Prendre le contrôle de ses rêves grâce à la fée électricité

Publié le 11 mai 2014 in http://www.lapresse.ca/

Prendre le contrôle de ses rêves grâce à la fée électricité

LAURENT BANGUET

Devenir spectateur de ses propres rêves pour mieux en prendre le contrôle ? Il suffit d’un léger courant électrique impulsé au bon moment dans certaines zones du cerveau et le tour est joué, selon des chercheurs allemands qui en ont fait l’expérience sur des cobayes humains.

Le bon moment, c’est le sommeil dit «paradoxal» [l’état de rêve], une phase du sommeil au cours de laquelle les rêves dont on se souvient se produisent et durant laquelle l’activité électrique du cerveau est proche de celle de l’éveil.

Sauf qu’en temps normal, le rêveur n’est pas «lucide»: il ne peut anticiper ce qui va se produire et surtout, n’a généralement pas conscience qu’il s’agit seulement d’un rêve et non d’une expérience réelle.

Le «rêve lucide», lui, est un état dans lequel le sujet sait qu’il est en train de rêver, et qui lui permet parfois d’influencer son rêve en prenant le contrôle sur ses actions et de modifier son issue, en mettant en fuite quelqu’un qui le traque par exemple. Ces rêves lucides semblent être le fruit du hasard, mais ils pourraient aussi résulter d’un apprentissage, notamment à travers certaines formes de méditation bouddhiste.

Des recherches menées en laboratoire ont établi un lien entre les rêves lucides et une certaine forme d’activité électrique dans le cerveau, des «ondes gamma» dans les régions frontales et temporales qui sont lisibles sur les électroencéphalogrammes (EEG). Mais la nature de ce lien restait floue jusqu’à présent.

Comme «sur un écran»

Ursula Voss, psychologue spécialiste du sommeil à l’Université Goethe de Francfort (Allemagne), et son équipe ont procédé à une série d’expériences sur 27 hommes et femmes pour y voir plus clair.

Après trois minutes de sommeil paradoxal ininterrompu, les chercheurs envoyaient à travers le crâne un faible courant électrique dans les zones frontales et temporales du cerveau, un procédé indolore.

«Nous avons utilisé différentes fréquences pour stimuler le cerveau: un simulacre (aucun courant électrique), 2 Hz, 6 Hz, 12 Hz, 25 Hz, 40 Hz, 70 Hz, et 100 Hz», a expliqué Mme Voss à l’AFP.

Peu après, les patients étaient réveillés et interrogés sur leurs rêves, toujours en «double aveugle» (ni l’expérimentateur, ni le sujet ne connaissent les paramètres utilisés).

Lorsque la fréquence utilisée était de 25 Hz ou 40 Hz, dans la limite inférieure du spectre des fameuses ondes gamma, la plupart des cobayes affirmaient «s’être vus eux-mêmes de l’extérieur», comme un spectateur qui se regarderait agir «sur un écran», résume la chercheuse.

«Ils disaient aussi souvent qu’ils avaient conscience d’être en train de rêver», souligne-t-elle, précisant: «le phénomène que nous rapportons dans notre étude n’a été observé que pour 25 Hz et 40 Hz».

«Lorsqu’ils étaient stimulés à 25 Hz, nous avions de meilleurs scores sur le contrôle du déroulement du rêve, ce qui signifie qu’ils parvenaient à modifier leurs actions oniriques délibérément».

Cauchemars récurrents

«Nous avons stimulé le cerveau de manière non intrusive et sommes parvenus à modifier l’état de conscience au sein du rêve. C’est merveilleux, car ça nous permettra d’influer sur l’activité cérébrale à l’aide d’une méthode dépourvue d’effets secondaires», estime Ursula Voss.

Les chercheurs envisagent déjà d’utiliser cette technique à des fins thérapeutiques. Selon leur étude, publiée dimanche dans la revue Nature Neuroscience, elle pourrait notamment contribuer à remédier à certains symptômes de la schizophrénie ou de troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

Provoquer des ondes gamma durant le sommeil paradoxal pourrait également aider les victimes de stress post-traumatique à se débarrasser de leurs cauchemars récurrents, en les plongeant en état de rêve lucide pour qu’ils puissent agir directement sur eux, écrivent les scientifiques.

