-dire dédié à Auguste et Deus Cobannus.

Lavagne Henri. Un nouveau dieu de la Gaule romaine : Mars Cobannus (avec un appendice de M. P.-Y. Lambert).

In :
Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 143ᵉ année, N. 2, 1999. pp. 689-720;
doi : https://doi.org/10.3406/crai.1999.16032
https://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1999_num_143_2_16032

 

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Le Mars Cobannus de St-Aubin-des-Chaumes

par Michel Leconte

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