Des gadgets qui offriraient aux dormeurs la possibilité de littéralement rêver en réalité virtuelle vont-ils prochainement débarquer sur le marché?

«Bien que ce ne soit pas quelque chose qui m’intéresse à titre personnel, je suis certaine que ce genre d’objets ne devraient pas tarder à sortir. Mais la stimulation cérébrale doit toujours être effectuée sous l’étroite surveillance d’un médecin!», met en garde Ursula Voss.

Article signalé par Carole

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L’Art tibétain des rêves

Philippe Laurent m’a adressé un email pour signaler la parution de ce livre en version kindle vendu par Amazon.

L’ avez-vous lu ?

Roger R.

« Je voudrais vous informer de l’existence d’un livre (pour l’instant en version kindle, mais très bientôt en version papier). Ce livre est simple pratique et montre bien l’approche Tibétaine des Rêves. Cette pratique est à distinguer de celle habituellement présentée dans les six yogas de Naropa, sa vocation est d’être  totalement à l’usage de laïques et franchement orientée vers une « attention Thérapeutique »…

 peut-être en tirerez-vous quelques informations utiles…»

Bien à vous dans la Voie du Rêve…

Philippe Laurent. Nice.

http://www.amazon.fr/LArt-tibétain-Rêves-au-delà-ebook/dp/B00FJ2DZ1K/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1381483988&sr=8-1&keywords=l%27art+tibétain+du+reve

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Esculape

Test du blog : envoi d’image par Roger

Sujet : l’incubation onirique dans les temples d’Esculape Image mise sur le site : Télesphore et Esculape

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Le bonheur dans un couple s’observe à sa manière de dormir

20 minutes.fr – 16/4/14

ETUDE – Selon une étude, 42 % des couples dorment dos à dos…

Dis-moi comment tu dors, je te dirai comment va ton couple. Selon une étudeconduite dans le cadre du Festival international des sciences d’Édimbourg et menée par le professeur Richard Wiseman, il est possible d’évaluer le bonheur dans un couple en observant sa position quand il dort.

Une étude basée sur le comportement de 1.000 pesonnes

Ainsi, des amoureux qui passent la nuit à moins de trois centimètres l’un de l’autre sont plus heureux dans leur relation que ceux qui entretiennent un écart plus large. Cette étude basée sur le comportement de 1.000 personnes a aussi révélé les positions de sommeil les plus populaires dans les couples: 42 % dorment dos à dos, 31 % se tournent dans la même direction et 4 % dorment l’un face à l’autre.

Mais pour le professeur Richard Wiseman, psychologue à l’Université de Hertfordshire (Royaume-Uni) «le plus important c’est le contact». Dos à dos, ou face à face «80 % des couples qui ont passé la nuit avec l’autre avec au moins un contact sont satisfaits de leur relation, contre 68 % de ceux qui ne se sont pas du tout touchés».

 R.L.

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Apnée du sommeil : NSA et Sécu, même combat ?

Par Adrien Renaud
Economiste de la santé et journaliste

Rue89 – 25/3/14 – Quiconque ne suit pas correctement son traitement ne sera pas remboursé. Une idée qui semble frappée au coin du bon sens : pourquoi la collectivité devrait-elle payer pour ceux qui ne respectent pas les prescriptions de leur médecin ? S’appuyant sur ce principe simple, la Sécu croyait avoir trouvé une manière innovante de faire des économies. A partir du mois d’octobre dernier, elle l’a testée sur les patients souffrant d’apnée du sommeil, qui ont eu la surprise de voir apparaître un dispositif du nom de «téléobservance».

Pour la première fois en France, la prise en charge des soins était conditionnée au comportement des malades. Pour l’instant, on ne peut pas dire que ce soit un succès. En février, le dispositif qui encadrait ce projet a été suspendu par le Conseil d’Etat en raison de « doutes sérieux sur sa légalité ». Un jugement sur le fond est attendu dans les mois qui viennent.

Alors, saine mesure d’économie ou fliquage intolérable ?

80 millions d’euros d’économies potentielles

Au cœur du débat se trouve un traitement efficace mais particulièrement contraignant : les malades souffrant d’apnée du sommeil doivent dormir avec un appareil de « pression positive continue » qui envoie en permanence de l’air dans leur appareil respiratoire… Comme le raconte ce patient, ce n’est pas une sinécure : le bruit de la machine vous dérange, le masque vous gêne, et votre partenaire a l’impression de «dormir avec un cosmonaute».

La location de l’appareil est prise en charge par l’assurance-maladie et les complémentaires santé. Environ 500 000 personnes en bénéficient, et le montant annuel des remboursements atteint 360 millions d’euros. Mais le ministère de la Santé estime que 20% des patients appareillés n’utilisent pas leur machine, ou pas assez. Les dépenses injustifiées sont évaluées à 80 millions d’euros par an.

Pour tenter de récupérer une partie de cette somme, à partir du mois d’octobre 2013, les machines des patients ont été équipées de cartes SIM. Jusqu’à l’invalidation du dispositif, ces « mouchards », comme les appellent les opposants au projet, transmettaient quotidiennement les données recueillies à un prestataire extérieur. Si, sur une période de 28 jours, le temps d’utilisation de l’appareil était inférieur 84 heures, ou inférieur à 3 heures par jour sur une période de 20 jours, l’assuré devait recevoir un avertissement. Au bout du troisième avertissement, le remboursement devait être divisé par deux. Au bout du cinquième, il devait cesser.

Michel Foucault au pays des apnéistes

En attendant le jugement définitif du Conseil d’Etat sur la téléobservance, ni ses partisans ni ses adversaires n’ont l’intention de déposer les armes. La fédération des Prestataires de santé à domicile, qui représente 16 000 professionnels intervenant chez les patients, défend le dispositif. Jean-Philippe Alosi, son délégué général, assure que le principal objectif est d’aider l’usager à mieux suivre son traitement : détectés plus tôt, les patients qui ont du mal à utiliser leur machine peuvent d’après lui être mieux conseillés. La fédération appelle donc le ministère à tout faire pour «sauver» le mécanisme. Logique : celui-ci a nécessité des investissements non négligeables de la part des prestataires.

Mais du côté des représentants des patients, la mobilisation n’est pas moins forte. Convoquant le «Surveiller et punir» de Michel Foucault, le collectif Coopération patients a rédigé une lettre ouverte [PDF] à l’intention de Marisol Touraine. «En quelque sorte », écrivent les signataires, «vous avez créé l’assurance-maladie conditionnelle». La missive somme la ministre de renoncer à la surveillance des malades, et l’engage à miser sur l’éducation thérapeutique plutôt que sur la répression.

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Colloque régional IASD-QUEBEC

Email de Claude Desloges du 8/6/10

Bonjour M. Ripert,

Encore une fois merci pour l’annonce du Colloque régional IASD-Québec mise sur le site Oniros. Vous trouverez ci-joint un bref compte rendu du colloque qui a connu un vif succès si on en juge par la salle comble de 250 personnes et les commentaires reçus des participants.
Nous prévoyons récidiver l’an prochain, au début avril et je vous ferai parvenir les détails dès qu’ils seront disponibles.
Merci de votre collaboration

Claude Desloges
Représentant régional IASD

Email : claude.desloges@videotron.ca

Compte rendu du colloque

Colloque régional de l’IASD
Association internationale pour l’étude des rêves
RÊVE ET CONSCIENCE
Puiser à la source de sagesse en soi
Montréal, Québec, Canada – 10 avril 2010

C’est devant une salle comble de 250 personnes réunies au Centre Saint-Pierre de Montréal, le 10 avril 2010, que s’est tenu le premier colloque régional de l’IASD au Canada. Au cours de cette journée bien remplie, dix conférenciers ont abordé différents facettes du thème : Rêve et conscience, puiser à la source de sagesse en soi. Voici un aperçu des présentations.

Ces rêves qui transforment. Daniel Deslauriers, Ph.D. Professeur Agrégé, Programme «East-West Psychology» du California Institute of Integral Studies, à San Francisco.
L’étude du rêve démontre que certains rêves ont un impact important sur notre vie. A la source de prises de conscience souvent profondes, ces rêves donnent l’occasion aux rêveurs de faire de nouvelles expériences qui demandent à être intégrées. Puisant dans les découvertes récentes en recherche ainsi que dans l’expérience directe des rêveurs, nous tenterons de répondre à cette importante question: Comment doit-on concevoir le rôle du rêve dans le développement de la personne?

Les rêves en fin de vie. Monique Séguin. Infirmière auxiliaire en soins palliatifs.
Dans cette présentation seront abordés différents scénarios de rêves qui ont contribué à faciliter un accompagnement en fin de vie. De nombreux témoignages recueillis permettent de démontrer à quoi un scénario de rêve peut ressembler et comment le rendre accessible dans une situation d’accompagnement.

Les hommes et la part oubliée d’eux-mêmes. Julien Blackburn. L’Arc-en-ciel, Centre de réalisation de soi.
Pour plusieurs hommes, le monde du ressenti, des rêves, du féminin (l’anima) attire et fait peur tout à la fois. Mon expérience des ateliers et des groupes d’hommes, révèle que les rêves s’avèrent un moyen privilégié pour les hommes d’apprivoiser leur monde intérieur, de rencontrer la part oubliée d’eux-mêmes et de s’ouvrir à l’autre. Ultimement, la part oubliée de nous-mêmes, c’est l’expérience de notre essence, de notre Être et certains rêves nous ouvrent la voie.

Rêves créatifs : comment trouver des solutions en dormant. Nicole Gratton. École internationale de rêve Nicole Graton.
Lorsque qu’une complicité s’installe entre la conscience de veille et la conscience onirique, des rêves créatifs émergent afin de solutionner les problèmes quotidiens, trouver matière à création et stimuler l’évolution intérieure. Grâce à la programmation de nos rêves nous pouvons profiter davantage des cadeaux de la nuit. Il suffit d’avoir une intention claire au coucher, de l’inscrire dans une forme concise et directe. Le lendemain, l’inspiration et la mémoire des rêves en seront amplifiées.

Rêves et quête de sens. Claude Desloges. L’Arc-en-ciel, Centre de réalisation de soi.
… « Je me retrouve face à un ours noir dressé sur ses pattes arrières avec lequel j’engage un duel de grognements … et qui se transforme en un magnifique ours blanc ». Ce rêve fait à une époque où je me questionnais sur le sens de ma vie, allait marquer le début d’une quête qui me porte encore trente ans plus tard. Au cours de ma présentation, j’utiliserai quelques rêves personnels pour illustrer comment nos rêves peuvent nous guider pour trouver un sens à notre vie et mieux répondre aux défis qu’elle nous présente.

Sur les traces de nos rêves. Angela DuPont. Psychologue.
Utiliser de jour ce que les rêves nous enseignent la nuit. Grâce aux nouvelles technologies, les chercheurs en neuropsychologie suivent la trace des rêves et nous confirment scientifiquement leur richesse. À nous maintenant de voir l’importance d’honorer nos rêves, de suivre leurs traces en appliquant concrètement dans nos vies, leurs messages, solutions, inspiration et sagesse.

Le rêve de la raison et la raison du rêve. Germain Beauchamp, philosophe et conférencier.
Qui ne connaît pas la phrase : «Je pense donc je suis» du philosophe René Descartes (1637)? Pour Descartes, seule l’intuition du Cogito (je pense – je suis) est indubitable. Le rêve étant une illusion, ne pouvait pas être reconnu comme étant utile à la connaissance de soi-même. C’est encore le cas aujourd’hui chez beaucoup de gens qui se disent «cartésiens». Mais un secret se cachait sous les affirmations de Descartes. Un texte posthume nous l’apprend. Le 10 novembre 1619, le jeune philosophe français reçut trois rêves qu’il a dit venir d’en haut. Ce fait changea sa vie. Le rêve de la raison claire et distincte prenait sa source dans les mystérieuses raisons du rêve. Comment et pourquoi?

Rêves d’éveil de la conscience. Laurette Dupuis. Productrice et réalisatrice de films documentaires d’intérêt social.
Certains rêves émergent de l’inconscient avec clarté et force témoignant d’un cheminement spirituel et marquant les étapes de l’éveil de la conscience. Quatre rêves sur une période de deux ans dévoilent un cheminement, guident le rêveur, et le soutiennent. C’est en contemplant de tels rêves et en décodant leurs images symboliques que le rêveur peut saisir la signification de chaque nouvelle étape qui s’ouvre devant lui et appréhender les défis qui l’attendent. L’étude de ces rêves révèle la sagesse du Soi. Le rêveur constate qu’il n’est plus seul. Il sait maintenant qu’il est accompagné.

Le rêve lucide : science, expérience et pratique. Craig W. Web. Animateur et conférencier .
Comprendre et profiter des rêves peut être un défi parce qu’il est parfois difficile durant le rêve d’accéder à notre état de conscience d’éveil. Les rêves lucides sont différents puisque le rêveur devient non seulement un acteur conscient dans le rêve, mais peut aussi participer comme producteur et directeur, explorant des mondes extraordinaires limités presque uniquement par son imagination.

Pièges à éviter dans l’interprétation des rêves. Françoise Aline Cloutier, Psychanaliste jungienne.
Après avoir été en contact avec plus de 5000 rêves dans le contexte de l’analyse jungienne, j’ai observé chez les nouveaux clients des attitudes et des comportements courants ne favorisant pas l’accès au message de leurs rêves. Je présente mes observations ici comme les cinq principaux pièges à éviter dans l’interprétation des rêves.

Le mot de la fin : Il appartient à une participante rencontrée à la sortie du colloque et qui traduisait le sentiment de plusieurs : « Cette journée m’a redonné le goût de m’intéresser à mes rêves et de les utiliser».

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Dormir favoriserait l’apprentissage

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Par Zigonet – Dimanche 2 mai 2010

Massachusetts,  États-Unis – Selon les scientifiques, les individus qui rêvent d’une tâche qu’ils viennent d’effectuer sont meilleurs au réveil pour l’effectuer à nouveau que ceux qui ne dorment pas ou ne font pas de rêves liés à cette tâche.

Un groupe de 99 personnes a dû étudier un labyrinthe en trois dimensions sur un ordinateur afin de pouvoir retrouver un point de repère, un arbre. Cinq heures plus tard, chaque individu a été placé dans un autre endroit du labyrinthe virtuel. Ceux qui avaient été autorisés à faire une sieste et qui se souvenaient d’avoir rêvé du labyrinthe ont retrouvé plus rapidement l’arbre que ceux qui n’ont pas eu l’autorisation de dormir ou qui ont rêvé d’autre chose.
Selon le professeur Stickgold de l’université médicale de Harvard, qui a dirigé la recherche, les résultats mettent fin à un débat de plus de 100 ans sur la connexion entre les rêves et le cerveau. Cette étude démontrerait clairement que les rêves sont un moyen pour le cerveau « de traiter, intégrer et comprendre une nouvelle information ». Les rêves n’amélioreraient pas la mémoire mais seraient simplement le signe que le cerveau humain travaille dur pour se souvenir du chemin du labyrinthe. Le professeur Stickgold espère que des études plus poussées permettront de répondre à la question : « pourquoi rêve-t–on ?

*

Dreams Tell Us That the Brain Is Hard At Work On Memory Functions

A new study in which subjects were asked to navigate this 3D computer maze is helping BIDMC scientists better understand the important roles that sleep and dreams play in memory functions and learning new information.
Date: 4/22/2010

BOSTON – It is by now well established that sleep can be an important tool when it comes to enhancing memory and learning skills. And now, a new study sheds light on the role that dreams play in this important process.

Led by scientists at Beth Israel Deaconess Medical Center (BIDMC), the new findings suggest that dreams may be the sleeping brain’s way of telling us that it is hard at work on the process of memory consolidation, integrating our recent experiences to help us with performance-related tasks in the short run and, in the long run, translating this material into information that will have widespread application to our lives. The study is reported in the April 22 On-line issue of Current Biology.

“What’s got us really excited, is that after nearly 100 years of debate about the function of dreams, this study tells us that dreams are the brain’s way of processing, integrating and really understanding new information,” explains senior author Robert Stickgold, PhD, Director of the Center for Sleep and Cognition at BIDMC and Associate Professor of Psychiatry at Harvard Medical School. “Dreams are a clear indication that the sleeping brain is working on memories at multiple levels, including ways that will directly improve performance.”

At the outset, the authors hypothesized that dreaming about a learning experience during nonrapid eye movement (NREM) sleep would lead to improved performance on a hippocampus-dependent spatial memory task. (The hippocampus is a region of the brain responsible for storing spatial memory.)

To test this hypothesis, the investigators had 99 subjects spend an hour training on a “virtual maze task,” a computer exercise in which they were asked to navigate through and learn the layout of a complex 3D maze with the goal of reaching an endpoint as quickly as possible. Following this initial training, participants were assigned to either take a 90-minute nap or to engage in quiet activities but remain awake. At various times, subjects were also asked to describe what was going through their minds, or in the case of the nappers, what they had been dreaming about. Five hours after the initial exercise, the subjects were retested on the maze task.

The results were striking.

The non-nappers showed no signs of improvement on the second test – even if they had reported thinking about the maze during their rest period. Similarly, the subjects who napped, but who did not report experiencing any maze-related dreams or thoughts during their sleep period, showed little, if any, improvement. But, the nappers who described dreaming about the task showed dramatic improvement, 10 times more than that shown by those nappers who reported having no maze-related dreams.

“These dreamers described various scenarios – seeing people at checkpoints in a maze, being lost in a bat cave, or even just hearing the background music from the computer game,” explains first author Erin Wamsley, PhD, a postdoctoral fellow at BIDMC and Harvard Medical School. These interpretations suggest that not only was sleep necessary to “consolidate” the information, but that the dreams were an outward reflection that the brain had been busy at work on this very task.

Of particular note, say the authors, the subjects who performed better were not more interested or motivated than the other subjects. But, they say, there was one distinct difference that was noted.

“The subjects who dreamed about the maze had done relatively poorly during training,” explains Wamsley. “Our findings suggest that if something is difficult for you, it’s more meaningful to you and the sleeping brain therefore focuses on that subject – it ‘knows’ you need to work on it to get better, and this seems to be where dreaming can be of most benefit.”

Furthermore, this memory processing was dependent on being in a sleeping state. Even when a waking subject “rehearsed and reviewed” the path of the maze in his mind, if he did not sleep, then he did not see any improvement, suggesting that there is something unique about the brain’s physiology during sleep that permits this memory processing.

“In fact,” says Stickgold, “this may be one of the main goals that led to the evolution of sleep. If you remain awake [following the test] you perform worse on the subsequent task. Your memory actually decays, no matter how much you might think about the maze.

“We’re not saying that when you learn something it is dreaming that causes you to remember it,” he adds. “Rather, it appears that when you have a new experience it sets in motion a series of parallel events that allow the brain to consolidate and process memories.”

Ultimately, say the authors, the sleeping brain seems to be accomplishing two separate functions: While the hippocampus is processing information that is readily understandable (i.e. navigating the maze), at the same time, the brain’s higher cortical areas are applying this information to an issue that is more complex and less concrete (i.e. how to navigate through a maze of job application forms).

“Our [nonconscious] brain works on the things that it deems are most important,” adds Wamsley. “Every day, we are gathering and encountering tremendous amounts of information and new experiences,” she adds. “It would seem that our dreams are asking the question, ‘How do I use this information to inform my life?’”

Study coauthors include BIDMC investigators Matthew Tucker, Joseph Benavides and Jessica Payne (currently of the University of Notre Dame).

This study was supported by grants from the National Institutes of Health.

BIDMC is a patient care, teaching and research affiliate of Harvard Medical School, and consistently ranks in the top four in National Institutes of Health funding among independent hospitals nationwide. BIDMC is a clinical partner of the Joslin Diabetes Center and a research partner of the Dana-Farber/Harvard Cancer Center. BIDMC is the official hospital of the Boston Red Sox.

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Michel Onfray déboulonne Freud et fait grincer des dents

Voila.fr 14/04/2010

Après avoir cogné dur sur Dieu dans un précédent ouvrage, le philosophe Michel Onfray s’attaque à Freud dans une « psycho-biographie » de 600 pages où il l’accuse entre autres maux d’être partisan des régimes autoritaires, cupide et menteur.
Le seul titre de ce pavé divisé en cinq parties, « Le Crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne » (Grasset), à paraître le 21 avril, résume la thèse de l’auteur.
Selon lui, Freud, le père de la psychanalyse, « n’a jamais soigné ni guéri ses patients ». Il légitime « la misogynie et l’homophobie » et se révèle « un compagnon de route du césarisme fasciste autoritaire de son temps », dit-il à l’AFP. « Il a fait par exemple une dédicace élogieuse à Mussolini ».

Les spécialistes du grand Sigmund (1856-1939) s’étranglent. « Cette anecdote est connue de tous les historiens », explique à l’AFP la philosophe et psychanalyste Elisabeth Roudinesco, qui mène la contre-offensive.
En 1933, un disciple italien de Freud lui présente une de ses patientes. Le père de celle-ci, ami de Mussolini, demande à Freud de dédicacer un de ses livres pour le Duce. Le psychanalyste choisit « Pourquoi la guerre? », co-écrit avec Einstein, et note: « A Benito Mussolini, avec le salut respectueux d’un vieil homme qui reconnaît en la personne du dirigeant un héros de la culture ».
« Il faut replacer cela dans le contexte. Ce n’est pas du tout que Freud adhère au fascisme et jamais il n’a fait l’apologie des régimes autoritaires », affirme Mme Roudinesco.
Le livre d’Onfray est « un brûlot truffé d’erreurs et traversé de rumeurs », poursuit-elle. « Il prétend révéler des choses que tout le monde connaît et fait des amalgames ».
« Michel Onfray y traite les Juifs, inventeurs du monothéisme, de précurseurs du nazisme et Freud d’abuseur sexuel, admirateur du régime de Mussolini et complice du régime hitlérien par sa théorisation de la pulsion de mort », s’insurge Mme Roudinesco. « Il fait de la psychanalyse une science fasciste fondée sur l’adéquation du bourreau et de la victime ».
Faux, rétorque Michel Onfray: « Je n’ai jamais dit que Freud était antisémite. Comment pourrais-je dire une telle bêtise, c’est dérisoire et c’est n’importe quoi ! », s’exclame-t-il.
Les quatre soeurs de Freud ont été tuées par les nazis.
« Ce livre est une psycho-biographie nietzschéenne, dans laquelle je croise les faits, les dates et l’oeuvre. Tout est vérifiable », poursuit l’auteur.
« J’ai lu les 6.000 pages de l’oeuvre complète de Freud et sa correspondance. Il y a des notes et une bibliographie à la fin de mon ouvrage. Mais dès qu’on touche à Freud, certains partent au combat pour entretenir les mythologies », ajoute le philosophe.
Michel Onfray se propose, explique-t-il, de penser la psychanalyse comme « une hallucination collective appuyée sur une série de légendes » ainsi qu’il l’a fait avec la religion dans son « Traité d’athéologie » (Grasset, 2005), vendu à plus de 220.000 exemplaires.
Un large pan du livre parle de sexualité. Selon Michel Onfray, si Freud assure avoir choisi de renoncer aux rapports sexuels et de « sublimer », il a en fait « cessé de coucher avec son épouse mais a couché avec sa belle-soeur… ». Entre autres.
Dans cette tempête autour de Freud, « les lecteurs seront les juges de paix », conclut Michel Onfray.
(« Le Crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne » – Michel Onfray – éditions Bernard Grasset – 612 p. – 22 euros)

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Café des rêves à Lille (suite)

Direct Lille, 26/1/10

Le Café des rêves pour mieux les comprendre

Des heures passées à dormir… et beaucoup aussi remplies de rêves dont on ne se souvient pas toujours. Jeudi soir, l’heure sera à l’interprétation des songes à Lille, le temps d’un nouveau Café des rêves.

Depuis une douzaine d’années, les rêves habitent les carnets de Marius. « C’est un peu comme un journal intime avec uniquement des rêves », raconte le Lillois. Qui n’est pas le seul à faire cette démarche : l’écrivain Bernard Werber, par exemple, note aussi les rêves qui lui sont venus pendant la nuit. De quoi donner des inspirations parfois à ses écrits.
A Lille, l’inspiration est en tout cas à la rencontre. « Après autant de temps, j’ai voulu trouver un endroit pour discuter de tout cela et échanger des expériences », ajoute Marius, qui s’est aussi penché sur les analyses de Freud et Jung. Depuis le mois de septembre donc, plusieurs rendez-vous ont été donnés au Café des rêves… sur les tables lilloises du Café de Paris. Toutes les trois semaines, deux heures sont consacrées en groupe à un thème particulier, avant d’échanger sur les expériences et les vécus de chacun. En évitant « le ton d’une conférence » mais en laissant toute la place au dialogue, le Café des rêves a déjà ses habitués… comme ses curieux séduits par l’idée d’une autre découverte. « La proposition surprend, mais elle peut concerner tout le monde, soutient Marius. En soixante ans, on en passe cinq à rêver, et il y a des choses à en sortir ».
Découverte jeudi. P. Tib.
Jeudi à 19 heures, Café de Paris, rue de Paris à Lille. Entrée libre. myspace.com/aucafedesreves.

Posté par Roger R.

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